Adapté de la pièce de théâtre Ἀντιγόνη (Antigonê) de Sophocle.
Nouvelle édition revue et augmentée de la transposition contemporaine du mythe d’Antigone. Dans cette version moderne, Antigone défend un squat de migrants transformé en Zad. « Je ne veux pas comprendre, c’est bon pour vous. Moi je suis là pour autre chose que comprendre. Je suis là pour dire non et pour mourir. » Cette bande dessinée raconte l’histoire d’une rebelle intemporelle. De la Grèce Antique à aujourd’hui, en passant par la France sous l’Occupation, Antigone interroge notre relation au pouvoir, elle nous parle de lutte et de rébellion mais elle nous rappelle aussi la fragilité de l’adolescence et des rapports humains. Cette nouvelle édition augmentée d’un cahier documentaire.
La bd « Antigone – Nouvelle édition revue et augmentée » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Antigone – Nouvelle édition revue et augmentée »
Adapté de l’œuvre de Sophocle créée vers 441 avant J-C.
« Ô malheureuse enfant d’un père malheureux ! »
Bravant l’interdit du roi de Thèbes, Antigone, fille d’Œdipe, choisit d’enterrer son frère rebelle, s’exposant ainsi à la peine de mort. Il n’y a pour elle aucune alternative : elle ne fait qu’accomplir son devoir et prouve ainsi sa loyauté envers son parent et les dieux. Mais le roi Créon, son propre oncle, n’a lui pas l’intention de bafouer la loi des hommes, et condamne de fait sa nièce… La collection « La Sagesse des mythes » accueille ce texte fondateur de la philosophie qui illustre, selon le mot de Hegel, le conflit inéluctable et tragique de deux personnages « unilatéraux », c’est-à-dire légitimes dans leurs vues mais incapables de comprendre, ou en tout cas d’accepter, le point de vue de l’autre.
La bd « Antigone » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Antigone »
Faut-il obéir à la loi des hommes ou à celle de sa conscience ? Depuis vingt-cinq siècles, Antigone pose cette question sans la trancher, et c’est elle que ressuscite cette adaptation de la tragédie de Sophocle. Née sous l’égide de Luc Ferry, créateur de la collection, scénarisée par Clotilde Bruneau et dessinée par Giuseppe Baiguera, elle retrouve la fille d’Œdipe au moment où elle brave l’interdit du roi Créon, son oncle : enterrer son frère Polynice, déclaré rebelle et privé de sépulture, quitte à le payer de sa vie.
Le mérite de Clotilde Bruneau est de revenir au texte de Sophocle sans le figer dans le marbre. Le récit prend le temps de rappeler la malédiction des Labdacides, cette lignée maudite depuis Œdipe, et surtout de faire entendre les deux camps. Car la tragédie ne vaut que si Créon a lui aussi ses raisons : garant de l’ordre de la cité, il ne peut tolérer qu’on bafoue sa loi. Deux légitimités s’affrontent, également défendables, également aveugles à celle d’en face, et de ce heurt naît le tragique. L’adaptation rend ce dilemme concret, ce qui la destine sans peine à un lecteur jeune découvrant le mythe.
Le dessin de Giuseppe Baiguera opte pour un classicisme lisible, aux couleurs vives qui dépoussièrent l’Antiquité. Son trait clair sert la compréhension, même si sa sobriété, un peu statique dans les scènes de dialogue, manque parfois du souffle qu’appelle la tragédie. Un cahier documentaire final éclaire le contexte philosophique.
En donnant à Créon des raisons aussi fortes qu’à Antigone, Clotilde Bruneau retrouve le cœur de la tragédie de Sophocle : deux légitimités vouées à la collision. À conseiller aux collégiens, aux lycéens et aux enseignants de lettres ou de philosophie, ainsi qu’aux curieux qui veulent redécouvrir Sophocle par l’image.
Adapté de l’œuvre de Homère(écrite vers -800 AV JC).
Un cheval pour leur royaume !
La Guerre de Troie s’éternise… Achille, aidé des armes forgées par le dieu Héphaïstos, obtient finalement sa vengeance en tuant Hector, le guerrier troyen qui lui avait pris son cousin Patrocle. Mais à peine a-t-il le temps de savourer sa victoire qu’il est à son tour abattu par la flèche de Pâris, guidée par Apollon. Accablés par la mort de leur champion, les Grecs voient leur moral chuter au plus bas face à une cité qu’ils jugent désormais imprenable. Jusqu’au jour où l’ingénieux Ulysse élabore un stratagème : construire un immense cheval de bois qui sera offert aux troyens… et y cacher une garnison de soldats.
La bd « L’Iliade – Tome 03 – La Chute de Troie » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Iliade – Tome 03 – La Chute de Troie »
Troisième et dernier volet de l’adaptation d’Homère par Clotilde Bruneau et Pierre Taranzano, « La Chute de Troie » referme le cycle inauguré par « La Pomme de discorde ». Après la mort d’Hector puis celle d’Achille, foudroyé par la flèche de Pâris, l’album conduit le lecteur jusqu’au stratagème du cheval de bois imaginé par Ulysse et à la nuit qui scelle le sort de la cité.
Le récit fait le choix d’un fil clair, presque scolaire au bon sens du terme, où chaque camp passe tour à tour de l’espoir au désastre. On y suit surtout la mécanique du destin : les dieux, cette fois autorisés à combattre par Zeus, ne se cachent plus, et leurs interventions pèsent directement sur les hommes. Ce parti pris met en avant l’ » hybris « , cette tentation de rivaliser avec les immortels, davantage que la psychologie fouillée des héros.
C’est le dessin de Pierre Taranzano qui porte l’album. Son trait fin détaille les armures, les visages et les architectures avec une précision qui ancre le mythe dans une matière presque tangible. Plusieurs compositions en double page élargissent le souffle des batailles, tandis que la mise en couleurs de Stambecco module la lumière des scènes nocturnes et des embrasements. La couverture signée Fred Vignaux prolonge cette ambition.
Porté par le trait de Pierre Taranzano, ce dernier tome offre aux jeunes lecteurs une entrée limpide dans la chute de Troie. L’ensemble s’adresse d’abord aux collégiens et lycéens qui découvrent Homère. Le dossier documentaire placé en fin de volume complète utilement la fiction. On tient là une porte d’entrée soignée vers un texte fondateur, portée par un dessin qui donne corps aux dieux comme aux mortels.
Adapté de l’œuvre de Homère(écrite vers -800 AV JC).
Les dieux ont leurs caprices. Les hommes leurs destinées.
Pour mettre un terme aux combats qui s’éternisent, grecs et troyens décident d’envoyer chacun leur champion respectif : Ajax et Hector. Mais les deux héros, de force égale, n’arrivent pas à se départager. L’issue de la guerre de Troie semble bien incertaine, surtout qu’Achille refuse toujours d’aller se battre… et que les dieux n’ont pas fini de venir y régler leurs querelles personnelles.
Redécouvrez en BD L’Iliade, l’un des écrits les plus anciens et les plus célèbres de la Grèce antique. Un récit riche et passionnant, qui incarne à lui-seul tout ce qui fait l’essence de la mythologie grecque.
La bd « L’Iliade – Tome 02 – La Guerre des dieux » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Iliade – Tome 02 – La Guerre des dieux »
La guerre de Troie n’oppose pas seulement des hommes. Ce deuxième tome de L’Iliade, dans la collection conçue par Luc Ferry, le dit dès son titre : sur le champ de bataille, ce sont peut-être les dieux qui mènent le jeu. Scénarisé par Clotilde Bruneau d’après Homère, dessiné par Pierre Taranzano et mis en couleur par Bruno Stambecco, l’album s’ouvre sur un duel décisif entre deux champions, le Grec Ajax et le Troyen Hector, censé abréger dix ans de siège. Mais les deux hommes, de force égale, se séparent sans vainqueur, et la guerre repart de plus belle.
Ce volet central est celui de l’action. Clotilde Bruneau y enchaîne les affrontements, chocs furieux et corps à corps, tandis qu’Achille, toujours vexé, s’obstine à rester à l’écart. Le fil le plus intéressant reste l’ingérence des immortels : chaque camp trouve un dieu pour le soutenir, si bien que la bataille des mortels double celle de l’Olympe, où l’on règle de vieux comptes sur le dos des humains. Cette idée d’une humanité prise dans les caprices divins donne au tome sa cohérence. Le revers en est une certaine répétition, l’assaut d’un camp appelant la riposte de l’autre, aidé d’un nouveau dieu, et ainsi de suite.
Le dessin de Pierre Taranzano se prête bien à ces scènes de guerre. Son trait précis rend les armures, les assauts et les grandes mêlées très lisible. Un dossier signé Luc Ferry prolonge le récit d’un éclairage philosophique.
En doublant la bataille des hommes de celle de l’Olympe, Clotilde Bruneau fait des dieux les arbitres d’une guerre que les mortels croient mener. À conseiller aux collégiens, aux lycéens et aux amateurs de mythologie.
Adapté de l’œuvre de Homère(écrite vers -800 AV JC).
Les dieux ont leurs caprices. Les hommes leurs destinées.
En face de la citadelle imprenable de Troie se tient l’armée grecque. Une terrible guerre dure déjà depuis dix ans… Pour Ménélas, roi de Sparte, c’est une question d’honneur suite à l’enlèvement de sa femme Hélène par Pâris, prince de Troie. Agamemnon, le frère de Ménélas, y trouve le prétexte de faire tomber la cité mythique pour étendre son empire. Achille, le plus grand des guerriers grecs, voit là l’occasion d’entrer dans la légende. Mais ces hommes, si puissants soient-ils, ignorent qu’ils ne sont que des pions. Que Troie forme le plateau d’une funeste partie d’échec dont seuls les dieux sortiront vainqueurs…
Avec cette série en trois tomes, redécouvrezL’Iliade, l’un des récits les plus anciens et les plus célèbres de la Grèce antique. À la fois riche et passionnant, il incarne à lui-seul tout ce qui fait l’essence de la mythologie grecque, évoquant l’hybris (cette folle tentation des hommes de se mesurer aux dieux), la confrontation entre mortels et immortels ou les querelles divines qui se matérialisent dans le destin des hommes.
La bd « L’Iliade – Tome 01 – La Pomme de discorde » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Iliade – Tome 01 – La Pomme de discorde »
Tout commence par une pomme. Avant les combats sous les murs de Troie, avant la colère d’Achille, il y a ce fruit d’or lancé par la déesse de la discorde au milieu d’un banquet, avec ces mots gravés : à la plus belle. Ce premier tome de L’Iliade, dans la collection conçue par Luc Ferry, remonte à cette origine. Scénarisé par Clotilde Bruneau d’après Homère et dessiné par Pierre Taranzano, avec les couleurs de Bruno Stambecco, il retrace comment une querelle de vanité entre trois déesses a précipité les hommes dans dix ans de guerre.
Le récit alterne le présent du siège et les flashbacks qui l’expliquent. Dans le camp grec ravagé par la peste, Agamemnon et Achille s’affrontent pour une captive, et le héros, humilié, se retire du combat. En parallèle, le mariage de Thétis, la naissance de Pâris et son fameux jugement éclairent la mécanique du drame. Clotilde Bruneau met en lumière ce qui fait le sel du mythe : des hommes qui se croient maîtres de leur sort alors que les dieux, capricieux, les manœuvrent depuis l’Olympe. Cette lecture rend l’épopée accessible sans la trahir.
Le dessin de Pierre Taranzano séduit par son sens du détail. Armures, cités et divinités sont rendues avec soin, et une double page réunissant les dieux penchés sur Troie donne au récit son ampleur. La lisibilité prime, au service du jeune lecteur.
Clotilde Bruneau fait de ce premier tome une porte d’entrée claire vers l’Iliade, à condition d’accepter une version resserrée du mythe (l’adaptation fait des choix parmi les nombreuses variantes de l’histoire et n’en retient qu’une seule ligne, la plus simple à suivre).
Bande dessinée publiée en 2019 aux éditions Hozhoni.
Résumé éditeur
L’auteur originel serait le sage Vyāsa. Le texte aurait été écrit en ~400 av. J.-C. et 400 apr. J.-C. Une BD événement inspirée de l’immense épopée indienne du Mahâbhârata.
Longtemps méconnu en Occident, le Mahâbhârata est le plus long poème composé au monde. Écrit en sanskrit et initié au IVe siècle avant notre ère, enrichi pendant 700 ans, il est quinze fois plus long que la Bible et défie l’imagination par sa complexité. Cette épopée foisonnante et démesurée est à l’origine de mille croyances et légendes qui irriguent l’âme indienne et inscrivent le Dharma, la loi qui régit le monde, au cœur des hommes. Ce » grand poème du monde » raconte la longue et furieuse querelle dynastique qui opposa deux clans de cousins. Il compte seize personnages dont Krishna, avatar divin descendu sur terre, qui apparaît là pour la première fois dans la mythologie indienne. C’est lui qui apporte la Bhagavad-Gîta où il exprime l’amour divin pour l’homme.
Le récit qu’en a tiré Jean-Claude Carrière pour Peter Brook a conduit à la création d’une monumentale pièce qui fut reprise partout dans le monde pendant trois ans. Aujourd’hui, le talentueux dessinateur Jean-Marie Michaud se saisit de ce récit extravagant et romanesque pour en faire une extraordinaire adaptation graphique, fruit de trois ans d’un travail acharné et ininterrompu.
La bd « Le Mahâbhârata » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Mahâbhârata »
Adapter le Mahâbhârata, épopée fondatrice de la mythologie indienne, relève du défi colossal. Jean-Claude Carrière transpose son adaptation théâtrale en un scénario de bande dessinée remarquable, mis en image par Jean-Marie Michaud.
La BD relate l’inexorable conflit fratricide opposant les clans Pândava et Kaurava. Au-delà du fracas des armes, le récit brille par sa profonde réflexion sur le dharma (le devoir cosmique et moral) et l’inéluctabilité du destin. Le scénario préserve la fine complexité psychologique originelle : aucun héros n’est purificateur, aucun antagoniste n’est dénué de noblesse. Le dieu Krishna lui-même orchestre ce chaos tragique avec une ambiguïté fascinante, sondant avec justesse les failles et les contradictions de l’âme humaine.
Graphiquement, Jean-Marie Michaud livre une partition magistrale sur plus de 400 pages. Ses planches, réalisées à l’aquarelle, déploient un foisonnement organique où l’exubérance architecturale contraste avec la brutalité crue des champs de bataille. Le trait, nerveux, charnu et tourbillonnant, insuffle un mouvement perpétuel aux divinités comme aux mortels. Les palettes chromatiques, saturées de teintes ocre, safran et émeraude, enveloppent la fresque d’une atmosphère mystique.
Ce Mahâbhâratagraphique est une prouesse artistique qui réussit l’exploit de rendre accessible un texte millénaire sans en trahir la densité. Une œuvre magistrale, à recommander vivement aux passionnés de mythologies et d’Histoire, qui trouveront ici une transposition aussi exigeante qu’éblouissante.
Adapté de l’œuvre L’Épopée de Gilgamesh écrite vers 2100 avant JC par des auteurs anonymes.
La grande épopée mésopotamienne, première œuvre littéraire de l’humanité, toujours au programme de 6ᵉ ! Le puissant demi-dieu Gilgamesh règne sur la cité d’Ourouk. Par son orgueil, il s’attire la colère des dieux qui créent un adversaire à sa mesure : le géant Enkidou. Mais les deux colosses deviennent amis et mènent ensemble de grandes aventures… jusqu’au jour où les dieux, toujours en colère, mettent fin à la vie d’Enkidou. La mort de son ami désespère Gilgamesh. Il voudrait tant être immortel ! Il entreprend alors une longue quête, dont il reviendra tout aussi mortel, mais infiniment plus sage… Cette épopée tumultueuse, émouvante et philosophique est si riche qu’elle n’a pas été oubliée, depuis quatre millénaires.
La bd « La Mythologie en BD – Gilgamesh » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Mythologie en BD – Gilgamesh »
Faire découvrir aux enfants la plus ancienne épopée connue de l’humanité, née en Mésopotamie il y a quatre millénaires : tel est le pari de « Gilgamesh », que l’historienne Viviane Koenig adapte au texte et que Sarah Loulendo met en images, dans une collection qui place la mythologie à hauteur de jeunes lecteurs. Cet album est une réédition de l’album paru en 2019.
Viviane Koenig, dont la formation d’historienne se sent dans la précision des repères, resserre le récit autour de ce qui en fait la modernité : l’orgueil d’un roi tout-puissant, l’amitié qui naît entre Gilgamesh et Enkidou, deux êtres d’abord conçus pour s’affronter, puis le deuil qui bouleverse le héros. C’est cette perte qui donne à l’album sa gravité : refusant d’édulcorer la mort, Viviane Koenig fait de la quête d’immortalité non pas une aventure triomphale, mais un apprentissage de la condition humaine. Gilgamesh en revient mortel, et plus sage, leçon rare dans une lecture destinée aux plus jeunes.
Le travail de Sarah Loulendo porte cette ambition. C’est un style résolument graphique, où les aplats de couleurs vives et les formes stylisées donnent au monde antique une allure à la fois décorative et lisible. Cette approche ornementale séduit l’œil enfantin tout en suggérant la puissance des cités et des divinités mésopotamiennes. Les encarts documentaires glissés en marge du récit le prolongent utilement sans l’alourdir.
Quatre mille ans après les scribes de Mésopotamie, Viviane Koenig et Sarah Loulendo prouvent que la plus vieille histoire du monde a encore quelque chose à apprendre à un enfant d’aujourd’hui.
D’après l’œuvre d’Homère publié vers la fin du VIIIᵉ siècle av J-C.
Le retour d’Ulysse : ce que le mythe nous raconte vraiment ! L’Odyssée raconte le retour chez lui d’Ulysse, héros de la guerre de Troie condamné à l’errance pour avoir défié Poséidon. Mais l’Odyssée n’est pas juste l’histoire d’un homme qui revient chez lui. C’est d’abord un texte riche de questions philosophiques comme la quête de soi, la ruse contre la force brute, l’errance et l’enracinement, la nature et la culture…
Dans cette nouvelle adaptation, la philosophe Chiara Pastorini et la dessinatrice Marion Chancerel, racontent avec un ton décalé, humoristique et accessible à tous, les 24 chants de l’Odyssée mais aussi la portée philosophique du récit.
Cette adaptation, fidèle aux 24 chants d’Homère, nous livre aussi une analyse fine (et très drôle!) des figures féminines, actrices déterminantes de cette épopée.
La bd « L’Odyssée d’après Homère » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Odyssée d’après Homère »
D’après l’œuvre d’Homère publié vers la fin du VIIIᵉ siècle av J-C.
Pour rentrer chez lui, il devra défier les dieux.
La guerre de Troie est terminée depuis longtemps. Pourtant, Ulysse erre encore sur les mers, victime de la colère des dieux. Entre tempêtes, monstres redoutables et îles mystérieuses, chaque escale le rapproche autant du danger que de son destin. Mais rien ne pourra lui faire oublier sa promesse : retrouver sa femme et son fils. Une adaptation en bande dessinée épique et accessible du chef-d’œuvre d’Homère, entre aventure, magie et émotion.
La bd « L’Odyssée – Tome 1 – Ulysse » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Odyssée – Tome 1 – Ulysse »
Pour inaugurer une nouvelle collection dédiée aux grands classiques de la littérature, Maxe L’Hermenier au scénario et Thomas Labourot au dessin s’attaquent à un texte fondateur : L’Odyssée d’Homère, composée vers la fin du VIIIe siècle avant notre ère. Ce premier tome suit le retour d’Ulysse après la chute de Troie, quand le roi d’Ithaque erre de mer en mer, poursuivi par la rancune de Poséidon.
L’adaptation fait des choix nets. Plutôt que de dérouler platement les escales célèbres, le Cyclope, Éole, Circé, Calypso ou la descente aux Enfers, Maxe L’Hermenier place au cœur du récit la ruse d’Ulysse et son revers. L’intelligence qui invente le cheval de Troie et aveugle le Cyclope sauve le héros, mais chaque victoire a un prix, souvent payé par ses compagnons. Cette lecture donne au personnage une vraie densité morale, loin du demi-dieu invincible, et rappelle qu’Ulysse avance autant contre les dieux que contre lui-même.
Le trait de Thomas Labourot sert cette ambition. Sa mise en scène privilégie la lisibilité de l’action, tempêtes et créatures rendues dans des cadrages amples, tandis que la couleur module l’atmosphère, du bleu des flots au clair-obscur des Enfers. Le résultat reste accessible aux plus jeunes, équilibre rare dans une production jeunesse saturée de mythologie.
On pourra regretter que soixante-quatre pages compriment une œuvre immense, laissant à un second tome le soin de Charybde, Scylla et du retour à Ithaque. Cette BD reste une porte d’entrée soignée vers l’épopée, à recommander aux adolescents, aux enseignants et à tout lecteur curieux de redécouvrir Homère à l’heure où le mythe retrouve les écrans grâce à Christopher Nolan.
Album publié en 2026 aux éditions Quelle Histoire.
Résumé éditeur
D’après l’œuvre d’Homère publié vers la fin du VIIIᵉ siècle av J-C.
Tu as sûrement déjà entendu parler d’Ulysse, mais connais-tu vraiment son incroyable épopée ? Embarque avec lui et découvre ses aventures ! Réussira-t-il à combattre le cyclope Polyphème, et à déjouer les mauvais tours de la sorcière Circé ou du dieu Poséidon ? Parviendra-t-il à enfin rentrer à Ithaque ? À toi de le découvrir…
La bd « L’Odyssée d’Ulysse en BD ! » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Odyssée d’Ulysse en BD ! »
Connue pour ses collections documentaires destinées aux plus jeunes, la maison poursuit son incursion dans la bande dessinée avec cette adaptation du poème d’Homère, composé vers la fin du huitième siècle avant notre ère. Stefano Enna en signe le texte, Bruno Wennagel et Roberta Pierpaoli les illustrations. L’album suit le retour d’Ulysse vers Ithaque, ce périple semé d’obstacles où le roi grec affronte le cyclope Polyphème, les sortilèges de la magicienne Circé et la rancune du dieu Poséidon.
Le choix de Stefano Enna consiste à privilégier le mouvement plutôt que l’exhaustivité. Le récit avance d’épreuve en épreuve, ménageant à chaque étape une tension qui tient le jeune lecteur en haleine, tout en laissant affleurer ce qui fait la singularité du héros. Ulysse ne triomphe pas par la force mais par la ruse, et cette intelligence pratique, opposée à la brutalité du cyclope comme à la magie de Circé, constitue la véritable leçon du texte antique. La constance de sa quête, ce désir de rentrer chez lui malgré dix années d’errance, donne au personnage une profondeur que l’album n’escamote pas.
Bruno Wennagel et Roberta Pierpaoli déploient un dessin dynamique et rond, très lisible, servi par les couleurs saturées de Fabs Nocera. Les créatures monstrueuses sont traitées avec suffisamment de caractère pour impressionner sans effrayer, et les scènes maritimes tirent parti de compositions amples qui rendent sensible l’immensité de la Méditerranée.
L’album s’adresse aux lecteurs dès huit ans, aux familles et aux enseignants cherchant une porte d’entrée dans la mythologie grecque. Stefano Enna et ses illustrateurs signent une initiation vivante à l’un des grands récits fondateurs.
Gérer le consentement aux cookies
Nous utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations relatives aux appareils. Nous le faisons pour améliorer l’expérience de navigation et pour afficher des publicités personnalisées. Consentir à ces technologies nous permettra de traiter des données telles que le comportement de navigation ou les ID uniques sur ce site. Le fait de ne pas consentir ou de retirer son consentement peut avoir un effet négatif sur certaines fonctonnalités et caractéristiques.
Fonctionnel
Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’utilisateur.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques.Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’utilisateurs afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.