L’Infini dans un roseau, d’Irene Vallejo, est un hymne extraordinaire à l’amour des livres qui a séduit des millions de lecteurs à travers le monde. Son adaptation graphique aux illustrations exceptionnelles réalisées par le dessinateur Tyto Alba, nous transporte sur les champs de bataille d’Alexandre le Grand, dans les palais de Cléopâtre, dans les premières librairies et les ateliers des copistes, mais aussi sur les bûchers où brûlaient les codex interdits, à la bibliothèque en ruine de Sarajevo et dans le labyrinthe souterrain d’Oxford. Ces dessins et aquarelles, qui racontent l’histoire d’un artefact incomparable né il y a cinq millénaires, lorsque les Égyptiens ont découvert le potentiel d’une plante appelée papyrus, nous font participer à l’aventure collective de celles et ceux qui ont sauvegardé les livres depuis lors.
La bd « L’Infini dans un roseau – L’Invention des livres dans l’Antiquité » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Infini dans un roseau – L’Invention des livres dans l’Antiquité »
Fin 1939, le régime nazi va déferler sur l’Europe et balayer la démocrate république Française. Printemps 1940, Evreux se prépare à subir une occupation imposée et imposante. Au cœur de cette période sombre et incertaine, Anne et Marcel Baudot avec leurs 7 enfants, organisent à leur manière une résistance culturelle dans un premier temps avant de prendre les armes dans un second temps. Anne, nommée responsable de la bibliothèque du pavillon fleuri et du musée, permet l’évacuation de nombreuses œuvres, objets et livres, pour sauvegarder le patrimoine local.
De son côté, Marcel, archiviste en chef du Département, et conservateur des antiquités et objets d’art de l’Eure et de la Seine-Inférieure (Seine-Maritime), devient rapidement un chef de réseau de la Résistance et lance de nombreuses actions jusqu’à la Libération. Leur action, souvent méconnue de la population, sera reconnue à sa juste valeur par la Ville et Nation quelques années plus tard.
La bd « Baudot – Résistants par l’esprit et les armes » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Baudot – Résistants par l’esprit et les armes »
Publié en août 2025 aux éditions Varou, ce récit complet signé Wallace et Céka au scénario, magnifiquement illustré par Salvo et mis en couleurs par François Fleury, redonne vie à un pan méconnu de la Résistance normande. L’album retrace l’engagement exceptionnel du couple Anne et Marcel Baudot qui, entre 1940 et 1944 à Évreux, mènent un double combat : culturel d’abord, par la protection du patrimoine local, puis militaire, au sein de la Résistance armée.
Le scénario raconte la progression de cet engagement familial hors du commun. Marcel, archiviste en chef et futur chef des FFI de l’Eure, et Anne, bibliothécaire visionnaire qui sauvegarde collections et œuvres d’art menacées par l’occupation nazie, incarnent une résistance aux multiples visages. Wallace, spécialiste reconnu de la BD historique aéronautique et militaire, et Céka, scénariste éclectique rompu aux adaptations littéraires, construisent une narration précise, documentée et profondément humaine qui honore la mémoire de ces héros ordinaires.
Le trait réaliste de Salvo, dessinateur italien formé à la Scuola Internazionale di Comics de Florence, sert cette chronique familiale. Son style graphique, déjà éprouvé sur des albums historiques comme Artilleurs des Sommets, confère une authenticité saisissante aux personnages et aux décors d’époque. Les couleurs sobres et atmosphériques de François Fleury, coloriste autodidacte habitué aux registres réalistes, renforcent l’émotion et la gravité des propos.
Cette bande dessinée constitue un hommage à l’action méconnue de résistants et militaires dont l’histoire ne ressurgit qu’en 2018 grâce à la découverte de carnets listant 5 000 résistants normands. A découvrir.
Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale
Chaque année, plus de 5 000 musiciens, chanteurs, danseurs, plasticiens, universitaires, cinéastes, d’Écosse, d’Irlande, du Pays de Galles, de Cornouailles, de l’Île de Man, de Galice, des Asturies, de Bretagne, ainsi que de la diaspora celtique à travers le monde (États-Unis, Acadie, Australie, Nouvelle-Zélande…) participent au Festival Interceltique de Lorient (FIL). Plus grand rassemblement des Celtes au monde, il a réuni près d’un million de festivaliers lors de sa 53ème édition en 2024 pendant dix jours de festivités, de festoù-noz (des bals bretons), de conférences, de concerts aux instruments variés, tous les jours, sur différentes scènes. À elle seule, la Grande Parade du Festival Interceltique réunit 92 000 spectateurs. Sans oublier les plus de 2 millions de téléspectateurs devant le spectacle “Horizons Celtiques” et la Grande Parade sur France 3 National. En quoi le FIL est-il un événement incontournable pour les Bretons, et plus largement les Celtes ? Comment Lorient devient-elle la capitale de l’interceltisme à chaque édition du festival ?
Créée en partenariat avec l’association organisatrice de l’événement,Le Festival Interceltique de Lorient est un reportage BD réalisé sur le terrain et dessiné par Gaston, également auteur de Renaud derrière le rideau publié aux éditions Rouquemoute en 2024. Gaston, de son vrai nom Alain Rémy, est un dessinateur de bande dessinée français né au Maroc en 1965. Il est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages d’humour, de carnets de voyages et de romans graphiques. Passionné de musique, il a publié, avec Bertrand Dicale, Né sous le signe de l’Hexagone (Delcourt, 2023), la première biographie de Renaud en BD, Renaud derrière le rideau (Rouquemoute, 2024) ainsi que des ouvrages sur Boby Lapointe, Manu Chao et le rap français avec Olivier Cachin.
La bd « Le Festival Interceltique de Lorient » disponible ici
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La BD est sortie en juillet 2025. Un avis sera posté prochainement.
Album « Les Piliers de la Terre – Tome 3 » publié en 2025 aux éditions Glénat.
Résumé
D’après l’œuvre de Ken Follett publiée en 1989.
Au temps des bâtisseurs de cathédrales : redécouvrez la fresque monumentale de Ken Follett dans une saga épique en bande dessinée.
Angleterre, XIIe siècle. Dans un royaume en perdition, morcelé par la guerre et affaibli par la famine, Tom, modeste maître bâtisseur, rêve de construire un jour la plus grandiose des cathédrales… Avec Ellen, sa compagne, ils ont bravé le froid et la misère pour arriver à Kingsbridge. Quand un incendie ravage l’église de la ville en pleine nuit, Tom propose aux hommes de foi de s’atteler à la tâche pour reconstruire l’édifice ! Mais certains dignitaires ne voient pas d’un bon œil ces travaux. La famille Hamleigh et l’évêque Waleran, fermement opposés à ce projet, n’hésiteront pas à user de leur pouvoir pour ralentir la construction. De son côté, Tom jouit du soutien de Philip, le prieur de Kingsbridge, mais aussi de l’appui des villageois et des moines qu’il a su convaincre de l’aider sur le chantier.
Alfred, Martha et Jack, le fils d’Ellen, sont également solidaires avec Tom. La reconstruction de la cathédrale avance lentement malgré les tensions et les intrigues politiques. Bientôt, une visite pourrait tout changer, celle de l’évêque Henry… La venue de ce saint homme à la Pentecôte s’annonce cruciale pour l’avenir de la cathédrale. Tom parviendra-t-il à démontrer qu’il est à la hauteur d’une telle tâche ?
La bd « Les Piliers de la Terre – Tome 3 » disponible ici
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La cathédrale comme métaphore. C’est tout le génie du roman de Ken Follett, paru en 1989 et vendu à plus de quarante millions d’exemplaires, que le duo Alcante-Dupré parvient à transposer avec une fidélité dans ce troisième volet de leur adaptation en bande dessinée.
Dans cette Angleterre du XIIe siècle déchirée par les guerres et la famine, le chantier de Kingsbridge n’est pas qu’une affaire de pierre et de mortier. C’est un champ de forces où s’affrontent foi et ambition, idéalisme et cynisme. Tom le bâtisseur et le prieur Philip, alliés improbables, doivent avancer vite avant la visite décisive de l’évêque Henry, tandis que l’évêque Waleran et la famille Hamleigh multiplient les manœuvres pour saboter l’œuvre. En parallèle, le personnage d’Aliena entame sa propre reconstruction, sociale, intime, intérieure, donnant au titre toute sa résonance.
Didier Alcante tient l’équilibre délicat entre densité du scénario et fluidité de lecture : la complexité des intrigues politiques et cléricales ne décourage jamais, grâce à un découpage cinématographique qui impose son rythme. Steven Dupré confirme ici un talent hors norme. Son trait réaliste, nourri d’une rigueur architecturale impressionnante, déploie des panoramiques de chantier grandioses, que les couleurs de Sébastien Gérard et Raphaël Bauduin baignent d’une lumière médiévale saisissante. Chaque planche est une invitation à s’arrêter. Un accomplissement rare : une adaptation qui honore son modèle sans se contenter de l’illustrer. Indispensable aux amateurs de fresque historique.
D’après le roman d’Edwin Abbott Abbott publié en novembre 1884.
Le mathématicien A. Square est un carré résidant à Flatland, monde bidimensionnel. Après avoir décrit au lecteur son univers, Square visite Lineland (monde réduit à une seule ligne) et Pointland (avec un seul habitant, très égocentrique, un point !) avant de rencontrer un habitant de Spaceland : une sphère. Ses convictions en seront changées à jamais… Un pays à quatre dimensions existerait-il ?
La bd « Flatland – Aventure fantastique à plusieurs dimensions » disponible ici
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Adapter en bande dessinée le chef-d’œuvre d’Edwin Abbott Abbott constituait un défi périlleux : comment traduire graphiquement l’abstraction pure ? Avec Flatland – Aventure fantastique à plusieurs dimensions, Danicollaterale relève ce pari avec une intelligence visuelle remarquable, offrant une porte d’entrée magistrale vers cette allégorie philosophique.
Le récit suit A. Square, un carré résidant dans un monde bidimensionnel régi par une hiérarchie sociale rigide fondée sur le nombre d’angles. Sa rencontre avec une Sphère, venue de la troisième dimension, bouleverse ses certitudes, le poussant à remettre en question les limites de sa propre réalité. Au-delà de l’expérience de pensée mathématique, l’œuvre demeure une satire cinglante du conformisme et des structures sociales victoriennes, thématiques qui conservent, hélas, une troublante actualité.
Le choix esthétique de Danicollaterale, volontairement géométrique, léché et méthodique, soutient parfaitement le scénario. L’utilisation de formes pures et de contrastes appuyés permet au lecteur de visualiser, avec une clarté étonnante, les paradoxes dimensionnels décrits par Abbott. Si la lenteur inhérente à l’exposition initiale pourra dérouter certains, elle est nécessaire pour ancrer le spectateur dans l’oppression de ce monde plat. L’audace graphique se déploie pleinement lors de la visite des autres dimensions, où le dessinateur enrichit l’œuvre originale par des interprétations audacieuses de la quatrième dimension et de l’espace-temps.
Cette BD est une réussite totale pour quiconque souhaite découvrir ce texte inclassable ou redécouvrir sa profondeur métaphysique sous un prisme visuel renouvelé. Un ouvrage à mettre entre les mains de tous les curieux, qu’ils soient férus de mathématiques, de philosophie ou simplement amateurs de récits d’anticipation stimulants qui questionnent la nature même de notre perception du monde.
Adapté de l’œuvre de Giovanni Boccace composée en 1349 et 1353.
Cette bande dessinée est une adaptation libre de l’œuvre de Giovanni Boccace. L’auteur y sélectionne dix contes parmi les cent du Décaméron original, encadrés par un récit-cadre situé en Toscane, en pleine pandémie de peste. Dix jeunes gens se réfugient à la campagne et, pour tromper l’ennui et la mort, se racontent tour à tour une histoire par jour, comme dans l’œuvre de Boccace.
La bd « Le décaméron – Un divertissement d’après Boccace » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le décaméron – Un divertissement d’après Boccace »
Publié en 2000 aux éditions Ego Comme X, Le Décaméron de Vincent Vanoli propose une adaptation libre et inspirée du classique de Giovanni Boccace, situé en 1348 lors de l’épidémie de peste à Florence. Plutôt que de restituer les cent récits originels, Vincent Vanoli en sélectionne dix, qu’il fait conter par le moine Caruso et son garde Luigi.
Graphiquement, l’auteur use d’un trait expressionniste mêlant encre de Chine, pastels et gouache blanche, pour modeler des perspectives éclatées et des visages carnavalesques ; chaque planche se lit comme une enluminure médiévale revisitée, oscillant entre cubisme et naïveté archaïque.
Ce Décaméronmérite la découverte des amateurs de bande dessinée et des passionnés de littérature médiévale.
D’après le roman de Fouad Laroui publié le 10 aout 2010.
1970, un an après les premiers pas de l’homme sur la Lune, Mehdi fait sa rentrée au lycée Lyautey.
C’est flanqué d’une petite valise et de deux dindons qu’il arrive désemparé au prestigieux lycée français de Casablanca. Pour le jeune garçon avide de savoir, le décalage est rude entre son village au pied des montagnes de l’Atlas et cet établissement où se croisent la bourgeoisie française et marocaine. Alors que s’amorce l’année scolaire, Mehdi va devoir trouver sa voie et s’adapter à cet univers étrange où les cultures se mêlent et se confrontent.
La bd « Une année chez les Français » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Une année chez les Français »
L’histoire se déroule en 1970 à Casablanca, où le jeune Mehdi, venu d’un village berbère, intègre le prestigieux lycée français Lyautey. Son regard naïf mais curieux sur ce monde nouveau donne à la narration une grande fraîcheur.
Le récit explore des thèmes forts : les différences culturelles, l’adaptation, la tolérance et la découverte de soi. La profondeur psychologique de Mehdi et des personnages secondaires est rendue avec justesse, éveillant l’empathie du lecteur dès les premières pages.
Le style graphique de BeneDì est chaleureux, lumineux. Les couleurs reflètent bien l’ambiance du Maroc des années 1970.
Cet album est une adaptation sensible et bien construite qui plaira particulièrement aux lecteurs intéressés par les histoires interculturelles.
D’après le roman d’Alric & Jennifer Twice publié le 31 mars 2021.
À Hélios, les Mots ont un pouvoir. Celui de créer, d’équilibrer ou de détruire le monde. Quand le chaos s’empare du royaume, les Mots frémissent, s’impatientent, s’embrasent. Ils attendent leur prochaine Passeuse de Mots. C’est Arya, une jeune fille de la capitale, qui répond à l’Appel de cette magie ancestrale. À elle de s’armer de courage, de se battre. Au fil de sa quête, elle rencontrera Killian, Saren et Alric. Le voleur masqué, le chevalier aguerri, et le prince de l’immortalité. De l’écho de leurs âmes naîtra le [Limë], ce fil doux et singulier porteur d’amour et d’espoir. Cette promesse de cœurs alliés. Ce qui nous lie.
La bd « La Passeuse de Mots » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Passeuse de Mots »
Adaptation du premier tome de la saga d’Alric & Jennifer Twice, ce roman graphique redonne vie au royaume d’Hélios grâce au scénario de Carbone et aux illustrations époustouflantes de Michela Cacciatore.
L’histoire suit Arya, jeune femme passionnée de livres, élue pour maîtriser la magie ancestrale des Mots. Dans ce monde où les mots possèdent le pouvoir de créer, d’équilibrer ou de détruire, elle devient la clé du salut du royaume face aux Soldats de Verre.
Chaque chapitre bénéficie d’une palette chromatique unique, renforçant l’atmosphère magique du récit. Les illustrations servent parfaitement la poésie de l’univers original, capturant l’essence émotionnelle des personnages complexes et les paysages fantastiques.
Recommandé aux amateurs d’heroic fantasy poétique. Un objet relié magnifiquement présenté pour (re)découvrir cette saga incontournable.
D’après la tragédie de William Shakespeare publié en 1623.
Dans cette nouvelle adaptation, les frères Brizzi s’emparent de la tragédie la plus connue de William Shakespeare et illustrent avec brio la tumultueuse descente aux enfers des époux Macbeth.
La bd « Macbeth » disponible ici
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Après Don Quichotte et L’Enfer de Dante, les frères jumeaux Gaëtan et Paul Brizzi anciens de Disney, à qui l’on doit notamment Astérix et la surprise de César (dessin animé) et la séquence de L’Oiseau de feu dans Fantasia 2000 poursuivent leur cycle d’adaptations de classiques littéraires avec ce Macbeth. La tragédie du général écossais rongé par l’ambition, précipité dans le régicide par les prophéties de trois sorcières et l’implacable Lady Macbeth, offre ici un terrain idéal aux deux artistes. En privant souvent les personnages des sublimes dialogues du Bard, l’album souligne moins leur fièvre que leur désemparement face aux événements qu’ils ont mis en branle et surtout leur effondrement progressif mais total. Le silence devient dramaturgique.
L’audace graphique est totale. Paul et Gaëtan Brizzi réalisent une bande dessinée expressionniste d’une grande finesse, au crayon graphite noir et au fusain. Les hallucinations des époux Macbeth, lorsqu’ils sombrent dans la folie, sont traduites en bichromie rouge et noire. Ce rouge oscille entre rouille de fin de règne et sang obsédant, accompagnant les visions et délires du couple maudit. Le partage du travail est précis : Paul cisèle les personnages avec une expressivité exacerbée, tandis que Gaëtan, maître des ombres et de la lumière, s’empare des décors. Les mains crispées, les yeux figés, les corps qui se décharnent : tout est absolument splendide, que ce soient les scènes intimes entre les époux, les jeux de regard à la cour ou les grandes batailles médiévales qui concluent l’album. Destiné aux amateurs de bande dessinée d’auteur autant qu’aux passionnés de Shakespeare, ce Macbeth s’impose comme l’une des adaptations visuelles les plus saisissantes de la tragédie. Sombre, grandiose, d’un noir et blanc sépulcral rehaussé de rouge : on recommande.
D’après le roman de H.G. Wells publié en juin 1898.
M. Fotheringay, homme ordinaire sans ambition ni imagination, découvre un jour qu’il peut accomplir des miracles d’un simple souhait. Mais plutôt que de changer le monde, il se contente de petits prodiges insignifiants… jusqu’à ce qu’un accès de colère l’amène à envoyer un policier en enfer ? littéralement. Pris de panique, il se tourne vers le pasteur Maydig, un homme bien plus enthousiasmé que lui par ce pouvoir. Ensemble, ils entreprennent d’améliorer la société, mais leur maladresse et leur excès de zèle finissent par provoquer une catastrophe aux proportions bibliques ! Seul dans un monde ravagé par ses propres miracles, Fotheringay devra faire face aux conséquences de son incroyable don. Adaptée d’une nouvelle méconnue de H.G. Wells, cette comédie fantastique délicieusement british, entre satire et farce absurde, s’inscrit dans la lignée des œuvres de Lewis Carroll, Douglas Adams et Terry Pratchett. Une relecture brillante signée J.-L. Munuera, entre Uderzo et Doctor Who, qui nous entraîne dans une aventure aussi burlesque que vertigineuse.
La bd « L’homme qui pouvait accomplir des miracles » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’homme qui pouvait accomplir des miracles »
José Luis Munuera signe une adaptation remarquable de la nouvelle méconnue de H.G. Wells, transportant le récit britannique dans l’univers de la bande dessinée avec virtuosité. L’histoire de George Fotheringay, cet homme ordinaire qui découvre soudainement le pouvoir d’exaucer ses souhaits, devient sous le trait du dessinateur espagnol une méditation subtile sur l’orgueil et les limites de la bienveillance.
Le scénario révèle une profondeur psychologique attachante : Fotheringay, dénué d’ambition naturelle, se contentant de prodiges anodins comme changer la couleur d’un vase, transformer son chapeau en lapin , incarne la naïveté face au pouvoir absolu. Son interaction avec le pasteur Maydig cristallise le drame : là où le prêtre voit une occasion de sauver l’humanité, Fotheringay ne trouve que confusion et responsabilité accablante.
Graphiquement, José Luis Munuera privilégie une esthétique semi-réaliste aux décors envoûtants en couleurs directes. Cette approche crée une atmosphère hybride où l’humour British côtoie l’absurde vertigineux. L’ensemble s’inscrit justement dans la lignée de Lewis Carroll, Douglas Adams et Terry Pratchett.
Une fable visuellement splendide, délicieusement légère mais philosophiquement résonante, destinée à tous ceux qui apprécient l’ironie british et l’illustration de qualité.
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