Étiquette : Editions Paquet

Hercule Poirot – Rendez-vous avec la mort

Album publié en 2019 aux éditions Paquet.


Résumé éditeur

D’après l’œuvre Agatha Christie publié le 2 mai 1938.

couverture bd Hercule Poirot - Rendez-vous avec la mort

Dans un hôtel chic de Jérusalem, Mrs Boynton est réputée pour être un véritable tyran avec son entourage.

Quand le corps de la mégère est découvert sans vie sur le site de Pétra, tous ses proches deviennent des suspects potentiels. Hercule Poirot saura-t-il découvrir le coupable ?


Une enquête dans les pas d’Agatha Christie, mariée à un archéologue, elle-même passionnée de fouilles.

couverture bd Ivanhoé Tome 3

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Hercule Poirot – Rendez-vous avec la mort »

Dans Hercule Poirot: Rendez-vous avec la mort, Didier Quella-Guyot réussit avec brio à capturer l’atmosphère intrigante et sophistiquée propre à l’œuvre d’Agatha Christie.

Ce deuxième tome de la série en bande dessinée propose une adaptation fidèle et captivante de l’enquête menée par le célèbre détective belge au cœur de Jérusalem. L’intrigue, qui tourne autour de la mystérieuse mort de Mrs Boynton, matriarche tyrannique, plonge immédiatement le lecteur dans un climat de tension palpable, où chaque membre de la famille devient un suspect potentiel.

Le scénario est particulièrement bien rythmé, alternant entre moments de réflexion et révélations surprenantes. L’un des points forts de cette adaptation est la capacité de Didier Quella-Guyot à rester fidèle à l’esprit du roman original, tout en rendant l’intrigue accessible et fluide pour le format bande dessinée. Le suspense est savamment entretenu, offrant une montée en puissance progressive jusqu’au dénouement final.

extrait bd Hercule Poirot - Rendez-vous avec la mort

Sur le plan visuel, Marek et Cristina Stella apportent une dimension visuelle élégante et immersive à cette adaptation. Les décors, notamment ceux de Jérusalem et Petra, sont magnifiquement représentés, renforçant l’atmosphère exotique du récit.

Rendez-vous avec la mort est une réussite qui saura ravir les amateurs d’Agatha Christie tout en offrant une porte d’entrée accessible et divertissante pour les nouveaux lecteurs​.

Hercule Poirot – Le crime d’halloween

Album publié en 2024 aux éditions Paquet.


Résumé éditeur

D’après l’œuvre Agatha Christie publiée en novembre 1969.

couverture bd Hercule Poirot - le crime d'halloween

Le 31 octobre, entre sorcières et chauves-souris, c’est la fête du Potiron !

Pour marquer l’événement, Mrs Drake, une femme un peu originale, organise une soirée chez elle pour les adolescents du village. Joyce, l’une des fillettes, se vante devant l’assistance d’avoir été témoin d’un meurtre.

Bien sûr, personne ne la prend au sérieux : Joyce est connue pour toujours essayer de se rendre intéressante…

Pourtant quand la fête est finie, c’est bien son cadavre qui est retrouvé dans la bibliothèque…

Qui a bien pu vouloir éliminer un si jeune témoin ? Le meurtrier peut trembler car c’est à Hercule Poirot que l’enquête est confiée.

couverture bd Ivanhoé Tome 3

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Hercule Poirot – Le crime d’halloween »

Avec « Hercule Poirot – Le crime d’Halloween« , Dominique Ziegler et Cristian Montes offrent une adaptation graphique brillante du célèbre roman d’Agatha Christie. Cette bande dessinée se distingue par une narration précise et un graphisme raffiné, proposant une lecture captivante qui ravira tant les amateurs d’enquêtes policières que les adeptes du neuvième art.

Le scénario, fidèle au texte original, condense avec habileté les rebondissements du roman pour s’adapter au format bande dessinée. L’intrigue, qui tourne autour du meurtre mystérieux d’une jeune fille lors d’une fête d’Halloween, conserve toute sa richesse psychologique et son suspense haletant. Les dialogues, savamment travaillés, rendent hommage à la plume d’Agatha Christie tout en restant accessibles et dynamiques.

extrait bd Hercule Poirot - Le crime d'halloween

Le travail visuel de Cristian Montes sublime l’histoire. Son trait détaillé et élégant met en valeur les ambiances feutrées, les décors soignés et les personnages aux expressions marquées. Les jeux d’ombres et de lumières ajoutent une profondeur visuelle qui accompagne parfaitement l’atmosphère intrigante de l’intrigue.

Cette adaptation réussit le pari de transposer l’une des enquêtes les plus mémorables de Poirot en bande dessinée sans en trahir l’esprit. L’ensemble se lit comme un hommage vibrant à l’univers de la « Reine du crime » et démontre que le format graphique peut magnifier des classiques littéraires. Un incontournable pour les fans d’Hercule Poirot et les amateurs de récits policiers.

Invisible enemy

Album publié en 2024 aux éditions Paquet.


Résumé éditeur

Les pilotes de chasse « Puma » de la 101e Escadre Aérienne des forces de défense hongroises patrouillent régulièrement les cieux dans leur mission de défense de l’espace aérien de l’OTAN. 

En 1990, cette unité fut nommée ainsi en hommage à Dezso Szentgyorgyi, le plus grand as hongrois de la seconde guerre mondiale.

Tout comme de nombreux autres pilotes qui, comme lui, ne quittèrent pas leur pays après la guerre, il dut cacher son passé pendant des décennies, réduit au silence par le régime au pouvoir.

Ce fut fait de façon si efficace que souvent, ils restèrent des inconnus aux yeux de leurs propres familles. 

Ils combattirent pour leur nation, et pourtant devinrent des parias…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Invisible enemy »

Avec Invisible Enemy, Gyula Pozsgay livre une œuvre d’une rare intensité, où la rigueur historique rencontre une finesse graphique exceptionnelle. À travers le récit des pilotes hongrois de la Seconde Guerre mondiale, et particulièrement celui de Dezső Szentgyörgyi, l’auteur exhume une page méconnue de l’histoire européenne, trop longtemps restée dans l’ombre.

L’approche artistique impressionne dès les premières pages. Les planches, magnifiquement détaillées, offrent une vision immersive des combats aériens et des machines volantes qui marquèrent cette époque. Chaque trait témoigne d’un travail méticuleux, captivant aussi bien les passionnés d’aviation que les amateurs d’art graphique. Le choix des couleurs et la précision des compositions ajoutent une dimension presque cinématographique à l’ensemble.

extrait bd Invisible enemy

Le scénario, poignant et intimiste, donne voix à des héros tragiques, contraints au silence sous un régime politique oppressant. Gyula Pozsgay parvient à capturer toute la gravité de leur destin avec une narration à la fois sobre et vibrante, où chaque dialogue, chaque moment, semble chargé d’émotion.

Invisible Enemy est une réflexion sur la mémoire et la résilience, une œuvre incontournable pour quiconque s’intéresse aux récits humains derrière les grandes tragédies historiques. Une lecture marquante, à la croisée de l’art et de l’histoire.


Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

AlekseïevkaBelgorodBudapestKourskRossoch

L’Enfer Bleu – Tome 1

Album publié en 2024 aux éditions Paquet.


Résumé éditeur

Alberto, un jeune homme de 19 ans sans expérience du combat ni tendances politiques, décide de s’engager volontairement dans la Division bleue, cherchant à vivre ce qu’il considère comme une grande aventure.

S’imaginant participer à la victoire rapide de l’Allemagne sur l’Union soviétique, il se heurte brusquement à la dure réalité d’un conflit prolongé et brutal au milieu de l’hiver le plus rigoureux du XXe siècle.


Ce récit s’appuie sur les expériences authentiques d’Alberto, membre du 2e bataillon du régiment Esparza, le célèbre bataillon romain.

Au fur et à mesure que la guerre progresse, Alberto devient un personnage essentiel, servant de lien fiable avec le commandant et de témoin clé de nombreuses batailles sur le front de Volkhov.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Enfer Bleu – Tome 1 »

Avec « L’Enfer Bleu« , Paco Asenjo livre une bande dessinée qui transcende la simple reconstitution historique pour offrir un témoignage immersif et poignant sur la condition humaine en temps de guerre.

À travers les yeux d’Alberto, jeune volontaire espagnol projeté sur le front glacial de l’Est, le lecteur plonge dans une narration d’une intensité rare.

Le récit s’appuie sur des témoignages réels, conférant une authenticité remarquable à l’œuvre. Paco Asenjo réussit à transmettre la dureté des combats et la désillusion d’une jeunesse égarée dans un conflit qui la dépasse. Loin de glorifier la guerre, cette œuvre met en lumière l’absurdité et la souffrance inhérentes à une telle expérience.

extrait bd L'Enfer Bleu - Tome 1

Le travail graphique est à saluer : chaque case est empreinte d’une minutie qui retranscrit l’atmosphère glaciale du front de l’Est. Les paysages enneigés, les visages marqués par la fatigue et la peur, et les scènes de bataille crues traduisent avec justesse la brutalité et l’inconfort d’une guerre implacable. Les moments de calme, en contraste, permettent d’approfondir la dimension humaine du récit.

« L’Enfer Bleu » n’est pas qu’un récit de guerre, mais un portrait touchant de la fragilité humaine face aux forces implacables de l’Histoire. Une bande dessinée magistrale.



Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Krasny Bor

Les Misérables

Bande dessinée publiée en 2023 aux éditions Paquet.


D’après le roman de Victor Hugo paru en 1862.

couverture bd Les Misérables

Roman épique, Les Misérables dépeint de 1815, la fin de l’époque napoléonienne, à juin 1832, la Commune et les émeutes de Paris, une grande fresque basée sur la vie de pauvres gens dans Paris et la France provinciale.

Victor Hugo s’attachant plus particulièrement au destin du bagnard Jean Valjean. 

Outre le récit souvent dramatique des péripéties de vie des personnages, Victor Hugo expose ses idées sur l’Histoire, la société ou la religion.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Misérables »

Avec « Les Misérables« , Chaiko relève le défi d’adapter en bande dessinée le célèbre roman de Victor Hugo, et le résultat est à la hauteur des attentes. Les dessins, d’une grande finesse, restituent avec justesse l’atmosphère sombre et miséreuse de l’époque. Les personnages, quant à eux, sont parfaitement incarnés, de Jean Valjean à Fantine en passant par Gavroche.

Chaiko parvient à condenser l’intrigue complexe du roman tout en conservant les thèmes forts qui en font sa richesse. La rédemption, la lutte des classes et l’amour sont autant de sujets qui résonnent encore aujourd’hui et qui sont ici traités avec subtilité et profondeur.

extrait bd Les Misérables

Cependant, cette adaptation en bande dessinée peut parfois sembler trop dense et rapide, au détriment de certains développements.

« Les Misérables » de Chaiko reste une réussite, qui saura séduire les amateurs de bande dessinée comme les amoureux du roman de Victor Hugo. Les planches sont magnifiques, l’émotion est palpable et les personnages sont forts et touchants.

Une adaptation inspirée et réussie.

Normandie-Niemen

Album publié en 2024 aux éditions Paquet.


Résumé éditeur

La « Normandie-Niemen » est une escadrille française qui a combattu sur le front russe pendant la seconde guerre mondiale.

Voulue par De Gaulle pour que la France libre soit présente sur tous les fronts, l’escadrille est composée d’une centaine de pilotes et de mécaniciens.

Ils participent à la fin de la bataille de Stalingrad, ainsi qu’à la bataille du Niemen qui leur vaut une distinction particulière de la part de Staline.

Jusqu’à la fin de la guerre, ces hommes vont accomplir de nombreuses missions. La plupart n’en reviendront pas.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Normandie-Niemen »

Frédéric Brrémaud, en collaboration avec le talentueux illustrateur Paolo Raffaelli, nous plonge dans l’épopée héroïque de l’escadrille « Normandie-Niemen » dans cette bande dessinée captivante.

Ce récit, ancré dans l’Histoire, retrace les exploits de ces pilotes français qui ont combattu aux côtés des forces soviétiques sur le front de l’Est durant la Seconde Guerre mondiale.

Le scénario de Brrémaud se distingue par sa rigueur historique et son engagement émotionnel, offrant une narration riche en détails et en tensions dramatiques. Les personnages, inspirés de figures historiques réelles, sont dépeints avec une profondeur psychologique qui rend leur courage et leurs sacrifices palpables.

Les illustrations de Raffaelli, à la fois réalistes et expressives, complètent parfaitement le texte en capturant l’intensité des combats aériens et la dureté du quotidien de guerre. Chaque case est une œuvre d’art qui transporte le lecteur au cœur de l’action, rendant hommage à ces héros souvent méconnus.

« Normandie-Niemen » est une œuvre indispensable pour les amateurs d’Histoire et de bande dessinée, un vibrant hommage à ceux qui ont risqué leur vie pour la liberté. Une lecture à ne pas manquer, alliant rigueur historique et passion narrative.


Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Bataille du NiemenStalingrad

Dans le ciel de Normandie

Album publié en 2024 aux éditions Paquet.


Résumé éditeur

Ce livre traître de la composante aérienne de la plus grande opération aéronavale de la seconde guerre mondiale.


Une soixantaine d’illustrations en couleurs montrant tous les avions de types et fonctions variés ayant participés à la campagne de Normandie ( juin juillet 1944) et ce du côté allié ( usa, britanniques et français) et allemand. 


Les types de missions et leurs conséquences sur les combats seront précisés: observation, bombardements divers  chasse , strafing opérations aéroportées,  planeurs défense maritime , destruction des nœuds de communication , des rampes de V1 etc etc….


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Dans le ciel de Normandie »

Dans Dans le ciel de Normandie, Olivier Dauger livre une fresque aérienne qui nous propulse au cœur de l’une des plus grandes opérations militaires de la Seconde Guerre mondiale.

Alliant précision historique et virtuosité graphique, cet album capture l’intensité des combats aériens et la diversité des appareils utilisés lors de la campagne de Normandie en 1944. Olivier Dauger, par un coup de crayon minutieux et réaliste, donne vie à une vaste galerie d’avions alliés et allemands, chaque modèle finement restitué, qu’il s’agisse des célèbres Spitfire britanniques ou des bombardiers américains.

L’aspect documentaire de l’œuvre se marie habilement à la narration, rendant la lecture fluide tout en apportant une dimension didactique non négligeable. La rigueur historique est manifeste, sans jamais alourdir le récit. Le lecteur navigue ainsi avec aisance entre les différentes missions, qu’elles soient d’observation, de bombardement ou de défense maritime, découvrant l’impact de ces opérations sur le déroulement du conflit.

extrait bd Dans le ciel de Normandie

Visuellement, chaque planche témoigne d’un souci du détail qui frôle la perfection. Les scènes aériennes, dynamiques et immersives, plongent le lecteur dans un ciel saturé de bruit et de fureur. Toutefois, malgré la place prépondérante des machines, Olivier Dauger n’oublie pas l’élément humain, bien que discret, toujours présent en filigrane.

Dans le ciel de Normandie est un véritable hommage visuel et historique à une page méconnue du Débarquement, une œuvre à la fois captivante et instructive.


Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Sainte-Mère-Eglise

Jean-Corentin Carré, L’enfant Soldat – Tome 3

Album publié en 2017 aux éditions Paquet.


couverture bd Jean-Corentin Carré, L’enfant Soldat - Tome 3

Fin 1916, après s’être battu une dernière fois dans l’enfer de Verdun, le jeune Jean-Corentin Carré est envoyé sur le front de Champagne avec sa section.

Sa notoriété du « Petit Poilu du Faouët » est grandissante et glorieuse. Mais son moral est au plus bas. Le garçon est de plus en plus noir.

Il se culpabilise d’être vivant, de voir ses camarades mourir sous ses yeux. Son rêve est de sortir de ces tranchées boueuses.

Quelques semaines passent, son général lui annonce bonne nouvelle. Sa demande de changement d’arme a été acceptée. Il va pouvoir intégrer une célèbre escadrille d’aviation et pouvoir se battre dans les airs !


C’est à Dijon puis à Étampes qu’il effectue son temps d’instruction dans l’aéronautique militaire. Le 23 juillet, il reçoit l’insigne d’élève pilote.

Le 3 octobre, le brevet de pilote de guerre (N°6642) lui est décerné à l’issue d’un stage au camp d’Avord. L’adjudant pilote carré est ensuite affecté à l’escadrille S.O.229, célèbre pour ses combats.

C’est avec elle qu’il se bat dans le ciel de la Meuse. Il effectue des vols de reconnaissance dans un premier temps et devient vite décoré pour avoir abattu 3 avions ennemis.

Mais ce 18 mars 1918, à l’aube, il trouve la mort héroïquement dans un combat aérien au dessus de Souilly. Jean-Corentin Carré est tombé dans un traquenard par quatre avions.

Cette action lui vaut une dernière citation à l’ordre de l’armée, cette fois-ci « S’est défendu énergiquement jusqu’à ce que son appareil soit abattu l’entraînant dans une mort glorieuse ».

Ainsi disparut à l’âge de 18 ans le « Petit Poilu du Faouët », l’un des plus jeunes soldats français de la Grande Guerre. Tout le monde le pleurait dans le pays. Les hautes autorités demandèrent qu’il soit enterré et porté au Panthéon. Un monument a été inauguré à ce jeune combattant juste avant la Seconde Guerre mondiale. Toutes les rues en Bretagne portent son nom. Jean-Corentin Carré est devenu un symbole et un exemple.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Jean-Corentin Carré, L’enfant Soldat – Tome 3 »

Dans le troisième volet de « Jean-Corentin Carré, L’enfant Soldat« , Pascal Bresson et Lionel Chouin clôturent avec brio la saga du plus jeune combattant de la Première Guerre mondiale.

Ce dernier opus, imprégné de l’atmosphère lourde des combats aériens et de la psyché torturée de son jeune héros, est une fenêtre ouverte sur les abysses de l’âme humaine confrontée à l’inhumanité de la guerre.

Le récit, qui nous transporte des tranchées boueuses aux cieux assiégés, est une étude minutieuse des conflits intérieurs et extérieurs. Jean-Corentin, le « Petit Poilu », évolue dans un monde où le patriotisme juvénile est aussi loué que mis à l’épreuve. La narration de Bresson, précise et poignante, s’accompagne parfaitement des illustrations de Chouin, dont le trait saisit avec acuité les détails de cette époque sombre.

extrait Jean-Corentin Carré, L’enfant Soldat - Tome 3

Le tome s’achève sur la mort tragique du protagoniste, qui, bien que prévisible, n’en est pas moins déchirante. L’auteur ne cherche pas à glorifier la guerre; au contraire, il présente un personnage profondément humain, héros malgré lui, pris dans les machinations d’un conflit qui dépasse son entendement et sa jeune vie.

Les auteurs réussissent le tour de force de rendre hommage à ce soldat sans pour autant tomber dans l’hagiographie. Ils nous présentent un jeune homme courageux et complexe, dont le destin tragique souligne l’absurdité de la guerre.

Ce tome est une réussite tant sur le plan narratif que graphique, offrant une conclusion mémorable et touchante à la série. C’est une œuvre qui mérite sa place non seulement dans les bibliothèques de bande dessinée mais aussi dans les discussions sur la représentation de l’histoire et de la jeunesse dans l’art.



Lieu visité par la bd en Bretagne

Le Faouët

Jean-Corentin Carré, L’enfant Soldat – Tome 2

Album publié en 2017 aux éditions Paquet.


Verdun 1916, côte 321.

Après avoir subi de terribles revers, les soldats français se battent avec acharnement pour refouler l’ennemi à leur point de départ.

C’est une guerre où chacun doit reprendre sa propre tranchée. Jean-Corentin Carré, toujours volontaire pour les missions périlleuses, est apprécié de ses hommes.

Il est nommé pour une seconde citation au mérite en sauvant au périple de sa vie une grande partie des ses poilus d’une mort annoncée.

Pour ce jeune garçon et pour bien d’autres, Verdun reste la plus emblématique, la plus traumatisante des batailles de cette Grande Guerre.

Il a de plus en plus l’impression de devenir une machine à tuer du Boche, l’impression aussi de devenir une bête à tranchée, l’animal qu’on pousse à l’abattoir !

Jean-Corentin Carré prend soudainement conscience que sa place n’est plus dans ces lieux où l’enfer et la mort rôdent. Il veut retrouver sa place d’enfant, retourner étudier à l’école et vivre normalement, comme un gosse de son âge.

Surtout, il tient plus que tout à retrouver sa véritable identité, son vrai nom JEAN-CORENTIN CARRÉ, au lieu de son nom d’emprunt AUGUSTE DUTHOY, qu’il considère comme un nom d’assassin…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Jean-Corentin Carré, L’enfant Soldat – Tome 2 »

Dans « Jean-Corentin Carré, L’enfant Soldat – Tome 2« , Pascal Bresson poursuit avec brio la narration graphique de la jeunesse tragiquement héroïque de Jean-Corentin Carré dans le chaos de la Grande Guerre.

Le récit, ancré dans les tranchées boueuses de Verdun, est une fenêtre ouverte sur la psyché d’un adolescent combattant, dont la bravoure dépasse l’entendement et défie les horreurs de la guerre.

Bresson tisse une trame où l’historicité et la fiction se rencontrent pour honorer la mémoire collective.

Le dessin de Lionel Chouin, aux traits aussi précis que douloureux, ne se contente pas d’illustrer la guerre ; il la rend palpable, presque insoutenable, nous forçant à ne pas détourner le regard de ce que fut ce conflit dévastateur.

Le jeune Jean-Corentin, dans son uniforme bien trop grand pour son âge, incarne cette innocence perdue, cet élan patriotique qui a poussé tant de jeunes à une fin prématurée.

La série trouve son équilibre dans la dualité de sa narration : elle oscille entre l’admiration pour le courage des soldats et une critique acerbe de l’absurdité de la guerre. Si l’on peut parfois reprocher à Bresson une idéalisation de son protagoniste, c’est peut-être pour mieux souligner la perte de l’humanité dans ce gâchis de vie. Car au-delà de la biographie, c’est bien une allégorie de la guerre et de ses démons que l’auteur nous offre.

« Jean-Corentin Carré, L’enfant Soldat – Tome 2 » est donc plus qu’une simple bande dessinée ; c’est un hommage graphique, un morceau d’histoire narré avec émotion et respect, mais également une réflexion sur la guerre et ses jeunes victimes.

Il nous rappelle que le devoir de mémoire passe aussi par ces récits dessinés, capables de toucher l’esprit et le cœur des générations futures.



Lieu visité par la bd en Bretagne

Le Faouët

Elle – Tome 2

Bande dessinée publiée en 2005 aux éditions Paquet.


couverture bd Elle - Tome 2

Hippolyte, qui vient de quitter Rennes, apprend avec étonnement que Michelle est la fille du chef de la milice.

Ils s’enfuient tous les deux et rejoignent le maquis.

Mais au cours d’une opération de sabotage, la milice intervient et c’est Michelle qui sauve les résistants de justesse.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Elle – Tome 2 »

Dans « Elle, tome 2 : Juin 1944« , Fanny Montgermont poursuit le récit de Michelle, figure centrale d’un monde écartelé entre l’horreur de la guerre et l’innocence d’un amour naissant.

L’ouvrage s’inscrit dans la continuité du premier tome, où les couleurs pastel côtoient les teintes plus sombres, reflet d’un contraste entre la douceur de l’intime et la brutalité de l’Histoire.

Montgermont manie son pinceau avec une délicatesse qui confère aux scènes les plus sombres une lumière éthérée, un espoir dans la noirceur.

extrait bd Elle - Tome 2

Cette suite est marquée par un rythme qui peut dérouter. Là où le premier tome instaurait un univers et des enjeux, le second semble précipiter son dénouement. La transition rapide des événements majeurs – sabotage et libération – s’effectue en une poignée de pages, laissant le lecteur sur sa faim.

Cependant, la force de « Elle » réside dans sa capacité à émouvoir. L’œuvre, en dépit de ses ellipses narratives, porte en elle une poésie visuelle indéniable. Montgermont offre une héroïne éthérée, une figure angélique qui semble flotter au-dessus des tourments de son époque, posant la question fondamentale du « Pourquoi » sans jamais y répondre. L’absence de réponse est, en soi, un commentaire poignant sur la guerre.

« Elle, tome 2 » est une œuvre qui, malgré ses imperfections narratives, imprime dans l’esprit une empreinte durable.

Fanny Montgermont s’affirme comme une artiste capable de tisser ensemble la douleur et la beauté, le rêve et la réalité.


Lieu visité par la bd en Bretagne

Rennes