Victor Hugo – La Bouche d’ombre
Album publié en 2026 aux éditions Anspach.
Résumé éditeur
La vie de Victor Hugo en BD (26 février 1802 / 22 mai 1885).

Septembre 1843.
En feuilletant un journal, Victor Hugo apprend la mort tragique de sa fille Léopoldine, noyée dans la Seine avec son mari. Le choc est tel qu’il s’enferme dans un silence de dix ans.
En 1853, proscrit par Napoléon III, Hugo s’exile sur l’île de Jersey. Le poète y reçoit la visite d’Herbert Salliès, qui découvre un homme brisé par le chagrin, presque halluciné. Sous l’influence de Delphine de Girardin, Hugo s’adonne au spiritisme : les tables parlent, les voix répondent, les morts semblent revenir.
Léopoldine, Shakespeare, Galilée, même l’Océan lui-même : les esprits deviennent pour Hugo un nouveau langage, un dialogue entre ciel et terre.
Entre mysticisme, deuil et quête de rédemption, Victor Hugo et les tables parlantes retrace la métamorphose d’un homme brisé en mystique visionnaire.
C’est aussi un portrait sensible de la création artistique, de la douleur transfigurée en poésie, et d’un siècle où science, religion et littérature s’affrontent à la frontière de l’invisible.
La bd « Victor Hugo – La Bouche d’ombre » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Victor Hugo – La Bouche d’ombre »
Cet album est signé par Rodolphe au scénario et Olivier Roman au dessin, avec des couleurs réalisées par le studio Cerise. Les deux auteurs avaient déjà collaboré sur Marie et les Esprits, un récit consacré à l’intérêt de Pierre et Marie Curie pour le spiritisme, ce qui fait de ce Victor Hugo le prolongement cohérent d’une démarche éditoriale sur le mysticisme des grands esprits du XIXe siècle.
Le récit s’ancre dans un épisode historique documenté : après le coup d’État du 2 décembre 1851, Victor Hugo est banni et arrive sur l’île de Jersey le 5 août 1852. En septembre 1853, à Marine Terrace, commencent les séances de spiritisme initiées par Delphine de Girardin, au cours desquelles Rodolphe reprend les dialogues consignés par le poète lui-même et par ses amis Auguste Vacquerie et Théophile de Guerin. La mort de Léopoldine, noyée avec son mari dans la Seine en 1843, est le point de départ de cette plongée dans le deuil et le mysticisme. Lelitteraire
Rodolphe, en scénariste chevronné, sait raconter une histoire sans peser sur elle. En prenant comme base les retranscriptions des séances de spiritisme faites par Victor Hugo lui-même, il livre le portrait d’un poète prêt à tout croire pour croire à sa propre éternité, mais aussi celui d’une époque où la croyance devenait, jusque dans ses rêves, le support de visions et de folie.

Olivier Roman apporte un trait réaliste, sobre et efficace, qui sert bien l’atmosphère sombre et introspective du récit. Sa ligne claire et précise livre de belles planches où s’expriment la fureur des océans et des visages tourmentés, avec des dominantes de verts et de bleus.
Une biographie graphique solide, destinée aux amateurs de littérature du XIXe siècle autant qu’aux lecteurs curieux du Hugo intime et hanté.






















