Étiquette : RAF : carte

Invisible enemy

Album publié en 2024 aux éditions Paquet.


Résumé éditeur

Les pilotes de chasse « Puma » de la 101e Escadre Aérienne des forces de défense hongroises patrouillent régulièrement les cieux dans leur mission de défense de l’espace aérien de l’OTAN. 

En 1990, cette unité fut nommée ainsi en hommage à Dezso Szentgyorgyi, le plus grand as hongrois de la seconde guerre mondiale.

Tout comme de nombreux autres pilotes qui, comme lui, ne quittèrent pas leur pays après la guerre, il dut cacher son passé pendant des décennies, réduit au silence par le régime au pouvoir.

Ce fut fait de façon si efficace que souvent, ils restèrent des inconnus aux yeux de leurs propres familles. 

Ils combattirent pour leur nation, et pourtant devinrent des parias…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Invisible enemy »

Avec Invisible Enemy, Gyula Pozsgay livre une œuvre d’une rare intensité, où la rigueur historique rencontre une finesse graphique exceptionnelle. À travers le récit des pilotes hongrois de la Seconde Guerre mondiale, et particulièrement celui de Dezső Szentgyörgyi, l’auteur exhume une page méconnue de l’histoire européenne, trop longtemps restée dans l’ombre.

L’approche artistique impressionne dès les premières pages. Les planches, magnifiquement détaillées, offrent une vision immersive des combats aériens et des machines volantes qui marquèrent cette époque. Chaque trait témoigne d’un travail méticuleux, captivant aussi bien les passionnés d’aviation que les amateurs d’art graphique. Le choix des couleurs et la précision des compositions ajoutent une dimension presque cinématographique à l’ensemble.

extrait bd Invisible enemy

Le scénario, poignant et intimiste, donne voix à des héros tragiques, contraints au silence sous un régime politique oppressant. Gyula Pozsgay parvient à capturer toute la gravité de leur destin avec une narration à la fois sobre et vibrante, où chaque dialogue, chaque moment, semble chargé d’émotion.

Invisible Enemy est une réflexion sur la mémoire et la résilience, une œuvre incontournable pour quiconque s’intéresse aux récits humains derrière les grandes tragédies historiques. Une lecture marquante, à la croisée de l’art et de l’histoire.


Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

AlekseïevkaBelgorodBudapestKourskRossoch

Femmes en résistance – Numéro 4 – Mila Racine

Album publié en 2016 aux éditions Casterman.


Résumé éditeur

1943.

À tout juste 22 ans, Mila Racine prend tous les risques pour aider des enfants juifs à fuir l’occupant nazi, en leur faisant franchir clandestinement la frontière suisse.

Son courage et son abnégation permettront à de nombreuses vies d’être sauvées.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Femmes en résistance – Numéro 4 – Mila Racine »

Le quatrième et dernier volet de la série « Femmes en résistance« , intitulé « Mila Racine« , est une œuvre d’une profondeur émotionnelle rare. Sous la plume de Régis Hautière et Francis Laboutique, et les illustrations précises d’Olivier Frasier, ce tome dévoile l’histoire méconnue de Mila Racine, une résistante juive ayant risqué sa vie pour sauver des enfants pendant la Seconde Guerre mondiale.

Le scénario, inspiré d’une idée originale d’Emmanuelle Polack, parvient à mêler habilement faits historiques et fiction. L’histoire suit Claire, enquêtrice fictive, qui découvre les actions héroïques de Mila Racine à travers un carnet hérité de sa mère.

Les dessins de Frasier ajoutent une dimension visuelle puissante, capturant l’intensité des moments de tension et la beauté de l’engagement humain. On notera la maîtrise de Frasier dans la représentation des ambiances historiques et la profondeur émotionnelle des personnages​​.

Ce tome ne se contente pas de raconter une histoire ; il rend hommage à des héroïnes oubliées de la résistance, en mettant particulièrement en lumière le courage de Mila Racine. Le dossier historique en fin d’album, rédigé par Polack, enrichit le récit en fournissant un contexte factuel précieux.

« Mila Racine » est un hommage touchant et un rappel poignant du rôle crucial joué par les femmes dans la résistance. Cette série mérite d’être redécouverte.


Madeleine, Résistante – T03 – Les nouilles à la tomate

Album publié en 2024 aux éditions Dupuis.


1944. Madeleine – résistante, nom de code « Rainer » – est arrêtée après avoir abattu un officier nazi.

couverture bd Madeleine, Résistante - Tome 3 - Les nouilles à la tomate

Un crime « terroriste », qui la condamne aux terribles interrogatoires des Brigades spéciales, la police de Vichy. Et plus particulièrement à ceux du commissaire Fernand David – « David les Mains Rouges », traqueur d’« ennemis intérieurs » tels que les FTP-MOI du groupe Manouchian.

Un préambule aux interrogatoires nazis, puis au terrifiant quotidien de la prison de Fresnes, avec pour seule échappatoire la perspective d’être fusillée… Torturée, encore et encore, Madeleine va-t-elle tenir, alors qu’à Paris bruisse des rumeurs sur la Libération ?

« Madeleine, résistante », ou l’authentique destin de Madeleine Riffaud, qui revient cette fois avec une précision implacable sur les tortures qu’elle a endurées dans les geôles vichystes et nazies, avec au bout de supplice, enfin : la victoire.

Mettre en scène la torture sans volonté de choquer mais aussi sans l’amoindrir. Voici le défi relevé avec un brio, de manière poignante, par Morvan et Bertail avec ce troisième tome.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Madeleine, Résistante – Tome 3 – Les nouilles à la tomate »

Dans ce troisième opus de « Madeleine, Résistante« , intitulé « Les nouilles à la tomate« , Jean-David Morvan et Dominique Bertail poursuivent avec finesse et puissance l’évocation de la vie hors normes de Madeleine Riffaud, héroïne méconnue de la Résistance. À travers un récit poignant, ce tome explore les heures les plus sombres de son combat, notamment son arrestation et sa confrontation brutale avec la torture.

Le talent narratif de Jean-David Morvan brille par sa précision historique et sa capacité à insuffler une profonde humanité à chaque scène. Chaque dialogue, chaque silence résonne avec un poids émotionnel rare, nous rappelant à quel point le courage de ces résistants était hors du commun. Dominique Bertail, quant à lui, transcende l’histoire avec son dessin monochromatique d’une grande intensité, jouant sur les nuances de bleu pour traduire la froideur de l’époque et l’angoisse des situations vécues.

Mais ce qui distingue particulièrement ce tome, c’est son équilibre subtil entre fidélité documentaire et puissance dramatique. Les scènes de torture, bien que dures, ne sombrent jamais dans le sensationnalisme.

« Les nouilles à la tomate » est une œuvre qui saisit le lecteur, à la fois par son impact visuel et sa narration magistrale. Elle ne se contente pas de raconter une histoire ; elle invite à une immersion totale dans l’un des chapitres les plus marquants de notre Histoire. Une bande dessinée essentielle, vibrante et inoubliable.


L’espion qui a piégé Hitler

Album publié en 2024 aux éditions Du Tiroir.


Résumé éditeur

couverture bd L'espion qui a piégé Hitler

La réalité dépasse la fiction : nulle autre expression forte ne convient mieux à la vie de Juan Pujol Garcia (1912 -1988), l’agent double qui a fait perdre la guerre à Adolf Hitler.

Rien ne préparait ce jeune Barcelonais à jouer un rôle majeur dans le débarquement des Alliés en Normandie.

Il élevait des poules lorsqu’éclata la guerre d’Espagne, en 1936.

Les péripéties de cette guerre civile sans merci l’ancrèrent dans une conviction : tout doit être entrepris pour sauvegarder la démocratie. Ainsi, il conçut une haine féroce…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’espion qui a piégé Hitler »

L’espion qui a piégé Hitler d’Alain De Kuyssche est une véritable réussite dans le genre historique. Cette bande dessinée relate avec brio l’incroyable aventure de Juan Pujol Garcia, alias Garbo, un espion qui, par sa ruse, a trompé l’un des régimes les plus redoutés de l’Histoire. Ce récit, tiré de faits réels, captive dès les premières pages et plonge le lecteur dans les méandres de la Seconde Guerre mondiale.

Le scénario d’Alain De Kuyssche parvient à restituer avec précision les détails stratégiques des actions de Pujol tout en humanisant un personnage à la fois ordinaire et exceptionnel. Le fait que ce modeste éleveur de poules soit devenu un agent double, capable de duper les services secrets allemands, offre un contraste saisissant et rend l’histoire encore plus fascinante. On ressent chez Pujol une détermination inébranlable à combattre l’oppression nazie, ce qui renforce l’aspect héroïque du personnage.

extrait bd L'espion qui a piégé Hitler

Le dessin de Carlos Valdeira apporte une véritable valeur ajoutée. Son trait, net et détaillé, capture parfaitement les atmosphères tendues de cette période trouble, tout en restant accessible à un large public. Les couleurs, bien choisies, participent à rendre l’œuvre vivante et immersive.

Cette bande dessinée est un bel hommage à l’ingéniosité et au courage de ceux qui ont œuvré dans l’ombre pour la liberté.

Un ouvrage à recommander tant aux passionnés d’histoire qu’aux amateurs de récits palpitants, où la réalité dépasse la fiction.


Le carnet de Roger

Album publié en 2011 aux éditions Sarbacanes


Résumé éditeur

couverture bd Le carnet de Roger

Automne 1939, un village de la périphérie nantaise.

Roger, maraîcher de 27 ans, reçoit son ordre de mobilisation.

Hiver 2002, sur une autoroute entre La Rochelle et Nantes, Florent se rend au chevet de son grand-père Roger, qui vient d’être admis aux urgences…

  • Un témoignage rare sur un épisode de l’Histoire méconnu : la déportation des prisonniers de guerre dans des camps de travail
  • Un livre entre la puissance évocatrice de Tardi et la sensibilité d’Emmanuel Guibert
  • Le dessin documenté et foisonnant de Florent Silloray rend admirablement l’atmosphère de l’époque

La bd « Le carnet de Roger » disponible ici


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bd «Le carnet de Roger»

Cet album est un véritable bijou, mêlant habilement deux récits parallèles captivants.

D’un côté, la guerre vue à travers les yeux de Roger et son carnet, de l’autre, la quête émouvante de Florent, son petit-fils, qui cherche à retracer son histoire.

Les planches graphiques sont magnifiques, avec des tons terre et gris pour Roger et des couleurs plus classiques pour Florent.

L’aspect historique est captivant, basé sur un carnet authentique, offrant une immersion profonde dans la vie de Roger.

C’est un album poignant qui nous livre un témoignage complet et inédit sur la vie des prisonniers de guerre.

Le réseau Comète

Album publié aux éditions Grand Angle en 2023.


La ligne d’évasion des pilotes alliés

Des centaines de résistants de « l’armée des ombres », discrets, silencieux, un « ordre de la nuit » fait de petites mains, qui hébergent, qui convoient, qui ravitaillent et sans lesquels rien n’aurait été possible.

couverture le réseau comète en bd

Des centaines de résistants de « l’armée des ombres », discrets, silencieux, organisent le plus grand réseau d’évasion de la Seconde Guerre mondiale.

Son but : conduire des aviateurs de Belgique jusqu’au Pays-Basque, en évitant les patrouilles allemandes, les gendarmes de Vichy et les garde-frontières franquistes.

Voici l’histoire d’une montagne indomptable, d’une comète qui traversait la France en déchirant la nuit de l’occupation.

L’histoire d’hommes et de femmes rebelles dont la liberté guidait les pas, un «ordre de la nuit» sans lequel rien n’aurait été possible.



Le réseau Comète a été créé en 1941 par un groupe de résistants belges et français. Il s’est rapidement développé et a fonctionné grâce à la coopération de nombreux individus et groupes de résistance à travers l’Europe occupée.

Les évasions étaient souvent organisées en utilisant un réseau de planques, de passeurs, de guides. De contacts locaux aidaient les évadés à se déplacer en toute sécurité à travers les lignes ennemies et à atteindre des zones libres.

extrait bd le réseau Comète

Bien que de nombreux évadés aient réussi à échapper grâce au réseau Comète, il y a eu aussi de nombreuses arrestations et des pertes humaines. Cependant, le réseau Comète a joué un rôle essentiel dans le sauvetage de nombreux aviateurs alliés et de personnes recherchées pendant la guerre.


Plus d’infos sur le site de l’association BPSGM

Ma guerre

Album publié aux éditions Rue de Sèvre en 2017.


Voici le témoignage de Guy-Pierre Gautier, grand-père de l’auteur, survivant de Dachau.

couverture bd ma guerre

Engagé en 1943 dans la brigade « Liberté » des francs-tireurs et partisans de La Rochelle, il s’emploie à des sabotages de voies ferrées et au renseignement.

La bravoure côtoie l’insouciance. À l’arrestation du réseau, les difficultés commencent avec les interrogatoires par la Gestapo, une mutinerie à la prison d’Eysses, les fusillés.

Le cauchemar s’installe lors du voyage infernal en wagons à bestiaux jusqu’à Dachau.

Le courage masque alors à peine la frayeur. Le récit poignant d’un survivant, jour après jour, souffrance après souffrance, jusqu’à l’apparition de la silhouette immense d’un GI américain qui annonce la fin du cauchemar le 30 avril 1945.



« Ma Guerre » de Tiburce Oger est un témoignage fort et poignant qui nous plonge dans l’histoire sombre de la Seconde Guerre mondiale.

À travers l’histoire du grand-père de l’auteur, Guy-Pierre Gautier, résistant et déporté à Dachau, le récit est divisé en deux parties distinctes. On découvre ainsi les actes de résistance courageux de Guy-Pierre en France occupée, ainsi que son internement dans le camp de concentration, mettant en lumière l’atrocité des crimes nazis.

extrait bd ma guerre

Les dessins et les décors sublimes de Tiburce Oger retranscrivent avec justesse l’horreur vécue, tandis que la sobriété du propos renforce la portée émotionnelle.

« Ma Guerre » est une œuvre puissante, un devoir de mémoire nécessaire pour ne jamais oublier les souffrances endurées pendant cette période sombre de l’histoire.


Un extrait de « Ma guerre » ici

Madeleine, Résistante – T01 – La Rose dégoupillée

Album publié en 2021 aux éditions Dupuis.



La petite Madeleine Riffaud, née en 1924, vit heureuse avec son grand-père et ses parents instituteurs.

couverture bande dessinée Madeleine, Résistante

Du moins, jusqu’à ce que la Seconde Guerre mondiale n’éclate, que l’Exode ne jette la famille sur les routes et que l’adolescente, atteinte de tuberculose, soit envoyée dans un sanatorium perché dans les Alpes.

Pourtant, Madeleine est bien résolue à réaliser un projet fou et nécessaire : trouver des résistants et lutter contre l’occupant. Elle y parviendra, sous le nom de code « Rainer ».

Son entrée dans la Résistance ne sera que le premier acte d’un destin exceptionnel qu’elle raconte aujourd’hui dans une première trilogie nourrie des milliers de détails d’une mémoire qui n’a rien oublié…

.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Madeleine, Résistante – Tome 1 – La Rose dégoupillée »

« Madeleine, Résistante – Tome 1 : La Rose dégoupillée » est une œuvre magistrale qui plonge le lecteur dans l’univers poignant de la Seconde Guerre mondiale, à travers les yeux de Madeleine Riffaud, une jeune résistante. Ce premier tome est scénarisé par Jean-David Morvan et illustré par Dominique Bertail.

Le récit de Madeleine, souvent considéré comme un témoignage précieux, offre une perspective intime et touchante sur son engagement précoce dans la Résistance. On souligne souligne l’habileté avec laquelle les auteurs dépeignent les relations personnelles de Madeleine, notamment avec son grand-père, et les moments de solidarité entre résistants. Ces interactions humaines, chargées d’émotion, enrichissent le récit et le rendent profondément humain​.

Les illustrations de Bertail sont saluées pour leur justesse et leur capacité à capturer l’atmosphère oppressante de l’époque. Les dessins, mêlant des touches de bleu et de blanc, rappellent les pages à l’encre d’antan et apportent une dimension littéraire et poétique à l’œuvre. Cette combinaison de visuel et de texte crée une symbiose parfaite, rendant la lecture aussi esthétique qu’instructive​​.

Le récit, bien plus qu’une simple bande dessinée historique, se veut également un rappel nécessaire des valeurs de courage et de solidarité en des temps troublés. En revisitant cette période sombre de l’histoire, « La Rose dégoupillée » nous rappelle l’importance de la mémoire et de l’héroïsme au quotidien.

Un ouvrage incontournable, à mettre entre toutes les mains, jeunes et moins jeunes, pour comprendre l’impact de la Résistance et l’importance de l’engagement personnel face à l’oppression.

« Madeleine, Résistante – Tome 1 : La Rose dégoupillée » est une œuvre d’une rare profondeur, à la fois émouvante et instructive, qui mérite toute l’attention des lecteurs.




Madeleine Riffaud était une résistante française pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle a également participé à d’autres actions de la Résistance, telles que le transport de matériel et de documents clandestins, et l’aide à des prisonniers politiques à s’évader.

Après la guerre, Madeleine Riffaud a continué à militer pour les droits de l’homme et la paix. Elle est également devenue journaliste et écrivaine.

Madeleine a publié plusieurs livres sur ses expériences pendant la guerre et sur ses convictions politiques.

Elle est une figure importante de la Résistance française. Egalement un exemple de courage et de détermination dans la lutte contre l’oppression et l’injustice.