Catégorie : Litterature en BD

L’Île au trésor, de Robert Louis Stevenson – Volume 3

Album publié en 2009 aux Editions Delcourt.


Adapté de l’œuvre de Robert Louis Stevenson (publiée pour la première fois le 14 novembre 1883).

couverture bd L Île au trésor de Robert Louis Stevenson - Volume 3

Le jeune Jim Hawkins a échoué dans sa tentative pour rejoindre l’Hispaniola et en prendre le contrôle…

Ballotté par les courants, trempé par les embruns, assommé par le soleil, le garçon croit sa dernière heure arrivée quand soudain, la chance lui sourit…

Sur la goélette comme sur l’île, commence alors un véritable combat à mort pour mettre enfin la main sur le trésor de Flint le pirate !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Île au trésor, de Robert Louis Stevenson – Volume 3 »

Dans ce troisième tome de « L’Île au trésor« , David Chauvel et Fred Simon offrent une adaptation de haut vol, transformant l’œuvre classique de Robert Louis Stevenson en une aventure visuelle et narrative riche.

David Chauvel parvient à conserver l’intensité et la tension du roman d’origine, tout en insufflant une énergie propre à la bande dessinée. Les personnages sont finement ciselés, leurs dialogues soignés et fidèles aux ambitions et contradictions humaines, en particulier celles du charismatique Long John Silver.

Le récit avance avec fluidité, grâce à une écriture qui sait marier suspense et action. On suit avec passion le jeune Jim Hawkins, embarqué dans une lutte pour la survie face à des adversaires implacables. La maîtrise de la mise en scène de David Chauvel maintient le lecteur en haleine, chaque page révélant un nouveau danger ou une stratégie audacieuse.

Les illustrations de Fred Simon viennent sublimer le texte. Son trait expressif et son sens du détail ajoutent de la profondeur à l’univers de Robert Louis Stevenson, transformant chaque planche en une fresque vivante où l’on ressent les bruits de la mer, la tension des batailles, et la promesse d’un trésor enfoui.

Ce troisième opus n’est pas seulement une relecture : il est une invitation immersive à redécouvrir une histoire intemporelle, aussi palpitante que fascinante.


L’Île au trésor, de Robert Louis Stevenson – Volume 2

Album publié en 2008 aux Editions Delcourt.


Adapté de l’œuvre de Robert Louis Stevenson (publiée pour la première fois le 14 novembre 1883).

couverture bd L'Île au trésor de Robert Louis Stevenson - Volume 2

Depuis qu’il a surpris une curieuse conversation entre Long John Silver et une poignée d’hommes, le jeune Hawkins, aux abois, se met à haïr l’idée même de l’île au trésor…

Pendant ce temps-là, à bord de l’Hispaniola, les hommes pestent, restent sur le pont à ruminer, le plus petit ordre est exécuté de mauvaise grâce…

La menace de mutinerie plane, comme un orage sur le point d’éclater !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Île au trésor de Robert Louis Stevenson – Volume 2 »

Le deuxième volume de l’adaptation de L’Île au trésor par David Chauvel et Fred Simon nous entraîne plus profondément dans l’univers captivant de la piraterie. L’œuvre de Robert Louis Stevenson, déjà riche en tension et en rebondissements, est ici habilement réinterprétée, offrant une version graphique qui sait captiver autant les passionnés de l’original que les nouveaux lecteurs.

David Chauvel reste fidèle à la trame et aux dialogues de Robert Louis Stevenson, tout en injectant un dynamisme propre au format de la bande dessinée. Les personnages gagnent en intensité et en complexité, offrant des portraits plus nuancés. Les dialogues sont finement travaillés, révélant les intentions et les dilemmes de chacun, tandis que l’intrigue s’intensifie avec l’arrivée imminente sur l’île.

extrait bd L'Île au trésor de Robert Louis Stevenson - Volume 2

Sur le plan visuel, Fred Simon et Jean-Luc Simon, au dessin et aux couleurs, offrent une expérience immersive. Le rendu des paysages maritimes et tropicaux est superbe, chaque case regorgeant de détails qui renforcent l’immersion dans ce monde de mystère et de danger. Les expressions des personnages sont remarquablement expressives, rendant les tensions et les émotions palpables.

Cette adaptation réussie parvient à respecter l’esprit de l’œuvre. Avec ce deuxième tome, Chauvel et Simon livrent une interprétation solide et accessible d’un grand classique, idéale pour un public contemporain en quête d’aventure et d’évasion.


L’Île au trésor, de Robert Louis Stevenson – Volume 1 

Album publié en 2007 aux Editions Delcourt.


Adapté de l’œuvre de Robert Louis Stevenson (publiée pour la première fois le 14 novembre 1883).

couverture bd L'Île au trésor, de Robert Louis Stevenson - Volume 1

La vie du jeune Jim Hawkins est changée à tout jamais le jour où il trouve, dans les bagages d’un vieux loup de mer balafré, une carte mystérieuse qui révèle la position d’une île lointaine et fabuleuse : l’Île au trésor

Il embarque dès lors à bord de l’Hispaniola, fait la connaissance d’un certain John Silver… Et débute une incroyable aventure !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Île au trésor, de Robert Louis Stevenson – Volume 1 »

David Chauvel propose avec « L’Île au trésor » une adaptation riche et captivante du chef-d’œuvre de Robert Louis Stevenson, tout en modernisant subtilement son style pour le rendre accessible aux lecteurs contemporains.

Ce premier volume nous entraîne aux côtés de Jim Hawkins dans un univers de pirates et d’aventures exaltantes. David Chauvel parvient à conserver la tension dramatique et les nuances de chaque personnage, en offrant une narration fluide et soignée qui rend hommage au texte original sans jamais le dénaturer.

extrait bd L'Île au trésor, de Robert Louis Stevenson - Volume 1

Le travail graphique de Fred Simon, sublimé par les couleurs de Jean-Luc Simon, est à la hauteur de cette ambition. Son trait précis et élégant donne vie aux décors marins et aux sombres recoins des tavernes, tandis que les expressions détaillées des personnages renforcent l’attachement du lecteur à leurs péripéties. L’illustration rappelle les classiques de la bande dessinée franco-belge tout en insufflant une atmosphère unique et immersive.

Cette adaptation en bande dessinée est donc un pari réussi, séduisant à la fois les nouveaux lecteurs et les admirateurs de Robert Louis Stevenson. David Chauvel et Fred Simon signent ici un hommage visuel et littéraire qui capte l’esprit d’aventure et d’évasion du roman.


Profession du père

Album publié en 2018 aux éditions Futuropolis.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Sorj Chalandon publiée en 2015.

couverture bd Profession du père

Profession du père ?

Footballeur, chanteur, ou encore parachutiste. Agent secret, surtout. Dont la mission est de tuer le général de Gaulle. Rien de moins. Le père oblige son fils, Émile, douze ans, à l’aider…

Bannissant les récitatifs, évitant ainsi les redondances, faisant la part belle au dialogue, jouant habilement des silences, Sébastien Gnaedig a su capter la violence d’un père et la souffrance d’un enfant avec tact et intelligence.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Profession du père »

« Profession du père« , adaptation poignante du roman éponyme de Sorj Chalandon par Sébastien Gnaedig, dépeint avec une intensité bouleversante l’enfance tourmentée d’Émile sous l’emprise d’un père tyrannique et délirant.

Le récit se déploie à travers des séquences marquées par la violence physique et psychologique que subit Émile de la part d’André Choulans, son père. L’histoire commence par une scène déchirante au crématorium de Lyon, où Émile et sa mère se recueillent seuls devant le cercueil d’André. Cette introduction sobre pose d’emblée le ton de l’album, qui alterne entre le présent et le passé tumultueux de la famille Choulans.

La narration, structurée en courts chapitres comme des entrées de journal intime, explore les souvenirs d’Émile depuis sa rentrée scolaire en 1959 jusqu’à l’âge adulte, capturant les moments clefs de cette enfance cauchemardesque.

André Choulans, exerçant une influence destructrice sur son fils, se présente comme agent secret, membre de l’OAS et conspirateur anti-de Gaulle, tissant un réseau de mensonges et de paranoïa autour de leur quotidien. Cette atmosphère d’oppression et de folie est renforcée par un dessin sobre en noir et blanc, où chaque trait souligne la tension palpable qui règne au sein de la famille.

L’album dépeint avec subtilité la dynamique familiale toxique où la mère, impuissante et résignée, se trouve complice involontaire des délires du père, renforçant ainsi l’isolement d’Émile.

« Profession du père » est donc bien plus qu’une simple adaptation graphique. C’est un récit d’une profondeur émotionnelle qui met en lumière les conséquences dévastatrices de l’emprise parentale abusive sur un enfant.

Par son traitement sensible et sa capacité à rendre tangible l’indescriptible, Sébastien Gnaedig transcende les mots de Chalandon pour donner vie à une tragédie familiale universelle et intemporelle.

« Profession du père » se distingue ainsi par sa puissante capacité à captiver, émouvoir et susciter la réflexion sur les relations familiales et les limites de la réalité perçue à travers le prisme déformant de la folie.

L’Île au trésor

Album publié en 2012 aux Editions Grand West.


Adapté de l’œuvre de Robert Louis Stevenson (publiée pour la première fois le 14 novembre 1883).

couverture bd L'Île au trésor

C’est après la visite fatidique du sinistre « chien noir » au vieux pirate Billy Bones, à l’auberge de l’Amiral Benbow que tout commence.
Le jeune Jim Hawkins s’embarque avec le sir de Trelawney et le docteur Livesey à la recherche d’un mystérieux trésor caché dans une île lointaine dont ils détiennent la carte.

Trésor, que convoite également le patibulaire et mystérieux Long John Silver, le cuisinier du port, qui Jim se lie d’amitié.
Jim, qui n’est pas au bout de ses surprises, car la route est longue et parsemée d’embûches jusqu’à l’île du squelette où, tout au fond d’une grotte, reposent des joyaux innombrables.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Île au trésor »

Avec « L’Île au trésor« , François Corteggiani et Michel Faure offrent une adaptation saisissante du chef-d’œuvre de Robert Louis Stevenson. François Corteggiani, fidèle à l’histoire originale, parvient à capter l’esprit d’aventure et l’énergie des personnages, tout en insufflant une touche narrative moderne. Le lecteur se laisse emporter dans ce périple haletant, où se mêlent trahison, courage et mystère.

extrait bd L'Île au trésor

Mais c’est surtout l’univers graphique de Michel Faure qui marque les esprits. Son trait riche et expressif magnifie les décors maritimes et insulaires, créant une immersion totale dans ce voyage au bout du monde. Les jeux de lumière et les palettes chromatiques vibrantes ajoutent une intensité visuelle rare, presque cinématographique.

Cette bande dessinée est une véritable relecture artistique, capable de séduire autant les amateurs de Stevenson que ceux du neuvième art. François Corteggiani et Michel Faure nous rappellent que le trésor, bien au-delà de l’or, réside dans la capacité d’une œuvre à faire rêver, page après page.

Jules Matrat – Tome 2

Album publié en 2025 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

D’après l’œuvre de Charles Exbrayat publiée en 1942.

Le destin brisé d’un jeune poilu traumatisé par la guerre de 14-18.

C’est dans la paisible Haute-Loire que la guerre vient chercher Jules Matrat, un beau jour d’août 1914. La guerre, il n’a pas envie de la faire, comme il n’a pas envie de laisser Rose, qu’il s’apprête à épouser. Mais il faut bien quitter la campagne pour combattre les Allemands dans les tranchées boueuses.

C’est là que Jules fait la rencontre de Louis Agnin, un soldat avec lequel il se lie d’amitié. En 1918, cela fait déjà quatre ans que les hommes vivent sous les canons et les cris. Mais le jour où Louis tombe sous les balles ennemies devant les yeux de Jules, c’est le coup de grâce…

Lorsque la guerre prend fin, il est temps pour Jules regagne son foyer, comme des milliers de mutilés. La vie semble reprendre, mais Jules n’est plus le même homme, il a laissé une partie de lui dans les tranchées. Il pleure Louis, son camarade, il pleure l’indicible barbarie et se mure dans un douloureux silence. Rose, à ses côtés, commence à comprendre que personne ne revient intact du champ de bataille. Si Jules est valide et peut travailler, elle a en face d’elle un homme brisé à jamais…

Adapté du roman éponyme de Charles Exbrayat (publié aux éditions Albin Michel), cette trilogie conçue comme « le récit d’une vie quotidienne » raconte le destin brisé d’un jeune poilu hanté par les images d’une guerre qualifiée de « boucherie ».

Serge Fino dépeint avec un réalisme déconcertant la détresse d’un homme et les conséquences sur les générations futures de tels massacres, s’affirmant du même coup comme un auteur majeur du 9e art.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Jules Matrat – Tome 2 »

Une œuvre bouleversante sur les séquelles invisibles de la Grande Guerre

Avec Jules Matrat – Tome 02, Serge Fino poursuit son adaptation magistrale du roman de Charles Exbrayat, en plongeant le lecteur dans les tourments d’un homme brisé par la Première Guerre mondiale.
Ce deuxième volet, empreint d’une grande sensibilité, explore avec profondeur les difficultés de Jules à retrouver une vie normale dans son village de Haute-Loire, après avoir laissé une partie de lui-même dans les tranchées.

Le récit se distingue par sa puissance émotionnelle et son réalisme déconcertant. Serge Fino capte avec finesse les silences et les non-dits qui hantent Jules, incapable de partager l’horreur vécue au front. Les relations entre Jules, sa fiancée Rose et leurs proches sont mises à rude épreuve, reflétant les fractures humaines et sociales laissées par le conflit. Le scénario, fidèle à l’esprit du roman, alterne entre introspection et moments d’émotion brute, rendant palpable la douleur d’un homme qui peine à s’ancrer dans un quotidien qu’il ne reconnaît plus.

extrait bd Jules Matrat - Tome 2

Graphiquement, Serge Fino excelle une fois encore. Les couleurs directes, tantôt lumineuses pour évoquer la campagne paisible, tantôt sombres pour rappeler les souvenirs du front, servent magnifiquement la narration. Chaque case est un tableau détaillé qui amplifie l’intensité dramatique de l’histoire.

Jules Matrat – Tome 02 est une bande dessinée poignante et essentielle, qui interroge sur les cicatrices laissées par la guerre et sur la résilience humaine. Une œuvre incontournable pour les amateurs d’histoires humaines et historiques.


Les Misérables

Albums publiés en 2017 aux Editions Soleil.


Adapté de l’œuvre de Victor Hugo (publiée pour la première fois en 1862).

couverture bd Les Misérables

Comprenez de grandes œuvres libératrices de la pensée humaine grâce aux mangas et découvrez avec plaisir les idées fondatrices de nos sociétés !

En mars prochain, les aventures de Jean Valjean, Javert, Thénardier, Cosette et Gavroche prendront une nouvelle forme dans ce récit complet en un volume.

Octobre 1815, Jean Valjean, après 19 années de bagne, revient en France, plein de rancune contre la société.

Mais une rencontre va changer sa vie et le transformer en homme de bien. Pourtant en ces années-là , il est difficile de fuir son passé…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Misérables »

L’adaptation manga de Les Misérables par le studio Variety Artworks, éditée par Soleil, relève le défi audacieux de condenser l’épopée littéraire de Victor Hugo en un volume de 192 pages. .

La narration conserve les principaux arcs dramatiques du roman : la rédemption de Jean Valjean, l’innocence de Cosette, et la quête implacable de justice de Javert. Bien que certains personnages secondaires, comme Éponine ou Gavroche, soient sous-représentés, les thèmes centraux – la lutte contre l’injustice sociale, la rédemption et le sacrifice – restent intacts. L’intrigue est fluide et cohérente, malgré quelques raccourcis nécessaires pour adapter l’histoire au format manga.

Le style visuel excelle dans la représentation des émotions des personnages. Les visages expressifs permettent aux lecteurs de ressentir pleinement les dilemmes moraux et les souffrances des protagonistes. Cependant, le tramage parfois grossier et les décors minimalistes peuvent limiter l’immersion dans l’univers du XIXe siècle français.

Cette adaptation est une réussite pour son objectif principal : rendre Les Misérables accessible à un jeune public ou à des novices du roman classique. Si elle ne remplace pas l’œuvre originale, elle constitue une introduction ludique et respectueuse qui pourrait inciter les lecteurs à découvrir le texte de Victor Hugo. Recommandée aux amateurs de manga curieux d’explorer un classique littéraire sous un angle inédit.

Orgueil et Préjugés

Album publié en 2024 aux Editions Jungle.


Adapté du roman de Jane Austen (publié pour la première fois en le 28 janvier 1813).

couverture bd Orgueil et Préjugés

Dans la haute société de l’Angleterre géorgienne, les bals et rencontres entre jeunes gens vont de plus belle. Les cinq filles de la famille Bennet sont en âge de se marier et Mrs Bennet compte bien les pousser à se trouver un bon parti !
L’une d’elles, Jane, est d’une beauté qui ne laisse pas les prétendants indifférents. Mr Bingley en fait partie –; et les sentiments semblent réciproques. Elizabeth, quant à elle, n’est pas décidée à se marier sans amour.

Mais au cours d’une de ces soirées mondaines, elle fait la rencontre d’un homme mystérieux qui, très vite, l’insupporte… Ami du charmant Mr Bingley, il est pourtant son total opposé et Elizabeth le rejette…

Néanmoins, se pourrait-il que ce soit lui, son grand amour ?


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Orgueil et Préjugés »

La bande dessinée Orgueil et Préjugés de Claudia Kühn, accompagnée des illustrations vibrantes de Tara Spruit, offre une relecture captivante du chef-d’œuvre de Jane Austen, pensée spécifiquement pour un jeune public. Parue en octobre 2024, cette adaptation parvient à capturer l’atmosphère du roman tout en rendant l’intrigue accessible aux lecteurs de 9 à 12 ans.

Le pari de Claudia Kühn et Tara Spruit est audacieux : condenser une histoire riche en subtilités émotionnelles et en critique sociale tout en la traduisant en images modernes.
Les illustrations de Tara Spruit, à la fois colorées et expressives, transportent le lecteur dans l’Angleterre géorgienne avec une fraîcheur visuelle qui séduira sans doute les jeunes lecteurs. Les costumes, les décors et les attitudes des personnages témoignent d’un respect notable pour l’époque tout en restant adaptés au goût d’un public contemporain.

extrait bd Orgueil et Préjugés

L’intrigue, centrée sur la famille Bennet et ses enjeux sentimentaux, est habilement simplifiée sans trahir le propos de l’œuvre d’origine. La profondeur psychologique des personnages a certes été ajustée pour le format, mais cela rend le récit plus accessible sans en diluer les tensions et les dilemmes qui font le charme de cette histoire intemporelle.

Orgueil et Préjugés en bande dessinée est une introduction réussie à l’univers d’Jane Austen, offrant aux jeunes lecteurs une première expérience immersive et mémorable du classique.

Crénom, Baudelaire ! – Tome 2 – Les Fleurs du Mal

Album publié en 2024 aux Editions Futuropolis.


Adapté du roman de Jean Teulé (publiée pour la première fois le 4 septembre 2020).

couverture bd Crénom, Baudelaire ! - Tome 2 - Les Fleurs du Mal

Fresque en 3 tomes, cette adaptation initiée par Jean Teulé fait la part belle à l’image et l’imaginaire.

En trois volumes, elle s’attarde sur les grandes périodes de la vie de Baudelaire et enlumine de peintures expressionnistes les grands poèmes qui jalonnent le récit.

Teulé montre un homme qui travaillait ses vers sans relâche, qui voulait réunir dans une même musique l’ignoble et le sublime, et qui a changé à jamais, avec les Fleurs du Mal, la poésie française.

Le second tome se concentre sur la période de l’écriture des célèbres poèmes qui ont changé à jamais la poésie française.

À Paris, Baudelaire continue de tirer le diable par la queue et partage sa vie avec Jeanne… avec des hauts et des bas violents et passionnés.

Après une énième dispute, alors que Jeanne a posé à ses côtés pour une grande toile de Courbet, Charles demande au peintre de l’effacer…

L’écriture des Fleurs du Mal lui prend son énergie et il sombre de plus en plus dans la dépendance des opiacés. Invité par Gautier au salon d’Apolline Sabatier, après avoir admiré ses formes sculptées par Clésinger, il y croise tous les artistes qui comptent, de Flaubert à de Nerval en passant par Delacroix et les frères Goncourt… mais c’est à elle qu’il va lui écrire anonymement certains de ses poèmes les plus enflammés…
Enfin, les cent poèmes des Fleurs du Mal sont écrits et partent à l’imprimerie. L’éditeur espère une sortie rapide… il va devoir encore patienter.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Crénom, Baudelaire ! – Tome 2 – Les Fleurs du Mal »

Dominique et Tino Gelli poursuivent avec brio l’adaptation du roman de Jean Teulé, décédé en 2022, dans ce deuxième volet consacré à la genèse des Fleurs du Mal et au retentissant procès de 1857. Ce tome s’avère particulièrement réussi dans sa façon d’entrelacer la création poétique tourmentée de Baudelaire avec le contexte social d’un Paris en pleine transformation haussmannienne.

Les auteurs excellent à dépeindre un Baudelaire tiraillé entre génie créateur et autodestruction. La relation passionnelle et destructrice avec Jeanne Duval occupe une place centrale, nourrissant l’inspiration du poète tout en l’entraînant vers l’abîme. L’évocation de sa dépendance aux opiacés et de ses dettes chroniques ancre le récit dans une réalité crue, loin de toute romantisation.

extrait bd Crénom, Baudelaire ! - Tome 2 - Les Fleurs du Mal

Dominique Gelli livre un travail graphique d’une « cruelle beauté », où son trait « faussement imprécis » et ses couleurs à la texture travaillée restituent parfaitement l’atmosphère délétère du Paris artistique. Tino Gelli enrichit magistralement le récit par ses illustrations semi-abstraites qui donnent corps aux vers de Baudelaire, créant un dialogue visuel entre poésie et image.

Cette adaptation flamboyante s’impose comme une biographie en bande dessinée de premier plan, offrant une plongée captivante dans l’univers d’un génie incompris.


Crénom, Baudelaire ! – Tome 1 – Jeanne

Album publié en 2023 aux Editions Futuropolis.


Adapté du roman de Jean Teulé (publiée pour la première fois le 4 septembre 2020).

couverture bd Crénom, Baudelaire ! - Tome 1 - Jeanne

Fresque en 3 tomes, cette adaptation initiée par Jean Teulé fait la part belle à l’image et l’imaginaire.

En trois volumes, elle s’attarde sur les grandes périodes de la vie de Baudelaire et enlumine de peintures expressionnistes les grands poèmes qui jalonnent le récit.

Teulé montre un homme qui travaillait ses vers sans relâche, qui voulait réunir dans une même musique l’ignoble et le sublime, et qui a changé à jamais, avec les Fleurs du Mal, la poésie française.

À Namur, en sortant d’une église, Baudelaire fait une mauvaise chute qui lui fait lâcher ce juron : Crénom ! Il ne dira dès lors plus rien d’autre. Nous sommes en 1867. Il ne lui reste que peu de temps à vivre…

Enfant, il ne se sent heureux que dans les jupes de sa mère. À tel point que le décès de son père le réjouit car, désormais, la femme de sa vie ne sera que pour lui ! Son bonheur sera toutefois éphémère, car quelques mois plus tard elle épouse le chef de bataillon Jacques Aupick qui entend faire son éducation.


Après son renvoi du lycée Louis Le Grand, son beau-père l’envoie sur un navire partant vers les Indes pour une année qui doit en faire un homme. À bord, il évite les autres passagers pour se consacrer à la poésie dont il est persuadé qu’elle fera sa gloire. C’est à bord qu’il écrit les vers de L’albatros


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Crénom, Baudelaire ! – Tome 1 – Jeanne »

En s’appuyant sur la biographie romancée de Jean Teulé (publiée en 2020), cette première adaptation bande dessinée révèle un Baudelaire profondément humain, loin de l’image scolaire du poète des Fleurs du Mal. Dominique Gelli et son fils Tino se saisissent d’une existence tumultueuse marquée par la quête du Beau, l’amour obsessionnel pour Jeanne Duval et la dérive progressive dans l’opium.​

Le projet débute par une mise en abyme poignante : le 18 octobre 1867, Baudelaire prononce son dernier mot, « Crénom », avant de sombrer. Le ton iconoclaste de Jean Teulé refuse la hagiographie, exposant un homme mesquin, misogyne, narcissique, capable de grandiose autant que de médiocrité. Le récit remonte alors dans ses années de formation, du trauma de l’abandon maternel à l’exil forcé aux Indes, où germent les vers de L’Albatros.

extrait bd Crénom, Baudelaire ! - Tome 1 - Jeanne

Graphiquement, le style expressionniste des Gelli épouse ce tumulte intérieur. Dominique cisèle un Paris haussmannien vibrant tandis que Tino enlumine les poèmes baudelairiens de peintures semi-abstraites, créant ainsi une symphonie visuelle où l’ignoble et le sublime fusionnent enfin.
Une trilogie promise sous le signe de l’irrévérence poétique !​