Étiquette : 2010

Le Café des colonies 

Album publié en 2010 aux éditions Petit à Petit.


Résumé éditeur

Adaptation d’une nouvelle de Guy de Maupassant, « Boitelle », extraite du recueil « La main gauche », publié en 1889.

couverture bd Le Café des colonies 

Quand il était soldat au Havre, Antoine Boitelle est tombé amoureux de la serveuse Noire du Café des Colonies.

Désireux de l’épouser, il la ramena au village pour la présenter à ses parents.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Café des colonies »

« Le Café des colonies » de Didier Quella-Guyot et Sébastien Morice se présente comme une œuvre de grande sensibilité, abordant des thématiques aussi intemporelles que douloureuses.

Adaptée de la nouvelle de Maupassant, cette bande dessinée plonge le lecteur dans la Normandie du XIXe siècle, à travers les souvenirs d’Antoine Boitelle, un soldat marqué par la vie et son amour pour Norène, une serveuse africaine.

Le récit, délicatement orchestré par Quella-Guyot, met en lumière les préjugés raciaux et les tensions sociales d’une époque où les amours interraciales étaient rarement tolérées. L’histoire se déroule dans une ambiance nostalgique et mélancolique, renforcée par le style graphique de Sébastien Morice. Ses dessins, à la fois détaillés et expressifs, capturent avec brio les nuances émotionnelles des personnages et les paysages du Havre.

extrait bd Le Café des colonies

On en peut que saluer unanimement la fidélité de cette adaptation. Les dialogues sont soigneusement travaillés, respectant l’esprit de Maupassant tout en apportant une touche contemporaine.

Les couleurs choisies par Morice ajoutent une dimension visuelle captivante, transportant le lecteur dans les méandres d’une époque révolue mais dont les échos résonnent encore aujourd’hui.

Cette bande dessinée n’est pas seulement une histoire d’amour contrariée, mais aussi une réflexion profonde sur le racisme et l’intolérance. « Le Café des colonies » est une œuvre à la fois touchante et provocatrice, qui saura marquer les esprits et susciter des discussions.

Quella-Guyot et Morice signent ici un chef-d’œuvre de la bande dessinée franco-belge, un incontournable pour tous les amateurs de récits historiques et engagés.

Contes et légendes de la mythologie Grecque en bandes dessinées

Album publié en 2010 aux Editions Petit à Petit.


couverture bd Contes et légendes de la mythologie Grecque en bandes dessinées

Leurs noms ont traversé les millénaires. On enseigne leurs exploits aux jeunes enfants ; les adultes en gardent le souvenir toute leur vie ; depuis des siècles, leurs légendes inspirent les artistes de toutes les disciplines, produisant autant de « classiques  » que d’œuvres parmi les plus contemporaines…

Les héros de l’Antiquité grecque continuent d’exercer une influence considérable sur l’imaginaire et la pensée actuels. Le récit de leurs vies est une source intarissable d’interprétations et de commentaires savants ou populaires…

Au fil de ces onze bandes dessinées directement inspirées des plus grands mythologues antiques que sont Homère, Hésiode, Apollodore et Diodore, se déroule le monde tel que les Anciens le concevait : complexe, cruel, mais ô combien humain !

II était impossible de convoquer dans ces pages tous les grands dieux et héros antiques, mais les plus frappants d’entre eux y sont présentés : Cronos, Zeus, Prométhée, Pandore, Dionysos, Persée, le Minotaure, Héraclès, Jason, Sisyphe, Ulysse, Oedipe…

La connaissance de leur mythe est une clé pour comprendre notre monde.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Contes et légendes de la mythologie Grecque en bandes dessinées »

« Contes et légendes de la mythologie grecque en bandes dessinées » de Stéphane Nappez est une véritable réussite pour quiconque souhaite plonger dans l’univers des mythes grecs, revisités avec créativité et rigueur.

Ce recueil se distingue par son ambition : rassembler onze récits issus de la culture antique, enrichis d’une touche artistique qui rend hommage à la diversité des mythes. En confiant chaque chapitre à un illustrateur différent, l’ouvrage parvient à renouveler constamment l’intérêt du lecteur, tout en s’ouvrant à une interprétation visuelle variée de chaque mythe.

extrait bd Contes et légendes de la mythologie Grecque en bandes dessinées

Les interludes explicatifs apportent une profondeur bienvenue, offrant des éclairages historiques qui replacent les récits dans leur contexte original. Cette approche rend l’ouvrage aussi agréable qu’instructif, permettant de découvrir ou de redécouvrir des figures emblématiques telles que Prométhée, Icare, et Héra.

On pourrait déplorer une légère incohérence graphique due à la diversité des styles, mais ce choix enrichit l’expérience en offrant un éventail visuel large et captivant.
« Contes et légendes de la mythologie grecque en bandes dessinées » est un livre accessible, à la croisée de l’épopée et de l’illustration, qui saura séduire aussi bien les passionnés de mythologie que les amateurs de bande dessinée.
Une porte ouverte sur l’Antiquité, fascinante et intemporelle.

Sept jours pour une éternité – Première partie

Album publié en 2010 aux éditions Casterman.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Marc Levy publiée en 2003.

couverture bd Sept jours pour une éternité - Première partie

Prenant acte de leur incapacité mutuelle à se vaincre, Dieu et Diable conviennent ensemble d’une épreuve décisive : ils dépêcheront chacun sur Terre leur plus grand champion, qui disposeront de sept jours pour entrainer définitivement l’humanité du côté du bien ou du mal.
Dieu choisit son meilleur ange, Zofia, une jeune femme irrésistible. Lucifer choisit Lucas, un démon mâle à la beauté sulfureuse.


Lieu de l’épreuve : San Francisco, de nos jours. Le vainqueur de la compétition apportera la victoire finale à son camp, qui détiendra dès lors le pouvoir d’administrer le monde pour toujours. Sept jours pour une éternité…
Mais ce que ni Dieu ni Diable n’avaient prévu, c’est que leurs deux champions, qui agissent incognito, se rencontrent dès le premier jour de l’épreuve. Et qu’ils tombent amoureux… Cette Bande dessinée est une adaptation du roman de Marc Levy.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Sept jours pour une éternité – Première partie »

« Sept jours pour une éternité – Première partie » est une adaptation en bande dessinée du roman de Marc Lévy, scénarisée par Éric Corbeyran et illustrée par Espé.

Cette œuvre plonge les lecteurs dans un duel cosmique entre le bien et le mal, incarné par deux agents, Lucas et Zofia, respectivement envoyés par Lucifer et Dieu. La mission qui leur est confiée est simple mais périlleuse : faire triompher leur camp en sept jours. Cependant, leur mission se complique lorsqu’ils tombent amoureux.

Éric Corbeyran, scénariste prolifique, réussit à adapter l’œuvre originale de Lévy avec une certaine maîtrise, malgré les inévitables simplifications requises par la bande dessinée​​. Le récit, bien que basé sur un concept classique, parvient à captiver grâce à un mélange de fantastique et de romantisme, renforcé par une narration visuelle efficace.

extrait bd Sept jours pour une éternité - Première partie

Les dessins d’Espé se distinguent par leur expressivité, apportant une profondeur supplémentaire aux personnages et à l’univers de l’histoire​​.

« Sept jours pour une éternité – Première partie » est une lecture agréable, surtout pour les amateurs de Marc Lévy et de récits fantastiques. La qualité des illustrations et la fluidité du scénario en font une œuvre séduisante, malgré quelques faiblesses narratives.

Cette bande dessinée pose de solides bases pour une suite prometteuse, nous laissant lecteurs, curieux de découvrir la conclusion de cette épopée céleste​.


Sorcières – Hypathie

Album publié en 2010 aux Editions Dupuis.


couverture bd Sorcières - Hypathie

Le drame d’une femme libre… La première sorcière de notre histoire ?
Alexandrie, la grande cité de l’Empire en l’an 415 après JC, à l’heure du passage au christianisme.

Dans ces luttes entre factions religieuses, Hypathie, une des plus grandes savantes de son époque, va perdre la vie sur l’autel de sa liberté.
Avec l’histoire authentique de la fameuse philosophe Hypathie, Virginie Greiner (« Destins » chez Glénat, « En mâles de nus » chez Attakus) et Christelle Pecout (« Lunes d’ombre » aux Humanoïdes Associés) dressent le portrait d’une femme exceptionnelle dont le destin a aussi inspiré le cinéaste Amenabar pour son film « Agora ».


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Sorcières – Hypathie »

Avec « Sorcières – Hypathie« , Virginie Greiner et Christelle Pécout livrent une œuvre audacieuse qui mêle habilement érudition historique et puissance narrative. Ce deuxième tome de la série « Sorcières » s’attarde sur la figure d’Hypathie d’Alexandrie, une philosophe et mathématicienne emblématique, dont le destin tragique résonne encore comme un écho des tensions religieuses et politiques du Ve siècle.

Le scénario de Virginie Greiner se distingue par une rigueur historique impressionnante. À travers une narration fluide et évocatrice, elle dépeint les luttes de pouvoir et les persécutions subies par cette femme érudite, dont l’intelligence et la quête de savoir se heurtent à l’intolérance de son époque. Hypathie est présentée comme une figure lumineuse, admirable dans sa quête de liberté intellectuelle, une vision inspirante pour les lecteurs contemporains.

extrait bd Sorcières - Hypathie

Les illustrations de Christelle Pécout viennent magnifier ce récit. Sa précision dans les détails architecturaux de l’Alexandrie antique, combinée à des traits délicats qui capturent les émotions des personnages, transporte le lecteur au cœur de l’Histoire.

En revisitant une figure féminine oubliée, “Sorcières – Hypathie” s’affirme comme une œuvre captivante et pertinente.
Une lecture à la fois enrichissante et profondément émouvante.

Hypathie d’Alexandrie (370-415 ap. J.-C.) était une philosophe, mathématicienne et astronome. Enseignant le néoplatonisme, elle fut une figure influente de son temps. Assassiné par des fanatiques religieux, son décès symbolise le déclin du savoir antique.


Alice au pays des merveilles

Album publié en 2010 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

Adapté de l’œuvre de Lewis Carroll publiée en en 1865.

couverture bd Alice au pays des merveilles

Le monde magique que découvre Alice en tombant dans le terrier du Lapin Blanc est sombre, effrayant… délicieusement dangereux.

Il a perdu toute logique et, pour qui ne connaît pas les règles, le risque est grand de perdre la tête, au sens propre du terme !

Voici une nouvelle version du chef-d’œuvre de Lewis Carroll, très fidèle à l’histoire originelle et magnifiée par un dessin délicat, rehaussé d’une subtile mise en couleurs. Petits et grands y (re)découvriront ainsi un imaginaire extraordinaire, qu’aucune entrave ne vient limiter.

Pour leur première collaboration, les auteurs David Chauvel et Xavier Collette livrent avec Alice au pays des Merveilles un hommage amoureux à ce conte onirique, d’une évidente modernité.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Alice au pays des merveilles »

L’adaptation en bande dessinée d’Alice au pays des merveilles par David Chauvel et Xavier Collette, publiée en 2010 par les éditions Drugstore, est une véritable réussite visuelle. Collette, avec son premier album, éblouit par ses illustrations féériques et immersives, plongeant le lecteur dans un univers où le surréalisme et la fantaisie de Lewis Carroll prennent vie avec une grâce indéniable.

Chauvel reste fidèle à l’œuvre originale de Carroll, respectant la narration décousue et les rencontres singulières qui jalonnent le parcours d’Alice. Si cette fidélité est louable, elle peut néanmoins paraître déroutante pour certains lecteurs, rendant la lecture parfois confuse. Cette adaptation ne cherche pas à réinventer le récit, mais à le magnifier par l’art visuel.

L’atmosphère étrange et magique du pays des merveilles est rendue avec une précision et une beauté saisissantes. Les personnages, du Chapelier fou à la Reine de Cœur, sont représentés avec un souci du détail et une expressivité qui captivent.

Les scènes colorées, comme la chute d’Alice dans le terrier, sont particulièrement remarquables et témoignent du talent de Collette pour le choix des palettes de couleurs et la composition des planches​.

Cette adaptation de Alice au pays des merveilles est un enchantement visuel. Une œuvre à savourer autant pour ses illustrations que pour la redécouverte d’un classique intemporel.

Le Géant égoïste

Album publié en 2010 aux éditions Petit à Petit.


Résumé éditeur

Adapté de l’œuvre d’Oscar Wilde publié le 23 mai 1888.

couverture bd Le Géant égoïste

Dans un pays lointain aux paysages verdoyants existait une colline qui restait étrangement blanche toute l’année, même au plus fort de l’été.

Depuis la nuit des temps y habitait un géant. Pourquoi la colline était-elle toute blanche ? Pourquoi ne voyait-on plus jamais le géant ?

Nul ne le savait vraiment… Par contre, ce dont le village était sûr, c’est qu’il était strictement interdit de franchir la forêt reliant la colline. D’ailleurs, personne n’osait s’y aventurer, même le soleil.

Jusqu’au jour où une petite fille, Toinette, entra dans la confrérie des  » Même pas peur  » avec une seule idée en tête : aller tout là-haut, jusqu’à la maison du géant !

Découvrez une histoire pleine de mystères et de surprises, librement adaptée du conte «  Le Géant égoïste  » d’Oscar Wilde.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Géant égoïste »

Inspirée du conte classique d’Oscar Wilde, « Le Géant égoïste » de Céka se distingue par une narration poignante et visuellement captivante. L’histoire, centrée sur un géant qui interdit aux enfants l’accès à son jardin, aborde des thèmes universels tels que l’égoïsme et la rédemption.

Céka réussit à moderniser ce conte tout en préservant son essence. Les illustrations de Christelle Lardenois ajoutent une dimension magique à l’œuvre, avec des couleurs vibrantes et des détails enchanteurs qui ravissent les yeux. Chaque page est une invitation à l’émerveillement, renforçant le message de transformation et de renouveau.

Le scénario est habilement construit, permettant aux jeunes lecteurs de saisir la morale de l’histoire tout en divertissant les adultes par sa profondeur émotionnelle. Les dialogues sont succincts mais puissants, chaque mot étant choisi avec soin pour résonner avec le public.

« Le Géant égoïste » est une bande dessinée qui charme par sa beauté visuelle et émeut par son récit poignant.

Une œuvre à découvrir et à partager, qui rappelle l’importance de la générosité et de l’ouverture aux autres. Une lecture incontournable pour petits et grands.

Tartuffe, de Molière – Tome 3

Album publié en 2010 aux éditions Delcourt.


Résumé éditeur

Adapté de l’œuvre de Molière parue le 12 mai 1664.

couverture bd Tartuffe, de Molière - Tome 3

Afin d’apporter à son mari la preuve de l’hypocrisie de Tartuffe, Elmire énonce les règles du jeu : Orgon doit se cacher sous la table pour qu’il assiste à une entrevue que l’imposteur pensera privée.

Ce dernier se fait suspicieux mais révèle très vite sa vraie nature en voulant abuser d’elle… in situ.

Furieux et désemparé, Orgon intervient et ordonne à Tartuffe de quitter les lieux.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Tartuffe, de Molière – Tome 3 »

Fred Duval nous offre, avec le troisième tome de son adaptation de Tartuffe, une interprétation visuelle du classique de Molière qui mêle fidélité au texte original et créativité artistique.

Le scénario respecte scrupuleusement la structure narrative de la pièce, et le trait de Zanzim, appuyé par la palette de couleurs de Hubert, parvient à capturer toute l’ambiguïté du personnage de Tartuffe. Ce dernier se dévoile sous des traits tantôt inquiétants, tantôt risibles, ce qui souligne la satire mordante du texte.

extrait bd Tartuffe, de Molière - Tome 3

Cependant, la transposition du texte en bande dessinée n’évite pas certains écueils. L’aspect littéraire peut sembler parfois lourd pour des lecteurs peu familiers de Molière, malgré l’effort de modernisation visuelle.

Cette bande dessinée est un hommage réussi à Molière. Elle plaira aux connaisseurs tout en offrant une porte d’entrée intéressante aux néophytes, malgré quelques moments dense. Duval, Zanzim, et Hubert signent ici une œuvre qui interroge, divertit, et, surtout, fait honneur à l’esprit de la comédie classique.


George Dandin

Album publié en 2010 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

Adapté de l’œuvre de Molière parue le 18 juillet 1668.

Si tu ne viens pas à Molière, Molière viendra à toi !

couverture bd George Dandin

Dandin, un riche paysan, a racheté les dettes d’une famille noble mais ruinée, et épouse leur fille. Il obtient enfin une particule et devient Georges de la Dandinière…

Mais sa femme et sa belle famille lui feront bien comprendre que ça ne suffit pas pour appartenir à la classe supérieure !

Le principe de la collection Commedia est d’associer la bande dessinée au théâtre, assurant lisibilité, clarté, et facilité de lecture. Ainsi le 9è Art se retrouve au service des plus grands classiques du théâtre dans leur texte intégral !

Et pour s’adapter aux habitudes des jeunes lecteurs, Commedia adopte un format manga, plus nomade, et un plus petit prix !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « George Dandin »

La bande dessinée George Dandin de Simon Léturgie est une adaptation audacieuse qui fusionne le théâtre classique de Molière avec la modernité de la bande dessinée.

Léturgie, en associant le texte intégral de la pièce à des illustrations dynamiques, parvient à captiver un public jeune, souvent peu familier avec ce genre littéraire. Les dessins sont vifs, apportant une fraîcheur indéniable à l’œuvre tout en respectant les caractéristiques du théâtre de Molière, comme le comique de situation et la satire sociale.

extrait bd George Dandin

L’un des aspects les plus réussis de cette adaptation est sa capacité à rendre accessible une œuvre complexe à travers un format plus ludique, semblable au manga. Ce choix de format, adapté aux habitudes de lecture des adolescents, rend la pièce plus abordable sans sacrifier sa profondeur.

La bande dessinée George Dandin s’avère être une porte d’entrée efficace pour les jeunes vers la littérature classique. Elle réussit à rendre l’étude des grands textes plus attrayante et moins intimidante, tout en conservant la pertinence des thèmes abordés par Molière.

Une adaptation à la fois pédagogique et divertissante, qui mérite sa place dans les salles de classe et les bibliothèques des jeunes lecteurs​.

Oliver Twist, de Charles Dickens – Volume 4

Albums publiés en 2010 aux Editions Delcourt.


Adapté de l’œuvre de Charles Dickens (publié pour la première fois en 1837).

Atteint d’une balle de fusil lors du cambriolage monté par Bill Sikes, Oliver se remet lentement de ses blessures, grâce aux bons soins de mademoiselle Rose.

Celle-ci s’est prise de pitié pour l’orphelin qu’elle couvre d’attentions.

Malheureusement, dans les jours qui suivent, la jeune femme tombe gravement malade et le jeune garçon ne peut que trembler à l’idée d’être à nouveau abandonné…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Oliver Twist, de Charles Dickens – Volume 4 »

Dans ce quatrième tome de l’adaptation en bande dessinée d’Oliver Twist, Loïc Dauvillier et Olivier Deloye continuent à traduire l’œuvre de Charles Dickens avec une fidélité impressionnante, capturant les nuances de l’époque victorienne et les luttes de l’orphelin Oliver.

Le scénario, élaboré par Dauvillier, couvre les chapitres 30 à 40 du roman original. Cette adaptation réussit à maintenir la tension dramatique inhérente à l’œuvre de Dickens. Les événements clés sont restitués avec précision, notamment la blessure d’Oliver lors d’un cambriolage et ses soins par la bienveillante mademoiselle Rose. Cette fidélité à la narration originale permet de conserver la profondeur des personnages et la complexité de l’intrigue, rendant la bande dessinée captivante pour les lecteurs de tous âges​.

Les illustrations d’Olivier Deloye se démarquent par leur richesse et leur expressivité. Le style visuel de Deloye est particulièrement adapté pour dépeindre l’atmosphère sombre et oppressante de Londres au XIXe siècle. Les décors urbains et les scènes de rue sont rendus avec une minutie qui plonge le lecteur dans le quotidien des personnages. Les visages des protagonistes, marqués par les épreuves et les émotions, ajoutent une dimension humaine qui renforce l’impact de l’histoire​​.

Bien que certains passages puissent sembler un peu lents, cela reste fidèle au rythme de l’œuvre originale.

En résumé, ce quatrième tome d’ »Oliver Twist » en bande dessinée est une réussite qui allie fidélité au texte de Dickens et qualité artistique, offrant une œuvre à la fois touchante et immersive.


Le Château des Carpathes

Album publié en 2010 aux éditions Roymodus.


Résumé éditeur

Adaptation du roman de Jules Verne paru en 1892.

En Transylvanie, se dresse à proximité du village de Werst, le château des Carpathes. Depuis le départ du dernier de ses seigneurs, le Baron Rodolphe de Gortz, le château est à l’abandon. Il ne reste que d’étranges rumeurs et de folles légendes qui retiennent la population du village à l’écart.

Mais un jour, la fumée s’élève à nouveau du donjon. Lors d’une reconnaissance le garde forestier Nic Deck et le Docteur Patak font face à des événements surnaturels qui plongent les villageois dans la terreur !

Arrive au village de Werst, le comte Franz de Télek, mais est-ce un hasard  ?  Depuis la perte de son amour, la cantatrice Stilla, Franz de Télek, désœuvré voyage, inconsolable…

Informé des péripéties de Nic Deck et du Docteur Patak, il décide de visiter le château et apprend que le propriétaire du Burg n’est autre que le Baron Rodolphe, son ancien rival auprès de la Stilla !..

Voilà l’entrée en matière de la seule œuvre de Jules Verne qui soit d’anticipation. Dans «le château des Carpathes», Jules Verne ne fait pas que vulgariser une technique déjà présente en son temps. Il crée la télévision, qui n’est pas encore ce qu’est devenue la tv, mais qui est déjà très proche de ce qu’elle sera dans l’avenir : une virtualité.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Château des Carpathes »

Éric Rückstühl et Marc Jakubowski nous offre avec « Le Château des Carpathes » une adaptation graphique de l’œuvre de Jules Verne, plongeant les lecteurs dans une Transylvanie mystique et effrayante. Dès les premières pages, le talent de Rückstühl éclate avec des illustrations sombres et détaillées qui capturent parfaitement l’atmosphère gothique du récit.

L’intrigue suit les aventures du comte Franz de Télek, déterminé à percer les mystères entourant le château abandonné des Carpathes. La tension monte lorsque des phénomènes surnaturels terrorisent les habitants du village de Werst. Les dessins de Rückstühl jouent habilement sur les ombres et les lumières, accentuant le suspense et la peur ressentie par les personnages.

extrait bd Le Château des Carpathes

Malgré une intrigue parfois jugée datée, notamment par ceux qui connaissent bien les dénouements typiques des œuvres de Verne​, l’adaptation de Rückstühl et Jakubowski réussit à maintenir l’intérêt grâce à une mise en scène visuelle captivante.

On peut louer la fidélité au texte original tout en regrettant que les révélations finales puissent paraître moins impressionnantes aux yeux des lecteurs modernes​​.

« Le Château des Carpathes » d’Éric Rückstühl et Marc Jakubowski est une réussite artistique qui ravira les amateurs de récits gothiques et les fidèles de Jules Verne, même si les ressorts narratifs peuvent sembler moins innovants aujourd’hui.