Les Piliers de la Terre – Tome 3 – Le chantier de l’espoir
Album « Les Piliers de la Terre – Tome 3 » publié en 2025 aux éditions Glénat.
Résumé
D’après l’œuvre de Ken Follett publiée en 1989.

Au temps des bâtisseurs de cathédrales : redécouvrez la fresque monumentale de Ken Follett dans une saga épique en bande dessinée.
Angleterre, XIIe siècle.
Dans un royaume en perdition, morcelé par la guerre et affaibli par la famine, Tom, modeste maître bâtisseur, rêve de construire un jour la plus grandiose des cathédrales…
Avec Ellen, sa compagne, ils ont bravé le froid et la misère pour arriver à Kingsbridge.
Quand un incendie ravage l’église de la ville en pleine nuit, Tom propose aux hommes de foi de s’atteler à la tâche pour reconstruire l’édifice !
Mais certains dignitaires ne voient pas d’un bon œil ces travaux. La famille Hamleigh et l’évêque Waleran, fermement opposés à ce projet, n’hésiteront pas à user de leur pouvoir pour ralentir la construction. De son côté, Tom jouit du soutien de Philip, le prieur de Kingsbridge, mais aussi de l’appui des villageois et des moines qu’il a su convaincre de l’aider sur le chantier.
Alfred, Martha et Jack, le fils d’Ellen, sont également solidaires avec Tom. La reconstruction de la cathédrale avance lentement malgré les tensions et les intrigues politiques. Bientôt, une visite pourrait tout changer, celle de l’évêque Henry…
La venue de ce saint homme à la Pentecôte s’annonce cruciale pour l’avenir de la cathédrale. Tom parviendra-t-il à démontrer qu’il est à la hauteur d’une telle tâche ?
La bd « Les Piliers de la Terre – Tome 3 » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Piliers de la Terre – Tome 3 »
La cathédrale comme métaphore. C’est tout le génie du roman de Ken Follett, paru en 1989 et vendu à plus de quarante millions d’exemplaires, que le duo Alcante-Dupré parvient à transposer avec une fidélité dans ce troisième volet de leur adaptation en bande dessinée.
Dans cette Angleterre du XIIe siècle déchirée par les guerres et la famine, le chantier de Kingsbridge n’est pas qu’une affaire de pierre et de mortier. C’est un champ de forces où s’affrontent foi et ambition, idéalisme et cynisme. Tom le bâtisseur et le prieur Philip, alliés improbables, doivent avancer vite avant la visite décisive de l’évêque Henry, tandis que l’évêque Waleran et la famille Hamleigh multiplient les manœuvres pour saboter l’œuvre. En parallèle, le personnage d’Aliena entame sa propre reconstruction, sociale, intime, intérieure, donnant au titre toute sa résonance.

Didier Alcante tient l’équilibre délicat entre densité du scénario et fluidité de lecture : la complexité des intrigues politiques et cléricales ne décourage jamais, grâce à un découpage cinématographique qui impose son rythme.
Steven Dupré confirme ici un talent hors norme. Son trait réaliste, nourri d’une rigueur architecturale impressionnante, déploie des panoramiques de chantier grandioses, que les couleurs de Sébastien Gérard et Raphaël Bauduin baignent d’une lumière médiévale saisissante. Chaque planche est une invitation à s’arrêter.
Un accomplissement rare : une adaptation qui honore son modèle sans se contenter de l’illustrer. Indispensable aux amateurs de fresque historique.






















