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Darwin – À bord du Beagle – Tome 01

Bande dessinée publiée en 2016 aux éditions Glénat.


L’homme qui a changé la vision du monde.

1831. Charles Darwin, 22 ans, tout juste diplômé de Cambridge, est un passionné de la nature. Sur la recommandation de son professeur d’université, il embarque comme naturaliste à bord du Beagle, un navire de Sa Majesté lancé dans une mission scientifique de plusieurs années autour du globe.

Débute alors une relation turbulente avec le commandant Fitz Roy qui partage son goût pour les sciences et les découvertes, mais moins ses idées humanistes…

Au cours de son voyage, Darwin sera constamment émerveillé par la beauté de la nature et sa diversité. Élevé dans la plus pure tradition chrétienne, il verra sa foi mise à l’épreuve par ses différentes observations. Pourquoi Dieu a-t-il créé et détruit autant d’espèces ?

Christian Clot et Fabio Bono entament un diptyque consacré à Darwin et à son périple scientifique à bord du Beagle. Voyage durant lequel il posera les bases de sa célèbre Théorie de l’évolution qui ébranlera les convictions religieuses de l’époque.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Darwin – À bord du Beagle – Tome 01 »

Darwin : L’origine des espèces – Tome 1 de Christian Clot est une œuvre captivante qui réussit l’exploit de rendre accessible un pan complexe de l’histoire scientifique. Cette bande dessinée transporte le lecteur dans les méandres du voyage fondateur de Charles Darwin à bord du Beagle, un périple qui allait bouleverser à jamais notre compréhension du vivant.

Le scénario de Christian Clot, minutieusement documenté, restitue avec finesse les tensions intérieures de Darwin, tiraillé entre la rigueur scientifique et les implications sociales de ses découvertes.

Graphiquement, Fabio Bono réussit à magnifier cette aventure intellectuelle en offrant des illustrations aussi immersives qu’élégantes. Les paysages d’Amérique du Sud, les animaux exotiques et les détails du navire sont rendus avec un souci du détail qui plonge le lecteur au cœur du XIXe siècle.

Les couleurs de Dimitri Fogolin ajoutent une dimension poétique, créant une atmosphère propice à la réflexion. Les planches, agencées avec dynamisme, alternent entre larges panoramas et gros plans intimistes, accentuant à la fois l’ampleur des découvertes de Darwin et la profondeur de ses questionnements.

Cette bande dessinée allie rigueur scientifique et dimension artistique avec une rare maestria. Au-delà d’une simple biographie, elle invite à une réflexion sur le doute, le progrès et la place de l’homme dans la nature.

Darwin : L’origine des espèces est une réussite à la fois éducative et esthétique, à lire absolument pour tous les passionnés de science et d’histoire


Le Château de ma mère

Album publié aux éditions Bamboo en 2016.


Adapté du roman de Marcel Pagnol publié le 15 novembre 1957.

couverture Le Château de ma mère en bd

Après la Gloire de mon Père, la suite des souvenirs d’enfance de Marcel Pagnol.
La fin de l’été est un drame pour le petit Marcel Pagnol, obligé d’abandonner ses chères collines.

Mais la famille monte dorénavant chaque samedi à La Bastide Neuve. Un matin, lors d’une partie de chasse dans la garrigue, Marcel fait la rencontre d’un jeune paysan, Lili des Bellons.

Une nouvelle aventure s’offre à lui : celle de l’amitié. Pittoresque et truculent, voici après La Gloire de mon père, le deuxième tome des « Souvenirs d’enfance » de Pagnol.


L’adaptation rend hommage à Pagnol et suscite l’envie de découvrir son œuvre. Par ailleurs, l’adaptation en bande dessinée de « Le Château de ma mère » est une œuvre de beauté, fidèle au récit original.

Les illustrations et les dialogues évoquent l’atmosphère de la Provence. L’histoire dense est facile à lire, transmettant la nostalgie des souvenirs d’enfance de Pagnol.

extrait Le Château de ma mère 

Les personnages attachants et les décors soignés renforcent l’immersion. Malgré les tragédies évoquées, cette adaptation respecte l’œuvre originale et donne envie de se replonger avec bonheur dans les récits de Pagnol.


Marcel Pagnol, écrivain et cinéaste français, a marqué l’histoire de la littérature du XXe siècle. Connu pour ses œuvres empreintes d’authenticité et de nostalgie, Pagnol a su captiver les lecteurs avec ses récits intemporels. L’un de ses romans les plus célèbres est « Le château de ma mère »

Publié en 1957, « Le château de ma mère » transporte les lecteurs dans l’enfance de l’auteur, dans les collines de Provence.

Ce récit autobiographique raconte l’histoire touchante de l’amour filial et des aventures d’un jeune Marcel, qui découvre la beauté de la nature et le sens de la famille.

Grâce à sa plume fluide et captivante, Pagnol transporte les lecteurs dans un univers où se mêlent émotions, souvenirs et paysages pittoresques. Ses descriptions pittoresques de la Provence créent une atmosphère chaleureuse et envoûtante.

portrait dessiné de Marcel Pagnol, auteur du Le Château de ma mère

Ce qu’il faut de terre à l’homme

Album publié en 2016 aux éditions Dargaud. Prix spécial du jury Angoulême 2017.


D’après une nouvelle de Léon Tolstoï écrite en 1886.

couverture bd Ce qu'il faut de terre à l'homme

Ce qu’il faut de terre à l’homme est le nouvel album de Martin Veyron : une fable au thème universel et intemporel : la cupidité des hommes.

Sur son lopin de terre de Sibérie, le paysan Pacôme vit avec sa femme et son fils. Il n’est pas riche mais il subvient aux besoins de sa famille.

Cependant, Pacôme se sent à l’étroit. « Si seulement j’avais plus de terres, soupire-t-il en regardant par-delà la clôture, je pourrais être tout à fait heureux. »

Un appétit, tant pour les terres que pour ce qu’elles rapportent, qui va aller…


L’avis histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Ce qu’il faut de terre à l’homme »

Dans l’adaptation graphique de Martin Veyron, « Ce qu’il faut de terre à l’homme » nous rappelle avec un trait à la fois subtil et expressif que l’avidité humaine est aussi vaste que la terre qu’elle convoite.

Veyron redessine le conte moral de Tolstoï avec une main contemporaine, illustrant non seulement l’histoire de Pacôme, le paysan sibérien dont les désirs s’étendent au-delà de sa portée, mais aussi, et peut-être plus crucialement, le combat intérieur d’un Tolstoï vieillissant qui, face à ses propres contradictions, cherche la rédemption dans la simplicité.

Le trait de Veyron est autant dans son dessin que dans sa capacité à capturer l’essence d’une Russie rurale à la fois intemporelle et ancrée dans une réalité sociale et politique palpable. La cupidité, la piété, l’orgueil, et la quête d’un sens à l’existence sont tissés dans une narration qui se lit comme une fable, mais qui résonne avec le poids d’un roman philosophique.

Cette œuvre est un écho visuel de la voix de Tolstoï, un cri dessiné contre l’insatiabilité de l’âme humaine, rappelant que la terre suffisante pour un homme est celle qui repose sous ses pieds, non celle qu’il désire à l’horizon.

« Ce qu’il faut de terre à l’homme » est un testament à la fois poignant et esthétiquement saisissant de cette vérité, capturé avec la plume et le pinceau de Veyron, qui, comme Tolstoï, comprend que les réponses les plus profondes résident souvent dans les questions les plus simples.


Léon Tolstoï, écrivain russe du XIXe siècle, est considéré comme l’un des plus grands auteurs de tous les temps. Ses romans et ses nouvelles captivants ont influencé des générations de lecteurs à travers le monde. Tolstoï était également connu pour ses idées philosophiques et sociales progressistes, qui ont marqué son œuvre littéraire.

Né en 1828 dans une famille noble, Tolstoï a connu une jeunesse tumultueuse, marquée par la guerre et les voyages.

Il a puisé dans ses propres expériences pour créer des personnages réalistes et des récits puissants.

Parmi ses œuvres les plus célèbres, on trouve « Guerre et Paix » et « Anna Karénine« , qui sont considérés comme des chefs-d’œuvre de la littérature mondiale.

portrait dessiné Léon Tolstoï

Du contrat social

Album publié en 2016 aux Editions Soleil Production.


Adapté de l’œuvre de Jean-Jacques Rousseau (publié la première fois en 1762).

couverture bande dessinée Du contrat social

Comprenez de grandes œuvres libératrices de la pensée humaine grâce aux mangas et découvrez avec plaisir les idées fondatrices de nos sociétés !

Ce manga explique les principes du Contrat Social de 1762 dans lequel Rousseau établit qu’une organisation sociale « juste » repose sur un pacte garantissant l’égalité et la liberté entre tous les citoyens.

Accédez facilement à la philosophie politique des Lumières !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Du contrat social »

La bande dessinée « Du contrat social » est une adaptation audacieuse de l’œuvre philosophique de Jean-Jacques Rousseau, transformant des concepts complexes en une narration visuellement accessible.

Cette œuvre se distingue par sa capacité à vulgariser les idées fondamentales de Rousseau, telles que la souveraineté du peuple et la volonté générale, tout en les intégrant dans un cadre graphique captivant.

Les illustrations jouent un rôle crucial en complément du texte, enrichissant la compréhension du lecteur par une mise en scène visuelle des théories politiques. La bande dessinée réussit à maintenir l’essence révolutionnaire de Rousseau, tout en le rendant pertinent pour le public contemporain.

« Du contrat social » est une réussite pédagogique et artistique, offrant une nouvelle perspective sur un classique de la philosophie.

Elle démontre comment un médium populaire comme la bande dessinée peut revitaliser des textes fondamentaux et stimuler le débat intellectuel.


Jean-Jacques Rousseau est un philosophe et écrivain suisse du XVIIIe siècle. Ces idées ont eu une grande influence sur la pensée politique et sociale de son époque et au-delà.

Né en 1712 à Genève, Rousseau a écrit de nombreux ouvrages célèbres, tels que « Émile, ou De l’éducation« , « Les Confessions », et « Du contrat social« .

« Du contrat social » est l’une de ses œuvres les plus importantes. Publié en 1762, l’ouvrage traite de la nature de l’État et du rôle du citoyen dans la société. Rousseau y affirme que la souveraineté appartient au peuple, et que le gouvernement doit être fondé sur le consentement de tous les citoyens.

Il développe ainsi sa théorie du contrat social. Elle stipule que les individus doivent renoncer à une partie de leur liberté naturelle pour former une société civilisée. Avec un gouvernement capable de protéger les intérêts de tous.

Rousseau est également connu pour ses critiques acerbes du système politique et social de son temps. Il dénonce la corruption des élites, la décadence morale de la société et l’injustice des inégalités sociales.

On considère « Du contrat social » comme une œuvre fondatrice de la théorie politique moderne. L’œuvre a influencé des penseurs et des mouvements politiques tels que les révolutionnaires français, les socialistes et les anarchistes.


L’œuvre est disponible sur le site de la bibliothèque nationale de France (domaine public). Lien ci dessous.

Lien vers l'œuvre "Du contrat social" (site de la BNF)

Leonardo da Vinci

Bande dessinée publiée en 2016 aux éditions Kennes.


couverture bd Leonardo da Vinci

Bernard Swysen a le sens de l’histoire…

Cinq cents ans exactement après la traversée des Alpes du génie de l’Italie venu résider en France à l’invitation de François Ier au Clos Lucé d’Amboise, il publie la vraie vie de Léonard de Vinci débarrassée de toutes ses légendes.

Une bande dessinée qui fait figure de fresque fraîche dans le souterrain mystérieux des méandres de la renaissance.

Soixante pages, près de mille vignettes, c’est une reconstitution graphique et narrative époustouflante de la vie du génie.

Si Léonard n’a pas inventé la bande dessinée, il a trouvé en Bernard le digne disciple de ses codex. Précision du trait, justesse du cadrage, dessin d’orfèvre. Ainsi le maître toscan offre ses lumières à celui qui un demi-millénaire plus tard dans cet album magistral signe la ligne claire de la Nouvelle Renaissance.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Leonardo da Vinci »

La bande dessinée « Leonardo da Vinci«  de Bernard Swysen se présente comme une fresque remarquable, à la fois érudite et captivante, qui retrace la vie du génie de la Renaissance.

Dès les premières pages, le lecteur est plongé dans une narration fluide qui mêle habilement histoire et biographie. Bernard Swysen, à travers son trait précis et soigné, donne vie à des scènes emblématiques de l’existence de Léonard, tout en évitant de tomber dans la glorification ou la mythification souvent associées à cet homme.

L’originalité de cet album réside dans la manière dont l’auteur s’attache à démystifier certaines légendes tout en restant fidèle aux faits historiques. Le travail de recherche est manifeste, et chaque vignette témoigne d’une volonté de précision tant dans les décors que dans les costumes, transportant le lecteur au cœur de la Renaissance. Bernard Swysen réussit ainsi à rendre accessible une figure complexe, tout en conservant une rigueur historique qui séduira les amateurs d’art et d’histoire.

Le choix narratif de Bernard Swysen est également à saluer : loin d’un récit linéaire, l’auteur ponctue l’histoire de moments clés, montrant Léonard à travers différents prismes, tantôt inventeur, tantôt artiste, tantôt philosophe. Cette approche donne du rythme à l’œuvre et permet de saisir la pluralité de ce génie.

« Leonardo da Vinci«  est une œuvre visuellement et intellectuellement riche, un véritable hommage à la Renaissance, mais aussi une invitation à redécouvrir l’homme derrière le mythe.

Normandie juin 44 – T02 – Utah Beach / Carentan

Album publié une première fois en 2009 aux éditions Vagabondages et en 2016 chez OREP Editions


La date du 6 juin 1944 approche. En Europe, un jeune Allemand et un jeune Américain écrivent à leur mère respective.

Chacun se prépare, à sa manière, à vivre les événements tragiques à venir.

Jürgen, logé dans une ferme normande, sent bien que l’augmentation des bombardements et des vols de reconnaissance est un signe annonciateur d’un débarquement, mais il l’imagine dans le Pas-de-Calais. Lewis quant à lui loge dans une famille anglaise.

Il appréhende son parachutage et les futures batailles sur le sol normand, face à un ennemi qu’il pense connaître, puisque sa famille est originaire d’Allemagne.

Le matin du 6 juin 1944, Lewis et Jürgen vont vivre leur destin face à face…


Normandie 44 est une série de bandes dessinées historiques qui offre une plongée captivante dans les événements de la Seconde Guerre mondiale.

Bien que les fait soient réels, les auteurs s’appuient sur des personnages de fiction. Celà permet à la bd de ne pas ressembler à un simple cours d’histoire.

L’œuvre parvient à transmettre avec fluidité les faits historiques. Les personnages, bien qu’étant des représentations fictives, ajoutent de l’intérêt et une profondeur émotionnelle à l’ensemble. Le dessin, maladroit par moments, s’améliore au fil des albums, offrant des illustrations évocatrices.


Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

CarentanUtah Beach

Martin Eden

Album publié en 2016 aux éditions Futuropolis.


D’après le roman de Jack London publié le 30 septembre 1909.

couverture bd "Martin Eden"

Martin Eden est le roman le plus autobiographique de Jack London et l’un des livres majeurs de la littérature du XXe siècle.

Martin Eden est un jeune marin né dans les bas-fonds d’Oakland.

Un soir, il défend un jeune homme lors d’une rixe.

Celui-ci, fils d’une famille aisée, l’invite chez lui à dîner pour le remercier. À cette occasion, Martin rencontre sa sœur, Ruth Morse, jeune fille délicate, dont il tombe éperdument amoureux.

Il décide alors de s’instruire pour la conquérir…



En analysant l’œuvre « Martin Eden » adaptée par Denis Lapière et illustrée par Aude Samama, il est impératif de reconnaître la complexité inhérente à transposer en bande dessinée un roman aussi dense et psychologiquement riche que celui de Jack London.

Lapière, avec son expérience de scénariste chevronné, a habilement navigué à travers le texte original, en extrayant l’essence des tourments et des aspirations de Martin Eden. Il a su distiller la quintessence du récit sans tomber dans le piège de l’excès de condensation, ce qui est souvent le talon d’Achille des adaptations. Sa maîtrise narrative offre au lecteur une porte d’entrée fluide dans l’univers complexe de London, sans sacrifier la profondeur ni la portée philosophique de l’œuvre.

D’autre part, les illustrations de Samama sont une révélation en soi. Empruntant à l’expressionnisme allemand, elle déploie un éventail de couleurs ocrées qui enveloppent le récit d’une atmosphère à la fois oppressante et évocatrice. Ses peintures ne se contentent pas de suivre le récit, mais le transcendent, apportant une dimension supplémentaire à l’interprétation du destin tragique du protagoniste. L’union de ses pinceaux avec la plume de Lapière est un mariage de sensibilités qui enrichit la narration.

extrait bd martin eden

Cela dit, la singularité du style artistique ne séduira pas tous les palais. Les afficionados de la bande dessinée traditionnelle pourraient trouver l’approche graphique trop éloignée des canons habituels. Néanmoins, il serait injuste de ne pas reconnaître que l’adaptation de « Martin Eden » est une entreprise réussie qui s’attaque avec courage et originalité à une œuvre littéraire monumentale.

Cette adaptation est une réussite sur de nombreux fronts. Elle capture avec brio la lutte intérieure de Martin Eden et sa quête désespérée de reconnaissance dans un monde qui ne cesse de le repousser.

Lapière et Samama ont travaillé de concert pour offrir une œuvre qui est non seulement un hommage respectueux à London, mais aussi une pièce artistique qui se tient fièrement sur ses propres mérites.


Jack London était un écrivain américain prolifique du début du XXe siècle, célèbre pour ses romans d’aventure et d’exploration de la nature humaine. Né en 1876 à San Francisco, il a vécu une vie tumultueuse qui a souvent inspiré son travail.

portrait dessiné Jack London

Son roman le plus connu, Martin Eden, publié en 1909, est souvent considéré comme son chef-d’œuvre littéraire.

Ce roman semi-autobiographique suit le personnage éponyme de Martin Eden, un marin autodidacte et ambitieux qui aspire à devenir écrivain et qui lutte contre les obstacles sociaux pour y arriver.

Le roman est un portrait poignant de la lutte de l’individu contre la société, et de la tension entre la passion artistique et le succès commercial.


Le Peuple des endormis

Album publié en 2016 aux éditions Futuropolis.


Un récit de Didier Tronchet et Frédéric Richaud, d’après le roman de Frédéric RichaudLa Ménagerie de Versailles (2006). Dessin de Didier Tronchet

couverture bd Le Peuple des endormis

Cocasse et cruelle, menée tambour battant, Le Peuple des endormis est une aventure insensée, dans la grande tradition des romans de Stevenson!

On passe des caves humides de Paris au souffle du grand large, un souffle épique et rocambolesque!

Avec jubilation, les auteurs nous entraînent dans une foire aux vanités où les animaux ne sont pas les plus stupides…

Publié dans la collection «Aire Libre» en 2006 et 2007, les deux tomes du Peuple des endormis sont réunis pour la première fois en intégrale.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bd « Le Peuple des endormis »

« Le Peuple des Endormis« , adapté brillamment par Tronchet à partir du roman de Richaud, nous plonge dans une histoire farfelue du XVIIIe siècle.

Cette histoire singulière allie aventures historiques, humour et réflexion avec brio.

Le trait de Tronchet, bien que gras, offre un dessin sombre et baroque qui correspond parfaitement à l’atmosphère étrange du récit.

extrait bd  Le Peuple des endormis

Tout au long de cette bande dessinée captivante, on est emporté par des rebondissements palpitants, aboutissant à un dénouement à la fois surprenant et poignant.

Une lecture incontournable qui nous transporte avec brio dans un monde unique et enchanteur.

Journal d’Anne Frank

Album publié en 2016 aux Editions Soleil Production.


Publié pour la première fois le 25 juin 1947 sous le titre « Het Achterhuis » (« L’Annexe »)

couverture bd Journal d'Anne Frank

L’adaptation fidèle du journal intime d’Anne Frank, un best-seller mondial.
Un roman graphique tout en émotion.

Le jour de ses 13 ans, Anne reçoit en cadeau un cahier dont elle fait aussitôt son journal intime. Jeune juive allemande exilée au Pays-Bas, la jeune fille va raconter son quotidien, ses émois d’adolescente, la fuite, la cache, la peur…
Publié par son père Otto deux ans après la fin de la guerre, Le Journal d’Anne Frank sera traduit en plus de 70 langues et vendu à plus de 30 millions d’exemplaires.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Journal d’Anne Frank »

L’adaptation du Journal d’Anne Frank par Antoine Ozanam et Nadji représente un défi artistique relevé. Publié en 2016 chez Soleil, cet album de 144 pages transpose avec une fidélité saisissante le témoignage bouleversant de l’adolescente cachée dans l’Annexe d’Amsterdam entre 1942 et 1944.

La force de cette adaptation réside dans sa capacité à préserver l’essence du journal original tout en révélant la dualité complexe d’Anne Frank. Antoine Ozanam parvient habilement à équilibrer les préoccupations typiquement adolescentes d’Anne – ses questionnements identitaires, ses premiers émois amoureux – avec la gravité du contexte historique. Une approche qui met en lumière la maturité exceptionnelle de la jeune fille, qui grandit au fil des pages dans des circonstances tragiques.

extrait bd Journal d'Anne Frank

Graphiquement, Nadji développe un style minimaliste particulièrement judicieux. Son trait spontané, proche de l’écriture manuscrite, évoque l’intimité d’un journal dessiné par Anne elle-même. Les couleurs évolutives – du violet aux tons plus sombres reflétant l’enfermement progressif – accompagnent la progression émotionnelle du récit.

Cette adaptation réussit le pari délicat de rendre accessible un témoignage majeur de la Shoah sans en édulcorer la portée historique. Une passerelle essentielle vers le texte original, particulièrement recommandée aux jeunes lecteurs découvrant cette figure emblématique de la résistance par l’écriture.



La physique en bandes dessinées

Album publié aux éditions Larousse en 2016.


Résumé éditeur

Un humour décalé qui dédramatise l’univers complexe de la physique.

La bd « La physique en bandes dessinées » disponible ici


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bd « La physique en bandes dessinées »

« Une Approche Ludique de la Physique : Des Dessins Humoristiques pour Décrypter la Mécanique, l’Électricité et le Magnétisme.

Conçu par deux Américains, cet ouvrage se veut une introduction amusante à la physique classique, offrant une présentation visuelle et humoristique. Si les mathématiques élémentaires ne sont pas totalement omises, l’approche reste accessible et pratique, faisant appel à l’intuition.

Les sujets vont au-delà de la physique classique, évoquant parfois des domaines non abordés dans les cursus universitaires de premier cycle, comme l’électrodynamique quantique. L’échange de ‘photons virtuels’ y est détaillé.

L’ouvrage est apprécié pour ses explications précises, claires et agrémentées d’humour, facilitant l’approche des concepts pointus. Une recommandation pour la collection.

Avec des dessins dynamiques et des textes limpides, cette bande dessinée permet une approche abordable des fondements de la physique, pour des élèves en quête d’explications claires. L ‘ouvrage est utile pour une révision plus concrète des concepts, notamment en mécanique et en magnétisme.

En somme, un bon outil de vulgarisation pour des élèves jusqu’à la terminale, accompagnant le lecteur de manière pédagogique.