Catégorie : Toutes les BD

Un petit vélo dans la tête – La journée (presque) ordinaire d’un cerveau

Album publié en 2021 aux Editions humenSciences.


couverture bd Un petit vélo dans la tête - La journée (presque) ordinaire d'un cerveau

Quoi de plus simple que d’ouvrir les yeux le matin, de s’habiller et de prendre son petit déjeuner, d’effectuer le trajet maison-boulot, d’éprouver de l’ennui, de la colère ou de se montrer créatif…

Simple ? En apparence seulement, car derrière chaque petit fait et geste de notre quotidien, le cerveau réalise un exploit.

Ainsi, pas besoin d’être un grand maître d’échecs, une Marie Curie ou un Léonard de Vinci pour avoir un cerveau de super-héros, à l’œuvre même dans les situations les plus banales.

Comment fait-il ? Ce livre lève le voile sur le fonctionnement incroyable de cet organe dont on dit qu’il est « l’objet le plus complexe de l’univers ». Car tout peut s’expliquer et rarement l’adage « une image vaut mille mots » n’a été mieux servi que dans cette bande dessinée.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Un petit vélo dans la tête »

Dans Un petit vélo dans la tête, Laurent Vercueil, neurologue et chercheur, s’associe au dessinateur scientifique Gilles Macagno pour offrir une bande dessinée aussi instructive que réjouissante sur les mystères du cerveau humain.
Parue en 2021 dans la collection ComicScience, l’œuvre ne s’inspire pas d’un roman, mais d’une conférence pédagogique sur le fonctionnement cérébral au quotidien, transformée ici en un récit graphique accessible à tous.

La bande dessinée suit le fil d’une journée ordinaire, du réveil au coucher, pour révéler la richesse insoupçonnée des mécanismes cérébraux à l’œuvre dans nos gestes les plus banals : ouvrir les yeux, s’habiller, ressentir des émotions ou encore faire preuve de créativité. 
Le ton, à la fois ludique et précis, invite le lecteur à s’émerveiller devant la « superpuissance » de son propre cerveau, sans jamais sombrer dans la simplification outrancière.

extrait bd Un petit vélo dans la tête - La journée (presque) ordinaire d'un cerveau

Le style de Gilles Macagno se distingue par un équilibre entre humour et rigueur scientifique. Son trait, expressif et détaillé, parvient à rendre visibles les processus invisibles du cerveau, tout en conservant une légèreté propice à la réflexion et à la rêverie. Les planches jouent habilement sur la métaphore et l’évocation, évitant l’écueil du didactisme pesant. L’ajout d’un glossaire illustré et d’une bibliographie commentée en fin d’ouvrage prolonge l’expérience, offrant aux curieux des pistes pour approfondir leur compréhension.

Un petit vélo dans la tête s’adresse aussi bien aux adolescents qu’aux adultes, qu’ils soient néophytes ou amateurs de sciences. Cette bande dessinée réussit le pari de rendre la neurologie captivante, en conjuguant intelligence narrative et inventivité graphique. Un ouvrage à recommander à tous ceux qui souhaitent découvrir, avec humour et rigueur, ce qui se trame « entre leurs deux oreilles » au fil d’une journée ordinaire.

L’Odyssée évolutive

Album publié en 2022 aux éditions Delcourt.


Résumé éditeur

Comprendre l’évolution grâce aux Moires, figures mythologiques tissant les brins de fil du destin comme le fait la nature ceux de l’ADN, c’est le défi que se sont lancé les auteurs pour cette BD de la collection Octopus.

Atropos, Clotho et Lachésis veillent aux fils du destin de chacun. Malheureusement, lors d’une de leur dispute, elles altèrent celui d’Ulysse. Pour éviter le courroux d’Athéna, il leur faut réparer ce fil homérique en se mettant en quête de tous les gènes qui ont amené à son développement. Leur odyssée retracera ainsi l’histoire évolutive de la lignée humaine.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Odyssée évolutive »

Avec L’Odyssée évolutive, Pierre Kerner, maître de conférences en génétique évolutive du développement, s’associe à l’illustrateur Max Sandon pour livrer une bande dessinée aussi ambitieuse qu’exigeante, parue chez Delcourt en 2022.

Le récit s’appuie sur une ingénieuse transposition mythologique : les trois Moires, tisseuses du destin, voient leur ouvrage perturbé et doivent réparer le fil de la vie d’Ulysse, prétexte à une plongée fascinante dans l’histoire évolutive de la lignée humaine.

L’œuvre brille par sa capacité à vulgariser la génétique évolutive du développement (Evo-Devo), en mêlant fiction mythologique et rigueur scientifique. Chaque étape du développement embryonnaire d’Ulysse — clivage, gastrulation, neurulation — devient le théâtre d’explications précises sur la phylogénie, l’embryogenèse ou encore les gènes Hox. Les dialogues, teintés d’humour, rendent vivants les échanges entre les Moires, tout en introduisant des concepts complexes sans jamais les simplifier à l’excès

Le travail graphique de Max Sandon s’impose par sa richesse et son expressivité : l’alternance de séquences didactiques et de scènes plus légères dynamise la lecture. Les illustrations, foisonnantes de détails, facilitent la compréhension de notions ardues, tout en conférant à l’album une identité visuelle forte et moderne. Les planches, souvent spectaculaires, rendent tangibles des phénomènes invisibles comme la division cellulaire ou l’évolution morphologique.

L’Odyssée évolutive s’adresse avant tout aux curieux de biologie et aux amateurs de vulgarisation exigeante, dès le lycée. Véritable pont entre la science et l’imaginaire, cette bande dessinée offre une expérience de lecture stimulante, à la fois pédagogique et poétique. Un ouvrage pour quiconque souhaite explorer les arcanes de l’évolution humaine à travers un récit aussi érudit que captivant.

Ayla – Le Clan de l’ours des cavernes

Bande dessinée publiée en 2023 aux éditions Jungle.


Adapté du roman « Les enfants de la terre » de Jean M. Auel publié le 4 mai 1980.

couverture bd Le Clan de l'ours des cavernes

Quelque part en Europe, 35 000 ans avant notre ère. Petite fille Cro-Magnon de cinq ans, Ayla est séparée de ses parents à la suite d’un violent tremblement de terre.
Elle est recueillie par le clan de l’ours des cavernes, une tribu Neandertal qui l’adopte, non sans réticence, ayant reconnu en elle la représentante d’une autre espèce, plus évoluée.

Iza, la guérisseuse, Brun, le chef et Creb, le magicien lui enseignent les règles de la vie communautaire, leurs rites, leurs peurs, leurs audaces. Mais Ayla, la fillette blonde aux yeux bleus les surprend par sa puissance de raisonnement qui lui permet de s’adapter, de réagir rapidement et de ne pas être totalement dépendante de son environnement.
Une différence qui ne tarde pas à faire d’elle une menace pour tout le clan, et à attiser la convoitise de Brud, le fils du chef… 

couverture bd Ivanhoé Tome 3

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Clan de l’ours des cavernes »


Avec Le Clan de l’ours des cavernes, Camille Moog réussit une adaptation graphique à la fois fidèle et vibrante du roman culte de Jean M. Auel.
Plongé dans l’Europe de la Préhistoire, le lecteur suit Ayla, jeune Homo sapiens séparée de sa famille par un cataclysme et recueillie par un clan de Néandertaliens. Ce contexte, minutieusement reconstitué, sert de toile de fond à une réflexion profonde sur la différence, l’émancipation et la condition féminine, des thèmes étonnamment contemporains pour une histoire située il y a 35 000 ans

La narration de Camille Moog se distingue par la justesse de ses choix : elle met en scène la lutte d’Ayla pour s’intégrer dans une société qui la rejette, tout en soulignant la richesse psychologique des personnages. Les tensions entre traditions ancestrales et ouverture à l’autre sont incarnées avec subtilité, notamment à travers la relation entre Ayla et sa mère adoptive Iza, mais aussi dans la confrontation avec le patriarcat du clan.

Graphiquement, l’album séduit par ses illustrations puissantes et immersives. Le découpage clair et les ambiances colorées de Marta Todeschini renforcent l’émotion des scènes, qu’il s’agisse des moments de douceur ou de violence rituelle. Le trait expressif de Moog traduit parfaitement la rudesse du quotidien préhistorique tout en rendant les personnages attachants et nuancé

Le Clan de l’ours des cavernes s’adresse autant aux adolescents qu’aux adultes amateurs de récits d’émancipation. Cette bande dessinée offre un voyage dépaysant.

Vies tranchées – Les Soldats Fous de la Grande Guerre

Album publié en 2018 aux Editions Delcourt.


couverture bd Vies tranchées - Les Soldats Fous de la Grande Guerre

La guerre est-elle cause de folie chez les soldats ?
Qui aujourd’hui ne répondrait pas oui à cette question ?
Mais lors de la Première Guerre mondiale, il en allait tout autrement.
Grâce à des documents d’époque inédits, redécouverts à Ville-Évrard par Hubert Bieser (historien en santé mentale), Vies tranchées retrace le parcours d’une quinzaine d’hommes, oscillant entre champs de bataille et asile psychiatrique.
Dans ces pages d’un réalisme saisissant, vous vivrez les cauchemars de Jean-Marie G., les hallucinations de Baptistin B., la dépression et la mutilation de Gabriel C., ou encore l’étrange destin de Louis N. que l’on hospitalise pour confusion mentale, et que l’on finit par condamner comme anarchiste…

Enfin se lève la chape de plomb qui s’est abattue, durant leur vie et bien au-delà, sur ces victimes méconnues.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Vies tranchées – Les Soldats Fous de la Grande Guerre »

À l’heure où les « gueules cassées » ont trouvé leur place dans notre mémoire collective, « Vies tranchées » explore un aspect longtemps occulté de la Première Guerre mondiale : celui des traumatismes psychiques qui ont brisé des milliers de soldats. Cette bande dessinée collective, orchestrée par Jean-David Morvan, Yann Le Gal et le spécialiste Hubert Bieser, repose sur une documentation médicale d’époque remarquable, aujourd’hui inaccessible.

L’album commence par dérouler l’histoire d’Émile P., soldat de 37 ans dont l’esprit se fracture sous les obus dans la Somme. Autour de ce fil conducteur s’articulent une quinzaine de cas cliniques authentiques, exposant avec sensibilité ces destins d’hommes parfois déjà fragiles, parfois brisés par l’indicible horreur des tranchées. La BD questionne intelligemment l’incompréhension médicale de l’époque face au stress post-traumatique, alors que ces hommes étaient souvent considérés comme simulateurs.

La diversité graphique, fruit de multiples collaborateurs offre une richesse visuelle qui reflète la multiplicité des expériences et des traumatismes. Chaque style apporte sa propre texture émotionnelle aux récits, créant un kaléidoscope puissant qui sert parfaitement le propos.

« Vies tranchées » constitue bien plus qu’une œuvre historique : c’est un acte de réhabilitation pour ces innocentes victimes longtemps oubliées de la folie des hommes. Une lecture poignante et nécessaire pour quiconque s’intéresse à l’histoire de la psychiatrie moderne ou souhaite comprendre les cicatrices invisibles de la guerre.

Le Partisan

Album publié en 2017 aux Editions des éléphants.


Dans une bande dessinée muette et saisissante, nous vivons un moment charnière de l’histoire italienne, les derniers jours de la Seconde Guerre mondiale, aux côtés d’un homme, le grand-père de l’auteur, qui choisit de rejoindre le maquis, et de son épouse, qui fait face aux soldats allemands.
Des embuscades dressées par les partisans aux rafles effectuées par les fascistes et les nazis, jusqu’à la Libération au printemps 1945, cet ouvrage est un bel hommage de Maurizio Quarello à ses grands-parents, aux valeurs qu’ils lui ont transmises, et à la résistance.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Partisan »

Avec « Le Partisan« , Maurizio Quarello livre une œuvre saisissante qui plonge le lecteur au cœur de la résistance italienne durant la Seconde Guerre mondiale.
Publiée aux éditions des éléphants, cette bande dessinée sans texte s’empare d’un pan méconnu de l’Histoire : la lutte des anonymes contre l’occupation allemande après la chute de Mussolini.
Maurizio Quarello rappelle avec force que l’Italie, tout comme la France, a dû se battre pour sa liberté, offrant ainsi une proximité inattendue entre les deux peuples face à la barbarie.

La narration, entièrement visuelle, est la grande force de l’album. Maurizio Quarello compose son récit en doubles pages qui se répondent, usant d’une symétrie graphique et chromatique pour opposer ou rapprocher les personnages et les situations. Ce choix structurel, allié à une continuité visuelle remarquable, confère à l’ensemble une intensité digne d’un film d’action, chaque séquence s’enchaînant avec fluidité.

extrait bd Le Partisan

Graphiquement, Maurizio Quarello adopte un réalisme poignant, proche de Gipi mais plus attaché à la véracité historique. Les personnages, aux traits légèrement grossiers et rouges, évoluent dans des ambiances peintes aux tons sourds, renforçant l’immersion et l’émotion. Cette approche presque documentaire, donne au récit une authenticité rare, comme si l’on feuilletait un reportage sur la Résistance.

« Le Partisan » s’adresse à tous ceux qui s’intéressent à l’Histoire et notamment le seconde Guerre Mondiale vue d’Italie.
Un album essentiel, qui prouve que le silence peut parfois en dire bien plus que les mots.


Bréhat

Album publié en 2008 aux éditions L’oeuf.


Résumé éditeur

6 auteurs racontent Bréhat à leur manière


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Bréhat »

Bréhat est un album collectif publié en 2008 aux éditions L’Œuf, réunissant les talents de six auteurs, dont Hélène Coudray, Ariane Pinel, Jonvon Nias, Mandragore, Marcellin et . Chacun apporte sa vision unique de l’île de Bréhat, offrant une mosaïque d’histoires et d’illustrations qui capturent l’essence de ce lieu emblématique.

L’ouvrage se distingue par la diversité de ses styles graphiques et narratifs, reflétant la richesse culturelle et naturelle de l’île. Les auteurs explorent des thématiques variées, allant de récits poétiques à des anecdotes historiques, en passant par des légendes locales. Cette pluralité offre au lecteur une expérience immersive, où chaque page dévoile une facette différente de Bréhat.

« Bréhat » est une invitation au voyage, une promenade visuelle et narrative qui séduira tant les amoureux de la bande dessinée que les passionnés de la Bretagne.


Lieu visité par la bd en Bretagne

Ile de Bréhat

Cléopâtre (Alix raconte)

Album publié en 2008 aux Editions Casterman.


Cléopâtre, descendante de la lignée des Ptolémée, fut la dernière reine d’Égypte.
Sa beauté sans pareille, son destin tragique et ses amants si célèbres lui donnèrent une renommée qui déjà à l’Antiquité déchaîna les passions.
Pourtant son histoire n’est pas si connue. Basée sur des documents d’époque, cette biographie romancée nous révèle des détails inédits.
On y apprendra ainsi que sa célèbre rencontre avec César fut organisée par un certain Alix, ami de ce dernier. Quand la réalité historique rejoint la fiction…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Cléopâtre (Alix raconte) »

François Maingoval et Éric Lenaerts signent avec Alix raconte Tome 2 : Cléopâtre une bande dessinée qui marie habilement éducation et divertissement. Ce deuxième opus de la série, dédié à la légendaire reine d’Égypte, offre une narration claire et captivante, parfaite pour initier les jeunes lecteurs à l’histoire antique.

Le scénario, bien structuré, simplifie les enjeux politiques sans les dénaturer, permettant une immersion fluide dans l’univers de Cléopâtre. Les dialogues sont vifs, et les explications historiques s’intègrent naturellement à l’intrigue.

extrait bd Cléopâtre (Alix raconte)

Le dessin d’Éric Lenaerts, coloré et dynamique, apporte une fraîcheur visuelle qui séduira les plus jeunes. Les décors et costumes, soignés, restituent avec justesse l’atmosphère de l’Égypte antique et de Rome.

L’album réussit son pari : rendre l’histoire accessible et passionnante. Un album à la fois instructif et divertissant, idéal pour une première plongée dans l’histoire.

Pigments

Album publié en 2024 aux Editions Futuropolis.


couverture bd Pigments

Picasso et Soulages l’ont rêvé, 7 grands noms de la bande dessinée l’ont fait !

Edmond Baudoin, Chloé Cruchaudet, Étienne Davodeau, Emmanuel Guibert, David Prudhomme, Pascal Rabaté et Troubs ont été invités par le Parc du Quercy à investir une petite grotte champignonnière pour une expérience inédite de peintures rupestres contemporaines.

À la manière des préhistoriques il y a 30 000 ans (faibles éclairages et pigments naturels) mais avec leurs envies, leurs techniques et leurs choix artistiques d’aujourd’hui, les dessinateurs se sont confrontés au support de la paroi calcaire qui a influencé leurs dessins.
Les auteurs reviennent dans Pigments sur cette expérience unique et le préhistorien Marc Azéma, qui les a accompagnés, raconte l’histoire des grottes rupestres et leur découverte.
Les dessins réalisés dans la grotte seront reproduits grâce aux photographies de Rémi Flament.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Pigments »

Pas encore d’avis.

extrait bd Pigments

Rozel : L’empreinte des Hommes-oiseaux

Bande dessinée publiée en 2023 aux éditions Fedora.


couverture BD Rozel : L'empreinte des Hommes-oiseaux

Jadis, les Hommes-Oiseaux hivernaient près du territoire de la tribu de Zetti, la jeune fille intrépide. Saison froide après saison froide, ils luttaient contre des hivers de plus en plus rudes.
Jusqu’au pire de tous, au cours duquel ils disparurent.
Désormais, il ne reste que la mémoire pour témoigner de cette époque. Les Hommes-Oiseaux semblent partis à jamais, emportant avec eux leurs étranges croyances.
Quel drame a bien pu se jouer là, ne laissant qu’une vague empreinte de leur passage au pied de la falaise ?


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Rozel : L’empreinte des Hommes-oiseaux »

Avec Rozel : L’empreinte des Hommes-oiseaux, Emmanuel Roudier livre une bande dessinée immersive et rigoureuse, ancrée dans le paléolithique moyen, sur la côte normande du Rozel il y a 80 000 ans. Inspiré par les découvertes archéologiques du site, l’auteur, reconnu pour son expertise en préhistoire, propose un récit où la fiction s’appuie sur une documentation scientifique solide, notamment grâce à la collaboration du préhistorien Dominique Cliquet.

Au cœur de l’album, la jeune Zetti et son clan croisent la route des mystérieux Hommes-Oiseaux, peuple aux croyances singulières, confronté à des hivers de plus en plus rudes. Emmanuel Roudier excelle à restituer l’histoire des premiers habitants de cette région.

extrait bd Rozel : L'empreinte des Hommes-oiseaux

Graphiquement, Emmanuel Roudier impressionne par la finesse et la puissance de son trait. Son style cinématographique restitue la rudesse des paysages, la diversité des faunes (cerfs, phoques) et l’ambiguïté des silhouettes humaines, évitant de trancher entre Néandertaliens et Homo sapiens. La reconstitution du quotidien, des gestes techniques à l’artisanat, s’inscrit dans une démarche quasi ethnographique.

Rozel : L’empreinte des Hommes-oiseaux s’impose ainsi comme une BD rare, à la fois accessible et exigeante, qui séduira les amateurs passionnés de préhistoire.

Le Grand Abri – La vie d’un clan il y a 9000 ans en Basse-Provence

Bande dessinée publiée en 2015 aux éditions Actilia.


couverture bd Le Grand Abri - La vie d'un clan il y a 9000 ans en Basse-Provence

Site préhistorique emblématique, mondialement connu, la Font-aux-Pigeons, ou Grand Abri de Châteauneuf, se situe sur le versant nord de la chaîne de la Nerthe, à l’orée du village actuel et à seulement quelques minutes de marche de l’Etang de Berre et de la mer Méditerranée.

Connu depuis le début du XXe siècle, il a fait l’objet de nombreuses fouilles, hélas trop souvent désordonnées, avant les recherches méthodiques et l’étude scientifique du Pr. Escalon de Fonton, à partir des années 50.

Les objets découverts sont conservés au Muséum d’Histoire naturelle de Marseille, et pour ce qui concerne les dernières fouilles (J. Courtin, 1979), dans le Musée local de Châteauneuf-les-Martigues.

Amateur aussi enthousiaste que passionné, Toomaï Boucherat assure bénévolement, depuis des années déjà, des animations sur le thème de la vie préhistorique, essentiellement en milieu scolaire, mais aussi dans des associations, des musées, et diverses manifestations publiques. Expérimentateur de talent, il fait revivre devant enfants et adultes le génie inventif et l’habileté technique de nos lointains ancêtres.
Toomaï Boucherat présente un ouvrage visant à faire mieux connaître cette période passionnante. Au travers d’une bande dessinée scientifique, il s’est adjoint une dessinatrice de BD connue et de grand talent, Priscille Mahieu, du Dr Carole Cheval pour les recherches scientifiques associées et de Vincent Ollivier géomorphologue du collège de France, pour étayer les travaux des nombreux scientifiques qui ont étudié le site de Châteauneuf.

C’est donc un opus, ludique certes, mais en même temps un outil pédagogique d’excellente tenue. L’action romanesque se déroule dans le cadre de la Basse-Provence, en reconstituant l’environnement d’alors, sur des bases strictement scientifiques.
L’intérêt d’un tel projet n’échappera pas aux enseignants, de même qu’aux parents, car il éveillera les enfants – aussi bien que les adultes d’ailleurs – à la connaissance d’un patrimoine prestigieux, celui de nos origines.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Grand Abri – La vie d’un clan il y a 9000 ans en Basse-Provence »

Dans Le Grand Abri, Toomaï Boucherat réussit un pari audacieux : transporter le lecteur 9000 ans en arrière, au cœur d’un clan préhistorique vivant en Basse-Provence. Ce projet hybride, mêlant bande dessinée et pédagogie, fascine par sa capacité à rendre accessible une période lointaine tout en captivant son public.

Le scénario, finement élaboré, s’appuie sur des recherches rigoureuses, soutenues par des contributions scientifiques comme celles de Carole Cheval. Chaque détail, des gestes quotidiens aux interactions sociales du clan, est finement pensé pour offrir une immersion crédible dans la vie de ces ancêtres lointains. La dimension pédagogique du récit, par ailleurs, est habilement intégrée, sans jamais alourdir la narration.

Toomaï Boucherat parvient à équilibrer l’intrigue humaine avec des pages explicatives, permettant aux lecteurs d’acquérir des connaissances sans interrompre le plaisir du récit.

Le trait limpide et expressif de Priscille Mahieu magnifie cette immersion. Ses illustrations, à la fois vivantes et précises, apportent une dimension visuelle puissante qui donne corps aux personnages et à leurs environnements. Ce mariage réussi entre rigueur historique et art graphique fait de cette œuvre un modèle de bande dessinée documentaire.