Auteur/autrice : Sébastien D

Le Grand Abri – La vie d’un clan il y a 9000 ans en Basse-Provence

Bande dessinée publiée en 2015 aux éditions Actilia.


couverture bd Le Grand Abri - La vie d'un clan il y a 9000 ans en Basse-Provence

Site préhistorique emblématique, mondialement connu, la Font-aux-Pigeons, ou Grand Abri de Châteauneuf, se situe sur le versant nord de la chaîne de la Nerthe, à l’orée du village actuel et à seulement quelques minutes de marche de l’Etang de Berre et de la mer Méditerranée.

Connu depuis le début du XXe siècle, il a fait l’objet de nombreuses fouilles, hélas trop souvent désordonnées, avant les recherches méthodiques et l’étude scientifique du Pr. Escalon de Fonton, à partir des années 50.

Les objets découverts sont conservés au Muséum d’Histoire naturelle de Marseille, et pour ce qui concerne les dernières fouilles (J. Courtin, 1979), dans le Musée local de Châteauneuf-les-Martigues.

Amateur aussi enthousiaste que passionné, Toomaï Boucherat assure bénévolement, depuis des années déjà, des animations sur le thème de la vie préhistorique, essentiellement en milieu scolaire, mais aussi dans des associations, des musées, et diverses manifestations publiques. Expérimentateur de talent, il fait revivre devant enfants et adultes le génie inventif et l’habileté technique de nos lointains ancêtres.
Toomaï Boucherat présente un ouvrage visant à faire mieux connaître cette période passionnante. Au travers d’une bande dessinée scientifique, il s’est adjoint une dessinatrice de BD connue et de grand talent, Priscille Mahieu, du Dr Carole Cheval pour les recherches scientifiques associées et de Vincent Ollivier géomorphologue du collège de France, pour étayer les travaux des nombreux scientifiques qui ont étudié le site de Châteauneuf.

C’est donc un opus, ludique certes, mais en même temps un outil pédagogique d’excellente tenue. L’action romanesque se déroule dans le cadre de la Basse-Provence, en reconstituant l’environnement d’alors, sur des bases strictement scientifiques.
L’intérêt d’un tel projet n’échappera pas aux enseignants, de même qu’aux parents, car il éveillera les enfants – aussi bien que les adultes d’ailleurs – à la connaissance d’un patrimoine prestigieux, celui de nos origines.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Grand Abri – La vie d’un clan il y a 9000 ans en Basse-Provence »

Dans Le Grand Abri, Toomaï Boucherat réussit un pari audacieux : transporter le lecteur 9000 ans en arrière, au cœur d’un clan préhistorique vivant en Basse-Provence. Ce projet hybride, mêlant bande dessinée et pédagogie, fascine par sa capacité à rendre accessible une période lointaine tout en captivant son public.

Le scénario, finement élaboré, s’appuie sur des recherches rigoureuses, soutenues par des contributions scientifiques comme celles de Carole Cheval. Chaque détail, des gestes quotidiens aux interactions sociales du clan, est finement pensé pour offrir une immersion crédible dans la vie de ces ancêtres lointains. La dimension pédagogique du récit, par ailleurs, est habilement intégrée, sans jamais alourdir la narration.

Toomaï Boucherat parvient à équilibrer l’intrigue humaine avec des pages explicatives, permettant aux lecteurs d’acquérir des connaissances sans interrompre le plaisir du récit.

Le trait limpide et expressif de Priscille Mahieu magnifie cette immersion. Ses illustrations, à la fois vivantes et précises, apportent une dimension visuelle puissante qui donne corps aux personnages et à leurs environnements. Ce mariage réussi entre rigueur historique et art graphique fait de cette œuvre un modèle de bande dessinée documentaire.

L’Histoire de l’Art en BD – De la préhistoire… à la Renaissance !

Bande dessinée publiée en 2016 aux éditions Casterman.


couverture bd L'Histoire de l'Art en BD - De la préhistoire... à la Renaissance !

Grotte de lascaux, temples d’Égypte, statues grecques, monuments romains, fresques de la Renaissance… chaque grande civilisation voit éclore d’audacieux créateurs à l’origine de nouvelles formes artistiques.
Peintres, sculpteurs et architectes éclairent l’aventure humaine : avec cette BD, tous les secrets de leurs créations vous sont révélés.
Et à la fin de l’album, un dossier riche en photographies pour admirer les oeuvres évoquées !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Histoire de l’Art en BD – De la préhistoire… à la Renaissance ! »

Avec L’Histoire de l’art en BD – Tome 1, Marion Augustin et Bruno Heitz signent une introduction remarquable à l’histoire de l’art, accessible et foisonnante, qui s’adresse avant tout aux jeunes lecteurs mais saura aussi captiver les adultes. 
L’album propose un voyage chronologique depuis la Préhistoire jusqu’à la Renaissance, traversant les grandes civilisations et leurs chefs-d’œuvre : de la Vénus de Hohle Fels à la Grotte de Lascaux, des temples d’Égypte aux fresques de la Renaissance italienne.

extrait bd L'Histoire de l'Art en BD - De la préhistoire... à la Renaissance !

Le dessin de Bruno Heitz, volontairement simple et lisible, privilégie la clarté à la sophistication. Ce choix favorise la compréhension immédiate et met en valeur les éléments essentiels de chaque période, tout en ménageant des touches d’humour visuel qui rendent la lecture particulièrement agréable. La mise en page dynamique, riche en vignettes et en dialogues, soutient le rythme du récit et maintient l’attention du lecteur.

L’album se distingue aussi par son dossier final, mêlant photographies et définitions, qui prolonge la découverte et ancre les connaissances acquises dans la réalité des œuvres. Cette approche, renforcée par un glossaire, en fait un outil précieux pour les enseignants comme pour les familles.

L’Histoire de l’art en BD – Tome 1 réussit le pari d’initier petits et grands à la richesse de la création artistique à travers les âges. Ludique, instructif et visuellement engageant, cet album s’impose comme une référence pour tous ceux qui souhaitent découvrir ou revisiter l’histoire de l’art avec plaisir et curiosité. Recommandé dès 8 ans, il séduira également les adultes en quête d’une synthèse claire et vivante.

L’Alsace avant l’Alsace

Album publié en 2009 aux Editions du Signe.


couverture bd L'Alsace avant l'Alsace

Du « chopper » d’Achenheim (600.000 avant notre ère) à la dernière victoire des Romains sur les Alamans (377), voici les temps où l’Alsace ne portait pas encore son nom.
Déjà, elle se révèle à la fois comme une terre de contact, favorable aux échanges culturels, et comme une région convoitée, théâtre de conflits.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Alsace avant l’Alsace »

Pas encore d’avis.

Le joint français -1972 récit de l’occupation d’une usine en grève

Album publié en 2025 aux éditions Des ronds dans l’O.


Résumé éditeur

Le «Joint Français», filiale de la C.G.E., est à l’origine une usine implantée à Bezons dans le Val d’Oise.
Elle se délocalise en 1962 à Saint-Brieuc. Tout est mis en œuvre pour faciliter son installation mais la filiale ne tient pas ses promesses : les conditions de travail sont difficiles et les salaires sont bien en-deçà des salaires de Bezons.
Face au silence de la C.G.E., les ouvriers vont voter en avril 1972 la grève générale. Ce mouvement, très localisé au départ, va toucher toute la région Bretagne qui va, au fil des semaines de conflit, affirmer son identité et sa culture.

Ce récit est l’histoire d’un mouvement social dont l’élan de solidarité marqua l’histoire des revendications sociales. 
C’est un projet qui mêle petite histoire et grande Histoire, entre une expérience individuelle, celle du père de l’autrice, militant syndical, et celle, plus collective, des ouvriers  de toute une région qui a lutté pour ses droits.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le joint français -1972 récit de l’occupation d’une usine en grève »

La BD sortira en septembre 2025.

extrait bd Le joint français -1972 récit de l'occupation d'une usine en grève

Lieu visité par la bd en Bretagne

Saint-Brieuc

Jules Matrat – Tome 3

Album publié en 2025 aux éditions Delcourt.


Résumé éditeur

D’après l’œuvre de Charles Exbrayat publiée en 1942.

Le destin brisé d’un poilu traumatisé par la guerre.

couverture bd Jules Matrat - Tome 3

C’est dans la paisible Haute-Loire que la guerre vient chercher Jules Matrat, un beau jour d’août 1914. La guerre, il n’avait pas envie de la faire, comme il n’avait pas envie de laisser Rose, sa fiancée.
De retour chez lui après quatre années terribles dans les tranchées où il a vu son ami Louis Agnin périr, Jules n’est plus le même homme. Brisé, il s’est muré dans un douloureux silence.
En 1919, après avoir perdu son fils, il continue de se perdre lui-même. Pour l’aider et tenter de sauver leur couple, Rose lui propose de faire ce qu’il avait promis à son copain Louis : visiter son village et rencontrer sa famille.
Peut-être qu’après ce pèlerinage, la tristesse le quittera enfin. Mais une fois sur place rien ne se passera comme Jules l’avait imaginé…
Son camarade n’est plus ; dans son village, la vie paraît avoir repris sans lui et seul son chien semble encore attendre son maître. Jules, de retour à la maison, se noie dans ses pensées les plus noires.

Adapté du roman éponyme de Charles Exbrayat (publié aux éditions Albin Michel), cette trilogie conçue comme « le récit d’une vie quotidienne » raconte le destin brisé d’un jeune poilu hanté par les images d’une guerre qualifiée de « boucherie ».

Serge Fino dépeint avec un réalisme déconcertant la détresse d’un homme et les conséquences sur les générations futures de tels massacres, s’affirmant du même coup comme un auteur majeur du neuvième art.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Jules Matrat – Tome 3 »

Avec ce troisième et ultime volet, Serge Fino achève brillamment son adaptation du roman de Charles Exbrayat, transformant cette œuvre littéraire méconnue en une bande dessinée d’une puissance narrative exceptionnelle. Ce tome final explore le délicat pèlerinage de Jules vers le village de son ami disparu Louis Agnin, dans l’espoir vain de trouver enfin la paix intérieure.

Jules entreprend ce voyage symbolique à la demande de Rose, tentant de honorer sa promesse faite dans les tranchées. Mais la désillusion face à la vie qui a continué sans Louis aggrave son incompréhension du monde. Serge Fino dépeint avec un réalisme saisissant cette confrontation entre l’idéalisation du souvenir et la brutalité du réel, révélant l’irréversibilité des blessures psychologiques.

Les couleurs directes de Serge Fino atteignent ici leur pleine maturité artistique. Sa technique d’aquarelliste traduit avec justesse l’alternance entre les paysages apaisants de Haute-Loire et l’obscurité intérieure du protagoniste. Chaque planche révèle un soin méticuleux du détail historique, fruit d’un important travail documentaire sur la vie paysanne de l’époque. La mise en page classique et équilibrée permet une contemplation mélancolique parfaitement accordée au rythme du récit original.

Cette adaptation constitue une réussite totale qui honore le roman de Charles Exbrayat. Serge Fino reprend des phrases entières du texte source, créant une œuvre d’une authenticité confondante. Sa voix off et son écriture simple mais ciselée transforment cette trilogie en témoignage essentiel sur les conséquences durables des conflits armés.

Cette œuvre s’impose comme l’un des sommets du neuvième art contemporain.


La Maison du canal

Album publié en 2025 aux éditions Dargaud.


Résumé éditeur

D’après l’œuvre de George Simenon publiée en 1933.

À la mort de son père, Edmée, une jeune fille de 16 ans, quitte Bruxelles pour s’installer chez des cousins, au cœur de la Flandre. Le contraste est brutal entre les lumières de la grande ville et l’ambiance pesante de la campagne flamande, sillonnée de canaux et plongée dans une lumière blafarde.

Pour Edmée, le choc est d’autant plus rude que, le jour de son arrivée, c’est le père de sa nouvelle famille qui décède à son tour. Pour ne rien arranger, elle découvre que les finances familiales se révèlent moins florissantes qu’annoncé.

Désormais, elle va devoir apprendre à se faire une place parmi ses six cousins et cousines, aux tempéraments si différents. Entre attirance et répulsion, entre lourds secrets et jeux de séduction parfois ambigus, l’atmosphère se délite peu à peu, ouvrant la voie à un drame que rien ni personne ne pourra empêcher…

Dans un récit qu’il considérait comme son premier « roman libre », Georges Simenon explore les tréfonds de l’âme humaine et ses noirceurs. José-Louis Bocquet et Édith en livrent une adaptation qui met à nu l’humanité des personnages, et dans laquelle le graphisme rend presque palpables la pesanteur de leur quotidien et le poids accablant de leur destinée.

logo fnac

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Maison du canal »

La Maison du canal, adaptation en bande dessinée du roman de Georges Simenon parue en septembre 2025, constitue une transposition du premier « roman libre » de l’écrivain. José-Louis Bocquet et l’artiste Édith livrent une interprétation fidèle au roman source.

Le récit suit Edmée, seize ans, qui abandonne Bruxelles suite au décès de son père et s’établit en Flandre profonde, au domaine des Irrigations. Cette jeune femme, caractérisée par son insubordination naturelle, s’impose progressivement dans une famille de cousins qu’elle méprise d’emblée. Georges Simenon renverse l’architecture policière classique : les crimes surviennent en cours de narration, tandis que l’enquête demeure épilogue.

extrait bd La Maison du canal

Le trait de génie réside dans la palette graphique d’Édith, dominée par cinquante nuances de gris chargées d’une symbolique mélancolique. Chaque case épouse la pesanteur psychologique des protagonistes, cernés par des paysages délavés et la pluie incessante. Les visages expressifs témoignent d’une humanité en détresse, prisonnière d’un huis clos où la nature elle-même semble complice d’un destin inévitable.

Cette adaptation séduira les amateurs de romans psychologiques noirs et les admirateurs de Georges Simenon.

La Belle et la Bête

Album publié aux éditions Réunion Des Musées Nationaux en 2025.


Adapté de l’œuvre d’ Jeanne-Marie Leprince de Beaumont parue en 1756.

couverture bd La Belle et la Bête

Une Belle qui joue du clavecin mais porte des baskets, une Bête aussi effrayante qu’adorable, un père aimant qui enchaîne les gaffes et deux soeurs aussi idiotes que les plus idiotes des influenceuses : voici, dans le texte original du XVIIIe siècle, la véritable histoire de la Belle et la Bête !
Grâce aux dessins malicieux de Jul, redécouvrez la beauté universelle d’un classique de la littérature.
Parce que l’humour et l’ironie sont un trésor, pour les enfants comme pour les grands, voici un livre à mettre entre toutes les griffes !

La version de La Belle et la Bête adaptée par Jul est une relecture contemporaine et satirique du conte classique de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont.
Jul, connu pour son humour et son regard acéré sur la société (Silex and the CityLucky Luke), transpose l’histoire dans un univers moderne, tout en conservant la trame du texte original du XVIIIe siècle.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Belle et la Bête »

Cette adaptation contemporaine du conte de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont par Jul constitue une réinvention graphique audacieuse qui revisite avec brio l’un des récits les plus universels de la littérature française
Initialement commandée pour l’opération « Un livre pour les vacances » avant d’être censurée par le ministère de l’Éducation nationale, cette BD trouvera finalement sa place en librairie aux éditions GrandPalais-RMN.

Jul démontre ici sa capacité à dépasser son registre habituel de la satire sociale pour s’approprier un classique littéraire. Son approche révèle une compréhension fine du texte de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont : ce texte vibre d’une actualité étonnante, mais plus fondamentalement, il est intemporel, car l’absence de descriptions laisse à l’imagination le soin de créer ses propres décors et personnages. Cette lecture éclairée permet à l’auteur de Silex and the City de proposer une transposition contemporaine sans dénaturer l’essence du conte.

Le dessinateur exploite intelligemment l’indétermination physique de la Belle dans le texte original pour en faire « une brunette un peu typée », incarnation d’une jeunesse multiculturelle qui reflète la diversité de la France d’aujourd’hui. Cette représentation inclusive s’inscrit dans la dimension féministe du conte original, Jul soulignant avec justesse que l’œuvre « respire le féminisme, ou au moins l’aspiration à l’égalité des sexes ».

Formé au dessin de presse satirique, Jul adapte son trait habituel – cette « ligne simple, jetée » caractéristique de son travail journalistique – pour servir un propos plus nuancé. Son style graphique épuré, hérité de ses années chez Charlie Hebdo et dans diverses publications, trouve ici une nouvelle dimension. La conception de la Bête illustre parfaitement cette évolution : « un monstre à mi-chemin entre une créature de Miyazaki et Barbouille de Barbapapa, à la fois effrayant et profondément attachant ».

L’insertion d’éléments contemporains – smartphones, réseaux sociaux, références aux influenceurs – pourrait sembler anachronique, mais s’avère parfaitement maîtriséeJul évite l’écueil du modernisme gratuit en ancrant ces références dans une critique sociale cohérente : les sœurs « obsédées par les écrans et le nombre de leurs abonnés » s’opposent à Belle qui « lit des livres ou fait de la musique ». Cette dichotomie porte un message d’une actualité brûlante sur la « tyrannie des écrans ».

L’auteur déploie ici son talent habituel d’observateur social, transposant dans l’univers du conte sa capacité à « capter l’air du temps » qui fait le succès de ses créations précédentes, de Il faut tuer José Bové à 50 nuances de Grecs.

Au-delà de la controverse qui a entouré sa création, cette Belle et la Bête révèle la richesse créative d’un auteur capable de renouveler son approche artistique sans perdre son identité. L’album confirme que Jul possède les outils intellectuels et artistiques pour aborder les grands textes du patrimoine littéraire avec pertinence et originalité.

Cette adaptation s’adresse autant aux jeunes lecteurs qu’aux adultes, proposant plusieurs niveaux de lecture. Elle constitue une passerelle réussie entre patrimoine littéraire et culture contemporaine, démontrant que les classiques peuvent encore parler aux nouvelles générations quand ils sont approchés avec intelligence et respect.

Guy de Maupassant – Nouvelles – Tome 4

Album publié en 2025 aux éditions Varou.


Résumé éditeur

couverture bd bd Guy de Maupassant - Nouvelles - Tome 4

Originaire de Normandie, Guy de Maupassant est un écrivain majeur de la littérature française et certainement le plus grand auteur de nouvelles.
Grâce à son style sobre et limpide et à ses thèmes touchant l’universel, ses œuvres gardent aujourd’hui encore la même modernité, la même force.
Disséquant l’âme humaine à travers ses vices et ses malices, il n’épargne personne, ni les paysans, ni les bourgeois, ni les jeunes, ni les anciens. Il a une prédilection pour les destins tragiques, même s’il ne délaisse pas totalement un registre plus léger, teinté d’ironie.
Il est aussi l’un des pères du fantastique avec ses histoires mystérieuses et angoissantes.
Pour vous, nous avons sélectionné sept nouvelles représentatives de l’œuvre unique de Guy de Maupassant et de sa vision du monde. 3 nouvelles extraites de l´album : Le tic, La rempailleuse, Divorce.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Guy de Maupassant – Nouvelles – Tome 4 »

Ce quatrième et dernier tome réussit à capturer la profondeur psychologique de Guy de Maupassant en sept nouvelles adaptées avec sensibilité. On y retrouve les grands classiques : DivorceLa Rempailleuse, l’histoire touchante d’une femme oubliée qui trouve enfin un sens à son amour, et Le Tic, récit dérangeant d’une maladie nerveuse qui détruit un homme de l’intérieur.

Les différents dessinateurs, menés par Olivier Brazao au trait épuré et réaliste, parviennent à transposer l’atmosphère oppressante de chaque nouvelle. Les dialogues courts mais incisifs, typiques de Guy de Maupassant, restent intacts et conservent cette ironie grinçante envers les petitesses humaines : l’hypocrisie bourgeoise, la cupidité, l’ambition qui corrompt.

extrait bd Guy de Maupassant - Nouvelles - Tome 4

La force de cette adaptation réside dans son respect du texte original. Aucun artifice gratuit, juste des images justes qui donnent à voir ce que Guy de Maupassant savait si bien écrire. Le dessin ne vient pas distraire la lecture, il l’accompagne naturellement.

À découvrir pour tous ceux qui aiment la littérature française et cherchent une nouvelle façon de la redécouvrir.


Coppens, Lucy, moi et les autres

Album publié en 2022 aux Editions humenSciences.


« Tu ne seras jamais chercheuse, tu es… trop fille. » C’est l’histoire d’une petite fille que rien ne prédisposait à la science, qui découvre à la télé Yves Coppens avec sa Lucy de 3,18 millions d’années… et dont le destin soudain bascule.

Plus tard, c’est avec Yves Coppens qu’Emmanuelle Pouydebat fera sa thèse au Collège de France. Aujourd’hui, elle est l’une des grandes spécialistes de l’évolution des comportements animaux et notamment de leurs fascinantes capacités à manier les outils, avec leurs mains, leurs pinces, pattes, trompe, langue…

L’histoire vraie et heureuse d’une vocation scientifique au féminin.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Coppens, Lucy, moi et les autres »

« Coppens, Lucy, moi et les autres« , œuvre d’Emmanuelle Pouydebat illustrée par Gilles Macagno, se révèle être une invitation pleine de fraîcheur dans l’univers complexe de la paléoanthropologie. Entre le témoignage personnel et l’hommage scientifique, cette bande dessinée dépeint un parcours captivant, celui d’une jeune fille rêvant de découvertes et de fossiles, jusqu’à devenir une chercheuse reconnue au CNRS.

Le récit s’enrichit d’une plume limpide et sincère, où chaque anecdote porte une réflexion sur les défis auxquels font face les femmes scientifiques. Loin d’être moralisatrice, Emmanuelle Pouydebat illustre son chemin avec humour et une persévérance communicative. La collaboration avec Yves Coppens, figure tutélaire du domaine, donne au récit une portée universelle, tout en offrant une belle leçon de transmission entre générations.

extrait bd Coppens, Lucy, moi et les autres

Les illustrations de Gilles Macagno, empreintes de simplicité et d’humour, apportent une légèreté bienvenue au propos.

« Coppens, Lucy, moi et les autres » est une œuvre inpirante qui célèbre la science et les trajectoires atypiques. Un bel ouvrage qui, sans nul doute, éveillera des vocations.

L’art préhistorique, art de brute ou art brut ?

Album publié en 2004 aux Editions Archéas.


couverture bd L'art préhistorique, art de brute ou art brut ?

Les outils il y a 2,5 millions d’années, le feu il y a 500 000 ans et les inhumations il y a 100 000 ans sont autant d’inventions ou d’innovations qui ont rythmé la longue histoire de l’humanité.
Elles ont permis à l’homme de se distinguer du monde animal, de dominer son environnement, d’asseoir sa suprématie et d’imposer sa spiritualité, unique et exceptionnelle.
Il y a 35 000 ans, peut-être plus encore en Europe, en Asie ou en Afrique, l’homme moderne, chasseur de rennes, de chevaux ou de bouquetins, invente l’art figuratif qui dure et se perpétue, ou plutôt les arts, par le dessin, la peinture, la gravure, la sculpture et le modelage.


Par la beauté des images premières et fascinantes, par le mystère des œuvres multimillénaires qui peuplent subtilement les parois des grottes, des abris ou des rochers en plein air, les armes, les outils, les petits objets du quotidien, les plaquettes de pierre ou d’os, l’homme d’aujourd’hui se pose des questions et s’interroge sur les capacités de cet homme d’hier, préhistorique et longtemps considéré comme simple et primitif.

La diversité des thèmes et la multiplicité des styles, celle des techniques d’expression, l’évolution, l’extension géographique et la signification de l’art de la Préhistoire, celui du Paléolithique supérieur entre 35 000 ans et 10 000 ans avant Jésus-Christ, telles sont les questions essentielles évoquées simplement et parfois avec humour dans ce petit ouvrage destiné aux jeunes et à tous ceux qui ne sont pas indifférents à la beauté et la modernité des fresques de Chauvet, de Lascaux ou d’Altamira.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’art préhistorique, art de brute ou art brut ? »

Pas encore d’avis.