Catégorie : Classique Du 21ème Siècle

Le cri

Album publié en 2023 aux Editions Philéas.


Adapté du roman de Nicolas Beuglet publié le 8 septembre 2016.

couverure bd Le cri

L’inspectrice Sarah Geringën enquête sur la mort suspecte d’un patient d’un hôpital psychiatrique. La victime a gravé sur le front le chiffre 488 et les conclusions des légistes sont sans appel : l’homme est mort de peur !
Inspiré par des découvertes scientifiques et des faits réels, Le Cri est un thriller sur la folie des hommes et le danger d’une science dévoyée, transformée en arme fatale.

Il s’agit du premier livre adapté de la trilogie de Nicolas Beuglet dont Sarah Geringën est l’héroïne : Le cri (2016), Complot (2018), L’Ile du Diable (2019)

Qui est Sarah Geringën ?
Sarah Geringën est une ancienne membre des forces spéciales, désormais inspectrice norvégienne d’Oslo. Bientôt la quarantaine, rousse, athlétique, et réputée pour son intimidante froideur dans le cadre professionnel, c’est une femme qui ne serre jamais la main pour ne pas créer de liens avec ceux qu’elle interroge.

Inspiré par des découvertes scientifiques et des événements réels, Le Cri renvoie à nos peurs les plus intérieures. Un thriller sur la folie des hommes et le danger d’une science dévoyée, transformée en arme fatale.

Ce récit tient formidablement en haleine le lecteur, qui l’interpelle aussi sur de grands sujets existentiels : l’origine et l’avenir de l’humanité, la science, la folie des hommes qui jouent aux apprentis sorciers…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le cri »

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extrait bd Le cri

3 fois dès l’aube

Album publié en 2018 aux Editions Futuropolis.


Adapté du roman d’Alessandro Baricco publié le 21 mars 2012 sous le titre Tre volte all’alba.

couverture bd 3 fois dès l'aube

Deux personnages se rencontrent à trois reprises.
Un homme commence à parler avec une femme dans le hall de son hôtel et, quand celle-ci a un malaise, il l’héberge dans sa chambre. Leur conversation se poursuit, l’homme s’ouvre à elle mais mal lui en prend.

Un portier d’hôtel aide une jeune cliente à s’enfuir afin d’échapper à son compagnon, un individu violent et dangereux. Plus âgé qu’elle, il lui révèle qu’il a passé treize ans en prison à la suite d’un meurtre.

Malcolm, le personnage de la première rencontre, est encore enfant quand ses parents meurent dans l’incendie de leur maison. Pour le soustraire aux suites de ce drame et l’emmener dans un endroit sûr, une inspectrice de police le conduit chez un de ses amis.

Trois histoires nocturnes qui se concluent à l’aube et qui marquent, chacune à sa façon, un nouveau départ. Trois facettes qu’Alessandro Baricco rassemble en un récit hypnotique et puissant, non dépourvu d’élégance et même de sensualité.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « 3 fois dès l’aube »

Publiée en février 2018 chez Futuropolis, cette adaptation du roman d’Alessandro Baricco constitue une belle surprise. Denis Lapière au dessin et Aude Samama à la couleur relèvent le pari de transposer un texte poétique et énigmatique en bande dessinée sans le simplifier.

Le roman original tourne autour de trois rencontres nocturnes entre des personnages différents. Chaque histoire se termine à l’aube, mais les connexions entre elles restent volontairement floues. C’est là toute la subtilité de d’Alessandro Baricco : créer du suspense sans vraiment en avoir besoin, laisser des zones d’ombre plutôt que de tout expliquer.

Denis Lapière traduit cette ambiguïté avec beaucoup de retenue. Il épure le scénario, garde l’essentiel du dialogue, et mise sur l’intimité des personnages plutôt que sur l’action. C’est un choix judicieux : moins on en dit, plus on laisse le lecteur construire ses propres interprétations.

extrait bd 3 fois dès l'aube

Mais le véritable coup de génie, c’est le travail d’Aude Samama à la couleur. Ses peintures à l’acrylique baignent les pages dans des teintes chaudes et douces qui rassurent autant qu’elles troublent. Les visages sont traités avec une grande retenue, des regards intenses mais fermés, comme si les personnages gardaient jalousement leurs secrets. Les décors dépouillés renforcent cette sensation d’isolement.

Cette adaptation fonctionne vraiment parce qu’elle ne trahit pas le roman. Elle ne cherche pas à le rendre plus dramatique ou spectaculaire. Au contraire, elle en renforce le caractère contemplatif.
À recommander à ceux qui aiment les histoires qui ne donnent pas toutes leurs clés.

Le Mage du Kremlin

Album publié en 2026 aux éditions Casterman.


Résumé éditeur

D’après l’œuvre de Giuliano da Empoli publiée le 14 avril 2022.

On l’appelait le « mage du Kremlin ».
Vadim Baranov, ancien metteur en scène devenu éminence grise de Poutine, fascine autant qu’il intrigue.
Un soir, il livre enfin son histoire au narrateur : des coulisses du pouvoir russe surgit un monde de manipulations et d’illusions, où la politique devient théâtre.
De la Tchétchénie à l’Ukraine, Le Mage du Kremlin dévoile les ressorts du régime et médite sur la nature du pouvoir.
Dans cette adaptation, Luc Jacamon donne corps à la Russie post-soviétique grâce à son réalisme stylisé, parfaitement adapté à cet univers implacable.

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La BD sortira en avril 2026.

La sage-femme d’Auschwitz

Album publié en 2026 aux éditions Imagine Graphic.


Résumé éditeur

D’après l’œuvre d’Anna Stuart publiée en mars 2023.

couverture bd La sage-femme d'Auschwitz

Lorsqu’elle arrive à Auschwitz, Ana est persuadée qu’elle ne survivra pas à l’enfer du camp. Mais elle possède une compétence que les nazis recherchent : elle est sage-femme. Son travail sera de donner naissance aux enfants des prisonnières.
Une mission terrible car, dès qu’ils ont poussé leur premier cri, les bébés sont arrachés aux mères et donnés à des familles allemandes. Malgré la détresse de ces femmes auxquelles on vole leurs enfants, Ana essaie de leur apporter un peu de réconfort.
Et un jour, elle réalise qu’elle peut faire plus. Secrètement, elle commence à tatouer les petits avec les numéros de déportées de leurs mères. Une lueur d’espoir dans ce monde d’une infinie noirceur : et si un jour, après l’horreur de la guerre, grâce à ce petit geste, ces enfants et leurs mères pouvaient se retrouver ?

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La sage-femme d’Auschwitz »

La BD sortira en avril 2026.

Berezina

Album publié en 2021 aux éditions Casterman.


Résumé éditeur

Adapté du livre de Sylvain Tesson publié le 22 janvier 2015.

couverture bd Berezina

Deux siècles après la retraite de Russie, Sylvain Tesson refait la route de l’armée napoléonienne déchue… en side-car et en plein hiver.
Ils sont cinq : trois Français et deux Russes. Unis par l’amitié et par un grand défi, ils décident de commémorer à leur façon le bicentenaire de la retraite de Russie : en suivant le chemin emprunté par les troupes françaises en pleine débâcle.
Partis de Moscou, Sylvain Tesson et ses amis traversent l’immense Russie, la Biélorussie, la Pologne et l’Allemagne, faisant route vers Paris au guidon de leurs Oural, ces side-cars russes réputés indestructibles.
En chemin, ils franchissent le fleuve Berezina, devenu au fil du temps un nom commun pour désigner les échecs les plus cuisants…
Porté par la langue et l’esprit d’aventure de Sylvain Tesson, le plus fameux des écrivains voyageurs contemporains, ce récit au long cours est de nouveau dessiné par Virgile Dureuil (déjà auteur en 2019 de Dans les forêts de Sibérie en bande dessinée).
À travers les multiples allers-retours entre le XIXe et le XXIe siècle, un incroyable épisode de l’histoire française est ici revisité.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Berezina »

Adapté par Virgile Dureuil d’après le récit de Sylvain TessonBerezina transpose en bande dessinée une aventure hors du commun : cinq voyageurs qui refont, en 2012, le trajet de la Grande Armée napoléonienne deux cents ans plus tard, à bord de side-cars « Ural ».

Le choix de Virgile Dureuil fonctionne remarquablement bien : il alterne entre les scènes de 1812 et le voyage contemporain. Les planches juxtaposent l’horreur glacée de la retraite et le road-trip moderne, créant une dialogue forcément troublant entre hier et aujourd’hui. Les flashbacks historiques restituent le calvaire réel des grognards : 450 000 soldats qui ne reviendront qu’au nombre de 200 000.

extrait bd Berezina

Graphiquement, Virgile Dureuil a fait le choix intelligent de réduire le texte pour que l’image respire. Ses paysages des steppes russes aux villes modernes sonnent justes, et son trait capture vraiment le mouvement et l’urgence.

Le vrai reproche qu’on peut faire, c’est que 136 pages, c’est un peu juste pour raconter deux histoires à la fois. L’épopée napoléonienne gagne en densité tandis que le volet contemporain reste un peu en arrière-plan. Malgré ce petit bémol, Berezina mérite vraiment qu’on s’y arrête. C’est un beau voyage graphique dans les steppes russes.

La gosse

Album publié en 2026 aux éditions Rue de Sèvres.


Résumé éditeur

D’après l’œuvre Nadia Daam publiée le 27 mars 2024.

Seule après le divorce puis la mort du père, la mère élève la gosse adolescente dans un quotidien fait de tendresse, de questions et de beaucoup de compréhension.
Elle passe en revue les copines, les origines, l’alcool, pas de tabou entre les membres de cette petite famille.
Tout ça avec une honnêteté parfois crue, souvent émouvante.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La gosse »

La BD sortira au mois de mars 2026.

extrait bd La gosse

La Ballade de Sean Hopper

Album publié en 2016 aux éditions Sarbacane.


Résumé éditeur

D’après l’œuvre de Martine Pouchain publiée le 6 octobre 2010.

Sean Hopper, c’est celui qui est chargé du sale boulot aux abattoirs : tuer les boeufs.
Sauf que lui, il y prend du plaisir…
Glacial, taciturne, il est redouté dans tout le comté de Springfield, où il habite avec sa femme Bonnie.
Mais un soir, Bonnie s’en va. Marre de vivre avec une bête humaine. De rage, Sean prend sa vieille Thunderbird, de l’alcool plein le sang et AC/DC à fond la caisse : il fonce dans un platane.
Et il frôle la mort. A son réveil, il a changé. Il n’est plus – tout à fait – la brute qu’il était… Personne n’a l’air de s’en apercevoir, excepté le petit Bud, conteur de cette histoire, qui habite à côté de chez lui, avec son hérisson apprivoisé et sa Grand’ma indienne.
Le petit Bud, qui n’oserait espérer que son existence puisse être ensoleillée par un homme comme Sean Hopper

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Ballade de Sean Hopper »

L’adaptation en bande dessinée du roman de Martine Pouchain par Christophe Merlin capture l’essence d’une Amérique souvent méconnu: celle des oubliés, des déracinés et des cœurs brisés cherchant une seconde chance. Cette œuvre de 151 pages explore les thèmes de la rédemption, du repentir et de la possibilité de transformation humaine à travers le portrait sombre puis lumineux de Sean Hopper, un homme taciturne et alcoolique.

Le cœur narratif repose sur l’observation du jeune Bud, qui raconte l’histoire depuis sa cachette, dans le grand arbre près de la maison de son voisin. Cette perspective enfantine confère une naïveté touchante à la tragédie qui s’y déploie, un puissant contraste qui renforce l’impact émotionnel. Les personnages, peints avec une psychologie détaillée, incarnent des archétypes universels : l’ouvrier alcoolisé, la femme dévouée, l’enfant désabusé.

extrait bd La Ballade de Sean Hopper

Graphiquement, Christophe Merlin adopte un style épuré, quasi storyboard, privilégiant la narration au spectaculaire. Ses vignettes baignent dans une teinte ouatée d’émotion, une chromatique pâle et mélancolique qui enveloppe chaque planche d’une intimité cinématographique.

Le scénario, fidèle au roman source, demeure son pivot : une chute, un chaos (l’accident de Sean), et une rédemption graduelle, portée par la curiosité bienveillante d’un enfant.

La Ballade de Sean Hopper offre un hymne discret à la fragilité humaine et à la résilience. Elle plaira aux lecteurs en quête d’histoires sincères, dépouillées du spectaculaire mais riches en profondeur psychologique. Une belle découverte pour amateurs de bandes dessinées portées par un humanisme authentique.

L’homme chevreuil

Album publié en 2026 aux Editions Les Arènes.


Adapté du roman de Geoffroy Delorme publié le 24 février 2021 pour la première fois.

À seulement 19 ans, Geoffroy Delorme quitte le monde des hommes pour s’enfoncer dans la forêt de Bord, en Normandie. Sans tente, sans feu, et sans abri, il va y passer sept années hors du temps.

Sa survie ne dépend plus de la civilisation, mais de sa capacité à se fondre dans le décor. En observant les chevreuils, il finit par être adopté par eux. Il apprend leurs codes, suit leurs traces, et finit par vivre à leur rythme, entre instinct de survie et pure contemplation.

L’Homme-Chevreuil est le récit bouleversant d’une expérience sensorielle unique : une leçon de nature sauvage qui nous force à questionner notre propre place dans le monde vivant.



L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’homme chevreuil »

La BD sortira en avril 2026.

Dans les forêts de Sibérie

Album publié en 2019 aux éditions Casterman.


Résumé éditeur

Adapté du livre de Sylvain Tesson publié le 1 septembre 2011.

couverture bd Dans les forêts de Sibérie

Peut-on se détacher complètement du monde des hommes ?
Quitter la ville et son quotidien pour aller vivre au bout du monde, tel est le défi que s’est donné Sylvain Tesson.
De février à juillet 2010, l’écrivain voyageur a choisi de vivre la fin de l’hiver puis le printemps sibérien.
Habitant seul une cabane au bord du Lac Baïkal, il s’est plié au silence en choisissant de vivre lentement, environné de livres, de vodka et de souvenirs. Sans déranger la nature mais en s’interrogeant avec elle dans une introspection au long cours, Tesson a marché, exploré, pêché, il a fait du patin à glace sur le lac et accepté l’hospitalité de ses rares voisins.
Cette ascèse de six mois loin de la France, l’auteur en a fait le récit dans son célèbre livre paru chez Gallimard en 2011.
Par un dessin subtil et généreux tout en couleur, Virgile Dureuil en propose pour la première fois une adaptation en bande dessinée…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Dans les forêts de Sibérie »

Adapter le récit de Sylvain Tesson en bande dessinée était un pari osé. Comment traduire en images la richesse introspective d’un journal d’ermitage ? Virgile Dureuil y parvient avec une sobriété désarmante, refusant le spectaculaire pour mieux saisir l’essence de cette retraite sibérienne.

Six mois isolé au bord du lac Baïkal, de février à juillet 2010, loin de tout. Des jours qui s’égrainent selon un rythme immuable : bois à couper, glace à sonder, pages à tourner. Rien de héroïque, juste la quête patiente d’une solitude maîtrisée. Virgile Dureuil respecte ce parti pris minimaliste en épurant son langage graphique.

extrait bd Dans les forêts de Sibérie

Visuellement, l’encrage est généreux créant des formes pleines et rassurantes. Les récitatifs fins et discrets murmurent plutôt qu’ils ne proclament. Les couleurs blanc immaculé, bleus glacés baignent chaque planche dans une atmosphère hivernale dépouillée. On respire le froid. On sent l’isolement. Cette palette minimaliste devient justement ce qui fait vibrer l’œuvre.

Virgile Dureuil demeure fidèle au texte de Sylvain Tesson. Il capture les variations émotionnelles qui traversent ces six mois : l’émerveillement devant la nature, les doutes nocturnes, les rares visites qui dérangent plus qu’elles ne réconfortent. C’est joliment observé, intimiste même.

Pour qui ? Les lecteurs en quête de poésie visuelle, de contemplation tranquille et de nature apaisante. Une belle respiration graphique.

L’Axe du loup

Album publié en 2023 aux éditions Casterman.


Résumé éditeur

Adapté du livre de Sylvain Tesson publié le 4 novembre 2004.

couverture bd L'Axe du loup

Vu d’Occident, la Sibérie évoque de vastes étendues gelées où les Soviétiques exilaient leurs prisonniers.
Mais peut-on s’échapper d’une prison à ciel ouvert ?
Voilà le point de départ de ce récit haletant : un improbable voyage qu’entreprend Sylvain Tesson sur les traces des évadés du goulag, depuis Iakoutsk jusqu’au Golfe du Bengle, 5 000 kilomètres plus au sud.
Dans des conditions extrêmes, aux prises avec le froid, la faim et la soif, l’écrivain voyageur multiplie les rencontres en suivant la route du récit À marche forcée, de Slavomir Rawicz.
Ce dernier a-t-il pu s’évader au début des années 1940 ?
Ou bien a-t-il emprunté son histoire à un autre ? Entre mythe et réalité, récit de voyage et épreuve de force, Sylvain Tesson nous invite une nouvelle fois sur les chemins de la liberté.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Axe du loup »

L’Axe du loup ne raconte pas seulement un voyage : il en éprouve la réalité. Virgile Dureuil s’empare du récit de Sylvain Tesson, ce périple de Iakoutsk à Calcutta sur les traces des évadés du Goulag, pour en faire un roman graphique où l’endurance physique côtoie l’enquête historique. L’album suit ces 5 000 kilomètres à travers la Sibérie, le Gobi et l’Himalaya, non pas comme une simple tranche de vie, mais comme une traversée à fleur de peau de la légende des fugitifs.​

L’enjeu tient dans cette friction entre mythe et réalité. Sylvain Tesson ne « vérifie » pas Slavomir Rawicz : il questionne ce que signifie, concrètement, fuir un monde carcéral pour la liberté. La voix off, puisée au texte source, entrelace géopolitique des camps soviétiques, écotope des steppes glacées et sensations intimes froid, faim, solitude sans lourdeur.

Graphiquement, Virgile Dureuil joue la carte d’un réalisme classique : trait franc, aplats nets, compositions où les paysages prennent souvent toute la planche. Les cartouches rectangulaires remplacent les bulles, laissant les images respirer. Des cartes ouvrent chaque chapitre, matérialisant la progression.

Roman graphique solide, L’Axe du loup séduira les amateurs de récits de voyage exigeants, d’histoire soviétiques et d’odyssées à la fois géographiques et intérieures. Une très belle adaptation en BD.