À Plouzinec, où le vent décoiffe plus vite que les idées reçues, la vie de notre village breton préféré suit son cours… entre galettes, coups de gueule et petites magouilles locales. Pierrick Le Biniou est toujours aussi débordé par son manque d’activité, Martine tente de maintenir le cap et Mamie Goudène continue à accueillir les touristes à coups de poêle. Mais cette fois, un vent nouveau souffle sur le village : la toute première Brigade mobile de proximité débarque dans le coin ! Gitton et Genton, deux gendarmes aussi motivés que légèrement dépassés, sillonnent à présent les routes pour faire régner l’ordre… ou au moins essayer. Ajoutez à ça des touristes à côté de la plaque et un maire à côté de ses pompes, vous obtenez un quatrième épisode hilarant qui prouve une fois de plus que tout est bon dans le Breton… même quand tout part en vrill
La bd « Tout est bon dans le breton – Plus Breizh la vie ! » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Tout est bon dans le breton – Plus Breizh la vie ! »
Bande dessinée publiée en 2024 aux éditions Dupuis.
Résumé éditeur
Le conflit entre Israël et la Palestine fait malheureusement partie du paysage de l’actualité internationale depuis de nombreuses générations… À tel point que nous oublions souvent ses origines, au profit de ses soubresauts les plus récents. Mais Ariane et Nino, eux, peuvent voyager dans le passé… Et ainsi expliquer à toutes et à tous le conflit israélo-palestinien en toute indépendance, en toute humanité, pour un exercice de vulgarisation historique salutaire, nécessaire et tous publics.
Menée par Fabrice Erre et Sylvain Savoia, devenus deux références de la transmission du savoir, cette exploration à la fois précise et ludique du passé permet comme jamais de mieux comprendre notre présent. Et d’initier les enfants à toute la subtilité, la complexité, de l’Histoire en marche.
La bd « Le fil de l’Histoire raconté par Ariane & Nino – Le conflit israélo-palestinien » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le fil de l’Histoire raconté par Ariane & Nino – Le conflit israélo-palestinien »
S’attaquer au conflit israélo-palestinien dans une collection destinée à la jeunesse relève de la gageure. Pourtant, avec ce volume du Fil de l’Histoire, le scénariste Fabrice Erre et le dessinateur Sylvain Savoia signent un modèle de BD de vulgarisation intelligente et nuancée chez Dupuis.
L’intelligence du récit repose sur l’interaction entre Ariane, la grande sœur pédagogue, et Nino, le petit frère curieux. Fabrice Erre, historien de formation, utilise ce duo pour déconstruire les complexités géopolitiques sans jamais tomber dans le manichéisme. L’ouvrage remonte aux racines du sionisme et de l’effondrement de l’Empire ottoman, traverse les dates clés (1948, 1967, les accords d’Oslo) et explique les enjeux territoriaux avec une rigueur irréprochable. L’analyse ne se contente pas de lister des dates ; elle expose la psychologie des peuples et le poids des mémoires traumatiques.
Le trait de Sylvain Savoia est le complément indispensable de cette rigueur. Son style « ligne claire » moderne permet d’humaniser les figures historiques (Herzl, Arafat, Rabin) tout en rendant les cartes et les schémas géographiques parfaitement digestes. Le choix d’une colorisation permet au lecteur de se concentrer sur l’essentiel : la compréhension d’un engrenage tragique.
Cette BD offre les clés de lecture nécessaires pour appréhender l’actualité. Une œuvre recommandable dès 9 ans, mais dont la pertinence et la clarté séduiront tout autant les adultes souhaitant consolider leurs connaissances sur ce sujet complexe.
L’Allemagne humiliée, la légende du coup de poignard dans le dos…
Novembre 1918 : L’Allemagne, épuisée par la guerre et secouée par une révolution, désigne le ministre Matthias Erzberger pour négocier la paix avec les Alliés. À Rethondes, Foch lui impose des conditions particulièrement sévères, et malgré ses protestations, Erzberger signe sous contrainte, conscient que la guerre doit cesser. Le 11 novembre à 11 h, l’armistice entre en vigueur. Tandis que les Français célèbrent la victoire, Erzberger rentre honni en Allemagne. Pour le monde, c’est le début d’une ère nouvelle marquée par la réorganisation des nations et la recherche d’une paix durable, mais dans laquelle les vaincus humiliés n’auront de cesse de vouloir leur revanche.
La bd « Les dates chocs de l’Histoire – 11 novembre 1918 » disponible ici
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Adapté du roman de Jean-Patrick Manchette publié en aout 1981.
À dix-huit ans, Terrier est amoureux d’une jeune fille d’un milieu plus aisé qui lui promet de l’attendre dix ans le temps qu’il fasse fortune. Terrier s’engage dans l’armée, devient mercenaire puis tueur à gages. Son but est simple : gagner suffisamment d’argent pour aller chercher sa bien aimée. À trente ans, Terrier décide de se retirer pour retrouver sa promise comme promis. Mais rien ne se passe comme prévu… Ce roman est certainement l’un des plus célèbres du prince de la Série Noire. Avec près de 100 pages en noir et blanc, il est aussi l’une des adaptations les plus ambitieuses de Tardi.
La bd « La position du tireur couché » disponible ici
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Il y a des rencontres qui relèvent de l’évidence. En adaptant La position du tireur couché, Jacques Tardi ne s’est pas contenté d’illustrer Jean-Patrick Manchette : il a gravé dans le métal froid le testament du néo-polar français.
On y suit Martin Terrier, tueur à gages dont la volonté de « décrocher » se heurte à une machine sociale implacable. Ici, point de romantisme. Fidèle au style de l’œuvre originale de 1981, le récit refuse toute psychologie de comptoir. Martin Terrier est un rouage, une pièce d’usine qui saigne, piégée dans une fable politique où le capitalisme a le visage d’une organisation sans âme. C’est sec, nerveux, et d’une lucidité désespérante.
Graphiquement, c’est une gifle de grisaille. Tardi déploie un noir et blanc poisseux qui capture à merveille la France des zones industrielles et des chambres d’hôtels anonymes. Ses « tronches » habituelles, marquées par une lassitude existentielle, donnent une chair incroyable au texte. Les scènes d’action, d’une violence clinique et sans fioritures, soutiennent un rythme qui ne laisse jamais respirer le lecteur.
Cet album est une relecture habitée, une œuvre de « sale gosse » qui cogne là où ça fait mal. Jacques Tardi et Jean-Patrick Manchette signent ici le portrait d’un monde qui finit de s’effondrer.
Adapté du roman de Jane Austen publié pour la première fois le 30 octobre 1811.
Marianne et Elinor Dashwood sont des sœurs très différentes : l’une est impulsive tandis que l’autre est très méfiante. Pourtant elles doivent toutes deux faire face à la mort de leur père et à ses conséquences. L’attachement d’Elinor pour le timide Edward Ferrars se voit détruit par l’opposition familiale de celui-ci tandis que la romance entre Marianne et le beau John Willoughby se termine en trahison et en humiliation publique… Les deux sœurs arriveront-elles à trouver le bonheur et à surmonter ces épreuves que la vie leur impose ?
La bd « Raison et sentiments » disponible ici
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Po Tse réussit le pari audacieux de transposer le roman fondateur de Jane Austen en manga, sans sacrifier l’essence de l’œuvre. Cette adaptation, publiée en 2017 chez Nobi Nobi!, propose une relecture visuelle du premier chef-d’œuvre de Jane Austen, où les deux sœurs Dashwood incarnent deux philosophies opposées face à l’amour et à la vie.
La force de cette adaptation réside dans son respect scrupuleux de la trame originale. Po Tse ne dilue ni ne modernise l’intrigue : les obstacles familiaux, les questions d’héritage et la condition féminine au XIXe siècle demeurent au cœur du récit.
Po Tse excelle dans la caractérisation visuelle des héroïnes. Eleanor, avec ses sourires discrets et son maintien réservé, incarne la raison. Marianne, aux expressions multiples et au mouvement constant, représente le sentiment. Les yeux stylisés et les expressions détaillées révèlent les non-dits, transformant le silence d’Eleanor en langage visuel. Les costumes soignés, les coiffures élégantes et les ornements minutieux fleurs, volutes, rubans enrichissent chaque page.
Cette adaptation s’adresse aux admirateurs de Jane Austen. Po Tse livre un hommage visuel captivant à l’une des grandes amoureuses de la littérature anglaise.
Ce livre offre une merveilleuse découverte en image de la tradition celtique dans son sens le plus large, telle qu’enracinée dans la culture de la Bretagne, de l’Irlande, de l’Ecosse et du Pays de Galles à travers des contes populaires, des mythes, des épopées, des légendes… histoires drôles, tragiques, merveilleuses, effrayantes, ou simplement humaines. Les contes et légendes des pays celtes sont un véritable enchantement et une merveilleuse initiation à la mythologie celtique.
La bd « Contes et légendes des pays Celtes » disponible ici
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Contes et légendes des pays celtes en bandes dessinées est un album collectif qui propose une porte d’entrée solide dans l’imaginaire celtique, en mêlant récits dessinés et éclairages documentaires. Fidèle à la ligne éditoriale de la maison, l’ouvrage repose sur un concept efficace : mêler le plaisir de la BD à la curiosité documentaire
Concrètement, l’album alterne entre des histoires courtes dessinées et des pages de contexte. Ces sections documentaires ne sont pas là pour faire du remplissage : elles offrent des clés indispensables pour comprendre l’origine des mythes, qu’ils viennent de Bretagne, d’Irlande ou d’Écosse. On apprend autant qu’on s’évade, ce qui donne à la lecture une vraie épaisseur.
Graphiquement, le principe même de l’album, plusieurs dessinateurs, plusieurs sensibilités, devient un atout. Les changements de style ne brouillent pas la lecture ; ils accompagnent au contraire la diversité des ambiances, passant d’une scène intime à une séquence plus épique avec une vraie efficacité visuelle.
Au final, c’est une lecture accessible, idéale pour qui veut découvrir (ou redécouvrir) les légendes celtes à travers une forme vivante, pédagogique et inspirée.
Le roman d’Herman Melville publié pour la première fois le 18 octobre 1851.
Moby Dick est l’histoire de la dangereuse obsession d’un homme. Pour se venger d’une ancienne blessure, un vieux capitaine traque une baleine blanche à travers les océans, en faisant face aux pires dangers et en y amenant tout l’équipage contre son gré.
Cet album raconte l’histoire classique d’aventures de Herman Melville, revue et simplifiée par le maître incontesté de la bande dessinée moderne, Will Eisner.
La bd « Moby Dick » disponible ici
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Will Eisner a su faire preuve de humilité face au monument littéraire de Herman Melville. Son adaptation de 1998, réduite à une trentaine de pages, ne cherche pas à capturer l’intégralité du roman, mais plutôt à en extraire le cœur battant : l’obsession du Capitaine Achab et sa chasse impitoyable à Moby Dick.
Le trait minimaliste de Will Eisner joue un rôle primordial. Les décors épurés, les cases dépouillées, tout concourt à placer l’accent sur le drame psychologique des personnages. Rien ne vient parasiter le récit. Cette austérité visuelle renforce le sentiment d’isolement des marins du Pequod et l’étrangeté de leur quête obsessive.
La couleur constitue un atout majeur. Là où les adaptations antérieures proposaient une approche plate et conventionnelle, Will Eisner crée une atmosphère. Les mers, les ciels variant graduellement, les teintes sombres qui s’intensifient : tout cela soutient la progression dramatique du voyage vers l’inéluctable. Cette version courte abandonne les digressions philosophiques du roman, ses chapitres techniques sur la chasse à la baleine, la profondeur des portraits de personnages. Mais c’est un choix assumé. Will Eisner ne prétend pas rivaliser avec l’original, il le distille.
Le résultat ? Une lecture captivante qui restitue l’émotion d’ Herman Melville. Une BD pour découvrir ou redécouvrir ce mythe intemporel. C’est une belle porte d’entrée vers le roman complet.
Publié pour la première fois par Antoine Galland vers 1704.
Un Calife est captivé par les contes merveilleux que lui narre la babillarde Shéhérazade, au point qu’il la laisse vivre un jour, puis un autre jour encore, se disant en lui-même qu’il la fera bien toujours mourir quand elle parviendra à la fin de son dernier conte. Mais, sans cesse, elle reprend ses récits. En voici deux parmi cent et mille. En premier, celui de la princesse à marier Nourannahar que trois frères courtisent et qui sont envoyés au devant d’épreuves afin de se départager. Sortilèges, transports dans les airs abolissant le temps, villes grouillantes aux confins de la Perse et de la Chine. Rencontres de mages et de magiciens, voyage au centre de la Terre auprès de la fée Pari-Banou… Vient ensuite l’histoire de la princesse Gelnare dont le palais est sous la Mer, qui épouse un prince de la Terre. Leur fils Bader est bientôt aux prises tour à tour avec des génies malfaisants ou bienfaisants, des magiciennes, le cruel roi de Samandal dont il veut épouser la fille. Chacun s’ingénie à entraver ou aider sa quête vers l’amour de sa bien-aimée…
Contes sans fin, toujours recommencés, mots qui coulent comme une source merveilleuse d’entre les lèvres de Shéhérazade. Mais le Calife, comme il lui parut, ne demandait pas mieux que de les entendre, elle poursuivit donc sans attendre son ordre.
La bd « Contes des mille et une nuits » disponible ici
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S’attaquer à un monument comme les Mille et Une Nuits est un pari risqué, souvent piégeux. C’est pourtant le défi relevé avec assurance par Daniel Bardet dans cet album paru aux éditions Adonis/Glénat. Connu pour sa rigueur historique sur Les Chemins de Malefosse, le scénariste évite ici l’écueil de la compilation indigeste pour revenir à la source véritable du récit : la traduction d’Antoine Galland.
Daniel Bardet opère des choix narratifs chirurgicaux, se focalisant sur des pépites comme l’histoire du prince Ahmed et de la fée Pari-Banou. Ce parti-pris restitue la véritable mécanique du conte oriental : cette narration en « tiroirs » où la parole devient une arme de survie. On y retrouve une Shéhérazade stratège et une densité psychologique que les adaptations jeunesse ont souvent gommée. Le texte respecte la saveur littéraire du XVIIIe siècle, mêlant le merveilleux à une certaine cruauté sans fausse pudeur.
Aux pinceaux, Rachid Nawa livre une partition graphique étonnante. Son trait réaliste ancre le mythe dans une matière tangible, loin des imageries vaporeuses habituelles. Ses décors fouillés et son travail sur les textures confèrent à l’ensemble une atmosphère pesante et envoûtante. La mise en couleurs, chaude et contrastée, sert la dramaturgie.
Cet album réussit le tour de force de concilier le respect du texte classique et le dynamisme de la bande dessinée moderne. Une redécouverte pour les amateurs de littérature qui souhaitent voir les mots de d’Antoine Galland prendre vie.
Adapté du roman de Bram Stocker publié le 26 mai 1897.
Pour la première fois en manga, le roman culte de Bram Stoker devenu un mythe moderne ! Un sombre personnage, le comte Dracula, réside dans un terrifiant château perdu en Transylvanie. Il projette de s’installer à Londres, terre pleine de nouvelles opportunités et de victimes potentielles qui lui permettront de maintenir son effroyable règne et son immortalité. Après avoir attaqué plusieurs victimes, le vampire est pris en chasse par l’équipe du téméraire professeur Van Helsing, composée notamment du notaire Jonathan Harker et de sa femme Mina. Tous se sont donné pour mission de l’arrêter à tout prix, avant qu’il ne soit trop tard.
La bd « Dracula » disponible ici
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L’adaptation manga de Dracula que propose Nobi Nobi réussit le pari de transformer le roman de Bram Stocker en récit séquentiel sans le trahir. Virginia Nitouhei impose un trait réaliste et épuré. Pas de débauche graphique, pas de gore spectaculaire : le malaise naît de l’atmosphère, des regards échangés, de la tension psychologique qui monte insidieusement.
Les ruelles de Londres, le château transylvanien, chaque environnement respire l’authenticité. Les aplats noirs créent une densité visuelle oppressante sans basculer dans l’excès. L’illustratrice comprend que l’horreur véritable n’est pas celle qu’on montre, mais celle qu’on suggère.
Sur le plan narratif, Stacy King préserve l’essence du texte original : cette collision entre rationalité victorienne et forces incompréhensibles. Van Helsing n’est pas simplement un chasseur de vampires, mais un savant confronté à l’impuissance de la science. C’est cette tension existentielle que le format manga illumine particulièrement bien, en épurant la verbosité du roman.
Une porte d’entrée moderne vers le mythe de Dracula, respectueuse de ses origines gothiques mais vivifiée par l’art du Manga, cette adaptation vaut le détour.
En juin 1944, à la veille du Débarquement, Charles de Gaulle doit encore imposer sa légitimité. Tenu à l’écart par les Alliés et contesté par Franklin D. Roosevelt, il refuse que la France libérée soit placée sous administration étrangère. Entre 1944 et 1945, il manoeuvre pour rétablir l’autorité nationale et placer le pays dans le camp des vainqueurs. Le chef de la France libre devient homme d’État de la fin de la guerre jusqu’en 1946. S’en suit une traversée du désert qui s’achève en 1958, lorsqu’il revient au pouvoir dans une France en crise et fonde la Ve République. Mais en mai 1968, face à la contestation étudiante et sociale, celui qui fut autrefois l’homme du recours paraît dépassé, comme rattrapé par le temps et ses propres souvenirs.
La bd « Charles de Gaulle … mais la France libérée » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Charles de Gaulle … mais la France libérée »
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