Catégorie : Litterature en BD

Jules Matrat – Tome 1

Album publié en 2024 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

D’après l’œuvre de Charles Exbrayat publiée le 9 janvier 1975.

Le destin brisé d’un jeune poilu traumatisé par la guerre de 14-18.

couverure bd Jules Matrat - Tome 1

C’est dans la région paisible de la Haute-Loire que la guerre vient chercher Jules Matrat, un beau jour d’août 1914. La guerre, ce jeune homme n’y connait rien.

Il n’a pas envie de la faire, comme il n’a pas envie de laisser Rose qu’il s’apprête à épouser. Mais il faut bien quitter la campagne pour se battre contre les Allemands, dans les tranchées boueuses et humides.

C’est là que Jules fera la rencontre de Louis Agnin, autre jeune appelé venu des Alpes. Tous deux paysans, ils vont se lier d’amitié et rêver un instant d’ailleurs en évoquant leurs terres, les travaux des champs et leurs fiancées …

Quand Louis est abattu, et que la guerre prend fin, il est temps pour Jules, comme pour les milliers de mutilés, de regagner leur foyer. Rose est là, les parents de Jules aussi. Ils attendent leur fils pour recommencer à vivre.

Mais que reste-t-il de l’homme qu’ils ont connu après quatre années meurtrières ? Jules ne parvient pas à oublier les canons et les cris, et encore moins à raconter l’horreur. Hanté par des souvenirs traumatiques, il s’isole. L’incompréhension de ses proches fera bientôt place aux reproches…

Adapté du roman éponyme de Charles Exbrayat (publié aux éditions Albin Michel) ce premier tome d’une trilogie conçue comme « le récit de la vie quotidienne » raconte le destin brisé d’un jeune poilu hanté par les images d’une guerre qualifiée de « boucherie ».

Cette œuvre émouvante, soulève la douloureuse question des survivants, sans oublier les disparus, considérés comme les seuls héros de la guerre réellement morts pour leur patrie.

À l’aube des nouveaux conflits armés en ce début de XXIe siècle, Serge Fino dépeint avec un réalisme déconcertant, la détresse d’un homme et les conséquences sur les générations futures de tels massacres, s’affirmant du même coup comme un auteur majeur du 9e art.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Jules Matrat – Tome 1 »

« Jules Matrat, » le dernier ouvrage de Serge Fino, offre une plongée saisissante dans les horreurs de la Première Guerre mondiale.

Adapté du roman de Charles Exbrayat, ce premier tome d’une trilogie met en scène Jules Matrat, un jeune paysan appelé à quitter sa tranquille Haute-Loire pour les tranchées. Fino excelle dans la représentation visuelle et émotionnelle du conflit, avec des illustrations réalistes qui capturent à la fois la brutalité des combats et la désolation des soldats.

extrait bd Jules Matrat - Tome 1

L’histoire se distingue par sa profondeur psychologique, décrivant avec une précision douloureuse le retour difficile de Jules à la vie civile. Hanté par ses souvenirs, il se heurte à l’incompréhension et aux reproches de ses proches, une situation poignante qui reflète les défis universels des vétérans de guerre.

On ne peut que saluer la capacité de Fino à traiter des thèmes complexes comme le traumatisme et la résilience. Sa narration, alliée à un art détaillé, crée une œuvre émouvante et introspective qui interroge la nature du sacrifice et de la survie.

« Jules Matrat » n’est pas seulement une bande dessinée historique, c’est un hommage puissant à une génération perdue, une lecture indispensable pour les passionnés d’histoire et de récits humains profonds.


Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire

Bande dessinée publiée en 2024 aux éditions Philéas.


D’après le roman de Jonas Jonasson publié en 2009.

couverture bd Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire

Le jour de ses 100 ans, Allan Karlsson se fait la belle !

Lui qui a voyagé toute sa vie, fréquenté les plus grands, pas question de pourrir à l’EHPAD !!!
Le vieux globetrotter qui a croisé Truman, Oppenheimer, Churchill, Staline et tant d’autres reprend la route pour une dernière aventure…

Alors que toute la maison de retraite s’apprête à célébrer dignement son centième anniversaire, Allan Karlsson décide de fuguer. Chaussé de ses plus belles charentaises, il saute par la fenêtre de sa chambre et prend ses jambes à son cou.

Débutent alors une improbable cavale à travers la Suède et un voyage décoiffant au cœur de l’histoire du XXe siècle.
Car méfiez-vous des apparences !

Derrière ce frêle vieillard se cache un artificier de génie qui a eu la bonne idée de naître au début d’un siècle sanguinaire.

Grâce à son talent pour les explosifs, et avec un petit coup de pouce du destin, le jeune Allan Karlsson, apolitique et inculte, s’est retrouvé mêlé à presque cent ans d’événements majeurs aux côtés des grands de ce monde, de Franco à Staline en passant par Truman et Mao…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire »

La bande dessinée Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, adaptée du roman à succès de Jonas Jonasson, est un véritable tour de force de la part de Guillaume Taillefer et Grégoire Bonne.

Ce duo parvient à traduire avec brio l’humour décalé et le ton absurde du roman original, tout en y apportant une touche visuelle singulière qui enrichit l’expérience narrative.

L’intrigue, centrée sur Allan Karlsson, un centenaire qui s’échappe de sa maison de retraite le jour de son anniversaire pour vivre une aventure rocambolesque, est un savant mélange d’histoire et de satire. Allan, par son parcours improbable, croise des figures historiques majeures, comme Staline ou Truman, dans des situations où l’absurde côtoie le sublime. Cette traversée de l’Histoire par le prisme d’un personnage aussi apolitique que naïf donne lieu à une critique subtile et amusante des grands événements du XXe siècle.

extrait bd Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire

Sur le plan graphique, le dessin de Grégoire Bonne est d’une grande finesse, réussissant à capturer les expressions et les ambiances avec une précision qui renforce le caractère fantaisiste du récit. Les couleurs et les cadrages participent à une lecture dynamique, presque cinématographique, qui tient le lecteur en haleine du début à la fin.

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire est une bande dessinée qui ne se contente pas de reproduire une histoire, mais qui en fait une réinterprétation visuelle et narrative savoureuse. Une lecture recommandée pour tous ceux qui aiment mêler réflexion historique et plaisir ludique.

Kernok Le Pirate

Albums publiés en 2024 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

Adaptation du roman d’Eugène Sue paru en 1830.

Un bon pirate est un pirate mort.

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Kernok-le-pirate.jpeg.

C’est sur les côtes bretonnes, là où les vagues se brisent avec violence contre les rochers, que Kernok le pirate est venu consulter la sorcière de Pempoul.

Le vieux loup de mer, habitué aux pillages sanglants, veut connaître son avenir. La vieille femme va lui prédire, le pire… sa dernière heure serait venue, il ne lui resterait que 13 jours à vivre !

Refusant de se laisser berner par de telles paroles, le capitaine s’empresse de reprendre la mer.

À bord de l’Épervier, il retrouve son second, maitre Zéli, le mousse Grain-de-Sel et sa maîtresse, la douce Mélie.

Bientôt à l’horizon, apparaît le San Pablo, aux cales bien remplies. Après un véritable carnage, Kernok s’empare du navire et de son inestimable butin !

L’équipage festoie toute la nuit après avoir massacré les derniers prisonniers. Alors que Kernok savoure sa victoire les voiles d’un vaisseau anglais s’approchent dangereusement au petit jour…

La sorcière aurait-elle vu juste ?


Frédéric Brrémaud nous livre une flamboyante et néanmoins fidèle adaptation du roman d’Eugène Sue paru en 1830.

Alessandro Corbettini, jeune dessinateur virtuose nous éblouit avec ses planches magistrales, aux lavis fourmillants de détails qui transcendent l’océan et l’univers de la piraterie.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Kernok Le Pirate »

Frédéric Brrémaud et Alessandro Corbettini nous offrent avec « Kernok Le Pirate » une adaptation captivante du roman d’Eugène Sue.

Cette bande dessinée, ancrée dans les sombres traditions de la piraterie, dépeint avec brio les aventures tumultueuses du capitaine Kernok. Dès les premières pages, le lecteur est happé par l’ambiance maritime oppressante, où la violence des vagues bretonnes résonne avec celle des batailles navales.

Brrémaud réussit à saisir l’essence du roman original tout en y ajoutant une dimension visuelle puissante, grâce aux dessins de Corbettini.

Les illustrations, riches en détails et travaillées en lavis, magnifient les scènes de combat et les paysages marins, transportant le lecteur au cœur de l’action. Kernok, avec son tempérament autoritaire et ses décisions impitoyables, incarne le pirate dans toute sa splendeur et sa cruauté.

On salue unanimement cette adaptation pour sa fidélité et son intensité narrative. « Kernok Le Pirate » est plus qu’une simple bande dessinée; c’est une immersion totale dans un univers de dangers et de passions, une œuvre incontournable pour les amateurs de récits maritimes. Brrémaud et Corbettini signent ici une véritable réussite artistique.


Lieu visité par la bd en Bretagne

La Fille du puisatier

Album publié en 2024 aux éditions Grand Angle.


Résumé éditeur

Une comédie dramatique, signée Marcel Pagnol, sur le destin d’une fille-mère repoussée par son père et sa belle-famille.

couverture bd La Fille du puisatier

Provence, 1939.

La belle Patricia est la fille aînée du puisatier Pascal Amoretti, veuf au grand cœur mais aux principes rigides, qui élève seul ses six filles.

À ses 18 ans, la jeune fille s’éprend de Jacques Mazel, un jeune aviateur riche et brillant.

Mais le jeune homme est soudainement mobilisé par la guerre et part sans savoir que Patricia est enceinte.

Chassée par son père et humiliée par la famille Mazel, la future maman est réduite au statut déshonorant de fille-mère et se réfugie chez une tante.

Quelque temps plus tard, Patricia donne naissance à un garçon. Au même moment, Jacques est porté disparu. L’événement tragique pousse les grands-parents à s’intéresser au nouveau-né.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Marius »

« La Fille du puisatier« , adaptée par Éric Stoffel et mise en images par Emilio Van der Zuiden, s’impose comme un vibrant hommage à l’univers de Marcel Pagnol. Cette bande dessinée, éditée chez Grand Angle, revisite avec délicatesse et authenticité une œuvre cinématographique devenue un classique, tout en exploitant avec talent les codes du neuvième art.

Dès les premières pages, le lecteur est transporté dans la Provence de 1939, un décor où les traditions et les rapports humains s’entrelacent avec force. Le récit, condensé avec maîtrise en 80 pages, parvient à restituer l’intensité dramatique et les dialogues empreints de saveur qui caractérisent le style de Pagnol. Les dialogues conservent cette musicalité provençale si chère à l’auteur, et le rythme narratif, fluide et précis, ne laisse aucune place à la superficialité.

extrait bd La Fille du puisatier

Le dessin d’ Emilio Van der Zuiden, précis et expressif, magnifie chaque scène. Les paysages baignent dans une lumière qui évoque le sud de la France, et les personnages, riches en expressions, semblent habités par une vie propre. On remarque particulièrement la justesse avec laquelle Patricia et les autres protagonistes féminins sont représentés, mêlant grâce et intensité.

Cette adaptation ravive l’héritage culturel de Pagnol tout en le rendant accessible à une nouvelle génération de lecteurs. Par sa qualité narrative et graphique, « La Fille du puisatier » se positionne comme une œuvre incontournable pour les amateurs de bande dessinée et de littérature française.
Une réussite qui témoigne d’un respect profond pour les valeurs et la poésie de l’œuvre originale.

Les Misérables

Bande dessinée publiée en 2023 aux éditions Paquet.


D’après le roman de Victor Hugo paru en 1862.

couverture bd Les Misérables

Roman épique, Les Misérables dépeint de 1815, la fin de l’époque napoléonienne, à juin 1832, la Commune et les émeutes de Paris, une grande fresque basée sur la vie de pauvres gens dans Paris et la France provinciale.

Victor Hugo s’attachant plus particulièrement au destin du bagnard Jean Valjean. 

Outre le récit souvent dramatique des péripéties de vie des personnages, Victor Hugo expose ses idées sur l’Histoire, la société ou la religion.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Misérables »

Avec « Les Misérables« , Chaiko relève le défi d’adapter en bande dessinée le célèbre roman de Victor Hugo, et le résultat est à la hauteur des attentes. Les dessins, d’une grande finesse, restituent avec justesse l’atmosphère sombre et miséreuse de l’époque. Les personnages, quant à eux, sont parfaitement incarnés, de Jean Valjean à Fantine en passant par Gavroche.

Chaiko parvient à condenser l’intrigue complexe du roman tout en conservant les thèmes forts qui en font sa richesse. La rédemption, la lutte des classes et l’amour sont autant de sujets qui résonnent encore aujourd’hui et qui sont ici traités avec subtilité et profondeur.

extrait bd Les Misérables

Cependant, cette adaptation en bande dessinée peut parfois sembler trop dense et rapide, au détriment de certains développements.

« Les Misérables » de Chaiko reste une réussite, qui saura séduire les amateurs de bande dessinée comme les amoureux du roman de Victor Hugo. Les planches sont magnifiques, l’émotion est palpable et les personnages sont forts et touchants.

Une adaptation inspirée et réussie.

Aziyadé

Bande dessinée publiée en 2007 aux éditions Futuropolis.


D’après le roman de Pierre Loti publié le 20 janvier 1879.

couverture Aziyadé

«Il y a quelques années, j’ai entendu à la radio une lecture d’Aziyadé par Daniel Mermet. J’ai vraiment été charmé par la langue de Pierre Loti, son côté répétitif, morbide et romantique.
C’est une belle histoire d’amour dans un contexte historique intéressant.

C’est la fin de l’empire ottoman. Mais ce qui me plaisait, c’était de raconter comment un officier anglais (rappelons qu’à cette époque, l’empire britannique est le « maître du monde ») peut tout lâcher pour prendre la nationalité turque et devenir simple batelier sur la mer Noire.


Curieusement, Loti, dont c’est l’un des premiers romans, et qui s’inspire de sa véritable histoire, a choisi d’appeler son personnage Loti, mais il en a fait un offcier anglais. Le livre comporte une sorte de dilettantisme dans sa construction. Des personnages apparaissant dans une scène peuvent très bien disparaître à tout jamais. Mais, je le répète, quel beau texte !
»

Franck Bourgeron.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Aziyadé »


Dans les méandres de la nostalgie et du désir, « Aziyadé » de Franck Bourgeron nous invite à traverser l’écran du temps pour retrouver l’essence d’une passion qui défie les époques.

C’est avec une plume empreinte d’un romantisme teinté de désespoir que Pierre Loti a jadis narré son amour impossible avec Aziyadé, et Bourgeron nous en livre une interprétation graphique qui se veut tout aussi poignante et délicate.

Le graphisme, loué pour sa capacité à capturer l’intensité d’un regard ou la douceur d’un geste, porte l’empreinte indélébile de l’artiste.

Bourgeron traduit la complexité des sentiments avec des traits qui semblent danser entre ombre et lumière, donnant vie à des personnages aux expressions vibrantes de réalité. Les couleurs, utilisées avec parcimonie mais d’une justesse éloquente, accentuent le drame latent de chaque scène, conférant à l’ensemble une atmosphère à la fois onirique et douloureusement réelle.

extrait bd Aziyadé

« Aziyadé » s’offre comme une fenêtre ouverte sur les tourments d’un amour figé dans le temps, mais vibrant d’une éternité d’émotions. Bourgeron réussit là où les mots seuls peuvent échouer : il invite le lecteur à ressentir plutôt qu’à comprendre, à se perdre dans la contemplation d’un amour qui, bien que perdu dans les méandres de l’histoire, résonne avec une intensité sans époque.

Le jour d’avant

Album publié en 2024 aux éditions Steinkis.


Résumé éditeur

D’après l’œuvre de Sorj Chalandon publiée en 2017.

couverture bd Le jour d'avant

« Venge-nous de la mine, avait écrit mon père. Ses derniers mots. Et je le lui ai promis.

À sa mort, mes poings menaçant le ciel. Je n’ai jamais cessé de le lui promettre.
J’allais venger mon frère, mort en ouvrier. Venger mon père, mort en paysan. Venger ma mère, morte esseulée.
J’allais tous nous venger de la mine. Nous laver des Houillères, des crapules qui n’avaient jamais payé leurs crimes. »


Au-delà de leur travail d’adaptation, Romain et Simon enrichissent cet album d’un cahier documentaire, résultat d’un travail de terrain, à Liévin, au Musée de l’école de la Mine ou encore au Centre historique minier de Lewarde.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le jour d’avant »

Avec Le Jour d’avant, Romain Dutter et Simon Géliot livrent une adaptation poignante du roman de Sorj Chalandon, relatant la catastrophe minière de Liévin en 1974.

Le récit suit Michel, hanté par la disparition de son frère aîné Joseph, mort lors de l’explosion tragique qui a coûté la vie à quarante-deux mineurs. À travers ses yeux, nous plongeons dans un monde où la souffrance devient héritage familial. Les auteurs naviguent habilement entre passé et présent, construisant une narration qui transcende le simple témoignage historique pour se muer en réflexion sur la mémoire et la vengeance.

extrait bd Le jour d'avant

Graphiquement, le travail de Simon Géliot est saisissant. Ses traits lourds et chargés de détails donnent vie à des personnages marqués par des années de peine. Les couleurs sombres, entre gris et noir, renforcent l’ambiance oppressante de cette époque minière où chaque descente au fond des galeries pouvait être la dernière.

L’intensité dramatique du récit est magnifiée par une mise en page fluide, alternant silences et éclats émotionnels. Le poids des souvenirs, la colère rentrée et l’injustice ressentie s’expriment avec une force rare, faisant de Le Jour d’avant bien plus qu’un simple roman graphique.

Le vagabond des Étoiles – Intégrale

Album publié en 2021 aux éditions Soleil.


Résumé éditeur

D’après l’œuvre de Jack London publié en 1915.

L’un des chefs-d’oeuvre de Jack London, magistralement adapté par Riff Reb’s, proposé sous la forme d’une prestigieuse édition intégrale.


Orné d’un fer à chaud argent, cette édition intégrale – grand format – réunit les volumes 1 et 2 du Vagabond des Étoiles, un projet que Riff Reb’s porte en lui depuis une trentaine d’années.

Oscillant entre réalisme et fantastique, ce récit s’impose à la fois comme un procès contre l’univers carcéral et un hommage à la puissance de l’imaginaire.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le vagabond des Étoiles – Intégrale »

Riff Reb’s, avec son dernier chef-d’œuvre graphique « Le Vagabond des Étoiles« , ne se contente pas de transposer en images le récit de Jack London, mais il le transcende. Dans cette épopée carcérale où la noirceur des murs de la prison contraste avec l’éclat des rêves d’évasion, Reb’s déploie un art narratif qui marie avec brio le texte et l’image.

Son dessin, tantôt épuré, tantôt détaillé, accompagne le lecteur dans l’obscurité des cellules aussi bien que dans la lumière des paysages intérieurs du protagoniste. La palette de couleurs est une métaphore visuelle des états d’âme, des transitions douces des bleus et gris des songes aux teintes dures et réelles de la vie en détention.

Cette œuvre, portée par un projet de trente ans, est un hommage à la liberté de l’esprit face à l’oppression physique. Reb’s ne se fait pas seulement l’écho de London, il amplifie sa voix avec une puissance graphique qui donne une nouvelle dimension à l’histoire.



Le vagabond des Étoiles – Seconde partie

Album publié en 2020 aux éditions Soleil.


Résumé éditeur

D’après l’œuvre de Jack London publié en 1915.

couverture bd Le vagabond des Étoiles - Seconde partie

Magistralement adapté en deux volumes par Riff Reb’s, Le Vagabond des Étoiles est un sublime hommage à l’un des chefs-d’oeuvre de Jack London.

San Quentin. Dans la prison d’État, Darrell Standing, toujours soumis à la torture de la camisole de force, poursuit ses voyages extracorporels.

Il s’incarne dans de nouvelles vies – hommes, femme, enfant – à travers l’histoire du monde, qui nous font voyager du western au péplum en passant par la préhistoire.

Pour garder la raison, Darrell Standing recherche et trouve des preuves de la réalité de ses vies antérieures. S’ouvre également pour lui un abîme de réflexions sur l’immuable destin de l’humanité partout et toujours inféodée à l’amour, la superstition et la violence.

Finalement en marche vers la potence, il esquisse un sourire car il a cette phrase en tête : « Il m’a fallu mourir et mourir encore pour m’apercevoir que la vie était inépuisable. »


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le vagabond des Étoiles – Seconde partie »

Dans « Le vagabond des Étoiles – Seconde partie« , Riff Reb’s parachève son voyage artistique dans les méandres de l’esprit de Darrell Standing, personnage de Jack London condamné à l’immobilité corporelle et à l’errance astrale.

Si la prison de San Quentin est le théâtre de son calvaire physique, c’est dans l’éther que se joue sa quête de liberté. Reb’s, dans un graphisme où la force des noirs et blancs rivalise avec l’audace des couleurs assignées à chaque chapitre, crée une atmosphère qui est un cri contre l’enfermement et une ode à la puissance évocatrice des rêves.

extrait bd Le vagabond des Étoiles - Seconde partie

Ce dernier opus, baigné dans une palette de teintes singulières, transporte le lecteur à travers des vies antérieures débordantes de réalisme et de fantastique.

Le trait de Reb’s, précis et captivant, alloue à chaque personnage une identité graphique forte, éloignée de la redondance visuelle souvent reprochée dans le neuvième art. Ce travail d’adaptation ne se contente pas de rendre hommage à London mais interroge, par la profondeur de ses illustrations, la condition humaine face à l’adversité.

L’ingéniosité narrative de Reb’s se révèle dans sa capacité à tisser un lien intime entre le lecteur et le protagoniste, dont les évasions mentales deviennent des fenêtres d’évasion pour nous tous.

« Le vagabond des Étoiles » n’est pas seulement un succès graphique, c’est une expérience transcendante qui rappelle que l’imaginaire est le dernier sanctuaire de liberté de l’homme.



Le vagabond des Étoiles – Première partie

Album publié en 2019 aux éditions Soleil.


Résumé éditeur

D’après l’œuvre de Jack London publié en aout 1915.

couverture bd Le vagabond des Étoiles - Première partie

Magistralement adapté en deux volumes par Riff Reb’s, Le Vagabond des Étoiles est un sublime hommage à l’un des chefs d’oeuvre de Jack London.

San Quentin. Dans la prison d’État de Californie, Darrell Standing, ingénieur agronome, s’apprête à être pendu.

Pour supporter les tortures que lui infligent les geôliers, il s’évade au gré de voyages astraux dans des vies passées.

Il se retrouve sous les traits du comte Guillaume de Sainte-Maure au coeur du Paris de Louis XIII ; sous ceux d’un enfant sur les pistes de la conquête de l’Ouest ; en ermite hystérique ; en migrante irlandaise ; ou encore en Viking devenu soldat romain…

Oscillant entre réalisme et fantastique, ce roman remarquablement adapté par Riff Reb’s s’impose à la fois comme un procès contre l’univers carcéral et un hommage à la puissance de l’imaginaire.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le vagabond des Étoiles – Première partie »

Dans l’adaptation audacieuse de Riff Reb’s, « Le Vagabond des Étoiles – Première partie » se révèle être un triomphe visuel qui s’empare de l’essence même de l’œuvre de Jack London. Ce n’est pas tant une adaptation qu’une renaissance où les frontières entre la prison corporelle et l’évasion de l’esprit s’estompent dans un ballet d’ombres et de lumières.

Reb’s, armé de son pinceau comme d’un scalpel, dissèque la dureté du système carcéral américain et offre, par contraste, une ode à la liberté de l’esprit humain. Son protagoniste, Darrell Standing, incarne la résilience de l’âme face à l’oppression, trouvant refuge dans des vies antérieures aussi diverses que captivantes. Chaque page est une fresque qui nous transporte d’une époque à l’autre, une palette de souffrances et de rêves.

extrait bd Le vagabond des Étoiles - Première partie

L’album, tout en étant un hommage au talent narratif de London , se démarque par la force de son expression graphique. Reb’s ne se contente pas de dessiner ; il grave dans le papier le cri silencieux d’un homme en quête de son dernier territoire de liberté : l’imaginaire.

En résulte une œuvre à la fois sombre et lumineuse, un reflet poignant de l’humanité qui, même enchaînée, aspire à l’infini des étoiles. « Le Vagabond des Étoiles » est ainsi une invitation à redécouvrir London à travers le prisme d’un artiste qui ne se contente pas d’illustrer un récit, mais qui le transcende.