Étiquette : Editions Dargaud

Mille femmes blanches – 1 – Un train pour la Gloire

Album publié en 2024 aux éditions Dargaud.


Résumé éditeur

Adapté de l’œuvre de Jim Fergus One Thousand White Women: The Journals of May Dodd publiée le 15 mars 1998.

couverture bd Mille femmes blanches

1874. États-Unis d’Amérique, Washington.

May Dodd est incarcérée de force par les siens dans un institut spécialisé dans les déficiences mentales et les troubles psychologiques.

Son tort : vivre avec un homme en union libre, contre l’avis de son père et de sa puissante famille.

Pour échapper à son supplice et à la violence sourde d’un enfermement qui la tue à petit feu, May accepte de participer à un programme gouvernemental qui prévoit l’échange de mille femmes blanches contre mille chevaux pour favoriser l’intégration des descendants de la nation Cheyenne dans la société américaine.

Les femmes qui se porteront volontaires quitteront l’institut et s’embarqueront pour un voyage aux confins du monde dit « civilisé », dans le but de fonder un foyer et de donner un à leur nouvel époux au moins un enfant

A nouveau libre, May commence sa nouvelle en consignant ses pensées et ses états d’âmes dans un carnet, puissant témoignage des étapes de son périple humain, intellectuel et sensoriel au sein de la nation Cheyenne, fière, brave, et humaine avant tout.

Adapté d’un livre de Jim Fergus, récompensé en 2000 par le Prix du premier roman étranger, Mille Femmes blanches est subtilement mis en scène, à partir d’un scénario de Lylian, majestueusement dessiné par Anaïs Bernabé et teinté des couleurs fines et précises d’Hugo Poupelin.

C’est un cri d’amour et de liberté – celle des femmes comme celle des peuples natifs – mais aussi une ode à la nature et un plaidoyer pour le respect de la vie sous toutes ses formes.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Mille femmes blanches – 1 »

Lylian et Anaïs Bernabé nous offrent avec « Mille femmes blanches – Un train pour la Gloire » une adaptation poignante et visuellement captivante du roman culte de Jim Fergus. Ce premier tome, à travers son approche narrative et artistique, plonge le lecteur dans une Amérique de 1874 aussi fascinante qu’implacable.

La narration, centrée sur le journal intime de May Dodd, dévoile une voix féminine à la fois vulnérable et puissante, reflétant les tourments d’une époque marquée par l’injustice et la violence. Lylian parvient à traduire cette profondeur avec des dialogues finement ciselés, même si quelques passages explicatifs peuvent freiner le rythme. Néanmoins, ce détail n’éclipse pas la maîtrise globale du récit.

extrait bd Mille femmes blanches

Le dessin d’Anaïs Bernabé se distingue par sa sensibilité et sa capacité à capturer l’immensité des paysages comme l’intensité des émotions humaines. Les contrastes entre les scènes lumineuses des plaines et l’obscurité des institutions oppressives renforcent l’impact visuel et émotionnel de l’œuvre.

Cette bande dessinée est un hommage vibrant à la résilience de femmes brisées par un système patriarcal mais déterminées à écrire leur propre destin. Ce premier tome, bien que bref, ouvre une perspective prometteuse pour la suite et confirme le talent du duo LylianBernabé.

« Mille femmes blanches » est un voyage littéraire et graphique à ne pas manquer, un véritable appel à réfléchir sur l’histoire et sur la place des femmes dans les récits oubliés.



Les BD de la série « Mille femmes blanches »

Peter Pan de Kensington

Albums publiés en 2024 aux éditions Dargaud.


Résumé éditeur

L’adaptation du roman (Peter Pan dans les Jardins de Kensington) de James Matthew Barrie publié pour la première fois en 1906.

La nuit, rien n’est pareil. La réalité s’efface pour laisser place à l’imagination.

En journée, les jardins de Kensington, à Londres, sont envahis par les humains.

À la nuit tombée, ils deviennent le territoire du merveilleux…

La petite Maimie Mannering, six ans, s’est perdue dans ce parc immense après la fermeture des portes.

Elle croise la route de fées qui menacent de « manger ses petits doigts », puis elle fait la connaissance d’un certain Peter Pan.

Un drôle de garçon, ce Peter. Capable de voler, il parle à Maimie d’un « pays imaginaire, une île où les enfants ne grandissent pas ». Maimie voudrait bien rentrer chez elle. Mais Peter aimerait qu’elle reste avec lui pour s’amuser.

Ensemble, ils vont rencontrer la Reine des fées et tenter de résoudre une énigme improbable qui permettra à Maimie de trouver la sortie du parc, avant que le jour ne se lève et qu’elle ne reste coincée dans le parc… à jamais !

Avant de mettre en scène Peter Pan dans une pièce de théâtre, en 1904, puis dans le roman Peter and Wendy paru en 1911, James Matthew Barrie lui a donné naissance en 1902 dans un autre roman, Le Petit Oiseau Blanc. José-Luis Munuera adapte ce texte jusqu’alors oublié, en proposant une vision du personnage à la fois personnelle et fidèle à l’oeuvre de l’écrivain.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Peter Pan de Kensington »

La bande dessinée Peter Pan de Kensington de José Luis Munuera est une œuvre visuellement et narrativement captivante, qui revisite avec délicatesse les débuts méconnus du personnage imaginé par J.M. Barrie.

S’appuyant sur le texte original de Le Petit Oiseau blanc, José Luis Munuera parvient à insuffler une dimension nouvelle à cette histoire, en explorant les jardins de Kensington, un lieu où le merveilleux se fond dans l’ombre mystérieuse des nuits londoniennes.

Le dessin reflète une maîtrise exceptionnelle de la lumière et des contrastes. Les teintes nocturnes, délicatement entrecoupées de lueurs féeriques, transportent le lecteur dans un univers où chaque détail visuel raconte une part d’imaginaire. Cette esthétique est renforcée par une narration structurée autour d’une quête initiatique, celle de Maimie Mannering, enfermée dans le parc et guidée par Peter Pan.

extrait bd Peter Pan de Kensington

La profondeur des thèmes abordés – l’enfance, la frontière entre réel et imaginaire, ou encore les ambiguïtés du personnage de Peter Pan – enrichit le récit sans le surcharger. José Luis Munuera dépeint un héros à la fois séduisant et imparfait, capturant toute la complexité de ce symbole de liberté et d’égoïsme.

Avec Peter Pan de Kensington, José Luis Munuera offre une œuvre visuellement éblouissante. Une réussite incontestable.

Le Mystère du monde quantique 

Album publié en 2016 aux éditions Dargaud.


Résumé éditeur

couverture bd Le Mystère du monde quantique 

Une bande dessinée pour comprendre la physique quantique !

Avec Bob et son chien, Rick, embarquez pour une joyeuse épopée dans les mystères du monde quantique !

La physique quantique est partout autour de nous, tant dans l’infiniment grand que dans l’infiniment petit.

Mais ce qu’elle dit du monde qui nous entoure diffère de manière vertigineuse de ce qu’on observe et ressent au quotidien.

Partez à la rencontre de ceux qui ont théorisé et créé la physique quantique : Planck, Einstein, le prince de Broglie, Heisenberg, Schrödinger, Bohr, Born, Everett…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Mystère du monde quantique »

« Le Mystère du monde quantique » de Thibault Damour et Mathieu Burniat est une œuvre remarquable qui se distingue par sa capacité à rendre accessible la complexité de la physique quantique.

À travers les aventures de Bob et de son chien Rick, les auteurs nous plongent dans un voyage initiatique au cœur des découvertes scientifiques de figures emblématiques telles que Max Planck et Erwin Schrödinger.

L’ouvrage se démarque par une narration fluide et un graphisme soigné. L’utilisation inventive des couleurs, où chaque teinte correspond à un état quantique différent, apporte une profondeur visuelle et symbolique à l’histoire. Par exemple, l’expérience de Schrödinger est brillamment illustrée par les états alternatifs de Rick, le chien de Bob, offrant une réflexion métaphysique sur la réalité et l’existence​.

Malgré la densité du sujet, la BD parvient à capter l’attention du lecteur grâce à une pédagogie ludique et des trouvailles visuelles ingénieuses. Les concepts, bien que parfois complexes, sont expliqués avec clarté et simplicité, faisant de ce livre un outil de vulgarisation scientifique efficace et engageant​.

« Le Mystère du monde quantique » est une réussite artistique et éducative qui saura séduire autant les passionnés de science que les amateurs de belles histoires graphiques.

Palmer en Bretagne

Album publié en 2013 aux éditions Dargaud.


Résumé éditeur

Tome 15 de la série bd « Jack Palmer ».

Tome 15 des aventures de Jack Palmer, le détective catastrophe imaginé par René Pétillon.

C’est en Bretagne que se déroule cette quinzième enquête de Jack Palmer. Après ses missions en Corse et une plongée dans un paradis fiscal proche du Liechtenstein, Jack Palmer est engagé comme garde du corps auprès d’un milliardaire collectionneur d’art contemporain.

Tout pourrait être idyllique dans cette région magnifique.

Hélas ! les algues vertes, la cupidité, un crime mystérieux et la légendaire maladresse du détective vont transformer ce séjour breton en un réjouissant désordre, dans lequel René Pétillon déploie son humour ravageur et sa connaissance intime des particularismes locaux.

15e album de Jack Palmer, le détective le plus drôle de la bande dessinée.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Palmer en Bretagne »

Dans « Palmer en Bretagne« , René Pétillon nous entraîne dans une farce déjantée où les clichés bretons et les extravagances parisiennes se rencontrent dans un tourbillon d’humour et de mystère.

L’histoire démarre sur les chapeaux de roue avec un Palmer relégué au rôle comique d’un détective coincé sur un rocher, observateur impuissant d’un meurtre qui lance une série d’événements rocambolesques.

extrait bd Palmer en Bretagne

Pétillon, maître de la satire, croque avec malice le microcosme parisien, ses snobinards et ses travers, tout en dressant un portrait loufoque de la Bretagne. Les personnages, bien que parfois caricaturaux, ajoutent une touche de folie à cette intrigue où règnent les faux-semblants et les rebondissements inattendus.

L’humour, souvent noir et décalé, est le fil conducteur de cette aventure où se mêlent parodie d’Agatha Christie, scandales artistiques et péripéties absurdes.

Palmer en Bretagne ne rivalise peut-être pas avec les précédentes enquêtes du détective, notamment L’Enquête corse, mais il incarne parfaitement l’esprit farfelu et décalé de l’univers de René Pétillon.

Une bande dessinée qui, malgré ses imperfections, saura séduire les amateurs d’humour décalé, de situations loufoques et d’ambiance bretonne.

La route

Bande dessinée publiée en 2024 aux éditions Dargaud.


D’après le roman de Cormac McCarthy publié en 2006.

couverture bd la route

L’apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres et de cadavres. Parmi les survivants, un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d’objets hétéroclites, censés les aider dans leur voyage.

Sous la pluie, la neige et le froid, ils avancent vers les côtes du sud, la peur au ventre : des hordes de sauvages cannibales terrorisent ce qui reste de l’humanité.

Survivront-ils à leur périple ?

Après « Le Rapport de Brodeck« , Manu Larcenet adapte de nouveau une oeuvre majeure de la littérature.

Couronnée par le prix Pulitzer en 2007, « La Route » a connu un grand succès et a été adaptée au cinéma en 2009 avec Vigo Mortensen dans le rôle principal.

Avec cet album, Manu Larcenet réussit une adaptation d’une originalité absolue et pourtant d’une totale fidélité. En posant son trait sous les mots du romancier, en illustrant les silences du récit, l’artiste s’est approprié l’univers sombre et fascinant du roman de Cormac McCarthy.

D’un roman-culte il a fait un album d’une beauté saisissante, à la fois puissant et poignant.

Incontestablement un des chefs-d’oeuvre de la bande dessinée moderne.

Cormac McCarthy a signé plusieurs romans phares dont « La Route » mais aussi « No Country for old men », également adapté par les frères Coen au cinéma. Son œuvre est essentiellement disponible aux éditions de L’Olivier (et Points), associées à Dargaud sur ce projet. L’écrivain est décédé le 13 juin 2023.

Son roman, publié aux Éditions de l’Olivier et chez Points pour la version poche, a été vendu à près de 800 000 exemplaires.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La route »

Avec La Route, Manu Larcenet s’attaque à l’un des romans les plus marquants du XXIe siècle. En adaptant le texte de Cormac McCarthy, Larcenet réussit un pari audacieux : retranscrire l’intensité émotionnelle et la brutalité du récit dans un format graphique.

À travers des illustrations en noir et blanc, ponctuées de rares touches de couleur, il parvient à capturer l’atmosphère de désolation et de survie qui imprègne le roman original.

extrait bd la route

Manu Larcenet utilise un style visuel épuré mais puissant, où chaque trait semble pesé avec soin pour exprimer la terreur et l’isolement d’un monde postapocalyptique. Les silences entre les personnages, père et fils, deviennent ainsi autant d’espaces de tension dramatique, accentués par une palette de gris subtilement teintée. Cette économie de dialogues renforce la solitude et l’incompréhension qui règnent dans cet univers désolé.

Si la violence est omniprésente, elle n’est jamais gratuite. Chaque scène macabre sert à illustrer la déchéance humaine, mais aussi l’amour inébranlable qui unit les deux protagonistes. Manu Larcenet ne se contente pas de transposer le texte de McCarthy : il le réinterprète avec une sensibilité propre, offrant ainsi une lecture nouvelle et poignante de cette œuvre culte.

La Route de Manu Larcenet est une réussite incontestable. Cette bande dessinée n’est pas qu’une simple adaptation ; c’est une œuvre autonome, où l’art du dessin sublime un récit déjà puissant, offrant au lecteur une expérience à la fois visuelle et émotionnelle inoubliable.

La neige était sale

Album « La neige était sale » publié en 2024 aux éditions Dargaud.


Résumé éditeur

D’après l’œuvre de Georges Simenon publiée 1948.

couverture bd La neige était sale

Frank est le fils de Lotte, tenancière de la maison close que fréquentent les forces d’occupation de cette ville moyenne d’Europe de l’Est jamais nommée, figée dans les pénuries, le froid et la sourde horreur des années de guerre.

Il a 17 ans et les filles n’ont plus de secrets pour lui, puisqu’il a les pensionnaires de sa mère à disposition.

Sans savoir ce qu’il cherche, Frank se laisse glisser sur la pente du banditisme, assassine, sans raison matérielle ni patriotique, un occupant particulièrement répugnant, vole et tue une vieille femme qu’il connaît depuis l’enfance, et plonge dans un avilissement que seule éclaire l’image idéalisée de Sissy, sa chaste voisine, éperdument amoureuse de lui.

La déchéance volontaire peut-elle conduire à la rédemption ? C’est la question lancinante que soulève La neige était sale, le grand roman existentialiste de Georges Simenon, adapté avec brio par Jean-Luc Fromental et Bernard Yslaire.

couverture bd Ivanhoé Tome 3

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La neige était sale »

Pas encore d’avis sur la bande dessinée qui paraitra en janvier 2024.

On peut dire du roman, « La Neige était sale« , que c’est une œuvre majeure de Georges Simenon, éloignée de ses habituels récits policiers.

Publié en 1948, ce roman plonge dans les abîmes de la moralité et de la survie humaine. Il se déroule dans une ville probablement sous occupation pendant la Seconde Guerre mondiale.

Simenon, qui fut témoin de l’occupation nazie, retranscrit une atmosphère oppressante dans son roman..

Le personnage principal, Frank Friedmaier, vit dans l’ombre de sa mère, une prostituée.

Son existence se déroule au-dessus d’un bordel. Ce cadre sordide forge son parcours vers la criminalité.

Frank commet un meurtre sans raison apparente, un acte qui déclenche une série de conséquences tragiques.

couverture originale 1948 "la neige était sale"
Couverture 1948

Ce roman explore la survie dans un monde où les repères moraux sont bouleversés. La guerre et l’oppression façonnent les choix des personnages. Ils doivent naviguer dans un univers où le bien et le mal sont indistincts. Simenon utilise un style direct et dépouillé, accentuant la dureté du récit. La prose est sans fioritures, rendant l’histoire plus percutante.

extrait bd La neige était sale

« La Neige était sale » est un miroir des dilemmes moraux et des défis de survie de l’époque. Il interroge sur la nature de l’humanité dans des circonstances extrêmes. Le roman est un appel à la réflexion sur les choix difficiles en temps de conflit. C’est une œuvre qui reste pertinente, évoquant les thèmes universels de l’humanité face à l’adversité.

L’adaptation de « La Neige était sale » en bande dessinée présente certains défis, notamment en raison de sa complexité narrative et de ses thèmes matures, c’est également une opportunité d’explorer l’histoire sous un nouvel angle visuel et de la rendre accessible à un nouveau public.

Verdict dans quelques semaines sur cette œuvre du 20ème siècle….

La Brouette des morts

Album publié en 2002 aux éditions Dargaud


Résumé éditeur

Tome 10 de la série « Une aventure de Dick Hérisson ».

Le scénario de la bd commence à Tonquédec et se poursuit dans le Trégor

couverture bd La Brouette des morts

Dixième titre de cette série qui appartient à la famille des valeurs sûres du polar fantastique du catalogue Dargaud depuis (presque) 20 ans.

Un classique ! Clarence Beaufixe est dans de beaux draps. Ce passionné de manoir breton se retrouve en tête de liste des suspects dans l’assassinat de quatre personnes.

La police le prend pour un tueur en série et les psychiatres pour un fou. Il est vrai que l’homme est sujet à des  » absences « , des crises d’hallucination à l’issue desquelles il est retrouvé à côté des victimes…

La femme de Clarence, Mathilde de Kercroix, fait appel à Dick Hérisson pour essayer de prouver l’innocence de son mari.

Voilà notre fameux détective parti sur les traces de Beaufixe, une nouvelle fois en Bretagne, où le suspect cherchait à établir une liste des manoirs bretons pour les besoins d’un livre. La découverte de l’un d’eux semble être à l’origine de l’affaire.

Dick Hérisson va rapidement comprendre que tout tourne autour de ce manoir étrange et délabré, perdu dans la fameuse forêt de  » Coat an noz « , la forêt de la nuit… Un véritable polar fantastique, une enquête difficile et pleine de chausse-trappes où Dick Hérisson aura fort à faire pour découvrir la vérité.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée «La Brouette des morts»

« Dick Hérisson -La Brouette des morts » est une bande dessinée captivante qui mélange habilement le mystère, le fantastique et le polar.

Dans cette dixième aventure, Dick Hérisson se retrouve plongé au cœur d’une série de meurtres macabres en Bretagne, où les victimes perdent mystérieusement leur tête.

Le principal suspect, Clarence Beaufixe, passionné de manoirs bretons, est en mauvaise posture.

Le principal suspect, Clarence Beaufixe, passionné de manoirs bretons, est en mauvaise posture.

La police le considère comme un tueur en série, tandis que les psychiatres le pensent fou en raison de ses « absences » inexplicables.

La police le considère comme un tueur en série, tandis que les psychiatres le pensent fou en raison de ses « absences » inexplicables.

L’histoire est dense et complexe, déroutant par moments le lecteur entre le rêve et la réalité. Didier Savard, l’auteur, maîtrise son art du mystère en créant une atmosphère troublante et en jouant avec les éléments surnaturels. Les dessins de Savard, bien que caractérisés par des traits fins et irréguliers, offrent une minutie dans la représentation des décors et des personnages.

L’album est également ponctué de références culturelles et cinématographiques, ajoutant une dimension plus profonde à l’intrigue.

« La Brouette des morts » est une œuvre qui mérite d’être (re)découverte, tout en rendant hommage à l’auteur, Didier Savard, décédé en 2016.

Une aventure à lire pour les amateurs de polar fantastique, à la fois intrigante et visuellement captivante.


Lieu visité par la bd en Bretagne

Tonquédec

Le Tombeau d’Absalom

Album publié en 1996 aux éditions Dargaud


Résumé éditeur

Tome 7 de la série « Une aventure de Dick Hérisson ».

Une partie de l’histoire se déroule aux alentours de la ville bretonne de Tréguier

Macabre découverte au musée Réattu d’Arles. Un homme au crâne fracassé au pied d’un tableau d’Arminius Valdo.

Dick Herisson et Jerome Doutendieu, deux journalistes arrivent sur les lieux peu après la police. Ayant toujours le chic pour tomber sur des affaires mystérieuses, nos deux compères trouvent un papier sur le cadavre avec deux autres endroits à visiter, des musées également.


Se rendant dans le premier, ils trouvent le restaurateur assassiné de la même façon que le tableau qu’il était en train de restaurer.

Se précipitant sur le téléphone pour prévenir le troisième nom sur leur liste, ils n’ont guère le temps de formuler leur avertissement que leur interlocuteur est assassiné lui aussi, décapité pour être précis…

Est-il nécessaire de préciser qu’il était détenteur lui aussi d’un tableau d’Arminius Valdo, et qu’il est mort de la même façon que la représentation de son tableau.


Trois tableaux, trois morts, les peintures seraient elles vivantes ?


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée «Le Tombeau d’Absalom»

« Le Tombeau d’Absalom » est une bande dessinée qui offre une intrigue policière captivante, combinée à un mystère surnaturel.

L’histoire commence par une série de meurtres macabres, où les victimes sont retrouvées assassinées de manière identique aux tableaux du peintre fictif Arminius Valdo.

Les journalistes Dick Hérisson et Jérôme Doutendieu sont plongés dans cette énigme complexe et sinistre.

L’auteur, Didier Savard, réussit à créer une atmosphère sombre et mystérieuse, captivant ainsi le lecteur dès les premières pages.

Les illustrations détaillées des décors, notamment les décors bretons, sont une véritable force de la bande dessinée. (illustration à droite de l’église de Tréguier)

Les bâtiments, les rues, et les paysages côtiers sont fidèlement reproduits, permettant au lecteur de s’immerger pleinement dans l’histoire et de ressentir l’ambiance des lieux.

L’humour discret de l’auteur ajoute une touche de légèreté à l’enquête, tandis que les éléments historiques autour du peintre fictif Arminius Valdo apportent de la profondeur au récit.

« Le Tombeau d’Absalom » est une bande dessinée policière bien construite, avec une intrigue fascinante, des décors réalistes, et une pointe d’humour.

Les amateurs de mystères et d’enquêtes policières apprécieront cette aventure captivante, d’autant plus qu’elle offre un voyage visuel à travers les magnifiques décors bretons.


Lieu visité par la bd en Bretagne

Tréguier

Saint Germain puis rouler vers l’ouest

Album publié en 2009 aux éditions Dargaud


Résumé éditeur

couverture bd Saint Germain puis rouler vers l'ouest

Paris, 1963.

Alexis est musicien. Il a encore fait la fête toute la nuit après un concert.

Quand il rentre chez lui au petit matin, c’est pour découvrir que Mary, la femme de sa vie, est partie.

Alexis ne sait pas grand-chose d’elle. Il veut, il doit la retrouver.

Avec comme seuls indices un numéro de téléphone – qui sonne dans le vide – et le fait que la famille anglaise de Mary possède une maison à Dinard, Alexis saute dans sa 203, et prend la route vers l’Ouest, une route pleine de détours et de rencontres étonnantes.


Lire un extrait


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Saint Germain puis rouler vers l’ouest »

« Saint Germain puis rouler vers l’ouest » est une bande dessinée qui transporte les lecteurs dans une atmosphère unique, évoquant le Paris des années 1960, le jazz, et un road movie en direction de la Bretagne.

Les dessins de Bruno le Floc’h se distinguent par leur élégance et leur légèreté, rappelant le style d’Hugo Pratt. Les couleurs douces et les dialogues justes ajoutent au plaisir de la lecture.

L’histoire suit Alexis, un saxophoniste noyé dans la musique et l’alcool, à la recherche de Mary, l’amour de sa vie.

Son périple est marqué par des rencontres, des morceaux de saxo et des gorgées de whisky. Le récit, malgré son côté « à l’ouest », dépeint avec finesse le voyage intérieur d’Alexis, un hommage au jazz et à l’amour.

La bande dessinée offre une expérience mélodique et suave, un conte de fées moderne où l’amour triomphe.


Lieu visité par la bd en Bretagne

Dinard

Agughia

Albums publiés en 2021 aux éditions Dargaud.


Résumé éditeur

Dans un futur proche, la Corse est devenue le paradis d’une poignée de nantis, touristes richissimes, grossiers et exigeants venus des Ailleurs.

Le climat de plus en plus détraqué rend les saisons aléatoires, précarisant davantage les locaux contraints d’accepter ce tourisme dévoyé pour survivre.

Tout commence lorsqu’Agughia, « anguille » en corse, jeune voleuse débrouillarde et fière dérobe un objet mystérieux transporté par un représentant de Radius, puissant lobby en aménagement du territoire…

La bd « Agughia » disponible ici


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Agughia »

« Agughia » est une bande dessinée qui nous transporte dans un futur proche, où la Corse est devenue le terrain de jeu d’une élite de touristes riches et exigeants, venus des « Ailleurs. »

La planète est ravagée par des problèmes climatiques, forçant les locaux à accepter un tourisme dévoyé pour survivre.

L’histoire commence lorsque la jeune voleuse débrouillarde Agughia dérobe un objet mystérieux appartenant à un représentant du puissant lobby Radius.

L’auteur, Hugues Micol, dresse un tableau sombre et dystopique de l’île méditerranéenne devenue une station balnéaire du futur.

extrait Agughia

Les touristes affluent, tandis que les autochtones luttent pour leur survie dans un environnement pollué. Malgré un graphisme « agressif », on est impressionné par l’intrigue qui offre un suspense haletant et une construction soignée, mettant en lumière un capitalisme sans scrupules.

Les personnages, bien campés, ajoutent de la profondeur à cette aventure.

Les thèmes d’écologie, de capitalisme et de tourisme de masse résonnent avec pertinence dans ce récit de science-fiction.

Dans l’ensemble, « Agughia » offre une lecture engageante et rythmée, avec un univers graphique vintage qui séduira les amateurs de BD d’anticipation.