Notre-Dame – Tome 2 – Ananké
Album publié en 2014 aux éditions Glénat.
Résumé éditeur
Adapté du roman de Victor Hugo publié le 16 mars 1831.

L’histoire, nous la connaissons tous : dans le Paris grouillant du XVe siècle, une magnifique et jeune gitane danse sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame de Paris.
La beauté d’Esmeralda est son trésor, mais elle causera aussi sa perte. En effet, l’archidiacre de Notre-Dame, Claude Frollo, s’éprend éperdument de la belle et tente de la faire capturer par son sonneur de cloche, le bossu Quasimodo.
Il est mis en échec par le flamboyant capitaine Phoebus, qui lui aussi est attiré par Esmeralda, bien qu’étant déjà fiancé à la douce Fleur-de-Lys…
Pris entre les désirs coupables de ces trois hommes, le destin d’Esmeralda ne peut plus désormais avoir d’issue heureuse.
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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Notre-Dame – Tome 2 – Ananké »
Ananké : le mot grec veut dire fatalité. Victor Hugo raconte l’avoir trouvé gravé à la main sur un mur, dans un recoin sombre des tours de la cathédrale, et c’est de cette inscription qu’il fait naître son roman. Donner ce titre au second volume annonce clairement que le temps de la farce est passé.
Le tome précédent s’ouvrait sur une fête ratée, celui-ci s’ouvre sur une geôle. Quasimodo attend son jugement, enchaîné, pendant que Louis XI et Claude Frollo viennent l’observer comme on observe une bête. Robin Recht et Jean Bastide, qui cosigne cette fois le scénario, resserrent le récit sur deux forces : la machine judiciaire et le désir de l’archidiacre. Le pilori de la place de Grève sert de scène pivot, avec cette foule qui riait la veille et qui vient maintenant se repaître d’un supplice.
Le reste tient à quatre personnages qui se trompent tous sur ce qu’ils veulent. Esmeralda, mariée à Pierre Gringoire pour lui épargner la corde, s’entête pour Phoebus, promis à Fleur-de-Lys. Claude Frollo, incapable de nommer son désir autrement que comme un envoûtement, construit le piège. Personne n’est excusé, personne n’est chargé non plus.

Jean Bastide découpe en cinéaste. Il alterne les vues d’ensemble sur un Paris nocturne et les gros plans sur les visages, et confie souvent à un regard ce que le texte ne dit pas. Le récit avance vite, à marche forcée même, ce qui convient assez bien au mot inscrit sur la couverture.
Jean Bastide fait tenir dans quelques gros plans ce que Victor Hugo étalait sur des centaines de pages. À lire dans la foulée du premier tome, et à conseiller aux lecteurs qui veulent une porte d’entrée vers le roman de Victor Hugo avant d’affronter ses cinq cents pages.





