Les Aventures d’Anselme Lanturlu – Le Trou noir
Bande dessinée publiée en 1985 aux éditions Belin.
Résumé éditeur

Chacun sait, hélas, qu’un cours ou un texte de vulgarisation est une joie… pour l’auteur.
La bande dessinée scientifique, au contraire, c’est le triomphe du lecteur !
Celui-ci s’identifie aux personnages de la B.D., expérimente et vit les plus hauts concepts de la science à mesure qu’il les découvre.
Se » shooter » avec Albert Einstein est une aventure risquée ; ce n’est pourtant, pour Anselme Lanturlu et ses amis, que le début d’une aventure !
Anselme découvrira ainsi que le Grand Univers est courbé par les objets qu’il contient et qu’au-delà d’une certaine courbure, le voyageur cosmique se retrouve piégé dans les trous noirs, ces Maëlstroms de l’espace.
Peut-il en ressortir par des fontaines blanches ? Malgré la haute technicité des moyens mis en œuvre – papier, ciseaux et colle – on ne répondra pas à cette question profonde.
La bd « Les Aventures d’Anselme Lanturlu – Le Trou noir » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Aventures d’Anselme Lanturlu – Le Trou noir »
Quatrième volet d’une série entièrement conçue par Jean-Pierre Petit, ancien directeur de recherche au CNRS, Le Trou noir illustre un pari singulier, celui de faire de la bande dessinée un outil d’initiation à la relativité générale. Le personnage d’Anselme Lanturlu, curieux et candide, y sert de relais au lecteur, accompagné de Sophie qui le guide sans jamais lui livrer les réponses toutes faites, et d’un bestiaire savant où figurent Léon le pélican et Tirésias l’escargot.
Jean-Pierre Petit place son héros en position d’apprenant, ce qui autorise questions naïves et tâtonnements, et permet d’aborder frontalement des notions redoutables. Anselme Lanturlu découvre ainsi que l’Univers est courbé par les objets qu’il contient, et qu’au-delà d’un certain seuil de courbure le voyageur se retrouve prisonnier de ces tourbillons de l’espace. L’apparition d’Albert Einstein en personnage à part entière ajoute une dimension malicieuse, et l’ouvrage n’esquive pas ses propres limites, laissant délibérément en suspens la question des fontaines blanches.

Le dessin, volontairement simple, se révèle d’une réelle efficacité didactique. Cette économie graphique permet aux schémas de s’intégrer naturellement au récit, et Jean-Pierre Petit recourt à des manipulations concrètes, papier découpé, pliages, pour rendre palpable la courbure de l’espace-temps.
L’album s’adresse aux lycéens, aux étudiants et à tous les curieux d’astrophysique rebutés par les manuels. Diffusé aujourd’hui gratuitement par l’association Savoir sans frontières et traduit en de nombreuses langues, il conserve, plus de quarante ans après sa parution, une pertinence pédagogique remarquable.



















