Do Androids Dream of Electric Sheep ? – Tome 1
Album publié en 2011 aux éditions Emmanuel Proust.
Résumé éditeur
Adapté du roman de Philip K. Dick publié en 1968.

Après le cataclysme nucléaire, seuls quelques hommes vivant encore sur Terre… comme Rick Deckard, de la brigade spéciale des chasseurs de primes.
Rick, ce tueur qui poursuit un rêve : remplacer son mouton électrique par un animal vivant. Mais sa rencontre avec la belle Rachel, une androïde Nexus-6, bouscule ses convictions, et va le conduire à s’interroger sur la différence entre l’homme et la machine, la manipulation, et la réalité.
Roman de Philip K. Dick, écrit en 1968, Do Android. Dream of Electric Sheep ? est adapté au cinéma par RidLey Scott, en 1982, sous le titre Blade Runner. La bande dessinée reprend l’intégralité du roman original avec une nouvelle traduction.
La bd « Do Androids Dream of Electric Sheep? – Tome 1 » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Do Androids Dream of Electric Sheep? – Tome 1 »
Tony Parker (pas le basketteur français) adapte et dessine seul le roman que Philip K. Dick a publié en 1968, sur des couleurs de Blond et dans une traduction française de Benjamine Des Courtils, précédée d’une préface de Warren Ellis. Sur une Terre que la poussière radioactive a presque vidée, Rick Deckard traque les androïdes échappés des colonies. Le salaire de chaque exécution le rapproche d’un objectif dérisoire et obsédant : acheter un animal vivant, pour remplacer le mouton électrique qui broute sur son toit.
Le parti pris est radical. Tony Parker conserve le texte intégral de Philip K. Dick et le fait porter par des récitatifs abondants, ce qui donne un album dense, à lire lentement. Le procédé restitue tout ce que le cinéma avait écarté : l’orgue d’humeur dont les époux Deckard programment les émotions au réveil, les boîtes à empathie, la religion de Mercer, l’obsession du bétail comme marqueur social. On y redécouvre un roman moins spectaculaire et bien plus étrange que sa réputation, où la question n’est pas de savoir qui est humain, mais si quelqu’un l’est encore.
Tony Parker dessine dans une veine comic , avec des intérieurs encombrés et des visages très travaillés, qui portent seuls l’ambiguïté des dialogues. Blond installe une gamme délavée, poussiéreuse, jamais spectaculaire, et cette grisaille assumée sert la BD mieux que ne l’aurait fait une esthétique de néons.
Conserver le texte intégral de Philip K. Dick est un choix inconfortable, et c’est ce qui rend cette adaptation intéressante. À conseiller aux lecteurs qui ne connaissent l’œuvre que par le film Blade Runner et découvriront un tout autre récit.















