Catégorie : Classique Du 20ème Siècle

Nicolas Eymerich Inquisiteur – 2 – La Déesse

Album publié en 2004 aux éditions Delcourt.


Résumé éditeur

D’après le roman de Valerio Evangelisti   publié en 1994.

1352. L’inquisiteur général du royaume d’Aragon, Nicolas Eymerich, poursuit son enquête.
L’image féminine qui est apparue plusieurs fois dans le ciel pourrait-elle être celle de Diane, la déesse antique ?
Et quels sont les rapports entretenus par cette divinité et une expédition spatiale se déroulant en 2194 ?
Une révélation stupéfiante attend l’inquisiteur? et le lecteur !
Adaptation en BD des romans de Valerio Evangelisti (éditions Rivages et Pocket) : Prix de l’Imaginaire 98, Prix Tour Eiffel et Prix Urania

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Nicolas Eymerich Inquisiteur – 2 – La Déesse »

Cette bande dessinée, scénarisée par Jorge Zentner d’après les romans de Valerio Evangelisti et dessinée par David Sala, est le second volet du diptyque La Déesse, paru en octobre 2004. L’intrigue, qui se déploie en 1352 dans le royaume d’Aragon et bascule en 2194 lors d’une expédition spatiale psytronique, tisse habilement suspense historique et science-fiction cosmique.
Au cœur du récit, les apparitions célestes de Diane et la découverte macabre d’enfants à deux têtes posent un dilemme moral et théologique.

extrait bd Nicolas Eymerich Inquisiteur - 2 - La Déesse

Le scénario des auteurs explorent la profondeur psychologique de Nicolas Eymerich, inquisiteur implacable et cynique, dont la conviction inébranlable fait écho à un Christ vindicatif, créant un contraste fascinant entre dévotion et brutalité. Le graphisme de David Sala, marqué par des palettes nocturnes, des tonalités rougeoyantes et des flous mystérieux, amplifie l’atmosphère oppressante et fantastique, invitant à une lecture attentive où chaque ombre semble révéler un secret.

Ce tome conclut brillamment le diptyque. C’est une lecture pour les passionnés d’histoires mêlant intrigue historique, fantastique et science-fiction.

Nicolas Eymerich Inquisiteur – 1 – La Déesse

Album publié en 2003 aux éditions Delcourt.


Résumé éditeur

D’après le roman de Valerio Evangelisti   publié en 1994.

couverture bd Nicolas Eymerich Inquisiteur - 1

En 1352, à peine nommé Inquisiteur général du royaume d’Aragon, le père Nicolas Eymerich doit faire face à des phénomènes inimaginables : apparitions dans le ciel, naissance d’enfants si monstrueux qu’il faut en dissimuler l’existence…
Armé de sa foi et de son intelligence exceptionnelle, l’homme de Dieu se lance dans une enquête complexe, obscure, dangereuse. Une enquête dont les stupéfiantes ramifications s’étendent bien au-delà de sa propre époque… et de la nôtre.
À savoir : cette nouvelle série est l’adaptation en BD des romans à succès de Valerio Evangelisti (éditions Rivages et Pocket), qui a renouvelé la littérature fantastique par sa manière unique de mêler trame historique, enquête policière, surnaturel et science-fiction. Son oeuvre a été couronnée par le Prix de l’Imaginaire 98, le Prix Tour Eiffel et le Prix Urania.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Nicolas Eymerich Inquisiteur – 1 – La Déesse »

La Déesse, premier volume de Nicolas Eymerich Inquisiteur, propose une adaptation du roman de Valerio Evangelisti par Jorge Zentner et David Sala, publiée chez Delcourt en 2003 dans la collection Conquistador.
L’album entremêle l’enquête du dominicain Eymerich en 1352 dans le royaume d’Aragon—confronté à des naissances monstrueuses et à des apparitions célestes—avec une mission psytronique en 2194, tissant habilement passé et avenir.

Du point de vue du scénario, le récit explore la tension entre foi et hérésie, mêlant mysticisme païen et rigueur inquisitoriale. Nicolas Eymerich se révèle un enquêteur impitoyable, doté d’une intelligence froide et d’une personnalité « schizoïde » qui questionne la nature du bien et du mal, illustrant la thèse audacieuse selon laquelle « le diable n’est que la face cachée de Dieu ».

extrait bd Nicolas Eymerich Inquisiteur - 1

Graphiquement, David Sala déploie un style audacieux, alternant des traits précis et des aquarelles atmosphériques. La palette chromatique, évoluant du brun terreux médiéval à des teintes froides et éthérées, renforce l’émotion et la dualité des époques, tandis que la composition des planches accentue l’intensité dramatique.

En conclusion, ce premier tome séduira les amateurs de bande dessinée alliant un scénario énigmatique et un graphisme spectaculaire. À découvrir sans tarder pour qui aime se perdre dans l’histoire et pour redécouvrir le roman de Valerio Evangelisti.

Les chefs d’œuvre de Lovecraft – Le Molosse

Album publié en 2022 aux éditions Ki-oon.


Résumé éditeur

Adapté des nouvelles de Howard Phillips Lovecraft (Le Temple (1920/1925), Le Molosse (1922/1924) et La Cité sans nom (1921)).

couverture bd Le Molosse

Un voyage aux tréfonds de notre monde, là où se tapit l’innommable…

Dans « Le Temple’, un sous-marin allemand isolé en haute mer est victime d’une étrange malédiction. La peur s’empare de l’équipage et entraîne le vaisseau au plus profond des abysses, là où aucun homme n’est encore allé…

Les héros du « Molosse‘, eux, n’hésitent pas à profaner des tombes pour assouvir leur passion de l’occulte. Fervents lecteurs de leur copie du Necronomicon, ouvrage de magie noire, ils vont découvrir que certaines choses doivent rester enfouies à jamais…

Ce même Necronomicon guide le voyageur de « La Cité sans nom’ au milieu du désert. Là, l’homme comprend que sa civilisation n’est pas la seule sur Terre, et que l’être humain est bien petit face aux forces de l’inconnu…

De son trait sombre et réaliste reconnaissable entre tous, Gou Tanabe met en images les pires cauchemars imaginés par H. P. Lovecraft, le maître du fantastique et de l’horreur. Aux frontières des mondes, les protagonistes mènent une lutte sans espoir pour ne pas sombrer dans la folie !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Molosse »

« Le Molosse », neuvième volet de la collection Les Chefs-d’Œuvre de Lovecraft publiée chez Ki-oon, réunit trois adaptations signées Gou TanabeLe Temple (1920/1925), Le Molosse (1922/1924) et La Cité sans nom (1921) ; cette édition française, traduite par Sylvain Chollet, est parue le 15 septembre 2022 pour un total de 170 pages.

Dès l’introduction, le lecteur est plongé dans l’atmosphère oppressante du sous-marin U-29, où la folie gagne l’équipage en découvrant une statuette maudite ; l’immersion tient autant au texte originel qu’à la gestion rigoureuse du rythme narratif par Gou Tanabe, qui choisit de ralentir les séquences de découverte pour mieux faire exploser l’horreur dans un huis-clos sous-marin. Le thème de l’occultisme, incarné par le Necronomicon, tisse une continuité entre les récits et souligne la faiblesse de l’homme face à l’inconnu.

Sur le plan graphique, Gou Tanabe déploie un trait à la fois sombre et détaillé : le jeu de noir et blanc accentue la tension, tandis que le cadrage cinématographique de certaines planches intensifie la terreur viscérale. Chaque vignette participe à l’angoisse, offrant un équilibre entre réalisme et suggestion fantastique.

Ce manga de 170 pages se distingue par sa fidélité respectueuse à H. P. Lovecraft et par la puissance visuelle de son adaptation ; un incontournable pour les amateurs de fantastique.

La promesse de l’aube

Album publié en 2014 aux éditions Futuropolis.


Résumé éditeur

D’après le roman de Romain Gary  publié le 29 avril 1960.

couverture bd La promesse de l'aube

Ce n’est pas peu dire que l’œuvre de Joann Sfar est liée à celle de Romain Gary.
À l’occasion de la sortie de son film, Gainsbourg, vie héroïque, il disait déjà : « J’ai passé mon temps à me dire que je faisais un film sur Romain Gary… « .
Pour honorer le centenaire de la naissance de l’écrivain, Sfar lui rend hommage en s’appropriant une de ses oeuvres, l’accompagnant de son trait nerveux, de sa liberté de ton et avec sa générosité coutumière.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La promesse de l’aube »

À l’occasion du centenaire de la naissance de Romain Gary, Joann Sfar rend un hommage vibrant à l’écrivain en illustrant son célèbre roman autobiographique. Cette adaptation, publiée chez Futuropolis-Gallimard en 2014, transforme La promesse de l’aube en une œuvre graphique de 536 pages qui respecte scrupuleusement l’intégralité du texte original.

L’adaptation de Joann Sfar dépasse la simple illustration pour créer une véritable symbiose entre les mots de Romain Gary, et son trait expressif. Le dessinateur du Chat du Rabbin parvient à traduire visuellement la complexité émotionnelle du récit : la relation fusionnelle entre Romain et sa mère russe, cette femme chimérique qui façonne les rêves de grandeur de son fils. L’artiste s’attarde particulièrement sur les regards et les expressions, ces détails qui révèlent la vérité psychologique des personnages.

Joann Sfar déploie sa technique du noir et blanc à l’encre de Chine, utilisant des « simples » crayonnés qui révèlent pourtant une maîtrise consommée. Son trait tremblé, tracé à la main avec ses imperfections assumées, épouse parfaitement l’alternance entre humour et mélancolie qui caractérise l’œuvre de Romain Gary. Cette esthétique volontairement imparfaite, loin du dessin académique, permet de saisir l’authenticité des émotions et la spontanéité des souvenirs d’enfance. Joann Sfar restitue avec justesse cette « dette écrasante » que ressent le narrateur envers sa mère, ainsi que la tendresse mêlée de clairvoyance qui caractérise ce chef-d’œuvre.

Cette adaptation constitue un double chef-d’œuvre où se rencontrent deux talents exceptionnels. Joann Sfar prouve une fois encore sa capacité à s’emparer des grandes œuvres littéraires pour les magnifier graphiquement, offrant aux lecteurs une nouvelle façon d’appréhender ce monument de la littérature française du XXe siècle.

Terre des Hommes

Livre illustré publié en 2025 aux Editions Gallimard.


Adapté du roman d’Antoine De Saint-Exupéry publié le 16 février 1939.

couverture bd Terre des Hommes

« J’espère apporter ma petite pierre au mythe Saint-Exupéry : permettre à une nouvelle génération de lectrices et de lecteurs de découvrir ce texte magnifique, plein d’aventures humaines et d’émotions – afin qu’il leur donne, à eux aussi, l’envie de vivre le cœur battant ! » Riad Sattouf.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Terre des Hommes »

Le texte fondateur d’Antoine De Saint-Exupéry retrouve une nouvelle jeunesse dans cette édition illustrée d’octobre 2025, enrichie de 150 dessins inédits de Riad Sattouf. Loin d’une simple adaptation graphique, ce projet représente une rencontre authentique entre deux univers artistiques unis par une même quête humaniste.

Riad Sattouf, qui redécouvre ce texte depuis l’adolescence comme une métaphore de l’âge adulte, choisit délibérément de conserver le texte intégral plutôt que d’en faire une bande dessinée scénarisée. Cette décision préserve la densité poétique du récit où les aventures aériennes de l’Aéropostale côtoient des méditations sur l’amitié, la responsabilité et la fraternité humaine.

extrait bd Terre des Hommes

Le trait distinctif de Riad Sattouf, ses contrastes délicats de couleurs, ses noirs profonds, l’expressivité de ses personnages, ne se contente pas d’ornementer le texte. Il sublime la connexion établie par Saint-Exupéry entre la grandeur de l’aventure et ce qui fonde notre humanité. Les illustrations occupent une page entière ou s’insèrent discrètement dans le corps du texte.

Cette édition n’est pas un exercice de prestige éditorial. C’est une invitation authentique aux générations d’aujourd’hui à redécouvrir ce texte. Riad Sattouf confie avoir dessiné en espérant plaire à Saint-Exupéry : « Oui, sans aucune modestie, j’y ai pensé à chaque seconde ! » Cette dévotion transparaît dans chaque page !

Porculus

Album publié en 2025 aux Editions Rue de Sèvres.


Adapté de l’œuvre d’Arnold Lobel publiée pour la première fois le 12 mars 1969.

Porculus est un beau petit cochon, tout rond, qui aime tant « la boue si douce ».
Victime de la propreté excessive de la fermière, il fugue vers la ville… mais le voilà, qui, croyant trouver de la boue, s’enfonce dans le ciment !

54 ans après sa première parution, Louison adapte avec brio et fidélité les aventures du petit goret d’Arnold Lobel en bande dessinée.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Porculus »

La BD sortira fin septembre 2025.

extrait bd Porculus

Un grand-père tombé du ciel

Album publié en 2022 aux éditions Jungle.


Résumé éditeur

D’après le roman de Yaël Hassan publiée le 28 juillet 1997.

couverture bd Un grand-père tombé du ciel

Un classique de la littérature jeunesse adapté par Marc Lizano !

Quand Leah apprend qu’elle va avoir un grand-père, c’est la consternation.
Elle avait donc un grand-père qu’elle ne connaissait pas.
Et il arrive bientôt pour s’installer chez eux. C’est ainsi qu’Alex va débarquer à Paris, avec son mauvais caractère et ses secrets.

Mais s’il croit que sa petite-fille va se laisser faire, il se trompe lourdement.
Pour Alex et Leahlé, il va donc falloir s’apprivoiser. Sinon, ce sera la guerre.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Un grand-père tombé du ciel »

Adaptation par Marc Lizano du roman de Yaël Hassan (Prix Sorcières 1998), cet album paru en mars 2022 chez Jungle raconte l’arrivée inattendue d’Alex Katz, grand-père maternel de Léah, venu des États-Unis pour s’installer chez sa fille à Paris.

Le scénario ménage une montée progressive de la complicité : la colère initiale de Léah face au secret familial cède la place à la compréhension, puis à l’empathie. Le thème central—la transmission du traumatisme de la Shoah—s’incarne dans le dialogue intime entre l’enfant et son aïeul, dont la réticence révèle un chagrin de vie lié à la perte de sa femme et de sa fille à Auschwitz
Cet échange, rythmé par des scènes de partage (visite au musée Rodin, Rosh HaShana), éclaire l’importance de laisser « la parole se libérer » pour construire un lien intergénérationnel fort.

extrait bd Un grand-père tombé du ciel

Le trait rond et expressif de Marc Lizano instaure un juste équilibre entre naïveté de l’enfance et gravité historique : les grandes têtes des personnages captent chaque nuance émotionnelle, de la bouderie de Léah à la mélancolie d’Alex
La colorisation joue sur des tons chauds dans les séquences familiales et des teintes plus froides lors des évocations du passé, soulignant l’alternance entre vie quotidienne et mémoire douloureuse. L’utilisation économe des décors concentre l’attention sur le visage et le regard, vecteurs premiers de l’émotion.

Cet album s’adresse tant aux jeunes lecteurs qu’à un public adulte désireux de mieux comprendre la nécessité de la mémoire.

Les Fourmis

Album publié en 1994 aux Editions Albin Michel.


Adapté du roman de Bernard Werber publié en mars 1991.

couverture bd Les Fourmis


Bernard Werber et Patrice Serres, le grand romancier des fourmis et le maître du dessin d’aventure, nouveaux explorateurs de l’inconnu ?
Les Fourmis en bande dessinée, c’est tout un monde qui s’ouvre à nous : celui des infra-terrestres.
À travers les yeux de 103 683ᵉ, fourmi de la cité de Bel-O-Kan, découvrez ou redécouvrez le best-seller de Bernard Werber.
Un inoubliable voyage fantastique au-delà du réel.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Fourmis »

L’Écho des Savanes et Albin Michel ont publié en 1994 une adaptation du roman culte de Bernard WerberLes Fourmis. Cette bande dessinée unique en son genre, scénarisée par l’auteur lui-même et mise en images par Patrice Serres, constitue une expérience singulière dans le paysage de la BD franco-belge.

Cette adaptation intervient trois ans après le succès international du roman (1991), qui avait déjà séduit des millions de lecteurs par son approche documentaire teintée de fiction. Bernard Werber transpose fidèlement l’univers de sa cité fourmilière Bel-o-Kan, en se concentrant exclusivement sur les aventures de 103 683ème, petite fourmi soldate, abandonnant délibérément l’intrigue parallèle humaine du roman. .

extrait bd les fourmis

Patrice Serres, dessinateur confirmé formé auprès de Frank Robbins et spécialiste reconnu de l’aéronautique (Tanguy et Laverdure), déploie ici un talent graphique remarquable. Son trait précis et documenté surpasse la difficulté technique majeure : rendre expressives et distinctes des fourmis anatomiquement similaires. La quadrichromie enrichit les décors souterrains, créant une profondeur visuelle qui immerge le lecteur dans les galeries labyrinthiques de la fourmilière.

L’artiste excelle dans la représentation du monde de l’infiniment petit, transformant chaque case en fenêtre ethnologique sur cette société organisée. Son approche documentaire, héritée de ses collaborations scientifiques, confère une crédibilité saisissante aux séquences de guerre entre colonies et aux rituels sociaux fourmiliers.

Les Fourmis est une réussite remarquable, tant par l’originalité de son propos que par la maîtrise technique de Patrice Serres. Très belle adaptation qu’on relira avec plaisirs.

Retour sur Belzagor – Intégrale

Album publié en 2019 aux éditions Les Humanoïdes Associés.


Résumé éditeur

D’après le roman « Les Profondeurs de la Terre » de Robert Silverberg publiée en février 1973.

couverture bd Retour sur Belzagor - Intégrale

Ancienne colonie, la planète Belzagor a été rendue à ses deux espèces intelligentes. Des scientifiques décident d’assister à leur rituel secret, la cérémonie de la renaissance…

L’ex-lieutenant Eddie Gundersen revient sur Belzagor où il a laissé naguère ses illusions de jeunesse, la femme de sa vie et un passé honteux de colonisateur.
Aujourd’hui la planète a été rendue à ses deux espèces intelligentes : les Nildoror et les Sulidoror.
Endossant le rôle de guide d’une expédition scientifique aux confins des terres indigènes, Gundersen va se confronter à ses démons et régler ses comptes avec une planète qui ne lui avait pas livré tous ses secrets.
Cette intégrale est accompagnée d’une postface signée par Joshua Sky, d’un cahier graphique inédit de 14 pages et d’un poster A3.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Retour sur Belzagor – Intégrale »

Cette adaptation du roman « Les Profondeurs de la Terre » de Robert Silverberg trouve dans l’alliance créative entre Philippe Thirault et Laura Zuccheri une seconde vie remarquable. Publié dans les années 1970 dans le contexte post-décolonisation du Vietnam, l’œuvre originale questionne avec acuité les mécanismes du colonialisme et du racisme, thématiques que les auteurs transposent dans leur relecture graphique.

L’histoire suit Edmund Gundersen, ancien administrateur colonial revenu sur Belzagor huit ans après la décolonisationPhilippe Thirault, scénariste aguerri aux récits d’envergure, structure le récit par des allers-retours temporels entre passé colonial et présent post-décolonisation. Cette construction du scénario révèle progressivement la quête de rédemption d’un homme confronté à ses erreurs passées et à son mépris ancien envers les Nildoror et Sulidoror, les deux espèces intelligentes de la planète
Le concept mystique de « Renaissance », cérémonie sacrée centrale du récit, devient le prétexte d’un pèlerinage spirituel où l’ancien colonisateur cherche à comprendre une culture qu’il a jadis contribué à asservir.

extrait Retour sur Belzagor - Intégrale

Le dessin de Laura Zuccheri, déjà remarqué dans « Les Épées de verre », atteint ici une maturité saisissante. Son trait fin et détaillé crée un bestiaire luxuriant qui évoque les mondes de Léo tout en conservant son identité propre. Les paysages de Belzagor, jungle tropicale peuplée de créatures fascinantes, deviennent sous son crayon un véritable personnage. La mise en couleur chatoyante de Silvia Fabris renforce cette immersion visuelle, créant une ambiance qui plonge immédiatement le lecteur dans l’étrangeté de cette planète décolonisée.

Cette intégrale est une adaptation exemplaire, fidèle à l’esprit philosophique de Robert Silverberg tout en exploitant pleinement les possibilités visuelles de la bande dessinée. Une très belle BD qui se lie d’une traite pour les amateurs de science-fiction !


La ferme des animaux

Album publié en 2021 aux éditions Jungle.


Résumé éditeur

D’après le roman de George Orwell  publié le 17 aout 1945.

couverture bd La ferme des animaux

Le chef d’œuvre d’Orwell adapté pour la jeunesse !

Dans une petite ferme d’Angleterre, la révolte gronde chez les animaux. Ceux-ci chassent l’homme qui les exploitait et prennent le pouvoir.
Ils veulent instaurer un nouvel ordre dans lequel chacun participerait aux décisions et travaillerait à sa juste mesure.
Mais les cochons dirigent le nouveau régime et, bien vite, les animaux se retrouvent sous le joug d’un chef encore plus cruel…


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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La ferme des animaux »

La ferme des animaux, bande dessinée scénarisée par Maxe L’Hermenier et illustrée par Thomas Labourot, avec les couleurs de Diego Parada Lopez, transpose le chef-d’œuvre satirique de George Orwell dans un format accessible à tous, tout en conservant l’essence politique et allégorique du roman original.
Parue en 2021 chez Jungle, l’œuvre reprend la fable animalière dénonçant la dérive totalitaire et la corruption du pouvoir, en mettant en scène la révolte des animaux contre le fermier Jones, rapidement détournée par une nouvelle élite porcine qui trahit les idéaux initiaux.

Le scénario, très respectueux du texte de George Orwell, expose avec clarté les thèmes de la manipulation, de l’inégalité et de la fragilité démocratique, rendant accessibles à un public jeunesse comme adulte la portée universelle du message. Les personnages, portés par des animaux anthropomorphes, gagnent en expressivité : la naïveté désarmée de certains croise la cruauté croissante d’autres.

extrait bd La ferme des animaux

Graphiquement, l’album séduit par ses illustrations rondes et colorées : le style caricatural de Thomas Labourot, adouci mais jamais mièvre, accentue les émotions à chaque page. Les décors généreux et la palette lumineuse accompagnent avec la gradation dramatique du récit, du rêve d’égalité à la désillusion, tout en facilitant l’identification des plus jeunes.

Cette adaptation, à la fois pédagogique et ambitieuse, s’adresse autant aux collégiens désireux de découvrir un classique qu’aux adultes attentifs au sous-texte politique. Une BD remarquable, qui réussit le pari de rendre vivante et vibrante une fable majeure de la littérature contemporaine.