Auteur/autrice : Sébastien D

Les Harlem Hellfighters

Album publié en 2017 aux éditions Peirre de Taillac.


Résumé éditeur

L’incroyable histoire des premiers soldats noirs américains venus combattre en France en 1917.

couverture bd Les Harlem Hellfighters

« Harlem Hellfighters », tel est le nom qui fut donné aux soldats noirs américains du 369régiment d’infanterie.

C’est en raison de leur courage que les Allemands les surnommèrent les « combattants de l’enfer ».

Décorés par la France pour leur bravoure, ces new-yorkais furent ignorés par leur pays et leur héroïsme fut bientôt oublié… jusqu’à ce que Max Brooks fasse revivre leur histoire dans cette stupéfiante bande-dessinée dont les droits d’adaptation au cinéma ont été rachetés par Will Smith.

Né en 1972 à New York, Max Brooks est le fils du célèbre Mel Brooks (La Folle Histoire de l’espace, Frankenstein junior…).

Auteur de science-fiction très populaire, il a notamment écrit Guide de survie en territoire zombie et World War Z qui fut adapté au cinéma avec Brad Pitt dans le rôle principal.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Harlem Hellfighters »

« Les Harlem Hellfighters » de Max Brooks est une œuvre ambitieuse qui plonge les lecteurs dans l’histoire poignante du 369e régiment d’infanterie, une unité afro-américaine ayant combattu avec bravoure pendant la Première Guerre mondiale.

Ce roman graphique se distingue par sa volonté de mettre en lumière les défis et les injustices auxquels ces soldats ont été confrontés, non seulement sur le champ de bataille, mais aussi dans un contexte raciste profondément ancré.

La narration de Brooks parvient à capturer l’intensité des combats et l’adversité persistante. Il ne se contente pas de raconter les faits historiques; il se lance également dans une réflexion sur le courage et la résilience des hommes qui ont dû surmonter des obstacles tant physiques qu’émotionnels.

extrait bd Les Harlem Hellfighters

L’illustration de Caanan White, en revanche, est incontestablement saisissante. Les dessins, détaillés et expressifs, renforcent le réalisme brutal de l’histoire. Chaque scène de bataille est rendue avec une telle précision que l’on ressent presque le chaos et la terreur des tranchées. La collaboration étroite entre Brooks et White se traduit par une cohérence visuelle et narrative qui maintient l’intérêt du lecteur tout au long de l’ouvrage.

« Les Harlem Hellfighters » est un témoignage puissant d’une époque troublée. Il s’agit d’une œuvre incontournable qui s’intéresse à l’histoire des minorités dans un contexte de guerre mondiale.

Entre Les Lignes

Album publié en 2014 aux Editions Daniel Maghen.


couverture bd Entre Les Lignes

Juillet 1918. Le lieutenant Marceau Lafougère est à la recherche de son régiment d’infanterie, à proximité du village de Cramaille, en Picardie.
À la veille de la deuxième bataille de la Marne, cet instituteur dans le civil arrive dans un village déserté, pousse la porte d’une école abandonnée et se retrouve au milieu des cahiers et des livres laissés là comme en plein milieu d’une leçon.
En fil rouge, la trajectoire et les archives d’un soldat ayant réellement existé. Les documents originaux, photos, lettres, manuels d’instruction, cartes d’état-major… sont reproduits en fac-similé et jalonnent le livre pour accompagner, renforcer et éclairer les grandes aquarelles et les récits en bande dessinée.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Entre Les Lignes »

Entre les lignes, signé Vincent Odin et Maël, transcende les codes de la bande dessinée traditionnelle pour offrir un véritable hommage aux poilus de la Première Guerre mondiale. Ce livre, à la croisée des genres, mêle avec une rare harmonie récits fictifs, photos d’archives, illustrations et extraits de carnets d’instruction. À travers ces éléments, le lecteur est immergé dans le quotidien brut et poignant des soldats, marqué par une guerre qu’ils n’ont pas choisie.

Le personnage de Julien Lafougère, instituteur devenu soldat, agit comme un fil conducteur. Par ses réflexions et son vécu retranscrits dans des notes manuscrites et des récits vibrants d’humanité, l’ouvrage témoigne de la manière dont un homme simple tente de maintenir un sens à son existence dans l’absurdité du conflit. Ce choix narratif confère au récit une profondeur singulière et une charge émotionnelle saisissante.

extrait bd Entre Les Lignes

Graphiquement, Entre les lignes brille par la qualité de ses illustrations, qui évoquent tour à tour la violence, la résilience et la camaraderie. Ces images, souvent entrecoupées de photographies d’époque et d’extraits de carnets militaires, renforcent l’authenticité de l’œuvre, tout en interpellant le lecteur sur la mémoire collective.

L’ouvrage se distingue aussi par son souci du détail : des schémas précis sur le maniement d’armes à des anecdotes à la fois tragiques et teintées d’ironie. Cet équilibre subtil entre réalisme et émotion rend Entre les lignes inoubliable, tout autant qu’indispensable, pour quiconque cherche à mieux comprendre l’impact humain de la Grande Guerre. Un récit où mémoire et art s’unissent pour transmettre, avec force, une histoire universelle.

Le Géant égoïste

Album publié en 2006 aux éditions Mosquito.


Résumé éditeur

Adapté de l’œuvre d’Oscar Wilde publié le 23 mai 1888.

couverture bd bd Le Géant égoïste (Oscar Wilde)

Abandonnant pour un temps les brumes du gothique, Dino Battaglia a mis également en scène de nombreux contes populaires.

Cet univers merveilleux est délicatement souligné par les couleurs de son épouse Laura dont Hugo Pratt vantait les talents de coloriste. Dans ce registre apaisé, il a notamment adapté Andersen, les frères Grimm ainsi qu’Oscar Wilde.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Géant égoïste »

Dino Battaglia, maître incontesté de l’adaptation graphique, livre avec Le Géant égoïste une œuvre de toute beauté, où la finesse narrative d’Oscar Wilde rencontre un univers visuel d’une rare délicatesse. Ce récit, publié par les éditions Mosquito, se distingue par une harmonie parfaite entre texte et illustration, témoignant du respect de l’auteur pour la puissance poétique du conte original.

Les dessins de Dino Battaglia, finement tracés et subtilement éthérés, créent une atmosphère à la fois douce et mélancolique, idéale pour traduire l’émotion qui habite chaque page. Chaque case semble respirer, grâce à une mise en page aérée où l’espace blanc devient partie intégrante de la narration. Les couleurs, appliquées par Laura Battaglia, enrichissent ce voyage visuel, offrant au lecteur des nuances pastel qui renforcent le caractère onirique du récit.

extrait bd Le Géant égoïste

Au-delà de l’esthétique, c’est le traitement des thématiques universelles – l’égoïsme, la solitude, et la rédemption par l’ouverture aux autres – qui confère à cette œuvre toute sa profondeur. Dino Battaglia transcende les conventions de la bande dessinée pour s’inscrire dans une démarche proche de l’art narratif, où chaque image porte en elle une résonance littéraire.

Le Géant égoïste est une invitation à redécouvrir un classique sous un angle nouveau, une expérience à la fois visuelle et spirituelle, qui ravira amateurs d’art et amoureux de littérature. Dino Battaglia nous rappelle que la bande dessinée peut être un pont entre deux mondes, celui des mots et celui des images.

Dom Juan

Album publié en 2008 aux éditions Vent d’Ouest.


Résumé éditeur

Adapté de l’œuvre de Molière parue en 1682.

couverture bd Dom Juan

Format plus compact. Maquette relookée. Mais des grands textes du patrimoine théâtral toujours respectés à la virgule près…

La collection Commedia, créée par Simon Léturgie, s’est toujours voulue l’écrin privilégié de la vulgarisation théâtrale en proposant à l’adresse du plus grand nombre les grands textes de Molière adaptés en texte intégral au media bande dessinée.

Avec un format plus compact, une maquette et un prix étudiés, Commedia devient maintenant un véritable petit théâtre de poche, transportable partout et par tous, et qui devrait séduire le plus grand nombre.

À commencer par le maître des séducteurs, Dom Juan, qui profite de l’occasion pour rejoindre la prestigieuse collection…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Dom Juan »

Avec cette adaptation en bande dessinée, Simon Léturgie propose une lecture moderne et captivante de la célèbre pièce de Molière, « Dom Juan ». Fidèle au texte intégral, l’auteur-illustrateur réussit à insuffler une vitalité nouvelle à cette œuvre intemporelle, tout en respectant la richesse du verbe de Molière. Un équilibre qui séduira tant les amateurs de théâtre classique que les lecteurs curieux de nouveaux formats narratifs.

Le choix du noir et blanc n’est pas anodin : il renforce la théâtralité des scènes, tout en mettant en valeur les expressions faciales et la gestuelle des personnages. Ces derniers, magnifiquement dessinés, semblent littéralement habiter chaque page, rendant les dialogues d’une lisibilité et d’une fluidité remarquables. Simon Léturgie fait preuve d’un talent singulier pour traduire en images la complexité et l’humour caustique de Molière.

extrait bd Dom Juan

Le format compact de l’album est également un atout. Il invite à une lecture nomade et accessible, tout en conservant un charme visuel digne des grandes œuvres graphiques. Cette approche rend la pièce non seulement vivante mais aussi résolument contemporaine.

Cette bande dessinée s’affirme comme une réussite audacieuse. Simon Léturgie réinvente avec intelligence et finesse l’œuvre de Molière, ouvrant ainsi une porte sur l’univers théâtral pour un public élargi et diversifié. Une œuvre à mettre entre toutes les mains.

Rudolph Hess – Le mystère non résolu

Album publié en 2025 aux Editions Clair de Lune.


Fidèle d’Adolf Hitler depuis le début de son ascension dans les années 1920, Rudolf Hess est un membre éminent du IIIe Reich jusqu’en mai 1941, date à laquelle il se rend seul et en secret en Ecosse, aux commandes d’un avion de chasse.

Détenu sur place jusqu’à la fin de la guerre, il est jugé à Nuremberg et envoyé dans la prison de Spandau, où il meurt dans d’étranges circonstances en 1987.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Rudolph Hess – Le mystère non résolu »

Rudolf Hess – Le mystère non résolu, signé Antonio Gil, plonge le lecteur au cœur d’une des énigmes les plus fascinantes du Troisième Reich. En 48 pages, l’auteur offre une biographie croquée du fidèle d’Hitler, de ses débuts dans les années 1920 jusqu’à son vol secret vers l’Écosse en mai 1941.

Le scénario alterne entre scènes de dialogue concises et séquences muettes, où les expressions et la mise en scène soulignent la folie et l’aveuglement idéologique de Hess. Les personnages secondaires, rares mais marquants, contribuent à dessiner un climat de paranoïa et de doute.

extrait bd Rudolph Hess - Le mystère non résolu

Graphiquement, Antonio Gil adopte un trait réaliste et précis : des plans larges aux aplats de couleur sombre mettent en valeur les contrastes entre ciel et acier des appareils de la Luftwaffe, tandis que les gros plans sur le visage de Rudolf Hess captent sa tension intérieure. Chaque case se fait ainsi vecteur d’émotion et d’information documentaire, sans alourdir le récit.

Ce one-shot séduit tant par sa rigueur historique que par sa mise en image soignée. Il s’adresse aux amateurs d’histoire de la seconde guerre mondiale, en quête d’une approche à la fois didactique et immersive.


Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

EagleshamNurembergTour de Londres

La Guerre des Boutons – Tome 4 – La rentrée des claques

Bande dessinée publiée en 2010 aux éditions Petit à Petit.


Adapté du roman de Louis Pergaud publié en 1912.

Quand Lebrac se fait piquer par les Velran le plus beau des joyaux, à savoir un bouton doré, que peut-il se passer ?

Vous l’aurez deviné!

La reprise des hostilités entre les deux bandes adverses avec, au menu : une farandole de beignes, une avalanche de torgnoles, un tsunami de baffes…

Avec « la rentrée des claques », retrouvez Lebrac, le Grand Gibus, le Petit Gibus, Camus, La Crique dans une trépidante et savoureuse aventure… inédite!

Accrochez vous, ca va chauffer !!!


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Guerre des Boutons – Tome 4 – La rentrée des claques »

« La Guerre des Boutons – Tome 4 : La rentrée des claques » est une œuvre qui parvient à capter l’attention par la richesse de son univers et la vigueur de son récit. Adapté du roman éponyme de Louis Pergaud, ce quatrième volet continue de raconter les aventures de deux bandes rivales, plongées dans une guerre de boutons symbolique et pourtant si sérieuse pour les protagonistes.

Sous la plume de Céka et le pinceau de Khaz, les personnages prennent vie avec une expressivité remarquable, témoignant d’un soin particulier accordé aux détails du quotidien rural.

Les scènes de confrontation, véritables moments clés de la série, sont orchestrées avec une énergie communicative. L’humour, omniprésent, apporte une légèreté bienvenue tout en soulignant le contraste avec la gravité perçue par les enfants dans ces querelles.

Cet album se distingue par sa capacité à capturer l’esprit de camaraderie et de rivalité qui anime ces jeunes héros. Toutefois, on pourrait reprocher à l’œuvre de ne pas suffisamment explorer de nouvelles voies narratives, laissant ainsi une impression de déjà-vu.

« La Guerre des Boutons – Tome 4 : La rentrée des claques » ravira les amateurs de la série qui y retrouveront les ingrédients qui ont fait son succès.


La Guerre des Boutons – Tome 3 – Roméo et Juliette

Bande dessinée publiée en 2008 aux éditions Petit à Petit.


Adapté du roman de Louis Pergaud publié en 1912.

Quand Lebrac tombe amoureux de Juliette, on se dit que « La guerre des boutons » va laisser place à « une histoire d’amour »…

Sauf que, mauvaise pioche, la fiancée de Lebrac n’est autre qu’une fille du camp adverse!

Autant dire que la hache de guerre est de nouveau déterrée entre les Velran et les Longeverne.

Que va-t-il se passer? L’amour triomphera-t-il?

C’est ce que vous saurez en retrouvant Lebrac, le Grand Gibus, le Petit Gibus, Camus et La Crique dans une nouvelle et savoureuse aventure… inédite! A l’attaaaaaque !!


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Guerre des Boutons – Tome 3 – Roméo et Juliette »

Dans « La Guerre des Boutons – Tome 3 : Roméo et Juliette« , Ceka et Khaz nous plongent une fois de plus dans l’univers espiègle et turbulent des enfants de Longeverne et Velrans.

Cette nouvelle adaptation se distingue par l’introduction audacieuse d’une romance entre Lebrac et Juliette, une tentative de marier l’inimitable fraîcheur de l’œuvre originale avec la tragédie shakespearienne.

L’album réussit à capturer l’intensité des émotions juvéniles, magnifiquement illustrées par Khaz, dont les dessins en tons pastels confèrent une douceur contrastant avec la violence sous-jacente du conflit. Cette dualité, entre l’innocence de l’enfance et les rivalités acharnées, est au cœur de l’album, renforçant l’idée que les batailles ne sont jamais aussi simples qu’elles paraissent.

extrait bd La Guerre des Boutons - Tome 3 - Roméo et Juliette

On pourrait reprocher à l’album de s’éloigner quelque peu de histoire originelle, en plaçant la romance au centre de l’intrigue. Pourtant, ce choix scénaristique audacieux permet d’explorer des thèmes universels tels que l’amour interdit et les divisions communautaires, offrant ainsi une nouvelle perspective sur l’histoire.

« Roméo et Juliette » est une réinterprétation réussie, qui parvient à séduire tant les nostalgiques de la version classique que les amateurs de nouvelles aventures. La série, avec ce troisième tome, prouve qu’elle a encore beaucoup à offrir, mêlant habilement humour, tendresse et une touche de tragédie. Cette œuvre s’inscrit dans la continuité tout en se renouvelant.


La Guerre des Boutons – Tome 2 – La forteresse

Bande dessinée publiée en 2006 aux éditions Petit à Petit.


D’après le roman de Louis Pergaud publié en 1912.

couverture bd La Guerre des Boutons - Tome 2 - La forteresse

Voici la suite et fin de l’adaptation pétillante du succès littéraire de Louis Pergaud, et succès cinématographique depuis l’adaptation d’Yves Robert en 1962.

On y retrouve les deux armées au point où on les avait laissées à la fin du tome 1 : après leur victoire triomphante sur les Velrans, les Longevernes sont en possession du trésor de guerre, quand soudain, en plein milieu de la salle de classe, les poches de La Crique craquent laissant s’échapper tous les précieux boutons !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Guerre des Boutons – Tome 2 – La forteresse »

Mathieu Gabella et Khaz nous plongent, avec « La Forteresse », dans le dénouement palpitant de leur adaptation du classique de Louis Pergaud. Ce second tome, qui fait suite à « La Guerre des Boutons – Tome 1 – Le trésor », maintient l’intensité du récit en explorant les rivalités enfantines avec un regard à la fois fidèle et moderne.

L’intrigue s’ouvre sur un climat de triomphe pour les Longevernes, qui, après avoir défait les Velrans, se retrouvent détenteurs d’un butin inattendu. Toutefois, la lutte pour la suprématie n’est pas terminée, et ce trésor symbolique relance les hostilités entre les deux clans. Gabella parvient à capturer avec justesse les jeux de pouvoir et d’innocence qui caractérisent les relations entre ces jeunes protagonistes, tout en injectant une touche d’humour acerbe qui évite à l’histoire de sombrer dans la noirceur.

extrait bd La Guerre des Boutons - Tome 2 - La forteresse

Khaz, quant à lui, nous offre un travail graphique remarquable. Ses illustrations, vibrantes et expressives, donnent vie aux émotions complexes des personnages.

« La Guerre des Boutons – Tome 2 – La forteresse » est une conclusion satisfaisante pour les amateurs du genre, même si elle ne parvient pas toujours à surmonter les défis inhérents à l’adaptation d’une œuvre littéraire aussi emblématique.


La Guerre des Boutons – Tome 1 – Le trésor

Bande dessinée publiée en 2005 aux éditions Petit à Petit.


D’après le roman de Louis Pergaud publié en 1912.

couverture bd La Guerre des Boutons - Tome 1 - Le trésor

Longeverne, et Velran…

Deux villages dans lesquels depuis des générations, on est élevé dans le mépris du camp adverse. Et l’on y commence très tôt. Dès qu’une rencontre est possible, l’armée de Longeverne vient défier celle de Velran.

La lutte est âpre, les combats éprouvants, les guerriers, valeureux, même s’ils sont hauts comme trois pommes.

Depuis peu, la bataille prend un nouveau tournant : sur les vêtements des vaincus, on coupe tout ce qui dépasse : les bretelles, les lacets, les ceintures, et bien sûr les boutons !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Guerre des Boutons – Tome 1 – Le trésor »

Mathieu Gabella, en collaboration avec Valérie Vernay, revisite avec « Le Trésor », premier tome de La Guerre des Boutons, un classique de la littérature française.

Leur adaptation de l’œuvre de Louis Pergaud se distingue par une approche à la fois respectueuse et innovante, offrant une plongée rafraîchissante dans cet univers où l’innocence de l’enfance se mêle à des rivalités parfois féroces.

Le talent de Vernay se manifeste pleinement à travers des illustrations empreintes de douceur et de chaleur, qui contrastent délicieusement avec la violence symbolique des affrontements entre les jeunes protagonistes. Son travail sur les couleurs renforce l’immersion du lecteur, le plongeant dans une ambiance nostalgique, presque bucolique, qui rappelle les après-midis passés à l’extérieur, loin des préoccupations des adultes.

extrait bd La Guerre des Boutons - Tome 1 - Le trésor

Gabella, quant à lui, maîtrise l’art de la réécriture en restituant avec fidélité l’esprit facétieux et le langage coloré des enfants de Longeverne et Velran. Cette adaptation est une œuvre divertissante et enrichissante, qui parvient à séduire tant les nouveaux lecteurs que ceux qui gardent un souvenir ému du texte original.

« La Guerre des Boutons – Tome 1 : Le trésor«  se positionne comme une bande dessinée à la fois accessible et fidèle, une véritable passerelle entre les générations, illustrant avec brio l’éternelle quête de reconnaissance et de pouvoir qui anime les jeux d’enfants.


Discours de la méthode – Je pense, donc je suis !

Album publié aux éditions Kurokawa en 2021.


Adapté du Discours de la méthode, texte philosophique écrit par René Descartes publié 8 juin 1637.

Une histoire originale et didactique pour découvrir le grand classique Discours de la méthode de René Descartes !

Métro, boulot, dodo… Est-ce que moi, employé de bureau lambda, je sers vraiment à quelque chose ? Je me pensais vain, voire inutile… jusqu’au jour où Descartes a débarqué chez moi !

Et tandis qu’il découvrait la modernité en jouant avec mes jeux vidéo, il m’exposa sa méthode philosophique.

C’est ainsi que moi l’anonyme, le médiocre, j’allais changer de vie en adoptant sa manière d’appréhender ce qui nous entoure : la remise en question de tout !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Discours de la méthode – Je pense, donc je suis ! »

Yûta Naha réussit un tour de force avec Discours de la méthode – Je pense, donc je suis!, en revisitant l’œuvre monumentale de René Descartes sous une forme inattendue et captivante.

En croisant les genres, l’auteur parvient à rendre la philosophie accessible tout en conservant l’humour et l’énergie propres aux mangas shônen.

L’histoire suit un employé de bureau désabusé dont la rencontre avec Descartes, miraculeusement transporté à notre époque, bouleverse la routine morne de son quotidien. À travers ce voyage initiatique, Descartes lui enseigne les principes fondamentaux de sa méthode, le poussant à remettre en question non seulement le monde qui l’entoure, mais aussi sa propre existence. Naha intègre habilement les concepts philosophiques au récit, les rendant tangibles et applicables au quotidien de ce personnage ordinaire.

extrait bd Discours de la méthode - Je pense, donc je suis!

Le dessin, dynamique et expressif, soutient le propos en illustrant de manière vivante les moments de doute, d’émerveillement, et de révélation du protagoniste. Le hibou, compagnon surréaliste de Descartes, apporte une touche de légèreté, tout en nuançant certains aspects plus controversés de la pensée du philosophe, notamment sa vision des animaux.

En somme, Discours de la méthode – Je pense, donc je suis! est une réussite à la fois pédagogique et narrative. Naha ne se contente pas de vulgariser la philosophie de Descartes; il la rend attrayante et pertinente pour le lecteur moderne. Ce manga se distingue par sa capacité à marier profondeur intellectuelle et divertissement, un équilibre rare et précieux dans le panorama de la bande dessinée contemporaine.