Le portrait de Dorian Gray
Album publié en 2026 aux éditions Tredaniel Graphic.
Résumé éditeur
Adapté de l’œuvre d’Oscar Wilde publiée le 20 juin 1890.

« Si c’était moi qui pouvais rester éternellement jeune, et le portrait qui pouvait vieillir ! »
Qui n’a jamais regardé son image dans un miroir, une photographie, un tableau… et souhaité rester éternellement jeune ?
Les légendes de toutes les civilisations nous racontent ce rêve universel qui devient, inévitablement, une malédiction.
Et, sous la plume talentueuse d’Oscar Wilde, il se transforme en un sombre conte de fées sur la décadence et le narcissisme…
Dorian Gray est un jeune homme d’une beauté stupéfiante, innocent des tentations que lui procure sa beauté, jusqu’à ce qu’il rencontre l’artiste Basil Hallward, dont le portrait le rend conscient de lui-même pour la première fois. Ce processus est accéléré par la présence du mondain Sir Henry Wotton, qui devient l’ange noir de Dorian.
C’est ainsi qu’il fait le vœu fatal… et que le tableau commence à changer.
La bd « Le Portrait de Dorian Gray » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Portrait de Dorian Gray »
Adapté du roman qu’Oscar Wilde fit paraître en juin 1890, cet album signé par Amalie Kovarova et Petr Sredl porte à l’image l’un des textes les plus scandaleux de l’Angleterre victorienne. Le récit suit Dorian Gray, jeune homme d’une beauté saisissante et longtemps inconscient du pouvoir qu’elle lui confère, jusqu’à ce que le peintre Basil Hallward en fixe les traits sur une toile et lui révèle sa propre image.
L’adaptation restitue avec justesse le mécanisme moral du roman. Le vœu formulé devant le tableau, celui de rester éternellement jeune et de laisser la peinture vieillir à sa place, transforme un fantasme universel en malédiction. Amalie Kovarova et Petr Sredl accordent une place décisive à Sir Henry Wotton, ce mondain dont les aphorismes hédonistes agissent comme un poison lent et font basculer un jeune homme sans malice vers la corruption. Cette lecture du personnage en ange noir éclaire la dimension faustienne du récit, tout en conservant la dualité qui fait la richesse du texte, celle d’une apparence intacte recouvrant une âme en décomposition.
Le format illustré se prête particulièrement à ce sujet, puisqu’il repose sur un objet visuel, le portrait, dont l’altération progressive constitue le cœur de l’intrigue. Le passage à l’image du tableau, seul témoin des fautes commises, offre au dessin un enjeu narratif que le roman ne pouvait que décrire.
L’album s’adresse aux lecteurs adultes et adolescents avertis, aux amateurs de littérature victorienne comme à ceux qui souhaitent aborder Oscar Wilde par une porte plus accessible.


















