1991 – Le roman de Franck Thilliez en BD
Album publié aux éditions Philéas en 2025.
Résumé éditeur
Adapté du roman de Franck Thilliez publié le 6 février 2021.

En 1991, Franck Sharko n’est qu’un bleu, fraîchement débarqué du Nord au mythique 36, quai des Orfèvres.
Très vite confronté à la réalité du métier, il se voit relégué aux archives, tentant d’apporter un regard neuf sur l’affaire non résolue des « Disparues du sud parisien » : trois femmes enlevées et tuées à coups de couteau.
Mais l’arrivée d’un homme ayant reçu la photo d’une femme attachée à un lit, la tête couverte d’un sac en papier, va relancer la « cold-case ».
Franck n’hésite pas longtemps pour se rendre à l’adresse mentionnée à l’arrière de la photo…
C’est parti pour la première enquête sur le terrain du flic fétiche de Franck Thilliez !
La bd « 1991 » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « 1991 »
Franck Thilliez s’est imposé comme l’un des romanciers français les plus lus de sa génération, notamment grâce à sa saga mettant en scène l’inspecteur Franck Sharko.
1991 est le roman des origines : Sharko vient d’arriver du Nord pour sa première affectation au 36, quai des Orfèvres, dans un Paris encore traversé par les cabines téléphoniques et les archives poussiéreuses. Luc Brunschwig, scénariste de BD chevronné, signe ici sa cinquième adaptation Franck Thilliez chez Philéas, après la trilogie de la violence et Angor.
L’intrigue démarre brutalement : un homme paniqué remet à Sharko une photo qui le conduit à une scène de crime glaçante. Une femme ligotée, un sac sur le visage, vingt-deux photos d’enfants accrochées au mur dont une manque. Luc Brunschwig concentre l’essentiel du roman dans un récit où la tension ne retombe jamais, misant sur les regards, les gestes crispés et les silences plutôt que sur les introspections que permettait le format romanesque. On découvre un Sharko encore novice, loin du flic brisé qu’il deviendra, ce qui donne à l’album une dimension d’origine supplémentaire : celle d’un homme se construisant face à l’horreur.

Le dessin de Michel Montheillet impose immédiatement sa marque. Les couleurs de Cyril Saint-Blancat dans des tons ocres et sépia, restituent avec précision l’atmosphère des années 1990, un monde plus lent où la technologie n’a pas encore tout envahi. Le décor parisien devient un personnage à part entière, grisaille, rues étroites, pluie persistante et bureaux saturés de fumée du 36 mythique.
Destiné aussi bien aux fans de Franck Thilliez qu’aux amateurs de polar graphique, cet album estune porte d’entrée idéale dans son univers.












