Auteur/autrice : Sébastien D

Adios Muchachos

Album publié en 2011 aux Editions Casterman.


Adapté du roman de Daniel Chavarría publié le 2 mai 1997 en France.

couverture bd Adios Muchachos

Alicia est une jolie étudiante en dessin de La Havane, très indépendante et très libre de moeurs, qui se laisse parfois séduire par des hommes rencontrés en ville au hasard de ses déplacements en vélo.
Comme elle est très pauvre, elle se sent libre d’accepter des cadeaux, mais refuse catégoriquement qu’on la paie, de peur d’être confondue avec une prostituée.


Evidemment, cette façade comme il faut est totalement factice. Alicia est en réalité une jinetera (une « cavalière »), l’une de ces nombreuses Cubaines qui se prostituent plus ou moins occasionnellement auprès des touristes occidentaux dans l’espoir d’être entretenue, voire épousée.
Avec l’entière complicité de sa mère Margarita, elle s’efforce ainsi de conjurer la pauvreté chronique qui sévit à Cuba.

Lorsque cette histoire commence, la jeune femme vient de séduire le beau Juanito, un Canadien en mission de longue durée pour une grosse compagnie hollandaise du secteur touristique.
Grosse maison, gros moyens et fascination éperdue pour les arguments très… palpables d’Alicia : la jinetera et sa mère sentent d’emblée qu’elles ont ferré le gros poisson. Elles n’imaginent pas un instant que le pedigree de Juanito est lui aussi très différent de ce qu’il donne à voir…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Adios Muchachos »

Dans la moiteur d’une Cuba asphyxiée par la chute du bloc soviétique, Adiós Muchachos (Casterman/Rivages Noir) nous offre une plongée en apnée au cœur de la « Période Spéciale ». Matz s’empare du roman culte de Daniel Chavarría pour en livrer une partition cynique et jubilatoire, où la survie est élevée au rang de beaux-arts.

Loin du polar classique, l’album dresse le portrait fascinant d’Alicia, une jinetera à bicyclette qui ne vend pas son corps, mais le loue à des fins logistiques. Ici, point de victimes, seulement des prédateurs : Alicia et sa mère orchestrent des pièges lubriques avec une ingéniosité redoutable, ciblant les étrangers naïfs. La force du récit réside dans cette immoralité joyeuse, cette « lutte » quotidienne (la fameuse lucha) où l’arnaque devient une forme de résistance. Les dialogues, ciselés, évitent tout misérabilisme pour privilégier un humour noir décapant, fidèle à la verve de de Daniel Chavarría.

Visuellement, le choix de Paolo Bacilieri est audacieux. Son trait hachuré, dense, presque underground, sature l’espace comme la chaleur sature l’air havanais. Il ne cherche pas le « beau » lisse, mais le « vrai » : il magnifie les façades lépreuses, les corps en sueur et le chaos architectural de la ville.

Cette adaptation est une réussite totale. Elle capture l’essence picaresque du roman : une farce tragique où l’on rit pour ne pas pleurer. Un album pour toucher du doigt l’âme cubaine, sensuelle, brutale et indomptable.

Descartes – La philosophie cartésienne en BD

Album publié en 2021 aux éditions Ellipses.


Résumé éditeur

René Descartes en BD (31 mars 1596 / 11 février 1650).

couverture bd Descartes - La philosophie cartésienne en BD

Gentilhomme poitevin formé dans le meilleur collège Jésuite de France, Descartes est l’un des plus grands génies de son temps. Gloire de la France, celui qu’on appelle le père du rationalisme vécut pourtant plus de la moitié de sa vie en Hollande, pays refuge dans des temps troublés par la guerre de Trente ans et le début de la Fronde.
C’est l’histoire de cet homme chaleureux et de sa pensée révolutionnaire pour les sciences et la métaphysique que dépeint cette Bande Dessinée.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Descartes – La philosophie cartésienne en BD »

Cet album de 128 pages réunit Nicolas Tenaillon au scénario et Hélène Zeyer au dessin. Nicolas Tenaillon est agrégé de philosophie et professeur en classe préparatoire aux Grandes Écoles. Cette double compétence, universitaire et vulgarisatrice, est précisément ce qui manque souvent aux biographies de philosophes en bande dessinée : un auteur qui connaît vraiment son sujet de l’intérieur.

Gentilhomme poitevin formé dans le meilleur collège jésuite de France, René Descartes est l’un des plus grands génies de son temps. Celui qu’on appelle le père du rationalisme vécut pourtant plus de la moitié de sa vie en Hollande, pays refuge dans des temps troublés par la guerre de Trente ans et le début de la Fronde. Nicolas Tenaillon tire intelligemment parti de cette biographie paradoxale : un homme qui pense la clarté depuis l’exil, qui bâtit un système fondé sur la certitude dans un siècle de guerres et de doutes.
Le pari de l’album est double : raconter la vie de René Descartes et rendre accessible sa pensée, du doute méthodique au cogito, en passant par le dualisme corps-âme et la géométrie analytique. Ce que réussit Nicolas Tenaillon, c’est de montrer comment ces concepts abstraits ont émergé d’une vie concrète, de voyages, de rencontres et d’une correspondance nourrie avec les plus grands esprits de l’époque.

extrait bd Descartes - La philosophie cartésienne en BD


Le dessin d’Hélène Zeyer adopte un trait clair et expressif, adapté à un propos qui exige de la lisibilité avant tout. Les séquences consacrées aux expériences de pensée, notamment les célèbres méditations, sont restituées avec une économie de moyens graphiques qui sert la rigueur du texte sans l’alourdir.
Un album qui s’adresse aussi bien aux lycéens et étudiants en philosophie qu’aux lecteurs curieux qui souhaitent approcher René Descartes sans passer par les textes en latin.



Les 2 œuvres de René Descartes en BD

Discours de la méthode - Je pense, donc je suis !
11 Mar 2021

Discours de la méthode - Je pense, donc je suis !

Discours de la Méthode
8 Mar 2017

Discours de la Méthode

3 fois dès l’aube

Album publié en 2018 aux Editions Futuropolis.


Adapté du roman d’Alessandro Baricco publié le 21 mars 2012 sous le titre Tre volte all’alba.

couverture bd 3 fois dès l'aube

Deux personnages se rencontrent à trois reprises.
Un homme commence à parler avec une femme dans le hall de son hôtel et, quand celle-ci a un malaise, il l’héberge dans sa chambre. Leur conversation se poursuit, l’homme s’ouvre à elle mais mal lui en prend.

Un portier d’hôtel aide une jeune cliente à s’enfuir afin d’échapper à son compagnon, un individu violent et dangereux. Plus âgé qu’elle, il lui révèle qu’il a passé treize ans en prison à la suite d’un meurtre.

Malcolm, le personnage de la première rencontre, est encore enfant quand ses parents meurent dans l’incendie de leur maison. Pour le soustraire aux suites de ce drame et l’emmener dans un endroit sûr, une inspectrice de police le conduit chez un de ses amis.

Trois histoires nocturnes qui se concluent à l’aube et qui marquent, chacune à sa façon, un nouveau départ. Trois facettes qu’Alessandro Baricco rassemble en un récit hypnotique et puissant, non dépourvu d’élégance et même de sensualité.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « 3 fois dès l’aube »

Publiée en février 2018 chez Futuropolis, cette adaptation du roman d’Alessandro Baricco constitue une belle surprise. Denis Lapière au dessin et Aude Samama à la couleur relèvent le pari de transposer un texte poétique et énigmatique en bande dessinée sans le simplifier.

Le roman original tourne autour de trois rencontres nocturnes entre des personnages différents. Chaque histoire se termine à l’aube, mais les connexions entre elles restent volontairement floues. C’est là toute la subtilité de d’Alessandro Baricco : créer du suspense sans vraiment en avoir besoin, laisser des zones d’ombre plutôt que de tout expliquer.

Denis Lapière traduit cette ambiguïté avec beaucoup de retenue. Il épure le scénario, garde l’essentiel du dialogue, et mise sur l’intimité des personnages plutôt que sur l’action. C’est un choix judicieux : moins on en dit, plus on laisse le lecteur construire ses propres interprétations.

extrait bd 3 fois dès l'aube

Mais le véritable coup de génie, c’est le travail d’Aude Samama à la couleur. Ses peintures à l’acrylique baignent les pages dans des teintes chaudes et douces qui rassurent autant qu’elles troublent. Les visages sont traités avec une grande retenue, des regards intenses mais fermés, comme si les personnages gardaient jalousement leurs secrets. Les décors dépouillés renforcent cette sensation d’isolement.

Cette adaptation fonctionne vraiment parce qu’elle ne trahit pas le roman. Elle ne cherche pas à le rendre plus dramatique ou spectaculaire. Au contraire, elle en renforce le caractère contemplatif.
À recommander à ceux qui aiment les histoires qui ne donnent pas toutes leurs clés.

Les Croix Noires

Album publié en 2017 aux Editions Auto Edition.


Vassieux en Vercors, juillet 1944.
« Les avions à croix noires ! Vite, allons nous cacher.« 
Suzanne a souvent entendu ces paroles inquiétantes.
Dans l’insouciance de ses huit ans, elle était loin de s’imaginer qu’en quelques minutes, elle serait brutalement plongée dans l’horreur de la guerre, les bombardements, les exécutions sommaires, les blessures, la peur. Elle devra fuir, rester cachée comme tous les habitants du village.
Rien ne lui sera épargné.
Des souvenirs, gravés à jamais dans son âme et dans son corps, que Mick Berthet, le cousin de Suzanne, raconte à travers cette bande dessinée.
Juste un témoignage pour ne pas oublier.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Croix noires »

Pas encore d’avis.

extrait bd Les Croix noires

Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Le Magicien d’Oz

Album publié en 2016 aux Editions Nobi Nobi.


Adapté de l’œuvre de Lyman Frank Baum (publiée pour la première fois le 17 mai 1900).

Originaire du Kansas en Amérique, Dorothée est une jeune fille rêveuse qui a soif d’aventure.
Un soir de tempête, une tornade l’emporte dans un monde étrange et merveilleux.
Sa seule piste pour rentrer chez elle : aller à la Cité d’Émeraude afin de rencontrer le Grand Magicien d’Oz, capable d’exaucer tous les vœux !
En chemin, elle va faire la connaissance de personnages hauts en couleur avec qui elle se liera d’amitié, mais devra aussi affronter de terribles épreuves.
Les aventures de Dorothée sur la route de briques jaunes ne font que commencer !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Magicien d’Oz »

Tommy Ohtsuka signe une adaptation magistrale du chef-d’œuvre de L. Frank Baum. Ce manga, paru chez Nobi-Nobi! dans la collection « Les Classiques en Manga », réussit l’exploit de condenser le roman en 176 pages sans en sacrifier la richesse émotionnelle.

L’histoire reste fidèle à sa source : Dorothée, une jeune fille du Kansas aspirant à l’aventure, se voit emportée par une tornade vers Oz, un monde étrange et fantastique. Sa quête pour rejoindre la Cité d’Émeraude et rencontrer le Grand Magicien forme l’épine dorsale du récit, amplifiée par les amitiés précieuses qu’elle noue avec l’Épouvantail, le Bûcheron et le Lion poltron.

Le style graphique de Tommy Ohtsuka brille par son élégance délicate. Les personnages possèdent une expressivité remarquable, transmettant les émotions complexes la peur, l’amitié, l’espoir, avec une finesse qui touche lecteurs jeunes et adultes. Les paysages d’Oz resplendissent, notamment la fameuse route de briques jaunes qui devient un véritable personnage du voyage.

Destiné aux enfants dès 8 ans, Tommy Ohtsuka offre via ce manga une porte d’entrée accessible vers un classique intemporel.

Le Mage du Kremlin

Album publié en 2026 aux éditions Casterman.


Résumé éditeur

D’après l’œuvre de Giuliano da Empoli publiée le 14 avril 2022.

On l’appelait le « mage du Kremlin ».
Vadim Baranov, ancien metteur en scène devenu éminence grise de Poutine, fascine autant qu’il intrigue.
Un soir, il livre enfin son histoire au narrateur : des coulisses du pouvoir russe surgit un monde de manipulations et d’illusions, où la politique devient théâtre.
De la Tchétchénie à l’Ukraine, Le Mage du Kremlin dévoile les ressorts du régime et médite sur la nature du pouvoir.
Dans cette adaptation, Luc Jacamon donne corps à la Russie post-soviétique grâce à son réalisme stylisé, parfaitement adapté à cet univers implacable.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Mage du Kremlin »

L’adaptation en bande dessinée du Mage du Kremlin, tirée du roman phénomène de Giuliano da Empoli, relève avec brio le défi de transposer visuellement les arcanes du pouvoir russe contemporain. L’œuvre retrace l’ascension de Vadim Baranov, metteur en scène devenu l’éminence grise du « Tsar ».

Sur le plan narratif, l’album conserve toute la puissance analytique du texte original. Le scénario dissèque avec une acuité redoutable les mécanismes de la propagande moderne et l’effacement de la vérité au profit du récit d’État. La profondeur psychologique de Baranov est saisissante : artiste cynique mué en marionnettiste politique, il est tiraillé entre sa fascination pour l’absolutisme et une lucidité profondément mélancolique. Il incarne à lui seul la tragédie d’un esprit brillant qui fini par être dévoré par le monstre institutionnel qu’il a contribué à façonner.

extrait bd Le Mage du Kremlin

Le dessin sert magistralement l’atmosphère oppressante de l’intrigue. Par un usage habile des clairs-obscurs et une palette chromatique froide, où s’affrontent la grisaille moscovite et les dorures étouffantes des couloirs du Kremlin, l’illustration traduit visuellement l’isolement et la paranoïa des sphères dirigeantes. Le découpage, souvent clinique lors des huis clos, capte parfaitement la rigidité du pouvoir tout en appuyant le regard insaisissable de Baranov.

Cette relecture graphique est une œuvre fascinante. Elle matérialise avec élégance une réflexion d’une actualité brûlante sur la manipulation de masse. C’est un ouvrage à recommander d’urgence aux passionnés de géopolitique.

La sage-femme d’Auschwitz

Album publié en 2026 aux éditions Imagine Graphic.


Résumé éditeur

D’après l’œuvre d’Anna Stuart publiée en mars 2023.

couverture bd La sage-femme d'Auschwitz

Lorsqu’elle arrive à Auschwitz, Ana est persuadée qu’elle ne survivra pas à l’enfer du camp. Mais elle possède une compétence que les nazis recherchent : elle est sage-femme. Son travail sera de donner naissance aux enfants des prisonnières.
Une mission terrible car, dès qu’ils ont poussé leur premier cri, les bébés sont arrachés aux mères et donnés à des familles allemandes. Malgré la détresse de ces femmes auxquelles on vole leurs enfants, Ana essaie de leur apporter un peu de réconfort.
Et un jour, elle réalise qu’elle peut faire plus. Secrètement, elle commence à tatouer les petits avec les numéros de déportées de leurs mères. Une lueur d’espoir dans ce monde d’une infinie noirceur : et si un jour, après l’horreur de la guerre, grâce à ce petit geste, ces enfants et leurs mères pouvaient se retrouver ?

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La sage-femme d’Auschwitz »

La BD sortira en avril 2026.

Stalingrad – Lettres depuis la Volga

Album publié en 2026 aux Editions Clair de Lune.


Stalingrad, ville industrielle située sur les rives du puissant fleuve Volga, qui, du 23 août 1942 au 3 février 1943, fut l’épicentre de la bataille la plus cruelle et la plus sanglante de la Seconde Guerre mondiale.

« Stalingrad. Lettres depuis la Volga » présente au lecteur le déroulement de cette bataille, du début à la fin, d’un point de vue singulier : à travers les yeux des soldats russes et allemands, où il pourra suivre chronologiquement ce qui fut un véritable massacre, revivre les combats et ressentir le drame de la survie dans un enfer implacable, avec des chaleurs extrêmes en été et les tempêtes de neige lors d’un hiver glacial…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Stalingrad – Lettres depuis la Volga »

Consacré à l’une des batailles les plus meurtrières de l’histoire, Stalingrad, Lettres depuis la Volga porte à la bande dessinée le siège qui, d’août 1942 à février 1943, fit près de deux millions de victimes. Le scénario de Daniel Ortega et le dessin d’Antonio Gil en restituent le déroulement chronologique, du premier assaut à la reddition.

Pour incarner cet enfer, Daniel Ortega adopte une entrée intime : les lettres qu’un officier de la Wehrmacht, Roland Niemann surnommé Rollo, adresse à sa femme Magda. Ce fil épistolaire ancre la démesure du carnage dans une voix singulière, celle d’un homme qui décrit les combats urbains, ces immeubles transformés en forteresses, avant d’être rattrapé par le froid, la faim et l’épuisement.
Chaque chapitre s’ouvre sur une page de contexte qui rappelle les enjeux militaires, si bien que l’album tient à la fois du témoignage sensible et du récit documenté. Loin de tout manichéisme, Daniel Ortega laisse affleurer le drame partagé des soldats et des civils, pris dans la même mécanique d’anéantissement.

extrait bd Stalingrad - Lettres depuis la Volga

Le dessin réaliste d’Antonio Gil sert cette exigence historique. Spécialiste de l’histoire militaire, il détaille avec une précision remarquable les uniformes, le matériel et les appareils de la Luftwaffe. Sa colorisation sombre, aux tonalités éteintes, épouse la noirceur du propos et fait ressentir tour à tour la fournaise de l’été et les tempêtes de neige de l’hiver.

L’ensemble compose un récit de guerre grave et rigoureux. On le recommandera aux passionnés d’histoire de la Seconde Guerre mondiale.


Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Pour qui sonne le glas

Album publié en 2026 aux éditions Sarbacane.


Résumé éditeur

D’après le roman d’Ernest Hemingway publié le 21 octobre 1940.

couverture bd Pour qui sonne le glas


Le soleil tape fort, la pente s’élève. Deux vautours tournent dans le ciel en silence. Un jeune homme, souple et beau comme on l’est à trente ans, suit sans forcer un vieux montagnard. Il sourit.
Enrôlé dans une guerre fratricide, il a rejoint un groupe de partisans républicains pour dynamiter un pont et favoriser une attaque de grande ampleur contre les troupes fascistes.
Il a soixante-douze heures devant lui. Ses chances de réussir sont minces, il le sait et n’en a cure.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Pour qui sonne le glas »

Paru en avril 2026 aux éditions Sarbacane, ce roman graphique adapte l’un des grands romans du XXe siècle : Pour qui sonne le glas, publié par Ernest Hemingway en 1940 et nourri de son expérience de journaliste pendant la guerre civile espagnole.
Jean-David Morvan signe le scénario et Pierre Dawance les dessins, pour une collaboration qui relève le défi de faire tenir 500 pages de prose dense en 192 planches.

Robert Jordan, enseignant américain engagé dans les Brigades internationales, rejoint un groupe de partisans républicains cachés dans les montagnes pour dynamiter un pont et couper la route aux troupes franquistes. Il dispose de soixante-douze heures. Dans ce cadre resserré, Jean-David Morvan parvient à préserver l’essentiel : la tension entre l’urgence de la mission et la lenteur du temps suspendu dans le maquis, l’amour qui naît entre Jordan et Maria comme un démenti adressé à la mort imminente.
Le roman graphique explore la solidarité humaine et l’interconnexion des destins, avec l’idée tacite que la mort d’un homme touche toute l’humanité. On y retrouve le sacrifice de soi et la perte de l’innocence face à la brutalité absurde de la guerre civile. Ces thèmes traversent chaque séquence sans que Jean-David Morvan n’ait besoin de les souligner.

Il a fallu trois ans et 400 crayons à Pierre Dawance pour réaliser l’ouvrage. Les crayons vibrent, les textures se superposent, la lumière devient matière. Le trait de Pierre Dawance, à la fois brut et sensible, restitue l’âpreté des paysages castillans sans jamais écraser l’intimité des personnages.
Une adaptation qui rend justice à Hemingway, destinée aussi bien aux lecteurs du roman qu’à ceux qui le découvrent ici pour la première foi

L’occupation des sols

Album publié en 2026 aux éditions Gallimard.


Résumé éditeur

D’après la nouvelle de Jean Echenoz publiée en mars 1988.

couverture bd L'occupation des sols

« Comme tout avait brulé – la mère, les meubles et les photographies de la mère -, pour Fabre et le fils Paul c’était tout de suite beaucoup d’ouvrage : toute cette cendre et ce deuil... ».

Ainsi débute la nouvelle de Jean Echenoz parue en 1988. La seule image survivante de la mère est un incongru portrait publicitaire géant, peint à même la façade d’un immeuble parisien. Mais à mesure que la ville se construit, le plan d’occupation des sols menace la pérennité de l’icône et du lieu de recueillement. Le père se lance alors dans une opération de la dernière chance…
Guy Delisle enrichit et ponctue de sa ligne claire ce récit best-seller à la fois fataliste et piquant sur l’irrationnalité du deuil, le temps qui passe et la vie qui va.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’occupation des sols »

La BD sortira en mars 2026.

extrait bd L'occupation des sols