Catégorie : Litterature en BD

Robinson Crusoé

Album publié en 2026 aux Editions Delcourt.


Adapté du roman de Daniel Defoe publié la première fois en 1719.

couverture bd Robinson Crusoé

L’adaptation intégrale du roman de Daniel Defoe en édition prestige !

Sur près de 144 pages, Christophe Gaultier adapte l’un des plus grands classiques de la littérature qui résonne à tous les âges : aventure romanesque, grand large, récit de survie, réflexion sur la solitude.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Robinson Crusoé »

La BD sortira en mars 2026.

extrait bd Robinson Crusoé

Putzi

Album publié en 2024 aux Editions Futuropolis.


Adapté du roman de Thomas Snégaroff publié en septembre 2020.

couverture bd Putzi

Marchand d’art dans le New York bohème des années 1910, musicien à ses heures, Ernst Hanfstaengl devint dix ans plus tard le confident et le pianiste d’Hitler.
Cet excentrique était fasciné par le chef des nazis, à qui il offrit de l’argent notamment pour remettre à flot l’organe de presse du mouvement, le Völkischer Beobachter.
Il lui fit rencontrer la famille Wagner. Il rêvait d’honneurs et d’une alliance entre l’Allemagne et les États-Unis, ses deux patries.
Nommé responsable de la presse étrangère du Reich en 1933, il crût à son destin. Jalousé par Goebbels et Göring, il n’obtint que la disgrâce. Son incroyable exil le conduisit au président Roosevelt, qui fit de lui son principal informateur sur le Fuhrer.
Traître pour les uns, bouffon sans conséquence pour les autres, il fut l’un des artisans du mal.
Thomas Snégaroff s’est allié avec Louison (Marilyn, dernières séances) pour adapter son roman à succès en bande dessinée.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Putzi »

Putzi est une adaptation en bande dessinée du roman historique de Thomas Snégaroff, publié par Futuropolis en juin 2024. Elle est illustrée par Louison, autrice également de « Marilyn, dernières séances ». Ce récit raconte la vie extraordinaire d’Ernst Hanfstaengl, surnommé « Putzi ».

Une histoire d’ambition et d’aveuglement

Né d’un père allemand et d’une mère américaine, Putzi était un homme de Weimar : marchand d’art, pianiste, polyglotte. Dans les années 1920, il rencontre Adolf Hitler. Fasciné par cet agitateur politique, Putzi lui finance son journal, le Volkischer Beobachter, et l’introduit dans les salons munichois cultivés. Il rêve d’honneurs. Il croit façonner l’histoire.

Ce que Thomas Snégaroff, expose magnifiquement : Putzi n’a jamais vraiment compris qu’il servait le mal. Il se voyait comme un sage guide auprès d’un génie. Après sa disgrâce en 1934, exilé, il s’estimait victime. C’est l’histoire d’un intellectuel rongé par l’ambition, incapable de voir la réalité qu’il nourrissait.

extrait bd Putzi

Le dessin de Louison surprend : naïf, légèrement grotesque, presque enfantin pour un sujet si grave. Ce contraste fonctionne parfaitement. Il rend Putzi pathétique et presque touchant. Les couleurs dominantes (rouges et verts) créent une atmosphère onirique, dissonante. Le géant maladroit semble perdu dans un cauchemar qu’il ne peut pas nommer.

Cette bande dessinée s’adresse aux lecteurs intéressés par l’histoire, ceux qui se questionnent sur comment les idéologies totalitaires s’enracinent. Pas de jugement moralisateur. Juste des faits.

Un sac de bille

Bande dessinée publiée en 1989 aux éditions Bayard.


D’après le roman de Joseph Joffo publié en 1973.

Maurice et Joseph sont frères.
Ils vivent à Paris et jouent dans les rues, tout comme leurs petits camarades.
Enfin presque… car dans une France en guerre, occupée par les Allemands, il n’est pas facile de porter l’étoile jaune, cette marque infamante qui permet de distinguer les juifs de tous les autres.
Sur les conseils de leur père et avec une musette pour tout bagage, les deux gamins partent retrouver leurs frères Henri et Albert qui vivent dans le sud de la France, en zone libre.
À maintes reprises, Maurice et Joseph évitent la catastrophe, mais ils tombent dans un piège tendu par les nazis…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Un sac de billes »

Publiée en 1989 chez Bayard dans la collection Okapi, cette adaptation en bande dessinée du récit autobiographique de Joseph Joffo (paru en 1973) transpose avec justesse l’odyssée de deux jeunes frères juifs fuyant l’Occupation nazie.
Le scénario d’Alain Bouton et les dessins de Marc Malès offrent une relecture accessible du témoignage bouleversant de Joseph et Maurice Joffo, contraints de quitter Paris en 1941 pour rejoindre la zone libre.

L’adaptation se révèle fidèle à l’œuvre originale, capturant l’essentiel du parcours initiatique de ces deux enfants face aux périls de la guerre. Alain Bouton parvient à condenser en 47 pages les moments-clés du récit : le port obligatoire de l’étoile jaune, les brimades à l’école, la décision déchirante des parents d’envoyer leurs cadets vers le Sud, et les multiples dangers du voyage. Le rythme demeure soutenu sans paraître précipité, permettant aux personnages de conserver leur attachante humanité.

extrait bd Un sac de billes

​Le travail graphique de Marc Malès constitue un atout de cette BD. Formé à l’École Supérieure des Arts Décoratifs de Paris, Marc Malès déploie un trait expressif et soigné qui donne vie aux protagonistes. Son dessin excelle dans la représentation des émotions et des tensions. Sa mise en couleur contribue à recréer l’atmosphère oppressante des années 1940 tout en préservant une certaine douceur adaptée au jeune lectorat visé.

Cette bande dessinée est une passerelle mémorielle, permettant aux nouvelles générations d’appréhender les persécutions antisémites à travers le regard innocent d’enfants. Elle traite avec intelligence et justesse des sujets graves sans verser dans le traumatisme visuel, privilégiant la suggestion à la violence explicite.
Œuvre pédagogique autant qu’artistique, elle est un témoignage essentiel sur la Shoah.

L’amant de la Chine du Nord

Album publié en 2026 aux Editions Futuropolis.


Adapté du roman de Marguerite Duras publié pour la première fois le 13 juin 1991.

couverture bd L'amant de la Chine du Nord

L’Amant de la Chine du Nord est une version revue et corrigée de L’Amant (prix Goncourt 1984, vendus à 2,4 millions d’exemplaires), écrit 7 ans après par Marguerite Duras après avoir appris la mort de son amant chinois.
Futuropolis propose une édition anniversaire illustrée par Philippe Dupuy de ce livre phare de l’autrice, avec des illustrations sobres qui mélangent dessin, photographie et extrait de textes qui viennent en contrepoint de l’écriture précise et descriptive de Marguerite Duras.

« J’ai appris qu’il était mort depuis des années. C’était en mai 90 (…). Je n’avais jamais pensé à sa mort. On m’a dit aussi qu’il était enterré à Sadec, que la maison bleue était toujours là, habitée par sa famille et des enfants. Qu’il avait été aimé à Sadec pour sa bonté, sa simplicité et qu’aussi il était devenu très religieux à la fin de sa vie. J’ai abandonné le travail que j’étais en train de faire. J’ai écrit l’histoire de l’amant de la Chine du Nord et de l’enfant : elle n’était pas encore là dans L’Amant, le temps manquait autour d’eux. J’ai écrit ce livre dans le bonheur fou de l’écrire. Je suis restée un an dans ce roman, enfermée dans cette année-là de l’amour entre le Chinois et l’enfant. Je ne suis pas allée au-delà du départ du paquebot de ligne, c’est-à-dire le départ de l’enfant. » Marguerite Duras


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’amant de la Chine du Nord »

Ce roman illustré est une édition anniversaire d’un texte de Marguerite Duras paru en 1991 chez Gallimard lui-même version revue et corrigée de L’Amant, prix Goncourt 1984. Trente ans après la mort de Marguerite Duras et trente-cinq ans après la parution du roman, c’est Philippe Dupuy qui est convié à habiter cette prose.
Le choix est audacieux. Marguerite Duras écrit une Indochine coloniale des années 1930 traversée par un amour impossible entre une adolescente française démunie et un riche Chinois. La sensualité y est politique, le désir indissociable de la domination sociale et raciale. Ce texte, conçu comme un scénario autant que comme un roman, porte déjà en lui une puissante dimension visuelle que Philippe Dupuy ne cherche pas à redoubler, mais à prolonger autrement.
Ses illustrations sobres mêlent dessin, photographie et extraits de textes, venant en contrepoint de l’écriture précise et descriptive de Marguerite Duras. Plutôt que d’illustrer la lettre du récit, Philippe Dupuy en capte les silences, les espaces entre les mots, les zones d’ombre que Marguerite Duras laissait volontairement ouvertes. La retenue graphique répond à la retenue stylistique de l’autrice.
Les images accompagnent l’écriture précise de la romancière, sans jamais s’y substituer. Le mélange de photographies évoquant l’archive, la mémoire fragmentée et de dessins crée une temporalité trouble, entre reconstitution et hallucination.
Cette édition s’adresse aux lecteurs de Marguerite Duras, qui redécouvriront le texte sous un nouveau jour.

Le Bossu

Album publié en 1997 aux Editions Glénat.


Adapté du roman de Paul Féval publié en 1857.

couverture bd Le Bossu

Œuvre majeure de Paul Féval , Le Bossu a fait vibrer plusieurs générations de lecteurs fascinés par cette vengeance naissant dans les fossés du Château de Caylus, comme celle du Comte de Monte Cristo émergeait des geôles du Château d’If.
Cette fois-ci, le Chevalier de Lagardère vient à nous sous les traits de Daniel Auteuil dans une nouvelle adaptation cinématographique signée Philippe de Broca.
S’inspirant du scénario de Jean Cosmos, François Corteggiani et Norma en proposent une adaptation fidèle en bandes dessinées.
Histoire et aventure… un titre parfait pour la collection Vécu.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Bossu »

Adaptée du film de Philippe de Broca (lui-même inspiré du roman de Paul Féval ), cette BD de 46 planches (collection Vécu, Glénat, 1997) met en scène Henri de Lagardère, dépossédé, qui élève la fille du duc de Nevers avant que la vengeance ne s’annonce et qu’un mystérieux bossu ne surgisse dans Paris.

extrait bd Le Bossu


Le rythme vif de François Corteggiani distille suspense et fidélité au roman, même si l’adaptation compresse l’intrigue originale. Norma propose un graphisme réaliste, soigné et expressif, renforçant l’émotion des scènes de cape et d’épée . Une lecture dynamique, recommandée aux amateurs de classiques d’aventure réinterprétés avec justesse.

Dracula

Album publié en 2022 aux Editions Glénat.


Adapté du roman de Bram Stoker publié le 26 mai 1897.

couverture bd Dracula

Un chapitre inédit pour cette nouvelle édition du chef-d’œuvre gothique…

En 1897, le public découvre dans les pages d’un roman épistolaire écrit par Bram Stoker l’extraordinaire personnage de Dracula, être immortel qui se repaît du sang des vivants pour les transformer à leur tour en créatures maléfiques.
Si Stoker n’a pas inventé la figure du vampire, il lui a malgré tout conféré sa forme moderne en faisant du comte Dracula une figure iconique et emblématique inspirant des générations d’auteurs.
Et bien que le roman ne fût pas un best-seller immédiat, il connut un écho mondial à travers des adaptations cinématographiques cultes. Armé du brio graphique qu’on lui connaît, George Bess signe dans Bram Stoker Dracula une œuvre de virtuose qui démontre, une fois de plus, que Bess est sans conteste l’un des grands dessinateurs de la bande dessinée contemporaine.

Cette nouvelle édition vous fera découvrir une adaptation inédite de L’invité de Dracula, une nouvelle publiée bien des années après la mort de Bram Stoker. Ce superbe bonus de 15 pages est suivi d’études et de croquis.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Dracula »

Georges Bess offre avec son adaptation de Dracula une remarquable fidélité à l’œuvre fondatrice de Bram Stoker, tout en révélant sa propre vision du comte des Carpates. Publié chez Glénat, ce roman graphique de 208 pages constitue une adaptation grandiose du chef-d’œuvre gothique de 1897, démontrant une fois de plus que Georges Bess s’impose comme l’un des grands dessinateurs de la bande dessinée contemporaine.

L’adaptation de Georges Bess se distingue par son approche respectueuse du roman original, tout en simplifiant judicieusement sa structure complexe. Contrairement aux nombreuses interprétations cinématographiques qui ont romantisé le personnage, Georges Bess revient aux fondamentaux : son Dracula redevient un monstre sanguinaire immonde, une bête à abattre qui sème la folie partout où il passe. Cette vision s’inspire notamment du Nosferatu de Murnau, éloignant le comte de toute séduction pour en faire une créature maléfique et sanguinaire repoussante.

extrait bd Dracula

Le choix du noir et blanc confère une atmosphère gothique et inquiétante qui colle parfaitement à l’univers de l’œuvre. Georges Bess déploie un travail minutieux pour représenter le château sordide du vampire, les paysages inquiétants de la Transylvanie et les bas-fonds du Londres victorien. Son graphisme, tour à tour dense ou texturé, mais toujours noir, se joue en d’esthétiques constructions, des pleins et des vides pour distiller angoisse et peur.

Georges Bess, fort de son expérience acquise avec sa trilogie du Vampire de Bénarès, apporte sa propre perception du mythe. Son adaptation évoque la BD américaine horrifique, notamment Bernie Wrightson, et donne corps à un roman trop souvent caricaturé. L’atmosphère envoûtante, presque romantique, mais également sombre et baroque qu’il insuffle à cette BD est renforcée par des décors somptueux.

Notre-Dame de Paris

Album publié en 2023 aux Editions Glénat.


Adapté du roman de Victor Hugo publié le 16 mars 1831.

Un monument de la littérature pour un roman graphique cathédrale.

On savait Victor Hugo humaniste, en relisant Notre dame de Paris, on le découvre punk ! Contestataire, drôle et anarchisant !
Non seulement cette épopée nous précipite de la hauteur de cinq siècles, en plein cœur du Paris médiéval, dans une société brutale et obscurantiste où règnent bûcher, superstitions et haine de l’hérétique, mais dans ce décor fascinant, Hugo nous offre un récit d’une saisissante modernité.
Au centre de ce drame, une jeune fille, Esmeralda, ses prédateurs et la cathédrale Notre Dame comme axe, édifice totémique, autour duquel gravitent tous les protagonistes et se tisse le sourd complot des ténèbres.

Après les succès de Dracula puis de Frankenstein, Georges Bess nous revient avec le plus emblématique des écrivains français. Il s’associe au souffle Hugolien pour nous livrer une magnifique fresque historique, épique et romanesque qui rend hommage à la richesse de l’œuvre originelle.
Bess se saisit ici du mythe comme personne ne l’avait fait auparavant avec son imposante maestria graphique et un noir & blanc aussi ensorcelant que le regard d’Esmeralda. C’est un tour de force à grand spectacle, intense et fastueux, peuplé de personnages légendaires !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Notre-Dame de Paris »

Adaptation fidèle du chef-d’œuvre de Victor HugoNotre-Dame de Paris se révèle dans le noir et blanc expressif de Georges Bess, publié chez Glénat en 2023. L’artiste restitue avec rigueur l’atmosphère du Paris médiéval à la fin du XVe siècle, où la cathédrale, érigée au cœur de la ville, domine ruelles et bas-fonds.

Le parti pris monochrome confère à l’album une charge émotionnelle saisissante : les noirs profonds dessinent la silhouette imposante de la cathédrale tandis que les gris nuancés restituent la misère et la rumeur de la Cour des miracles. Les cadrages dynamiques, souvent cinématographiques, alternent plans serrés et vues d’ensemble, soulignant tour à tour l’intimité des personnages et la grandeur gothique. L’ombrage délicat et les textures détaillées enrichissent chaque case d’une intensité dramatique.

extrait bd Notre-Dame de Paris

Georges Bess distille avec finesse les tensions du récit : l’amour conflictuel de Frollo pour Esméralda, la passion naïve de la bohémienne pour Phoebus, et le combat contre l’injustice sociale. Les silences et les regards prennent le pas sur les dialogues, révélant la profondeur psychologique des protagonistes et la fatalité tragique qui pèse sur eux.

Un indispensable pour qui cherche une immersion romantique et sombre dans l’univers de Victor Hugo.

Les véritables aventures de Jim et Huckleberry Finn

Album publié en 2025 aux éditions Imagine Graphic.


Adapté de l’œuvre de Mark Twain parue le 10 décembre 1884.

Le jeune Huckleberry Finn grandit sous la coupe d’un père cruel et ivrogne, au côté de leur esclave Noir Jim.
Mais un jour, au retour d’une expédition, Huck et Jim découvrent avec effarement que le père du garçon a vendu la femme et les deux enfants de Jim. N’ayant plus rien à perdre, ils décident de s’enfuir ensemble pour partir à leur recherche.
Au côté de Jim, le jeune et effronté Huckleberry Finn se lance dans un voyage épique dans le Sud des États-Unis.
Une formidable aventure qui, du rire aux larmes, va les conduire à prendre tous les risques, à frôler la mort mais aussi à partager des moments de grand bonheur.
Au fil de leur voyage, Huck et Jim, le petit garçon Blanc et le grand esclave Noir, deviennent amis, défiant tous les préjugés…
Une œuvre majeure empreinte d’une profonde humanité.

couverture bd Ivanhoé Tome 3

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les véritables aventures de Jim et Huckleberry Finn »

Ce roman graphique américain, scénarisé par David F. Walker et dessiné par Marcus Kwame Anderson, propose une relecture ambitieuse du roman que Mark Twain publia en 1884. Le titre l’annonce d’emblée, en plaçant le nom de Jim, l’esclave noir, avant celui de Huckleberry Finn. Le récit conserve la trame de la fuite le long du Mississippi, mais lui donne une raison neuve, la vente par le père de Huck de la femme et des deux enfants de Jim, qui pousse les deux compagnons à s’enfuir pour les retrouver.

Le déplacement du point de vue constitue la grande réussite de l’ouvrage. En rendant à Jim son épaisseur d’homme, de père et de mari, David F. Walker transforme un classique de l’enfance en récit adulte sur l’esclavage et la dignité. L’amitié qui se noue entre le garçon blanc effronté et l’esclave adulte, par-delà les préjugés de leur époque, demeure au cœur du livre, mais elle se double d’une conscience politique absente des versions édulcorées. Le ton oscille avec justesse entre l’aventure trépidante, le rire et l’émotion, sans jamais gommer la violence de la société esclavagiste du Sud d’avant-guerre.

Sur près de trois cents pages, le dessin de Marcus Kwame Anderson soutient cette montée dramatique, alternant scènes de tension, moments contemplatifs et dialogues intimes, avec un sens du détail qui donne corps aux paysages du fleuve.

L’album s’adresse aux amateurs de romans graphiques, aux lecteurs de Mark Twain et à celles et ceux qu’intéresse l’histoire de l’esclavage américain.

Le Jardin secret – Tome 2

Album publié en 2022 aux Editions Dargaud.


Adapté du roman de Frances Hodgson Burnett publié le 25 août 1911.

couverture bd Le Jardin secret - Tome 2

Le printemps arrive et il se passe enfin des choses positives au manoir des Craven !
Mary continue de s’ouvrir à la vie et au monde, et Colin, le petit garçon cloîtré et maladif, a été “découvert” par sa cousine qui va bientôt s’employer à lui redonner le goût de vivre…
Elle sera aidée en cela par son premier véritable ami Dickon, le petit paysan qui sait tout sur les animaux et les plantes de la lande, et aussi par ce fantastique Jardin secret, qui s’apprête à renaître et ne sera bientôt plus un secret…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Jardin secret – Tome 2 »

Le Jardin secret – Tome 2 poursuit brillamment l’adaptation du célèbre roman de Frances H. Burnett par Maud Begon.
Ce deuxième tome marque un tournant crucial dans l’histoire : Mary approfondit sa transformation grâce à la nature, tandis que Colin, le cousin reclus et tyrannique du manoir, devient progressivement un personnage central. Le printemps qui s’épanouit symbolise l’émancipation intérieure des enfants.

extrait bd Le Jardin secret - Tome 2

Le style graphique de Maud Begon demeure son plus grand atout. Les couleurs douces et pastel créent une atmosphère chaleureuse, tandis que chaque page se transforme en profusion délicate de verdure et de fleurs. Les gros plans d’illustration donnent du relief narratif, renforçant l’émotion émise par les personnages expressifs et attachants.

Thématiquement, ce tome approfondit l’ode à la nature et l’amitié : le grand air et la découverte du jardin mystérieux deviennent outils thérapeutiques contre la malveillance et l’isolement.​


Le Jardin secret – Tome 1

Album publié en 2021 aux Editions Dargaud.


Adapté du roman de Frances Hodgson Burnett publié le 25 août 1911.

couverture bd Le Jardin secret - Tome 1

Après la mort de ses parents en Inde, Mary, petite fille renfermée, désagréable et malingre, est recueillie par un oncle toujours absent dans un sombre et étrange manoir perdu sur la lande anglaise.
Là, elle va s’ouvrir à la vie et changer grâce à la recherche d’un jardin mystérieux, la rencontre d’un premier ami, jusqu’à se transformer tant physiquement que moralement.
Un magnifique roman d’éveil et une ode à la nature et l’amitié.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Jardin secret – Tome 1 »

Maud Begon offre une interprétation graphique du roman de Frances H. Burnett (1911), histoire fondatrice de la littérature jeunesse anglaise. L’adaptation respecte fidèlement la trajectoire de Mary, petite fille orpheline qui arrive en Angleterre après la mort de ses parents aux Indes. Initialement amère et renfermée, elle se transforme progressivement en découvrant un jardin secret envahi par la nature.

Le style de Maud Begon privilégie une palette de couleurs douces et pastels parfaitement adaptée à la thématique du renouveau. Les gros plans épousent les contours des cases, créant un effet de fenêtre qui enrichit l’immersion. La profusion de verdure et de fleurs déborde du cadre, incarnant visuellement le pouvoir rédempteur de la nature.

extrait bd Le Jardin secret - Tome 1

L’autrice capture avec justesse la complexité psychologique des personnages : le côté tyrannique et malingre de Colin, la bienveillance du jeune Dickon capable de communiquer avec les animaux. Les enfants demeurent extrêmement expressifs et attachants.

Une réussite narrative et visuelle : cette BD conjugue l’authenticité du texte original avec une esthétique contemporaine captivante. À recommander.