Le haut de la vague – Charmian et Jack London à Hawaï
Album publié en 2026 aux éditions Futuropolis.
Résumé éditeur
Jack London en BD (12 janvier 1876 / 22 novembre 1916).

Jack London est un homme en mouvement permanent.
En décalage avec tous ses voyages vers le nord qui firent ses plus grands succès littéraires, il y a un lieu qui le marque durablement : Hawaï.
Il s’y arrête et y revient pour de longues périodes, dont la dernière à la veille de mourir. Il semble avoir trouvé là un point d’équilibre qui correspond à une aspiration profonde. Il nommera ce pays la « terre de l’amour ».
Il y séjourne à chaque fois avec Charmian Kittredge, qui partage officiellement sa vie depuis 1905.
Femme indépendante, hors des carcans de son époque, Charmian va participer activement à la pensée, l’écriture et la postérité de London. Elle est son « âme-soeur ». Il l’appelle « Mate woman » (compagne), elle le surnomme compagnon. Le récit s’inspire des écrits de London mais aussi de ceux de Charmian sur leur histoire, pour chercher en quoi Hawaï a influencé l’œuvre de Jack London, surtout reconnu comme l’écrivain du Grand Nord, du Klondike et des forêts enneigées.
Après ses adaptations des Larmes de l’assassin et du Vieil homme et la mer, Thierry Murat met en scène cette enquête littéraire avec brio où ses images amples rendent hommage à la noblesse de ce combat entre l’homme et la nature.
La bd « Le haut de la vague – Charmian et Jack London à Hawaï » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le haut de la vague – Charmian et Jack London à Hawaï »
Christophe Dabitch et Thierry Murat consacrent cet album à un pan méconnu de la vie de Jack London, celui de ses séjours hawaïens. En 1907, l’écrivain découvre l’archipel avec Charmian Kittredge, son épouse depuis 1905, et y revient à plusieurs reprises, jusqu’à quelques mois avant sa mort en 1916. Ce détour vers le Pacifique déplace l’image convenue de l’auteur du Grand Nord, du Klondike et des forêts enneigées.
La réussite du récit tient à sa dimension d’enquête littéraire. Christophe Dabitch puise dans les écrits des deux époux pour interroger ce que cette terre, que Jack London nommait la terre de l’amour, a produit dans son œuvre. Le surf occupe une place centrale, moins comme exotisme que comme éthique, un art d’épouser la force plutôt que de la combattre, qui vient nuancer le darwinisme des récits nordiques. Le scénariste rend surtout à Charmian Kittredge la place qui lui revient. Femme affranchie des carcans de son temps, elle participe activement à la pensée, à l’écriture et à la postérité de son mari, et cette relation d’égal à égal, où chacun appelait l’autre son compagnon, structure le livre.

Après ses adaptations des Larmes de l’assassin et du Vieil homme et la mer, Thierry Murat retrouve un registre qui lui convient. Ses images amples, ses horizons dégagés et sa lumière océanique donnent aux séquences de vague une majesté qui traduit visuellement le rapport de l’homme aux éléments.
L’album s’adresse aux lecteurs de Jack London, aux amateurs de biographies dessinées et aux curieux d’histoire littéraire américaine.




















