Stevenson, le pirate intérieur
Album publié en 2013 aux éditions Dupuis.
Résumé éditeur
Robert Louis Stevenson en BD (13 novembre 1850 / 3 décembre 1894).

Doté d’une faible constitution, Robert Louis Stevenson, né en 1850, passa une partie de son enfance alité, en proie à une succession de maladies pulmonaires dont il eut à pâtir tout au long de son existence.
Très tôt attiré par la littérature, il poursuivit néanmoins des études d’ingénieur puis d’avocat, selon le désir de son père, avant de décider de rompre avec toute idée de carrière dans ces domaines.
Grand voyageur, il commença à publier de bonne heure. Profondément original et anticonformiste, il connut succès critiques et commerciaux qui firent de lui un écrivain reconnu de son vivant.
L’aventure et le fantastique habitent cette œuvre dont les titres les plus connus sont sans doute « L’Étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde« , « Le Maître de Ballantrae » ou encore « L’île au trésor« .
Installé à partir de 1890 à Vailima, dans les îles Samoa, en compagnie de sa femme Fanny, il y passe la fin de sa vie, jusqu’à la crise d’apoplexie qui l’emporta à l’âge de 44 ans. Magnifiquement mis en images par René Follet, cette biographie se présente comme le roman d’une vie irriguée par la littérature, nourrie de rêves et de cauchemars, d’un écrivain singulier, à mi-chemin entre naturalisme et impressionnisme, qui a su donner ses lettres de noblesse au fantastique comme au carnet de voyage.
La bd « Stevenson, le pirate intérieur » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Stevenson, le pirate intérieur »
Que se cache-t-il derrière l’auteur de L’Île au trésor ? Rodolphe, grand amateur de l’écrivain écossais, choisit de lui rendre hommage à travers une biographie, mettant en lumière ses voyages à travers le monde mais aussi le mal qui le ronge de l’intérieur que Robert Louis Stevenson lui-même assimile à un pirate cruel.
Le titre révèle d’emblée le parti pris : ce flibustier unijambiste qui n’est jamais loin, prêt à porter le dernier coup, n’est autre que la maladie pulmonaire qui guette Stevenson depuis l’enfance et l’accompagne jusqu’à sa mort aux îles Samoa, le 3 décembre 1894, à 44 ans. Cette métaphore, tenue tout au long de l’album, confère au récit biographique une dimension poétique et presque fantastique, parfaitement accordée à l’univers littéraire du sujet.
L’album inclut subtilement de courts extraits dessinés des grandes œuvres de Stevenson : Jekyll & Hyde, Le Maître de Ballantrae , autant de séquences qui donnent envie de découvrir ou redécouvrir ces romans.

Graphiquement, René Follet, dessinateur de récits d’aventure, se montre particulièrement à l’aise dans les costumes anciens et les décors exotiques. Son style réaliste et légèrement désuet s’adapte parfaitement à l’ambiance classique de la vie et de l’œuvre de Stevenson. L’application des couleurs relève davantage de la grande peinture que de la vignette traditionnelle, donnant à chaque planche une chaleur lumineuse qui rappelle les illustrés du XIXe siècle un choix esthétique juste.
Une invitation à replonger dans l’œuvre d’un écrivain dont la vie valait, elle aussi, d’être racontée.






























