Mois : octobre 2024

Le petit Léonard de Vinci

Album publié en 2020 aux Editions La Boite A Bulles.


couverture bd Le petit Léonard de Vinci

L’enfance de Léonard de Vinci vue par William Augel. Intelligent, poétique, et surtout très drôle !
Avant d’être un grand génie, Léonard de Vinci a été un petit génie !
Tout ce qui l’entoure est prétexte à réflexion, apprentissage et invention des oiseaux à la poterie, en passant par la récolte des olives ou la fabrication des spaghettis. Sa curiosité le pousse à avoir des idées à propos de tout, et à voir la beauté partout. Il ira même jusqu’à dire que « le plus petit des félins est une œuvre d’art ».
À la fois peintre, ingénieur, philosophe, architecte, musicien, le voilà désormais personnage de bande dessinée ! Sous la plume de William Augel, c’est drôle attendrissant, et même instructif !
Que demander de plus pour ravir à la fois parents et enfants ?


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le petit Léonard de Vinci »

Avec Le petit Léonard de Vinci, William Augel nous offre une plongée délicieuse et inventive dans l’enfance du célèbre génie italien. Loin des représentations habituelles de Léonard comme un vieux maître, cette bande dessinée adopte un regard tendre et humoristique sur ses premières années, où curiosité et imagination débordante façonnent déjà son esprit.

Un récit ludique et instructif
William Augel mêle habilement anecdotes historiques et fiction poétique pour donner vie à un jeune Léonard rêveur, facétieux et parfois incompris. À travers une série de saynètes courtes, le lecteur découvre un enfant passionné par tout ce qui l’entoure : des oiseaux aux machines volantes, en passant par la peinture ou même la poterie. L’auteur s’amuse aussi à démystifier des icônes comme la Joconde, traitée avec une ironie légère et rafraîchissante. Ces touches d’humour rendent l’œuvre accessible à tous, tout en transmettant des informations précises sur les inventions et réflexions du futur maître.

extrait bd Le petit Léonard de Vinci

Une esthétique au service de l’émotion
Le style graphique de William Augel, à la fois simple et expressif, capte parfaitement l’innocence et la vivacité de l’enfance. Les dessins rehaussés par des détails subtils, mettent en valeur les émotions des personnages tout en évoquant les croquis de Léonard lui-même.

Une œuvre pour petits et grands
Le petit Léonard de Vinci est une bande dessinée intelligente et pleine de charme qui séduira autant les enfants curieux que les adultes amateurs d’histoire. En rendant hommage à l’esprit visionnaire de Léonard tout en le rendant accessible, William Augel réussit un pari audacieux : instruire tout en divertissant.

La brigade de l’étrange – Le Fantôme de Ploumanach

Album publié en 2005 aux Editions Albin Michel.


couverture bd La brigade de l'étrange - Le Fantôme de Ploumanach

Une étrange série de meurtres effroyables a été commise dans la région des Sables d’Or, en passant par le Cap Fréhel et le Fort de la Latte.

A chaque fois fut aperçue, la nuit venue, la silhouette terrifiante d’un personnage errant sur la lande, sans tête et avec une jambe de bois.
Les villageois et marins de la région ont aussitôt fait le rapprochement entre ces crimes horribles et la silhouette errante qui les accompagne, avec le fantôme du Comte de kermadec venu hanter pour toujours la lande de l’Armor, déjà bien peuplée de Korrigans, d’Ankou et autres revenants’


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La brigade de l’étrange – Le Fantôme de Ploumanach »

Dans « La Brigade de l’étrange – Le Fantôme de Ploumanach« , Philippe Chanoinat et Frédéric Marniquet nous entraînent avec brio dans une enquête surnaturelle au cœur d’une Bretagne hantée par ses légendes. Cet album inaugure une série qui allie avec talent le policier et le fantastique.

Le scénario de Philippe Chanoinat , ancré dans le XIXᵉ siècle, déroule une intrigue captivante où chaque page dévoile des rebondissements savamment dosés. Les dialogues, souvent piqués d’humour et de références cinématographiques, enrichissent une trame où le mystère côtoie une pointe de mélancolie. Les personnages, bien campés, oscillent entre réalisme et caricature, rappelant les grandes figures du cinéma classique.

extrait bd La brigade de l'étrange - Le Fantôme de Ploumanach

Le dessin de Frédéric Marniquet s’intègre parfaitement à l’atmosphère de l’œuvre. La précision de son trait et son recours à une palette de couleurs tamisées confèrent au récit une tonalité à la fois sombre et nostalgique, parfaitement adaptée à l’univers brumeux de Ploumanach. Les paysages bretons, finement esquissés, participent pleinement à l’immersion du lecteur.

« Le Fantôme de Ploumanach » est une invitation à explorer les mystères d’un patrimoine culturel riche. Une lecture recommandée pour les amateurs de frissons et d’enquêtes envoûtantes.


Lieux visités par la bd en Bretagne

Fort-la-LattePloumanach

Valerius Proculus – Une enquête archéologique en Bande dessinée

Album publié en 2024 aux Editions 100Bulles.


couverture bd Valerius Proculus - Une enquête archéologique en Bande dessinée

Entre Rome, Arles et Cadix, venez suivre les (més)aventures du négociant en vin Valerius Proculus. En s’appuyant sur les découvertes extraordinaires réalisées dans les profondeurs du Rhône arlésien.

L’archéologue David Djaoui livre trois scénarios (possibles) illustrés par le dessinateur Laurent Sieurac.

Avec plus de 26 planches de bandes dessinées et un dossier pédagogique richement illustré, c’est tout un pan de l’histoire économique et commerciale de l’Antiquité romaine qui sera dévoilé, commenté et explicité sous forme d’enquêtes.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Valerius Proculus – Une enquête archéologique en Bande dessinée »

Plongeant le lecteur au cœur de l’Antiquité romaine, Valerius Proculus – Une enquête archéologique en bande dessinée se distingue par l’intelligence de sa construction et la rigueur de sa documentation.
Adaptée du travail scientifique de l’archéologue David Djaoui, cette bande dessinée, magnifiquement illustrée par Laurent Sieurac, propose trois scénarios (possibles) inspirés par de réelles découvertes subaquatiques dans le Rhône arlésien, notamment une cruche portant le nom de Valerius Proculus, négociant en vin au IIe siècle de notre ère.

La force de l’album réside dans sa capacité à conjuguer enquête policière et démarche scientifique. Le récit, structuré en séquences entrecoupées de dossiers pédagogiques, met en scène les incertitudes et hypothèses du travail archéologique, tout en rendant accessibles les arcanes de l’épigraphie, de la carpologie ou de la palynologie.
L’humour subtil, la précision du vocabulaire latin et la restitution des gestes quotidiens (préparation du garum, …) confèrent aux personnages une profondeur rare, tout en démystifiant la figure de l’archéologue.

extrait bd Valerius Proculus - Une enquête archéologique en Bande dessinée

Le dessin de Laurent Sieurac, rehaussé par les couleurs d’Antoine Kompf, excelle à restituer l’atmosphère des ports antiques, l’animation des marchés ou la tension des traversées maritimes. Les planches, parfois agrémentées de véritables objets archéologiques, soutiennent le récit et favorisent l’immersion dans un passé vivant et complexe.

À la croisée de la fiction et de la vulgarisation, Valerius Proculus s’impose comme une réussite exemplaire, recommandée aussi bien aux amateurs d’histoire qu’aux passionnés de bande dessinée soucieux de rigueur et d’originalité.
Une lecture pour quiconque souhaite comprendre, avec intelligence et sensibilité, les enjeux et les méthodes de l’archéologie contemporaine.

Les Voyages d’Alix – Alésia

Album publié en 2014 aux Editions Casterman.


couverture bd Les Voyages d'Alix - Alésia

En 52 avant Jésus-Christ, la Gaule est en pleine ébullition.

Emmené par un ancien lieutenant de César, le jeune chef Vercingétorix, les Gaulois se sont révoltés contre les Romains. Vercingétorix a choisi la tactique du harcèlement, sans engager de véritable combat frontal.

Son objectif : attirer les légions de César devant la forteresse d’Alésia et là, engager enfin la bataille décisive qui permettra d’anéantir l’ennemi une fois pour toutes.

Dans l’imaginaire celte, Alésia, la « ville des Mandubiens » , est à la fois un verrou militaire et un symbole sacré : infliger une défaite décisive aux Romains dans un tel lieu ne peut qu’être gage d’un avenir radieux pour la cause gauloise, éprise de liberté.

Mais hélas pour Vercingétorix et ses alliés, la stratégie de fixation de César au pied de la forteresse va se retourner contre eux et le siège d’Alésia par les troupes romaines se soldera par sa chute, et la capture des chefs rebelles…

Inspirés par le talent de Jacques Martin pour redonner vie à l’histoire antique, Willow, Davoz et Torton proposent une évocation saisissante de l’un des plus célèbres événements de l’antiquité gauloise.

Une exceptionnelle épopée militaire et un épisode fondateur de l’histoire de cette partie du monde.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Voyages d’Alix – Alésia »

Dans « Les Voyages d’Alix – Alésia », Pascal Davoz et Wyllow offrent une plongée captivante dans l’Antiquité, où l’histoire et l’art se rencontrent avec éclat. Centré sur la bataille d’Alésia, épisode charnière de la conquête romaine de la Gaule, cet album se distingue par sa rigueur historique et sa profondeur pédagogique.

Pascal Davoz excelle dans l’art de restituer le contexte antique avec une précision remarquable. Le lecteur est guidé à travers les subtilités des stratégies militaires romaines et gauloises, tout en découvrant les enjeux politiques qui ont façonné cet affrontement décisif. Sans jamais sombrer dans un didactisme aride, le récit équilibre habilement faits et narration, transportant le lecteur dans le tumulte du siège d’Alésia.

extrait bd Les Voyages d'Alix - Alésia

Le travail graphique de Wyllow renforce l’immersion, en restant fidèle au style classique qui a marqué la série depuis ses débuts. Les planches témoignent d’un souci du détail méticuleux, évoquant les paysages et les fortifications avec un réalisme saisissant.

Cet album s’impose comme une contribution précieuse pour les passionnés d’histoire et les amateurs de bandes dessinées documentaires. Une œuvre qui mérite sa place dans la bibliothèque des amateurs de l’Antiquité.

Fils de ploucs 3 – Adieu Plougourvest

Album publié en 2024 aux éditions Ouest France.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Jean Rohou publié pour la première fois le 5 avril 2005.

Fils de ploucs a sans doute été la plus grosse vente de littérature des Éditions Ouest-France.

On doit cette analyse très juste de la culture rurale bretonne à Jean Rohou, fils de paysan de Plougourvest dans le Léon (et locuteur breton), qui est devenu professeur d’université (Rennes 2).

Dans son récit tout y passe : le rythme de vie, la religion, l’église, le cimetière et le village, l’école, le monde paysan, la langue bretonne, les voisins, la maladie, la mort, etc. Cette histoire est désormais proposée en roman graphique.

Ce troisième tome, « Adieu Plougourvest » raconte les premiers pas de Jean en dehors de sa communauté villageoise de Plougourvest, les années au collège puis au lycée à Rennes et enfin à Paris. Les premiers émois amoureux…

On retrouve avec bonheur tous les personnages du village, ses parents, Monsieur le Recteur. Les dialogues ne se privent pas d’expressions en langue bretonne (traduites) qui ne manquent pas de sel. Le roman graphique parle de tous ces sujets, met en scène les personnages, et raconte un monde disparu et attachant.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Fils de ploucs 3 – Adieu Plougourvest »

Jean Rohou et Clara Vialletelle concluent en beauté cette trilogie autobiographique avec un troisième volume où l’auteur quitte son village de Plougourvest pour le collège de Rennes, le lycée, puis Paris. Le récit conserve la rigueur historique propre à Jean Rohou : né en 1934 dans une famille de paysans du Léon, il évoque sans nostalgie ni misérabilisme les traditions rurales bretonnes, l’apprentissage du breton, le poids de l’Église et la langue maternelle.

L’enfance cède ici la place à l’adolescence : les premiers émois amoureux, la confrontation à l’instruction publique et à la laïcité, et l’émancipation intellectuelle de Jean. Les dialogues, souvent ponctués d’expressions en breton subtilement traduites, rendent la langue vivante et témoignent du fossé grandissant entre ses origines et le monde urbain.

extrati bd Fils de ploucs 3 - Adieu Plougourvest

Le trait de Clara Vialletelle, délicat et épuré, sublime chaque planche : un noir et blanc ponctué de camaïeux sépia qui souligne la mélancolie du départ et l’espoir du nouveau départ. Les cadrages alternent gros plans sensibles et décors minimalistes, reflétant la tension entre intimité et ouverture sur le monde.

Ce dernier tome « Adieu Plougourvest » réussit son pari : proposer une fin de cycle aussi introspective que vivante. À recommander aux amateurs des mutations sociales de la Bretagne du XXᵉ siècle et aux Bretons d’un certains âge qui reconnaitront dans cette BD la vie et les paysages de leur enfance.



Lieu visité par la bd en Bretagne

Plougourvest