Catégorie : Litterature en BD

Dom Juan

Album publié en 2008 aux éditions Vent d’Ouest.


Résumé éditeur

Adapté de l’œuvre de Molière parue en 1682.

couverture bd Dom Juan

Format plus compact. Maquette relookée. Mais des grands textes du patrimoine théâtral toujours respectés à la virgule près…

La collection Commedia, créée par Simon Léturgie, s’est toujours voulue l’écrin privilégié de la vulgarisation théâtrale en proposant à l’adresse du plus grand nombre les grands textes de Molière adaptés en texte intégral au media bande dessinée.

Avec un format plus compact, une maquette et un prix étudiés, Commedia devient maintenant un véritable petit théâtre de poche, transportable partout et par tous, et qui devrait séduire le plus grand nombre.

À commencer par le maître des séducteurs, Dom Juan, qui profite de l’occasion pour rejoindre la prestigieuse collection…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Dom Juan »

Avec cette adaptation en bande dessinée, Simon Léturgie propose une lecture moderne et captivante de la célèbre pièce de Molière, « Dom Juan ». Fidèle au texte intégral, l’auteur-illustrateur réussit à insuffler une vitalité nouvelle à cette œuvre intemporelle, tout en respectant la richesse du verbe de Molière. Un équilibre qui séduira tant les amateurs de théâtre classique que les lecteurs curieux de nouveaux formats narratifs.

Le choix du noir et blanc n’est pas anodin : il renforce la théâtralité des scènes, tout en mettant en valeur les expressions faciales et la gestuelle des personnages. Ces derniers, magnifiquement dessinés, semblent littéralement habiter chaque page, rendant les dialogues d’une lisibilité et d’une fluidité remarquables. Simon Léturgie fait preuve d’un talent singulier pour traduire en images la complexité et l’humour caustique de Molière.

extrait bd Dom Juan

Le format compact de l’album est également un atout. Il invite à une lecture nomade et accessible, tout en conservant un charme visuel digne des grandes œuvres graphiques. Cette approche rend la pièce non seulement vivante mais aussi résolument contemporaine.

Cette bande dessinée s’affirme comme une réussite audacieuse. Simon Léturgie réinvente avec intelligence et finesse l’œuvre de Molière, ouvrant ainsi une porte sur l’univers théâtral pour un public élargi et diversifié. Une œuvre à mettre entre toutes les mains.

La Guerre des Boutons – Tome 4 – La rentrée des claques

Bande dessinée publiée en 2010 aux éditions Petit à Petit.


Adapté du roman de Louis Pergaud publié en 1912.

Quand Lebrac se fait piquer par les Velran le plus beau des joyaux, à savoir un bouton doré, que peut-il se passer ?

Vous l’aurez deviné!

La reprise des hostilités entre les deux bandes adverses avec, au menu : une farandole de beignes, une avalanche de torgnoles, un tsunami de baffes…

Avec « la rentrée des claques », retrouvez Lebrac, le Grand Gibus, le Petit Gibus, Camus, La Crique dans une trépidante et savoureuse aventure… inédite!

Accrochez vous, ca va chauffer !!!


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Guerre des Boutons – Tome 4 – La rentrée des claques »

« La Guerre des Boutons – Tome 4 : La rentrée des claques » est une œuvre qui parvient à capter l’attention par la richesse de son univers et la vigueur de son récit. Adapté du roman éponyme de Louis Pergaud, ce quatrième volet continue de raconter les aventures de deux bandes rivales, plongées dans une guerre de boutons symbolique et pourtant si sérieuse pour les protagonistes.

Sous la plume de Céka et le pinceau de Khaz, les personnages prennent vie avec une expressivité remarquable, témoignant d’un soin particulier accordé aux détails du quotidien rural.

Les scènes de confrontation, véritables moments clés de la série, sont orchestrées avec une énergie communicative. L’humour, omniprésent, apporte une légèreté bienvenue tout en soulignant le contraste avec la gravité perçue par les enfants dans ces querelles.

Cet album se distingue par sa capacité à capturer l’esprit de camaraderie et de rivalité qui anime ces jeunes héros. Toutefois, on pourrait reprocher à l’œuvre de ne pas suffisamment explorer de nouvelles voies narratives, laissant ainsi une impression de déjà-vu.

« La Guerre des Boutons – Tome 4 : La rentrée des claques » ravira les amateurs de la série qui y retrouveront les ingrédients qui ont fait son succès.


La Guerre des Boutons – Tome 3 – Roméo et Juliette

Bande dessinée publiée en 2008 aux éditions Petit à Petit.


Adapté du roman de Louis Pergaud publié en 1912.

Quand Lebrac tombe amoureux de Juliette, on se dit que « La guerre des boutons » va laisser place à « une histoire d’amour »…

Sauf que, mauvaise pioche, la fiancée de Lebrac n’est autre qu’une fille du camp adverse!

Autant dire que la hache de guerre est de nouveau déterrée entre les Velran et les Longeverne.

Que va-t-il se passer? L’amour triomphera-t-il?

C’est ce que vous saurez en retrouvant Lebrac, le Grand Gibus, le Petit Gibus, Camus et La Crique dans une nouvelle et savoureuse aventure… inédite! A l’attaaaaaque !!


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Guerre des Boutons – Tome 3 – Roméo et Juliette »

Dans « La Guerre des Boutons – Tome 3 : Roméo et Juliette« , Ceka et Khaz nous plongent une fois de plus dans l’univers espiègle et turbulent des enfants de Longeverne et Velrans.

Cette nouvelle adaptation se distingue par l’introduction audacieuse d’une romance entre Lebrac et Juliette, une tentative de marier l’inimitable fraîcheur de l’œuvre originale avec la tragédie shakespearienne.

L’album réussit à capturer l’intensité des émotions juvéniles, magnifiquement illustrées par Khaz, dont les dessins en tons pastels confèrent une douceur contrastant avec la violence sous-jacente du conflit. Cette dualité, entre l’innocence de l’enfance et les rivalités acharnées, est au cœur de l’album, renforçant l’idée que les batailles ne sont jamais aussi simples qu’elles paraissent.

extrait bd La Guerre des Boutons - Tome 3 - Roméo et Juliette

On pourrait reprocher à l’album de s’éloigner quelque peu de histoire originelle, en plaçant la romance au centre de l’intrigue. Pourtant, ce choix scénaristique audacieux permet d’explorer des thèmes universels tels que l’amour interdit et les divisions communautaires, offrant ainsi une nouvelle perspective sur l’histoire.

« Roméo et Juliette » est une réinterprétation réussie, qui parvient à séduire tant les nostalgiques de la version classique que les amateurs de nouvelles aventures. La série, avec ce troisième tome, prouve qu’elle a encore beaucoup à offrir, mêlant habilement humour, tendresse et une touche de tragédie. Cette œuvre s’inscrit dans la continuité tout en se renouvelant.


La Guerre des Boutons – Tome 2 – La forteresse

Bande dessinée publiée en 2006 aux éditions Petit à Petit.


D’après le roman de Louis Pergaud publié en 1912.

couverture bd La Guerre des Boutons - Tome 2 - La forteresse

Voici la suite et fin de l’adaptation pétillante du succès littéraire de Louis Pergaud, et succès cinématographique depuis l’adaptation d’Yves Robert en 1962.

On y retrouve les deux armées au point où on les avait laissées à la fin du tome 1 : après leur victoire triomphante sur les Velrans, les Longevernes sont en possession du trésor de guerre, quand soudain, en plein milieu de la salle de classe, les poches de La Crique craquent laissant s’échapper tous les précieux boutons !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Guerre des Boutons – Tome 2 – La forteresse »

Mathieu Gabella et Khaz nous plongent, avec « La Forteresse », dans le dénouement palpitant de leur adaptation du classique de Louis Pergaud. Ce second tome, qui fait suite à « La Guerre des Boutons – Tome 1 – Le trésor », maintient l’intensité du récit en explorant les rivalités enfantines avec un regard à la fois fidèle et moderne.

L’intrigue s’ouvre sur un climat de triomphe pour les Longevernes, qui, après avoir défait les Velrans, se retrouvent détenteurs d’un butin inattendu. Toutefois, la lutte pour la suprématie n’est pas terminée, et ce trésor symbolique relance les hostilités entre les deux clans. Gabella parvient à capturer avec justesse les jeux de pouvoir et d’innocence qui caractérisent les relations entre ces jeunes protagonistes, tout en injectant une touche d’humour acerbe qui évite à l’histoire de sombrer dans la noirceur.

extrait bd La Guerre des Boutons - Tome 2 - La forteresse

Khaz, quant à lui, nous offre un travail graphique remarquable. Ses illustrations, vibrantes et expressives, donnent vie aux émotions complexes des personnages.

« La Guerre des Boutons – Tome 2 – La forteresse » est une conclusion satisfaisante pour les amateurs du genre, même si elle ne parvient pas toujours à surmonter les défis inhérents à l’adaptation d’une œuvre littéraire aussi emblématique.


La Guerre des Boutons – Tome 1 – Le trésor

Bande dessinée publiée en 2005 aux éditions Petit à Petit.


D’après le roman de Louis Pergaud publié en 1912.

couverture bd La Guerre des Boutons - Tome 1 - Le trésor

Longeverne, et Velran…

Deux villages dans lesquels depuis des générations, on est élevé dans le mépris du camp adverse. Et l’on y commence très tôt. Dès qu’une rencontre est possible, l’armée de Longeverne vient défier celle de Velran.

La lutte est âpre, les combats éprouvants, les guerriers, valeureux, même s’ils sont hauts comme trois pommes.

Depuis peu, la bataille prend un nouveau tournant : sur les vêtements des vaincus, on coupe tout ce qui dépasse : les bretelles, les lacets, les ceintures, et bien sûr les boutons !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Guerre des Boutons – Tome 1 – Le trésor »

Mathieu Gabella, en collaboration avec Valérie Vernay, revisite avec « Le Trésor », premier tome de La Guerre des Boutons, un classique de la littérature française.

Leur adaptation de l’œuvre de Louis Pergaud se distingue par une approche à la fois respectueuse et innovante, offrant une plongée rafraîchissante dans cet univers où l’innocence de l’enfance se mêle à des rivalités parfois féroces.

Le talent de Vernay se manifeste pleinement à travers des illustrations empreintes de douceur et de chaleur, qui contrastent délicieusement avec la violence symbolique des affrontements entre les jeunes protagonistes. Son travail sur les couleurs renforce l’immersion du lecteur, le plongeant dans une ambiance nostalgique, presque bucolique, qui rappelle les après-midis passés à l’extérieur, loin des préoccupations des adultes.

extrait bd La Guerre des Boutons - Tome 1 - Le trésor

Gabella, quant à lui, maîtrise l’art de la réécriture en restituant avec fidélité l’esprit facétieux et le langage coloré des enfants de Longeverne et Velran. Cette adaptation est une œuvre divertissante et enrichissante, qui parvient à séduire tant les nouveaux lecteurs que ceux qui gardent un souvenir ému du texte original.

« La Guerre des Boutons – Tome 1 : Le trésor«  se positionne comme une bande dessinée à la fois accessible et fidèle, une véritable passerelle entre les générations, illustrant avec brio l’éternelle quête de reconnaissance et de pouvoir qui anime les jeux d’enfants.


Discours de la méthode – Je pense, donc je suis !

Album publié aux éditions Kurokawa en 2021.


Adapté du Discours de la méthode, texte philosophique écrit par René Descartes publié 8 juin 1637.

Une histoire originale et didactique pour découvrir le grand classique Discours de la méthode de René Descartes !

Métro, boulot, dodo… Est-ce que moi, employé de bureau lambda, je sers vraiment à quelque chose ? Je me pensais vain, voire inutile… jusqu’au jour où Descartes a débarqué chez moi !

Et tandis qu’il découvrait la modernité en jouant avec mes jeux vidéo, il m’exposa sa méthode philosophique.

C’est ainsi que moi l’anonyme, le médiocre, j’allais changer de vie en adoptant sa manière d’appréhender ce qui nous entoure : la remise en question de tout !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Discours de la méthode – Je pense, donc je suis ! »

Yûta Naha réussit un tour de force avec Discours de la méthode – Je pense, donc je suis!, en revisitant l’œuvre monumentale de René Descartes sous une forme inattendue et captivante.

En croisant les genres, l’auteur parvient à rendre la philosophie accessible tout en conservant l’humour et l’énergie propres aux mangas shônen.

L’histoire suit un employé de bureau désabusé dont la rencontre avec Descartes, miraculeusement transporté à notre époque, bouleverse la routine morne de son quotidien. À travers ce voyage initiatique, Descartes lui enseigne les principes fondamentaux de sa méthode, le poussant à remettre en question non seulement le monde qui l’entoure, mais aussi sa propre existence. Naha intègre habilement les concepts philosophiques au récit, les rendant tangibles et applicables au quotidien de ce personnage ordinaire.

extrait bd Discours de la méthode - Je pense, donc je suis!

Le dessin, dynamique et expressif, soutient le propos en illustrant de manière vivante les moments de doute, d’émerveillement, et de révélation du protagoniste. Le hibou, compagnon surréaliste de Descartes, apporte une touche de légèreté, tout en nuançant certains aspects plus controversés de la pensée du philosophe, notamment sa vision des animaux.

En somme, Discours de la méthode – Je pense, donc je suis! est une réussite à la fois pédagogique et narrative. Naha ne se contente pas de vulgariser la philosophie de Descartes; il la rend attrayante et pertinente pour le lecteur moderne. Ce manga se distingue par sa capacité à marier profondeur intellectuelle et divertissement, un équilibre rare et précieux dans le panorama de la bande dessinée contemporaine.

Boitelle et le Café des Colonies

Album publié en 2016 aux éditions Bamboo.


Résumé éditeur

Adaptation d’une nouvelle de Guy de Maupassant, « Boitelle », extraite du recueil « La main gauche », publié le 23 février 1889.

couverture bd Boitelle et le Café des Colonies

Malmené par la vie, le père Antoine Boitelle se remémore sa chère jeunesse : lorsqu’il était soldat au Havre, à rêver devant les navires en partance pour les pays lointains ; son coup de foudre pour la belle Norène, une jeune Africaine serveuse au Café des colonies.

Si le jeune Antoine vécut une immense passion, il se heurta également à la laideur du racisme quotidien et à la résistance de ses parents, paysans, face à un mariage beaucoup trop « coloré » à leur goût.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Boitelle et le Café des Colonies »

« Boitelle et le Café des Colonies », œuvre de Didier Quella-Guyot et Sébastien Morice parue en 2016, est une adaptation poignante de la nouvelle de Guy de Maupassant. La bande dessinée nous plonge dans la France du XIXe siècle, explorant les thèmes intemporels de l’amour et du racisme.

L’histoire suit Antoine Boitelle, un homme marqué par la vie, qui se souvient de sa jeunesse lorsqu’il était soldat au Havre. Là-bas, il tombe amoureux de Norène, une jeune serveuse africaine au Café des Colonies. Leur romance est cependant entravée par les préjugés raciaux de l’époque et l’opposition des parents d’Antoine, paysans refusant une union interethnique. Quella-Guyot réussit à transposer fidèlement l’essence de Maupassant, offrant une narration sans jugement qui met en lumière les réalités du racisme quotidien de l’époque​.

extrait bd Boitelle et le Café des Colonies

Les illustrations de Sébastien Morice apportent une profondeur supplémentaire au récit. Ses dessins, à la fois doux et réalistes, utilisent des couleurs chaudes pour créer une atmosphère nostalgique qui contraste avec la dureté des thèmes abordés. La délicatesse de son style visuel souligne l’humanité des personnages et leur lutte contre les préjugés. Cette combinaison de narration et d’illustration crée une œuvre émotive et immersive​​.

« Boitelle et le Café des Colonies » aborde des questions essentielles et contemporaines. L’amour entre Antoine et Norène, confronté aux préjugés de la société, offre une réflexion sur l’acceptation et la tolérance. La bande dessinée évoque également les « zoos humains » et les expositions coloniales, ajoutant une dimension historique qui enrichit le récit et renforce sa pertinence actuelle.

Quella-Guyot et Morice ont créé une adaptation réussie et touchante de Maupassant, à la fois visuellement captivante et thématiquement profonde.

Ainsi parlait Zarathoustra

Album publié en 2016 aux Editions Soleil.


Adapté de l’œuvre de Friedrich Nietzsche (publiée pour la première fois en 1883).

couverture bd Ainsi parlait Zarathoustra

Comprenez de grandes œuvres libératrices de la pensée humaine grâce aux mangas et découvrez avec plaisir les idées fondatrices de nos sociétés !

Ce manga est une introduction à la célèbre œuvre de Nietzsche de 1883 qui a pour vocation d’abolir la doctrine morale judéo-chrétienne fondée sur les principes du bien et du mal.

Découvrez ce texte considéré comme un « 5e Evangile » par son auteur, et en quoi il a apporté une nouvelle promesse d’avenir pour l’Homme en le libérant d’un paradis inatteignable.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Ainsi parlait Zarathoustra »

L’adaptation en bande dessinée de Ainsi parlait Zarathoustra par Variety Artworks est un remarquable exercice de vulgarisation philosophique. Avec un format graphique élégant et une narration fluide, cet ouvrage parvient à traduire les concepts de Friedrich Nietzsche dans un langage visuel accessible tout en respectant l’esprit de l’œuvre originale.

Le récit, qui met en scène Zarathoustra et son interlocuteur Alex, capte avec brio les tensions idéologiques d’une époque en pleine mutation. Les dialogues, épurés sans être simplistes, exposent des notions aussi complexes que le surhomme ou la critique des valeurs religieuses avec une clarté impressionnante. Chaque page s’illumine grâce à des illustrations détaillées, renforçant l’impact des idées tout en offrant une expérience visuelle immersive.

extrait bd Ainsi parlait Zarathoustra

Cette bande dessinée se distingue également par son équilibre entre pédagogie et créativité. Plutôt qu’une simple transcription, elle recrée une atmosphère où réflexion et émotion cohabitent harmonieusement. Bien que certaines subtilités de la pensée de Friedrich Nietzsche puissent paraître abrégées, cela ouvre une voie idéale pour les néophytes curieux de s’initier à ce monument de la philosophie.

Ainsi parlait Zarathoustra en manga est une réussite à la fois éducative et artistique, qui invite le lecteur à plonger dans l’univers intemporel d’une pensée audacieuse.
Un ouvrage à recommander, tant pour les amateurs de philosophie que pour les passionnés de bandes dessinées.

De pierre et d’os

Bande dessinée publiée en 2025 aux éditions Dupuis.


D’après le roman de Bérengère Cournut publié le 29 aout 2019.

couverture bd De pierre et d'os

Lors d’une nuit de tempête, Uqsuralik, une jeune Inuk, est séparée des siens. Isolée sur une banquise hostile, elle tente de survive en compagnie de ses chiens.
Elle est heureusement recueillie par une famille et intègre leur campement d’hiver. Si ses talents de chasseuse lui permettent d’être rapidement valorisée au sein du groupe, les agissements du patriarche la contraignent à s’éloigner et fuir cet homme dangereux. Elle retrouve alors la famille de son oncle. Entourée de bienveillance, elle va essayer de soigner son corps et son âme des traumatismes de son passé.
Ponctuée de joies simples et de drames humains, son histoire est une plongée romanesque et fascinante dans la vie et les croyances des peuples inuit.

En adaptant De pierre et d’os, le roman éponyme de Bérengère Cournut, Jean-Paul Krassinsky confirme son talent de narrateur et d’aquarelliste. En jouant avec un trait naturaliste et en l’accompagnant de couleurs expressives, il révèle toutes les nuances de la banquise et de la culture inuite.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « De pierre et d’os »

Jean-Paul Krassinsky signe avec De pierre et d’os l’adaptation du roman éponyme de Bérengère Cournut, lauréat du Prix du roman Fnac 2019. Cette œuvre de 208 pages, parue chez Dupuis dans la collection Aire Libre en avril 2025, transpose avec fidélité l’univers inuit de l’héroïne Uqsuralik.

L’album dépasse le simple récit de survie pour devenir une quête initiatique d’une richesse exceptionnelle. Jean-Paul Krassinsky explore les thématiques du passage à l’âge adulte, de la spiritualité chamanique et de la condition féminine dans la société inuite.. L’auteur parvient à préserver l’essence ethnographique du roman de Bérengère Cournut, fruit d’une résidence de dix mois au Muséum National d’Histoire Naturelle .

Le choix de l’aquarelle s’avère adapté à l’univers arctique. Jean-Paul Krassinsky exploite cette technique pour créer des ambiances colorées délicates et profondes qui arrivent à texturer la lumière. Ses cadrages audacieux et son découpage fluide alternent entre séquences dynamiques et passages contemplatifs. La transparence caractéristique de l’aquarelle permet de « suggérer » plutôt que d’imposer, laissant « des blancs à combler par le lecteur » .

Cette adaptation constitue un modèle dans l’art difficile de transposer la littérature en bande dessinée. Jean-Paul Krassinsky offre une immersion totale dans la culture inuite, créant une œuvre à la fois grandiose et intime. 
Probablement une des BD les plus marquantes de 2025. A recommander sans hésitation.

Kadath – L’inconnue

Bande dessinée publiée en 2023 aux éditions Black River.


Adapté du roman de H. P. Lovecraft publié en 1943 (écrit entre 1926 et 1927).

couverture bd Kadath - L'inconnue

 » Hei! Aa-shanta nygh ! Va-t’en ! Renvoie les dieux de la
Terre dans leur repaire de Kadath l’inconnue, et prie l’espace tout
entier de ne jamais me rencontrer sous mes mille autres formes…; car je suis Nyarlathotep, le Chaos Rampant !
« 

Randolph Carter, voyageur au pays des rêves, tente de ne pas se réveiller avant d’avoir atteint son objectif, l’inaccessible Kadath : la demeure des dieux, un lieu de fantastique et d’imagination débordante.
Carter parcourt un monde rempli de menaces et de monstres abominables, mais aussi de palais, de cités exubérantes et de paysages qui rappellent à l’homme son rôle insignifiant sur le gigantesque échiquier cosmique.

Quelles sont les raisons de continuer quand tout autour de soi est terrifiant et mortel ? Kadath peut apporter des réponses à cette question !
Une adaptation sans précédent de La Quête onirique de Kadath l’inconnue de H. P. Lovecraft.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Kadath – L’inconnue »

Avec « Kadath – L’inconnue« , Florentino Flórez réussit une prouesse rare : transposer l’univers labyrinthique de H. P. Lovecraft en une bande dessinée captivante et accessible.

Dès les premières pages, le lecteur est happé par l’atmosphère énigmatique des contrées rêvées de Randolph Carter. Les illustrations signées Guillermo Sanna et Jacques Salomon transmettent une force visuelle singulière. Les paysages fantasmagoriques et les créatures fascinantes se mêlent pour recréer le sentiment de vertige propre à l’auteur original.

Florentino Flórezenrichit le récit par l’ajout d’un compagnon félin, offrant à la narration une légèreté et une humanité qui tranchent avec les tonalités parfois austères de Lovecraft . Ce choix permet d’équilibrer l’introspection du héros avec des dialogues fluides et des moments d’interaction captivants. La structure narrative, complexe mais maîtrisée, garantit une lecture immersive qui respecte l’héritage littéraire tout en le réinventant.

Force est de constater que l’imaginaire de Lovecraft est ici abordé avec audace et sensibilité. « Kadath – L’inconnue » se positionne comme une œuvre pour les amateurs de fantastique et de récits d’aventure. Une invitation à plonger dans les abysses du rêve et de l’inconnu.