Les Futurs de Liu Cixin – Tome 3 – Les Trois Lois du monde
Album publié en 2022 aux éditions Delcourt.
Résumé éditeur
Adapté de la nouvelle L’Instituteur de village de Liu Cixin publiée pour la première fois en janvier 2001. C’est lors de son adaptation en bande dessinée chez Delcourt qu’elle a été réintitulée Les Trois Lois du monde.

Dans cette école rustique d’une province pauvre et reculée, le professeur consacrait son énergie à une dizaine d’enfants avides de découvrir le monde.
Sa vie était certes rude, mais seule l’éducation permettrait à ces jeunes de sortir de l’ignorance et de se bâtir une vie meilleure que celle de leurs parents.
Son enseignement était même sur le point de changer le destin de toute l’humanité…
La bd « Les Futurs de Liu Cixin – Les Trois Lois du monde – Tome 3 » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Futurs de Liu Cixin – Les Trois Lois du monde – Tome 3 »
Zhang Xiaoyu signe le scénario et le dessin de cette adaptation d’une nouvelle de Liu Cixin, sur des couleurs de Pan Zhiming, dans une traduction de Nicolas Giovanetti. Deux récits alternent. Dans un village chinois pauvre et reculé, un instituteur s’épuise à instruire une dizaine d’enfants, contre l’avis de parents qui ne voient dans l’école qu’une perte de temps. À des milliers d’années-lumière, une guerre d’extermination oppose deux civilisations galactiques.
Au premier abord, deux histoires sans rapport posées côte à côte, et c’est là que Liu Cixin est le plus fort : il faut attendre longtemps pour comprendre pourquoi elles figurent dans le même livre. L’idée qui les relie est simple et vertigineuse, celle d’une espèce jugée sur sa capacité à transmettre ce qu’elle sait, d’une génération à l’autre, par la seule parole d’un adulte à des enfants. Quand la survie d’une planète finit par dépendre d’une leçon récitée, la salle de classe la plus misérable prend une dimension que le récit n’a jamais besoin de souligner. Zhang Xiaoyu filme d’ailleurs la pauvreté sans apitoiement, murs lézardés, froid, hostilité des villageois.
Le contraste graphique suit la même logique. Les séquences terrestres sont traitées dans un trait sobre, presque terne, tandis que les combats spatiaux déploient des couleurs et des mouvements que Pan Zhiming pousse très loin. L’écart entre les deux registres finit par constituer le coeur de la BD.
Faire dépendre le sort d’une planète de ce qu’un maître d’école aura eu le temps de transmettre est l’idée la plus généreuse qu’ait produite la science-fiction récente. À conseiller à partir de treize ans, aux lecteurs qui veulent aborder la science-fiction chinoise par un récit court.
















