Catégorie : Litterature en BD

Le Rouge et le Noir – Tome 1

Albums publiés en 2025 aux Editions Glénat (réédition).


Adapté de l’œuvre de Stendhal (publiée pour la première fois en 1830).

couverture bd Le Rouge et le Noir - Tome 1

Jeune homme de dix-neuf ans d’origine modeste, mais instruit et ambitieux, Julien Sorel est engagé comme précepteur des enfants de M. de Rênal, maire de la ville de Verrières.

Il parvient peu à peu à séduire Mme de Rênal, mais lorsque le fils de la jeune femme bourgeoise tombe gravement malade, elle croit au châtiment divin et est prise de remord.

M de Rênal ayant reçu une lettre anonyme dénonçant la liaison amoureuse de sa femme, le jeune précepteur est chassé de la maison


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Rouge et le Noir – Tome 1 »

L’adaptation en bande dessinée du classique de Stendhal, « Le Rouge et le Noir« , par Djan au scénario et Toni Fejzula aux illustrations, est une œuvre magistrale qui réussit à capturer l’essence du roman tout en offrant une nouvelle dimension visuelle.

Julien Sorel, jeune homme ambitieux de dix-neuf ans, trouve une opportunité en tant que précepteur dans la famille de M. de Rênal, maire de Verrières. La dynamique complexe entre Julien et Mme de Rênal est habilement transposée, mêlant séduction, culpabilité et rédemption.

extrait bd Le Rouge et le Noir - Tome 1

Les dessins de Fejzula, appuyés par les couleurs de Jocelyne Charrance, ajoutent une profondeur et une atmosphère unique à l’histoire. Cette esthétique accentue la tension dramatique et les conflits intérieurs des personnages. Le scénario de Djan reste fidèle à l’œuvre originale, tout en rendant l’intrigue accessible et captivante pour un public contemporain.

Cette bande dessinée est une porte d’entrée idéale vers le monde de Stendhal, permettant aux nouveaux lecteurs de découvrir cette histoire intemporelle de passion et d’ambition.

En outre, le dossier littéraire inclus en fin d’ouvrage enrichit l’expérience en contextualisant le roman et son époque. Une réussite éclatante qui ravira autant les amateurs de bande dessinée que les passionnés de littérature classique.



Stendhal, de son vrai nom Marie-Henri Beyle (1783-1842), était un écrivain français qui a marqué la littérature du XIXème siècle.

Il a notamment écrit le roman « Le Rouge et le Noir » en 1830, qui est considéré comme l’un de ses chefs-d’œuvre.

Le livre raconte l’histoire de Julien Sorel. C’est un jeune homme ambitieux et intelligent qui rêve de gravir les échelons de la société malgré ses origines modestes.

Il se retrouve pris entre deux amours, l’un avec une femme mariée de la haute société, l’autre avec une jeune fille pauvre et vertueuse. Le roman explore les thèmes de la passion amoureuse, de l’ascension sociale, de la corruption et de la politique de l’époque.

portrait dessiné de Stendhal

Stendhal a été l’un des précurseurs du réalisme en littérature, cherchant à décrire la réalité de la vie quotidienne avec une objectivité et une sincérité sans compromis.

« Le Rouge et le Noir » est considéré comme un exemple parfait de cette approche. Il offre une analyse profonde et subtile de la nature humaine et de la société française du XIXème siècle. Stendhal est ainsi reconnu comme l’un des plus grands écrivains français de tous les temps.

Crime et Châtiment

Albums publiés une première fois en 2019 aux Editions Philippe Rey.


Adapté de l’œuvre de Fiodor Dostoïevski (publié pour la première fois en décembre 1866).

couverture bande dessinée Crime et Châtiment

Raskolnikov, étudiant sans le sou de vingt-trois ans, décide de tuer la vieille prêteuse sur gages à qui il vient de confier ses dernières possessions.

Mais le plan ne se déroule pas comme prévu…

Tourmenté par sa conscience, Raskolnikov sombre dans la paranoïa. Arrivera-t-il à garder son secret ?

Bastien Loukia signe de manière magistrale la première adaptation en bande dessinée de Crime et Châtiment.

Ses couleurs intenses et ses visages habités nous plongent au cœur des ténèbres dostoïevskiennes, celles de la condition humaine.


Fiodor Dostoïevski (1821-1881) était un écrivain russe du 19ème siècle. Il est célèbre pour ses œuvres littéraires qui ont influencé de nombreux écrivains modernes. L’un de ses livres les plus connus est « Crime et châtiment », publié en 1866.

Ce roman raconte l’histoire de Rodion Raskolnikov, un étudiant pauvre qui tue une vieille femme avare pour justifier son crime par une théorie philosophique.

Le livre explore les thèmes de la culpabilité, de la rédemption et de la psychologie humaine, offrant une analyse profonde de l’âme humaine.

« Crime et châtiment » est considéré comme un chef-d’œuvre de la littérature russe et mondiale, et Dostoïevski est souvent considéré comme l’un des plus grands écrivains de tous les temps.

Le Tour du monde en 80 jours

Album publié en 2019 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

Adapté de l’œuvre de Jules Verne publiée le 22 décembre 1872.

couverture bande dessinée Le Tour du monde en 80 jours (Glénat)

Un pari fou pour une incroyable aventure

Faire le tour du monde en 1 920 heures, ou 15 200 minutes, c’est le pari fou que le gentleman anglais Phileas Fogg relève en 1872 contre les membres du Reform Club de Londres !

Il entraîne Passepartout, son valet, dans une course effrénée. Il est poursuivi, de steamboat en railroad, par les polices anglaises qui voient en lui le cambrioleur qui vient de dévaliser la banque d’Angleterre !

Une grande aventure où se croise une belle indienne à sauver du bûcher, où les ponts s’effondrent, les navires flambent… et où un gentleman dépense et se dépense pour atteindre son but à l’heure exacte !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Tour du monde en 80 jours »

Chrys Millien revisite avec brio le chef-d’œuvre de Jules Verne dans sa bande dessinée « Le Tour du Monde en 80 Jours« . À travers des illustrations détaillées et une narration dynamique, Millien parvient à capturer l’aventure rocambolesque de Phileas Fogg et de son fidèle serviteur Passepartout.

Les dessins de Millien se démarquent par leur précision et leur capacité à retranscrire l’atmosphère victorienne du roman. Chaque vignette est un tableau soigné qui transporte le lecteur de Londres aux contrées exotiques, passant des jungles indiennes aux déserts américains.

extrait bd Le Tour du monde en 80 jours

Narrativement, l’adaptation reste fidèle à l’œuvre originale. Le rythme est effréné, reflet fidèle du pari insensé de Fogg de boucler le tour du globe en 80 jours. Les péripéties s’enchaînent avec fluidité.

Le caractère des protagonistes est également bien rendu. Phileas Fogg, avec son flegme et sa détermination implacable, contraste parfaitement avec l’enthousiasme et la débrouillardise de Passepartout. La BD parvient à maintenir l’équilibre entre suspense et humour, ce qui en fait une lecture agréable pour tous les âges.

« Le Tour du Monde en 80 Jours » de Chrys Millien est une adaptation réussie qui respecte l’esprit du roman tout en offrant une expérience visuelle immersive. C’est une œuvre recommandée tant pour les amateurs de Jules Verne que pour les néophytes désireux de découvrir cette histoire intemporelle.


Jules Verne était un écrivain français du 19ème siècle, né en 1828 et décédé en 1905. On le considère comme l’un des pionniers de la science-fiction et de la littérature d’aventure, ayant écrit de nombreux romans qui ont inspiré des générations d’écrivains et de lecteurs.

L’un de ses livres les plus célèbres, « Le Tour du monde en 80 jours », publié en 1873, raconte l’histoire de Phileas Fogg, un gentleman anglais qui parie qu’il peut faire le tour du monde en 80 jours.

Accompagné de son serviteur Passepartout, Fogg traverse des continents entiers, traverse des océans, affronte des tempêtes, des voleurs et même des membres de la police qui le poursuivent pour un vol qu’il n’a pas commis.

Le livre est un véritable tour de force narratif, mélangeant aventures, humour, suspense et critique sociale.

« Le Tour du monde en 80 jours » a été un succès immédiat. C’est devenu un classique de la littérature française et mondiale, inspirant de nombreuses adaptations cinématographiques, théâtrales et télévisuelles.

Jules Verne est l’un des plus grands écrivains de 19ème siècle.

Le Père Goriot – Tome 1

Album publié en 2009 aux Editions Delcourt.


Adapté de l’œuvre d’Honoré De Balzac publiée en février 1835.

Couverture Le Père Goriot en bande dessinée tome 1

Dans une pension miteuse de la rue Neuve-Sainte Geneviève, la maison Vauquer, se côtoient des habitués du quartier.

Parmi eux, Eugène de Rastignac, d’une famille noble et désargentée venu faire son droit à Paris.

Il rêve de s’introduire dans la bonne société.

Dans sa quête des hautes sphères, il découvrira le secret du père Goriot et toisera alors la largeur de la misérable vanité des hommes.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Père Goriot – Tome 1 »

Dans la vaste mer des adaptations, l’œuvre « Le Père Goriot – Tome 1« , fruit de la collaboration entre Thierry Lamy et Philippe Thirault au scénario, et Bruno Duhamel au dessin, se distingue par un éclat particulier.

Cette transposition graphique du classique de Balzac s’avère être un exercice périlleux – transformer le verbe dense et la psychologie complexe balzaciennes en vignettes et bulles – qui, ici, est mené avec une étonnante maestria.

L’adaptation, un terme souvent synonyme de trahison dans le monde littéraire, se transforme sous la plume et les pinceaux de ce trio en une véritable célébration de l’œuvre originale. L’âme de Balzac, son esprit critique acéré de la société parisienne de son époque, transparaît à travers les planches richement illustrées.

Le Paris du XIXe siècle prend vie sous nos yeux, avec ses disparités sociales et ses passions humaines, grâce à un travail de reconstitution qui force l’admiration.

Thierry Lamy et Philippe Thirault n’ont pas hésité à tailler dans le vif de la prose de Balzac pour ne conserver que l’essentiel, préservant ainsi le rythme et la force du récit sans jamais sacrifier son intégrité. La décision de conserver les dialogues originaux mêlés à des onomatopées modernes illustre une compréhension profonde du médium de la bande dessinée, où le mot et l’image dansent un ballet narratif.

Duhamel, quant à lui, déploie un talent incontestable dans la mise en scène des expressions et des décors, capturant avec précision l’essence des personnages balzaciens. Les deux filles de Goriot, en particulier, sont dessinées avec une justesse qui rend leur cupidité à la fois détestable et pathétique, un tour de force qui rend justice à la complexité de leur création littéraire.

En définitive, « Le Père Goriot – Tome 1 » s’affirme non seulement comme un hommage respectueux mais aussi comme une œuvre à part entière, offrant aux néophytes comme aux connaisseurs une nouvelle porte d’entrée dans l’univers balzacien.

Cette BD réussit le pari de rendre vivant le texte classique, prouvant que les grandes œuvres littéraires sont intemporelles.


Honoré de Balzac est l’un des plus grands écrivains français du XIXe siècle. Né le 20 mai 1799 à Tours, il est renommé pour son œuvre littéraire monumentale et sa capacité à dépeindre avec minutie la société française de son époque.

Considéré comme l’un des piliers de la littérature réaliste, Balzac a marqué les esprits avec sa série de romans intitulée « La Comédie Humaine ».

Ce vaste ensemble d’ouvrages regroupe plus de quatre-vingt-dix œuvres. Il représente un panorama exhaustif de la société française, de la noblesse aux classes laborieuses, en passant par les milieux artistiques et financiers.

Au-delà de son talent d’écrivain, Balzac était un homme dont la vie était aussi tumultueuse que celle de ses personnages. Il a connu des hauts et des bas financiers.

Il s’est lancé dans diverses entreprises commerciales et a eu des relations amoureuses passionnées. Cette expérience personnelle a nourri son œuvre et lui a permis de créer des récits réalistes empreints d’émotion et de vérité.


Au-delà de son talent d’écrivain, Balzac était un homme dont la vie était aussi tumultueuse que celle de ses personnages. Il a connu des hauts et des bas financiers. Il s’est lancé dans diverses entreprises commerciales et a eu des relations amoureuses passionnées. Cette expérience personnelle a nourri son œuvre et lui a permis de créer des récits réalistes empreints d’émotion et de vérité.

Aujourd’hui, l’héritage de Balzac perdure. Ses romans continuent de faire partie du canon littéraire français et sont étudiés dans les écoles du monde entier.

Plonger dans l’univers captivant d’Honoré de Balzac, c’est faire une plongée dans la société française du XIXe siècle, où l’amour, le pouvoir et la quête de réussite se mêlent dans un tourbillon d’émotions.


Le Père Goriot – Tome 2

Cigalon

Album publié aux éditions Glénat en 2018.


Adapté de l’œuvre de Marcel Pagnol.

Cigalon est un cuisinier qui a une telle estime de son travail qu’il se met rarement aux fourneaux et qu’il choisit les clients dignes de ses menus. Mais, malgré la réputation de ses plats, le restaurant connaît ses plus mauvaises heures.

Grâce à au slogan « Ici, on sert les clients », Madame Toffi, sa blanchisseuse décide d’ouvrir son propre établissement. Le grand chef est piqué au vif.

La guerre est déclarée entre le marmiton bourru et la nouvelle concurrente.

Et Cigalon est décidé à accueillir tout le monde, même les pires canailles des bas-fonds de Marseille.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Cigalon »

Dans le sillage de la collection Grand Angle dédiée à Marcel Pagnol, « Cigalon » de Serge Scotto et Éric Stoffel, illustre par Éric Hübsch, se présente comme un plat à la fois savoureux et confortable, qui pourrait toutefois manquer de la subtilité épique de plats plus robustes tels que « La Gloire de mon Père ».

L’adaptation de cette pièce peu connue de Pagnol, malgré une approche graphique lumineuse et chaleureuse, semble en effet enfermer son récit dans un huis clos de placette provençale, où les couleurs et la verve des personnages ne suffisent pas toujours à compenser un certain manque d’ampleur narrative.

Si le dessin rend un hommage fidèle aux pittoresques décors et costumes d’époque, le scénario captive moins, tributaire d’un humour qui, loin des subtiles touches d’enfance, penche vers une théâtralité presque surjouée.

Néanmoins, cette bande dessinée peut se targuer d’une authenticité certaine dans la restitution de l’accent du Sud et dans sa capacité à divertir.

Une œuvre qui, sans atteindre les sommets d’autres classiques de Pagnol, reste une fenêtre ouverte sur la truculence et les traditions provençales, invitant à (re)découvrir la plume et la caméra du maître.


Marcel Pagnol était un écrivain et cinéaste français (XXe siècle) célèbre pour ses œuvres qui ont capturé l’esprit de la Provence. Mais connaissez vous Cigalon, ce chef cuisinier irritable qui apparaît dans son roman éponyme ?

Ce personnage est à la fois célèbre pour ses plats délicieux et sa personnalité difficile.

Imaginez un chef qui vous prépare une recette divine, mais qui vous regarde comme si vous étiez un morceau de viande mal cuit. C’est exactement ce que vous obtenez avec Cigalon !

Mais ne vous y trompez pas, derrière sa façade bougonne, Cigalon est en réalité un personnage complexe et attachant. Dans ce roman, Pagnol explore des thèmes tels que l’importance de l’intégrité personnelle et de la loyauté.

Alors, si vous cherchez un roman qui vous fera rire, pleurer et apprécier la cuisine provençale, Cigalon est un choix sûr !


Nam-bok

Album publié en 2017 aux éditions Futuropolis.


D’après la nouvelle de Jack London publiée en aout 1902.

Isolée dans le Grand Nord, une tribu voit revenir l’un des siens. Tous croyaient qu’il avait été englouti par l’immensité de la mer, tous sauf sa mère Bask-wah-wan.

Nam-bok revient après des années d’absence et, le temps d’une nuit, va faire le récit de ce qu’il a vu au cours de son périple.

Mais comment dire aux siens, dans leur langue, les mots de la modernité? Comment dire que, de l’autre côté de la mer, le monde est en train de changer?


Loin de les éclairer, Nam-bok distille le doute, puis l’effroi parmi les membres de son clan…
Le retour de Nam-bok pourrait-il bien annoncer l’arrivée du progrès, un progrès aux effets pervers?


Feuilletez un extrait de la bd « Nam-Bok »


Dès les premières pages de « Nam-bok« , le lecteur est transporté dans un univers fantastique et envoûtant, peuplé de créatures étranges et fascinantes. Thierry Martin nous offre ici une bande dessinée de qualité, qui séduira les amateurs de fantastique et d’aventure.

Le dessin est sublime, avec des paysages magnifiques et des personnages expressifs. Les couleurs sont riches et variées, créant une atmosphère unique et captivante. Le dessinateur a su créer un univers visuellement très riche, qui captive le lecteur dès les premières pages.

L’histoire est également très bien construite. Le scénario est original et captivant, et les rebondissements sont nombreux. Les personnages sont attachants et bien développés, en particulier Nam-bok, qui est un héros courageux et déterminé.

« Nam-bok » est une véritable invitation au voyage et à l’évasion. Thierry Martin a su créer un univers unique et envoûtant, qui ne laissera pas les lecteurs indifférents. La bande dessinée aborde également des thèmes importants tels que la quête identitaire et la relation père-fils, ce qui lui donne une profondeur supplémentaire.

« Nam-bok » est une bande dessinée de qualité, qui séduira les amateurs de fantastique et d’aventure.


Un mot sur Jack London

Jack London était un écrivain américain prolifique du début du XXe siècle, célèbre pour ses romans d’aventure et d’exploration de la nature humaine. Né en 1876 à San Francisco, il a vécu une vie tumultueuse qui a souvent inspiré son travail.

L’un de ses romans moins connus mais tout aussi fascinants est Nam-Bok, publié en 1902.

Ce roman raconte l’histoire d’un jeune guerrier de la tribu des Inuits, Nam-Bok, qui doit faire face à un conflit interne entre sa culture traditionnelle et la modernité qui l’entoure.

Dans le roman, London explore des thèmes tels que la différence culturelle, l’identité personnelle et la confrontation avec l’inconnu. Nam-Bok est un exemple convaincant de la capacité de London à explorer des sujets profonds tout en racontant une histoire captivante.


Martin Eden

Album publié en 2016 aux éditions Futuropolis.


D’après le roman de Jack London publié le 30 septembre 1909.

couverture bd "Martin Eden"

Martin Eden est le roman le plus autobiographique de Jack London et l’un des livres majeurs de la littérature du XXe siècle.

Martin Eden est un jeune marin né dans les bas-fonds d’Oakland.

Un soir, il défend un jeune homme lors d’une rixe.

Celui-ci, fils d’une famille aisée, l’invite chez lui à dîner pour le remercier. À cette occasion, Martin rencontre sa sœur, Ruth Morse, jeune fille délicate, dont il tombe éperdument amoureux.

Il décide alors de s’instruire pour la conquérir…



En analysant l’œuvre « Martin Eden » adaptée par Denis Lapière et illustrée par Aude Samama, il est impératif de reconnaître la complexité inhérente à transposer en bande dessinée un roman aussi dense et psychologiquement riche que celui de Jack London.

Lapière, avec son expérience de scénariste chevronné, a habilement navigué à travers le texte original, en extrayant l’essence des tourments et des aspirations de Martin Eden. Il a su distiller la quintessence du récit sans tomber dans le piège de l’excès de condensation, ce qui est souvent le talon d’Achille des adaptations. Sa maîtrise narrative offre au lecteur une porte d’entrée fluide dans l’univers complexe de London, sans sacrifier la profondeur ni la portée philosophique de l’œuvre.

D’autre part, les illustrations de Samama sont une révélation en soi. Empruntant à l’expressionnisme allemand, elle déploie un éventail de couleurs ocrées qui enveloppent le récit d’une atmosphère à la fois oppressante et évocatrice. Ses peintures ne se contentent pas de suivre le récit, mais le transcendent, apportant une dimension supplémentaire à l’interprétation du destin tragique du protagoniste. L’union de ses pinceaux avec la plume de Lapière est un mariage de sensibilités qui enrichit la narration.

extrait bd martin eden

Cela dit, la singularité du style artistique ne séduira pas tous les palais. Les afficionados de la bande dessinée traditionnelle pourraient trouver l’approche graphique trop éloignée des canons habituels. Néanmoins, il serait injuste de ne pas reconnaître que l’adaptation de « Martin Eden » est une entreprise réussie qui s’attaque avec courage et originalité à une œuvre littéraire monumentale.

Cette adaptation est une réussite sur de nombreux fronts. Elle capture avec brio la lutte intérieure de Martin Eden et sa quête désespérée de reconnaissance dans un monde qui ne cesse de le repousser.

Lapière et Samama ont travaillé de concert pour offrir une œuvre qui est non seulement un hommage respectueux à London, mais aussi une pièce artistique qui se tient fièrement sur ses propres mérites.


Jack London était un écrivain américain prolifique du début du XXe siècle, célèbre pour ses romans d’aventure et d’exploration de la nature humaine. Né en 1876 à San Francisco, il a vécu une vie tumultueuse qui a souvent inspiré son travail.

portrait dessiné Jack London

Son roman le plus connu, Martin Eden, publié en 1909, est souvent considéré comme son chef-d’œuvre littéraire.

Ce roman semi-autobiographique suit le personnage éponyme de Martin Eden, un marin autodidacte et ambitieux qui aspire à devenir écrivain et qui lutte contre les obstacles sociaux pour y arriver.

Le roman est un portrait poignant de la lutte de l’individu contre la société, et de la tension entre la passion artistique et le succès commercial.


Nez-de-Cuir

Album publié aux éditions Futuropolis en 2019.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Jean de La Varende publié en aout 1936.


Le comte Roger de Tainchebraye revenu défiguré de la campagne de France de 1814 doit cacher son visage derrière un masque de cuir.

Le comte Roger de Tainchebraye revenu défiguré de la campagne de France de 1814 doit cacher son visage derrière un masque de cuir.
Serait-ce la fin du jeune homme de 22 ans qui était un «Dom Juan» dans sa Normandie natale?
Profondément marqué, cynique et meurtri, il multiplie les conquêtes.
Une seule femme lui résiste, Judith de Rieusses.
Roger en tombe follement amoureux mais refuse le mariage de peur qu’en faisant tomber le masque il dévoile sa déchéance et n’attire que la pitié de sa bien-aimée…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Nez-de-Cuir »

« Nez-de-Cuir » de Jean Dufaux, illustré avec maestria par Jacques Terpant, se distingue comme une entreprise ambitieuse et raffinée. L’ouvrage, qui s’attelle à la tâche périlleuse d’adapter le roman de Jean de La Varende, nous plonge dans les tréfonds de l’âme tourmentée de son protagoniste, le comte Roger de Tainchebraye, revenu de guerre non seulement marqué dans sa chair mais aussi dans son esprit.

La narration, tout en reprenant les codes classiques du genre romanesque, trébuche parfois sur l’écueil de la prolixité. Le texte s’étire en longueurs, qui, loin d’ennoblir le rythme, tendent à le ralentir, à le rendre par moments aussi immobile que le masque de cuir qui dissimule les cicatrices de notre héros. Pourtant, malgré cette tendance à l’excès de récitatifs, la plume de Dufaux ne perd jamais de sa superbe, distillant avec parcimonie les mots qui peignent avec justesse le tableau d’une époque.

Quant au dessin de Terpant, il s’élève au-dessus de ses quelques raideurs pour offrir une élégance rare, une palette de couleurs qui transcende le papier pour insuffler vie et dimension aux scènes et aux personnages. Chaque planche est une fenêtre ouverte sur l’époque de la Restauration, cette période historique souvent oubliée, mais ici magnifiquement ressuscitée.

Il y a, dans cette œuvre, une vivacité, une force brute qui emporte le lecteur. On y ressent la sincérité, la passion pour les corps, pour l’amour charnel et terrestre, qui sont le sel de la vie même. Dufaux et Terpant ne se contentent pas de narrer, ils invitent à sentir, à toucher la texture des émotions, à goûter à la complexité des relations humaines, rappelant par là que l’amour, bien qu’éternel thème, peut toujours être revisité avec une fraîcheur inattendue.

Ainsi, « Nez-de-Cuir » se révèle être une œuvre complexe et nuancée. Malgré ses longueurs et une tendance à l’excès de dialogue, elle demeure une contribution précieuse à la littérature graphique, un hommage vibrant non seulement à son matériel source mais également au médium de la bande dessinée elle-même.


Jean de La Varende était un écrivain français du XXe siècle, né en 1887 en Normandie et décédé en 1959. Il est surtout connu pour son travail de romancier, explorant souvent les thèmes de l’histoire et de la culture de la France.

L’un de ses romans les plus célèbres est Nez-De-Cuir, publié en 1933.

Ce roman raconte l’histoire d’un jeune homme nommé Julien Sorel qui, après avoir été rejeté par sa famille, rejoint l’armée française. Il se fera rapidement remarquer pour son courage et sa bravoure.

Nez-De-Cuir est un roman historique captivant qui explore les thèmes de l’honneur, de la loyauté et de l’identité nationale.
Jean de La Varende est considéré comme l’un des grands écrivains normands. Son travail continue d’être apprécié aujourd’hui pour sa richesse littéraire et son style captivant.

Claudine à l’école

Album publié aux éditions Gallimard en 2018.


Résumé éditeur

D’après le roman de Colette.

Claudine à l’école’ est un roman semi-autobiographique paru en 1900, d’abord sous la signature de Willy, puis attribué à Colette, son épouse d’alors. Ce roman, au style naturel alors nouveau, suscita un véritable scandale.

Cette année qui débute doit se conclure avec les épreuves du brevet, mais les études ennuient profondément Claudine qui préfère jouer des tours à ses camarades et se mêler des affaires des grandes personnes.

Du haut de ses quinze ans, cette jeune fille vive, un brin effrontée, destabilise le petit monde qui l’entoure.

Si certains hommes commencent à la courtiser franchement, elle, de son côté, s’éprend de la nouvelle institutrice. Dès lors, l’école de jeunes filles du village devient le théâtre d’une comédie de mœurs tendre et piquante aux accents vaudevillesques.

Découvrez l’univers captivant de l’écrivain français Colette à travers son célèbre roman « Claudine à l’école« .

Colette, une figure emblématique de la littérature du XXe siècle, nous transporte dans l’univers tumultueux et émouvant de Claudine, une jeune fille rebelle et audacieuse.

Plongez dans cette histoire intemporelle où les thèmes de l’émancipation, de l’amour et de la découverte de soi se mêlent harmonieusement.

Avec son style d’écriture unique et ses personnages vivants, Colette captive les lecteurs du monde entier.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Claudine à l’école »

La bande dessinée « Claudine à l’école » de Lucie Durbiano est une adaptation audacieuse et moderne du roman de Colette.

Le récit suit Claudine, une jeune fille vive et effrontée, qui navigue dans un monde de relations complexes et de non-dits. Fascinée par sa nouvelle institutrice Aimée, Claudine développe des sentiments amoureux pour elle, créant une dynamique riche en émotions et en humour.

Le style graphique de Durbiano, avec ses lignes claires et ses couleurs délicates, évoque parfaitement l’atmosphère des écoles du début du XXe siècle. Les illustrations capturent non seulement la beauté de l’époque mais aussi la profondeur émotionnelle des personnages.

Durbiano réussit à restituer l’essence de l’œuvre originale tout en y apportant une touche contemporaine. La bande dessinée aborde avec finesse et sensibilité des thèmes tels que la bisexualité et l’homosexualité, offrant une réflexion poignante sur l’amour et l’acceptation.

« Claudine à l’école » est une œuvre tendre et piquante qui mêle habilement nostalgie et modernité, rendant hommage à Colette tout en affirmant sa propre identité artistique.

Une lecture incontournable pour les amateurs de belles histoires et de belles images.


Le Chant du monde

Album publié aux éditions Gallimard en 2019.


D’après l’œuvre de Jean Giono parue pour la première fois le 16 mai 1934.

Quête, enlèvement, bataille et vengeance: un récit d’aventure aux accents légendaires, un western provençal le long de la Durance.

Antonio, dit «Bouche d’or», est un homme du fleuve.

Mais lorsque Matelot, le vieux bûcheron, vient lui demander de l’aide pour retrouver son fils disparu, il n’hésite pas à emprunter avec lui un chemin plus périlleux qu’il n’y paraît.

Les deux hommes se dirigent vers le Haut Pays, territoire du terrible Maudru, chef des bouviers qui règne en maître sur les hommes et les bêtes…

Un récit d’aventure mythique où la langue de Giono se mêle aux aquarelles de Jacques Ferrandez pour chanter une nature vivante et sensuelle.


Jacques Ferrandez réussit un coup de maître avec son adaptation de « Le Chant du monde » de Jean Giono.

Cette bande dessinée, imprégnée de la poésie et de la puissance narrative de l’œuvre originale, nous transporte au cœur d’une Provence intemporelle, sauvage et mystique. Les aquarelles délicates de Ferrandez recréent à merveille les paysages majestueux décrits par Giono, offrant aux lecteurs une véritable immersion visuelle.

L’intrigue, centrée sur la quête épique de Matelot et Antonio pour retrouver le fils disparu du premier, est fidèle au texte de Giono tout en bénéficiant de la mise en scène dynamique propre à la bande dessinée. Les critiques saluent unanimement cette adaptation pour sa capacité à rendre l’atmosphère et la profondeur des personnages du roman​​.

extrait bd Le Chant du monde

Ferrandez accentue les moments de tension par des cadrages serrés et un rythme narratif soutenu, tout en respectant les pauses contemplatives grâce à de larges panoramas​. Ce mariage harmonieux entre fidélité et innovation artistique fait de « Le Chant du monde » une œuvre incontournable, autant pour les amateurs de bande dessinée que pour les admirateurs de Giono.

Une véritable réussite qui confirme le talent de Ferrandez à transcender les frontières entre littérature et art graphique.



Jean Giono est écrivain français du XXe siècle, dont l’œuvre a marqué la littérature.

Les romans de Giono, tels que « Le hussard sur le toit » et « Regain« , sont devenus des classiques de la littérature française. Sa plume magistrale et sa sensibilité artistique ont permis à ses histoires de transcender les époques et d’émouvoir les lecteurs du monde entier.

Jean Giono est également connu pour sa vision écologique avant-gardiste, exprimée notamment dans « L’homme qui plantait des arbres ». Il met en lumière la relation symbiotique entre l’homme et la nature, soulignant l’importance de la préservation de notre environnement.

En parcourant les pages des romans de Giono, vous serez transporté dans un monde où la nature est protagoniste. Ses descriptions poétiques et évocatrices créent une immersion totale, permettant aux lecteurs de ressentir les émotions des personnages et de s’évader dans des contrées bucoliques.

portrait dessiné jean giono