Un jeune ingénieur sino-kazakh découvre l’ampleur de la répression en Chine envers les Ouïghours. Après son arrestation pour avoir recherché des informations sur le Turkestan oriental, il décide de recueillir les témoignages des survivants des camps de rééducation. Ce récit autobiographique éclaire l’histoire méconnue du Xinjiang, exposant la souffrance des populations turcophones et la brutalité du régime chinois.
La bd « Erkin Azat, lanceur d’alerte des camps Ouïghours » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Erkin Azat, lanceur d’alerte des camps Ouïghours »
Ce roman graphique, publié en 2025 par Delcourt dans la collection Encrages, offre un témoignage autobiographique rare sur la répression des Ouïghours au Xinjiang. Luxi, dessinatrice chinoise émigrée en France, transpose avec rigueur l’itinéraire d’Erkin Azat, jeune ingénieur sino-kazakh transformé en lanceur d’alerte.
La BD enchevêtre trois fils narratifs : les terribles témoignages des survivants des camps, la vie quotidienne d’un exilé au Kazakhstan et l’histoire familiale d’Erkin Azat. Le trait neutre et la palette de couleurs froides ou chaudes de Luxi soulignent l’intensité sans artifice, respectant la gravité du sujet.
Les 200 pages du travail documentaire impressionne par sa densité : tortures psychologiques, stérilisations forcées, travaux forcés émergent d’un corpus de témoignages rigoureusement rassemblés. L’illustratrice privilégie le réalisme sur l’émotion brute, offrant une expérience visuelle cohérente avec le combat du narrateur.
Indispensable pour ceux désirent comprendre cette tragédie méconnue.
Album publié en 1975 aux éditions Cyrnos Et Méditerranée.
Résumé éditeur
Cette BD propose une rétrospective de l’époque de la préhistoire jusqu’en 1975, couvrant ainsi l’intégralité de l’histoire corse sur plusieurs millénaires. L’ouvrage aborde de manière chronologique les principales périodes et événements qui ont marqué l’île de Beauté.
La bd « Histoire de la corse en bandes dessinées » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Histoire de la corse en bandes dessinées »
La BD n’a pas encore été lue. Elle est accessible dans quelques bibliothèques insulaires.
Cette bande dessinée historique a été réalisée par une équipe de trois créateurs corses :
Adapté des fables d’Esopemises à l’écrit par Démétrios de Phalère vers 325 av. J.-C.
Le sens de la fable selon Ésope, l’inventeur du genre, est d’amadouer les puissants et de réparer les injustices subies universellement par les faibles de corps, de rang et d’esprit. Dans ces petites saynètes dramatiques, il donne la parole et la pensée aux animaux et aux objets quotidiens. Ésope décrit, dans un style pur et simple, des scènes qui sont autant de miroirs où chacun peut se voir agir et penser. Ses fables connaissent un succès universel à travers les adaptations de Phèdre, Jean de La Fontaine ou Charles Perrault.
Eric Vincent les adapte à son tour dans toute leur saveur et leur malice. Lumineusement illustré, ce recueil anime chaque animal de l’esprit humain qui lui est propre, grâce à une large palette d’émotions et à une ivresse touchante dans les traits. Goran Vejvoda, intrigué par les hybrides culturels, explore un monde où les animaux parlent le langage des hommes grâce à des sonorités profondes, joueuses et synthétiques.
D’Esope on ne sait pas grand chose, si ce n’est qu’il vécut entre les VIIe et VIe siècle avant notre ère. D’après Plutarque, Esope est un ancien esclave bègue doté d’un physique particulièrement ingrat. Après avoir rêvé que la Fortune lui déliait la langue, il s’éveille un jour guéri de son bégaiement. Acheté par un marchand d’esclaves, il arrive dans la demeure d’un philosophe de l’île de Samos, auprès duquel sa vivacité d’esprit et son habileté à résoudre les énigmes lui auraient permis de recouvrer la liberté. Il se rend alors auprès de Crésus pour tenter de sauvegarder l’indépendance de Samos et réussit sa mission en racontant une fable au roi. Il met alors son talent au service du roi de Babylone qui se réjouit de ses énigmes. Possédé par le désir de voyager, il retourne en Grèce et s’arrête notamment à Delphes. Sa mort reste obscure mais on raconte qu’il fut précipité dans la mer par les habitants de Delphes qui se croyaient offensés par ses histoires…
La bd « Les fables d’Ésope » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les fables d’Ésope »
Dans la collection Classics Illustrated des ¡éditions!, Eric Vincent propose une adaptation des Fables d’Ésope, parue en 2009. Cette bande dessinée 64 pages réunit les récits fondateurs du fabuliste grec antique, inventeur du genre qui a inspiré Jean de La Fontaine et Charles Perrault. Eric Vincent respecte l’essence des Fables d’Ésope : ces « petites saynètes dramatiques » où animaux et objets quotidiens acquièrent parole et pensée pour dénoncer les injustices subies par les faibles. L’adaptation préserve la structure classique du genre avec ses récits courts culminant sur une morale explicite. Le dessinateur américain parvient à varier intelligemment la longueur narrative, certaines fables s’épanouissant sur sept pages quand d’autres se concentrent sur une seule.
Les fables emblématiques sont présentes : « Le Corbeau et le Renard« , « La Cigale et les Fourmis« , « Le Cheval et le Soldat« . Eric Vincent enrichit cette sélection de récits moins connus, offrant une découverte renouvelée. Sa transposition graphique anime l’univers anthropomorphique des fables, donnant corps aux allégories morales
Le trait d’Eric Vincent, formé dans l’underground comix des années 1970, se révèle parfaitement adapté à l’exercice. Son approche rend chaque animal immédiatement reconnaissable tout en lui conférant « l’esprit humain qui lui est propre ». L’illustrateur déploie une « large palette d’émotions » et une « ivresse touchante dans les traits » qui dépasse le simple anthropomorphisme pour atteindre une véritable expressivité dramatique.
Cette adaptation s’inscrit dans la tradition de Classics Illustrated : rendre la littérature classique accessible au plus grand nombre. Eric Vincent réussit le pari de moderniser ces textes antiques sans en trahir l’esprit moralisateur. L’ouvrage, accompagné d’un CD audio avec la musique originale de Goran Vejvoda, constitue un pont idéal entre patrimoine littéraire et culture contemporaine.
Cette bande dessinée réussit le difficile équilibre entre fidélité au texte source et renouvellement graphique, offrant aux lecteurs de tout âge une redécouverte enchanteresse de ces leçons de sagesse universelles.
Adapté du roman de Mary Shelley (publié pour la première fois le 1 janvier 1818).
Le roman de Mary W. Shelley, classique de la littérature fantastique, illustré par le grand Bernie Wrightson, récemment disparu. Le chef-d’œuvre de l’un des maîtres incontestés de l’art fantastique ! Cet ouvrage culte publié pour la première fois en 1983 a marqué une génération entière de lecteurs et d’artistes. Ce beau livre d’exception, alliance de la plume romantique de Mary Shelley et du dessin gothique de Bernie Wrightson, regroupe le texte intégral du roman et des dizaines d’illustrations à la beauté unique et stupéfiante.
La bd « Frankenstein » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Frankenstein »
Publiée en 1983 chez Marvel avant sa première édition française chez Albin Michel en 1984, l’adaptation en bande dessinée de Frankenstein par Bernie Wrightson illustre le roman gothique de Mary Shelley, né durant l’été 1816 sur les rives du lac Léman. Bernie Wrightson, passionné par la créature depuis l’enfance, consacra sept années à ce projet, offrant 40 planches mêlant l’influence des gravures de Gustave Doré et Franklin Booth.
Bernie Wrightson respecte la profondeur psychologique du « monstre » : abandonné puis avide de reconnaissance, il incarne la tension entre la raison des Lumières et l’horreur du surgissement de la vie artificielle. L’artiste utilise les silences visuels pour souligner la solitude et la quête d’humanité de la créature, accentuant le paradoxe entre la monstruosité apparente et l’intelligence sensible héritée de Mary Shelley.
Le dessin en noir et blanc, d’une minutie extrême, se distingue par un encrage riche en nuances et une mise en page cinétique. Les jeux d’ombre projettent une atmosphère oppressante où chaque texture — peau craquelée, rouages de laboratoire, cavernes glacées — sert l’émotion et guide le regard avec une expressivité saisissante.
Chef-d’œuvre visuel et intellectuel, ce « Frankenstein » s’adresse autant aux amateurs de littérature gothique qu’aux passionnés de bande dessinée. La rigueur documentaire de Bernie Wrightson, jumelée à sa virtuosité technique, en fait une référence qui est devenue un incontournable de la BD.
Adapté du roman de Bernard Werber publié le 28 janvier 1994.
À l’assaut du dernier continent inexploré par l’Homme : la Mort Poussés par le président Lucinder, les thanatonautes parviennent finalement à percer le secret de la pesée des âmes et de la réincarnation. Mais cette fabuleuse révélation provoque soudain auprès de la population un dangereux fatalisme. En effet, à quoi bon entreprendre quoi que ce soit puisque nos vies antérieures ont déjà défini notre karma ? Pourquoi accomplir des efforts si notre destinée est déjà écrite là-haut ?
Troisième et dernier volume de l’adaptation en BD du chef-d’œuvre de Bernard Werber ! Une aventure métaphysique, entre science et philosophie, un récit épique, drôle et humain, pour un voyage au-delà des frontières de notre imagination.
La bd « Les Thanatonautes – 3 – Le Temps des professionnels » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Thanatonautes – 3 – Le Temps des professionnels »
Adaptée du roman de Bernard Werber par Éric Corbeyran (scénario) et magnifiée par les traits de Pierre Taranzano (dessin & couleurs), cette BD clôt le cycle des Thanatonautes.
Éric Corbeyran prolonge l’interrogation sur la vie après la mort en exposant les conséquences sociétales de la révélation de la pesée des âmes : un fatalisme collectif qui questionne la liberté et le sens de l’effort. Les protagonistes, de Michael Pinson à Raoul Razorbak, gagnent en profondeur face aux dilemmes éthiques imposés par le président Lucinder, dont les motivations mêlent ambition politique et soif de transcendance.
Le style graphique de Pierre Taranzano oscille entre réalisme anguleux et touches romantiques pour dépeindre à la fois la rigueur scientifique des thanatodromes et la féérie de l’au-delà. Les contours nets et la palette contrastée renforcent l’atmosphère à la fois épique et intime de cette odyssée des âmes.
Grâce à l’alchimie réussie entre le scénario audacieux d’Éric Corbeyran et le dessin vibrant de Pierre Taranzano, ce “Temps des professionnels” conclut magistralement le cycle, séduisant autant les passionnés de Bernard Werber que les amateurs de récits philosophiques et graphiquement audacieux.
Adapté du roman de Bernard Werber publié le 28 janvier 1994.
Les deux chercheurs Michael Pinson et Raoul Razorbak, aidés de la jolie infirmière Amandine Ballus, ont réussi leur pari insensé : ils ont envoyé un homme dans le continent des morts, et l’en ont fait revenir. Finies les recherches dangereuses et confidentielles : désormais, les thanatonautes font la couverture des magazines ! Le gouvernement les installe dans un nouveau laboratoire, plus performant, pour faire face à la concurrence internationale. Mais le battage médiatique et l’exigence d’efficacité ne vont pas de pair avec la sérénité nécessaire à la recherche…. Voici le deuxième volume de ce triptyque adapté de l’extraordinaire roman de Bernard Werber. Une aventure métaphysique, entre science et philosophie, un récit épique, drôle et humain, pour un voyage au-delà des frontières de notre imagination…
La bd « Les Thanatonautes – 2 – Le Temps des pionniers » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Thanatonautes – 2 – Le Temps des pionniers »
Ce tome 2 de l’adaptation BD du roman de Bernard Werber, publié le 28 novembre 2012, confirme l’excellence de l’a transposition l’adaptation signée Éric Corbeyran (scénario) et Pierre Taranzano (dessin). Fidèle à l’œuvre originelle, ce volume restitue avec justesse l’équilibre entre quête scientifique et questions spirituelles au cœur du récit. Les références philosophiques, présentes sans excès, participent désormais à l’immersion plutôt qu’à l’essoufflement, laissant place à une narration plus fluide.
Le rythme soutenu fait avancer l’expédition vers l’au-delà sans temps mort, et l’on retrouve avec plaisir Michael Pinson et ses compagnons, tiraillés entre fascination et éthique. Le graphisme, d’un réalisme remarquable, sublime les décors et rend tangible le monde intermédiaire du coma : les visages traduisent l’émotion avec finesse, tandis que les ambiances chromatiques oscillent entre ocres profonds et bleus intenses pour renforcer la solennité du voyage.
Ce deuxième opus surpasse son prédécesseur et valorise pleinement l’imaginaire de Bernard Werber. Réservé aux lecteurs friands de science-fiction philosophique, ce tome est une lecture incontournable.
Adapté du roman de Bernard Werber publié le 28 janvier 1994.
Depuis sa plus tendre enfance, Michael Pinson entretient une fascination pour la mort, notamment suscitée par les réponses confuses des adultes à ses questions. Sa rencontre avec le ténébreux et ambitieux Raoul Razorbak, avec qui il partage ses interrogations, sera déterminante. Aiguillés par les rares témoignages de ceux qui ont approché l’instant de l’au-delà, les deux amis s’improvisent Thanatonautes, du grec Thanatos, la Mort, et nautès, navigateur. Ensemble, ils vont progressivement faire reculer la frontière de l’inconnu et s’aventurer sur le territoire du plus grand mystère de la condition humaine… Voici l’adaptation en bande dessinée de l’extraordinaire roman de Bernard Werber qui a déjà séduit plus d’un million de lecteurs. Une aventure humaniste doublée d’un récit truculent et spectaculaire, où réflexion et émerveillement se marient à la perfection.
La bd « Les Thanatonautes – 1 – Le Temps des bricoleurs » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Thanatonautes – 1 – Le Temps des bricoleurs »
L’adaptation en bande dessinée du célèbre roman de Bernard Werber s’impose comme une réussite graphique remarquable. Publié en 2011, ce premier tome de la trilogie transpose avec intelligence l’univers de Bernard Werber sous la direction scénaristique d’Éric Corbeyran et le trait de Pierre Taranzano.
Michael Pinson et Raoul Razorbak se lancent dans l’exploration scientifique de la mort, transformant une quête métaphysique universelle en véritable expédition cartographique de l’au-delà. La BD excelle dans sa capacité à marier rigueur scientifique et questionnements existentiels, offrant une approche novatrice du thème thanatologique où « la réflexion côtoie le grand spectacle ».
Éric Corbeyran privilégie une narration en flash-back orchestrée par une voix-off. Cette structure permet d’ancrer l’histoire dans un futur indéterminé tout en maintenant une accessibilité au scénario constante, créant un équilibre entre exposition et développement dramatique.
Pierre Taranzano déploie un dessin aux traits fins et précis, soutenu par la colorisation contrastée de Ruby. Son style semi-réaliste moderne, aux contours marqués et aux traits fins, sans aspérité, s’avère particulièrement adapté à la transcription visuelle des concepts abstraits de Bernard Werber. Les séquences explorant le continent des morts bénéficient d’un traitement graphique époustouflant qui magnifie la dimension spectaculaire du récit.
Cette adaptation constitue une introduction idéale à l’univers de Bernard Werber, transformant une aventure littéraire en expérience visuelle captivante qui interpelle autant qu’elle divertit. Pas évident d’adapter un pavé de 500 pages en trois BD de 56 pages, mais le pari est réussi.
Le youtuber ès-Histoire Benjamin Brillaud nous entraîne des rives du Nil aux pieds des pyramides découvrir les divinités et croyances de l’Egypte antique. Anubis, Aton, Osiris, Isis et les pratiques religieuses du peuple égyptien n’auront plus de secret pour vous après la lecture de ce récit complet, savoureux mélange de vulgarisation historique parfaitement documentée et d’humour !
La bd « Nota Bene – La Mythologie égyptienne » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Nota Bene – La Mythologie égyptienne »
Nota Bene – La Mythologie égyptienne propose, en 56 pages, un voyage malin et documenté au cœur de l’Égypte antique, fidèle à l’esprit pédagogue de Benjamin Brillaud. L’album s’ouvre sur une mise en scène du célèbre YouTubeur, dromadaire et pyramide en toile de fond, pour replacer le lecteur dans un univers aussi réaliste que fantasmé.
Au niveau du scénario, Mathieu Mariolle et Benjamin Brillaud démêlent habilement cosmogonie, rites funéraires et scènes de pouvoir : la naissance d’Atoum, la rivalité entre Osiris et Seth, l’amour d’Isis sont détaillés avec précision. Les passages sur la momification, abondants mais rythmés par des anecdotes et clins d’œil, évitent la lourdeur grâce à un dosage constant d’humour et d’exemples concrets.
Visuellement, le trait de Phil Castaza reprend la patte semi-réaliste de la série tout en insufflant un ton plus expressif : couleurs vives, cartouches « à l’égyptienne » et cases larges servent le propos en mêlant sérieux historique et décalage graphique. Les quelques anachronismes, comme Champollion jouant au Rubik’s Cube, soulignent la pédagogie ludique sans nuire à la rigueur factuelle.
Cet opus séduira tant le néophyte avide de mythes authentiques que le passionné d’Histoire cherchant une vulgarisation claire et savoureuse. À recommander aux lecteurs curieux de redécouvrir un pan essentiel de notre héritage, sous un angle à la fois sérieux et détendu.
Adapté du roman de J.R.R. Tolkienpublié le 21 septembre 1937.
Bien longtemps avant la quête du Seigneur des Anneaux, alors que Bilbo Sacquet était encore un tout jeune et paisible Hobbit, Gandalf le Magicien l’entraîna dans une folle aventure. En compagnie de treize nains, Bilbo se lança dans la conquête d’un trésor caché sous le Mont Solitaire, usurpé par le Dragon Smaug. En route, il s’appropriera l’anneau magique de Gollum, combattra trolls, gobelins et araignées géantes, et deviendra ami avec le peuple des Elfes.
La légende de Bilbo était née.
La bd « Bilbo le Hobbit » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Bilbo le Hobbit »
Bilbo le Hobbit, adapté du roman publié en 1937 par J.R.R. Tolkien, restitue avec fidélité l’esprit du texte originel tout en offrant une lecture visuelle riche et subtile en 144 pages.
Charles Dixon équilibre habilement l’essor des thèmes majeurs : le courage naissant de Bilbo, la puissance de l’amitié entre le hobbit, Gandalf et les treize nains, ainsi que la tension permanente face à Smaug. Chaque étape de la quête apparaît justement rythmée, ménageant suspense et moments de répit, à l’image de la scène des devinettes avec Gollum où l’intériorité de Bilbo se dévoile pleinement.
Graphiquement, l’aquarelle de David Wenzel séduit par ses couleurs pastel et ses nuances de lumière, renforçant l’émotion à chaque planche. Les expressions faciales, finement travaillées, rendent palpable l’évolution psychologique des personnages, tandis que la qualité du papier et la typographie soignée assurent une immersion totale.
Cette bande dessinée s’adresse tant aux néophytes qu’aux aficionados de J.R.R. Tolkien. Son mariage réussi entre rigueur et virtuosité graphique en fait une adaptation incontournable pour les jeunes lecteurs en quête d’un premier contact avec la Terre du Milieu comme pour les amateurs désireux d’un regard neuf sur un classique indémodable.
Adapté de l’essai « La Garçonne et l’Assassin. Histoire de Louise et de Paul, déserteur travesti, dans le Paris des années folles » de Fabrice Virgili et Danièle Voldman publié le 4 mai 2011.
Pour célébrer son 40e anniversaire, le Groupe Delcourt remet en lumière une sélection d’ouvrages qui ont marqué son histoire et ont été plébiscités par le public, la critique, et les jurys des prix les plus prestigieux.
Paul et Louise s’aiment, Paul et Louise se marient, mais la Première Guerre mondiale éclate et les sépare. Paul, qui veut à tout prix échapper à l’enfer des tranchées, devient déserteur et retrouve Louise à Paris. Il est sain et sauf, mais condamné à rester caché dans une chambre d’hôtel. Pour mettre fin à sa clandestinité, Paul imagine alors une solution : changer d’identité. Désormais il se fera appeler… Suzanne.
La bd « Mauvais genre » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Mauvais genre »
Adaptée de l’essai historique La Garçonne et l’Assassin, cette bande dessinée publiée pour la première dois2013 met en scène l’histoire véridique de Paul Grappe, déserteur devenu Suzanne, et de sa femme Louise lors de l’entre-deux-guerres.
Chloé Cruchaudet orchestre avec grâce un récit où traumatisme de guerre et transgression du genre s’entrelacent. Son dessin épuré, composé essentiellement de gris et blanc ponctuées de rouge symbolique, traduit magistralement l’atmosphère étouffante de la clandestinité et la flamboyance progressive du couple. Le trait économe, loin de la complaisance, révèle une justesse remarquable dans les expressions et gestuelles.
Au-delà du travestissement initial, Chloé Cruchaudet explore la transformation graduelle de Paul en Suzanne, transformation physique et psychique révélant une part authentique d’elle-même. L’auteure manie intelligemment le suspense en intercalant procès et rétrospectives, tout en questionnant la culpabilité, les ravages psychiques de la Grande Guerre et la complexité du couple.
Mauvais genre se distingue par son audace : examiner l’identité de genre au prisme du début du XXe siècle, sans réduire son sujet à un plaidoyer. Primé du public à Angoulême, cette œuvre intense demeure captivante, suscitant des émotions rares que le lecteur continue de porter bien après la dernière page.
Gérer le consentement aux cookies
Nous utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations relatives aux appareils. Nous le faisons pour améliorer l’expérience de navigation et pour afficher des publicités personnalisées. Consentir à ces technologies nous permettra de traiter des données telles que le comportement de navigation ou les ID uniques sur ce site. Le fait de ne pas consentir ou de retirer son consentement peut avoir un effet négatif sur certaines fonctonnalités et caractéristiques.
Fonctionnel
Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’utilisateur.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques.Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’utilisateurs afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.