En l’An 982, Erik Torvaldsson, mieux connu sous le nom d’Erik le Rouge, quitta l’Islande après une sanglante querelle de voisinage. Parti vers le Nord à la recherche d’une mystérieuse île, il finit par la trouver. Il appela cette terre désertique Groenland – le Pays Vert – afin d’attirer de nombreux colons. Largesses et corruption marquèrent un règne païen qui – loin des prêtres et des rois chrétiens – dura jusqu’à l’aube de l’An Mil.
La bd « Erik le Rouge, Roi de l’hiver » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Erik le Rouge, Roi de l’hiver »
Søren Mosdal, auteur danois, livre avec Erik le Rouge, Roi de l’hiver une BD ambitieuse qui plonge le lecteur aux confins du Groenland au tournant de l’an mil. Inspirée des sagas historiques authentiques, cette bande dessinée de 136 pages raconte la confrontation entre Erik Torvaldsson, le patriarche viking aux cheveux rouges, et l’inexorable avancée du christianisme incarnée par le retour de son fils Leif, accompagné d’un prêtre norvégien.
La BD explore les tensions générationnelles et religieuses qui déchirent la colonie groenlandaise. Søren Mosdal ne se contente pas d’un récit d’aventures : il dépeint la psychologie tourmentée d’un chef vieillissant, dépassé par l’évolution de son époque, confronté aux « démons » de sa propre violence.
Graphiquement, Søren Mosdal développe un style acéré et puissant qui tourne par moments à l’abstraction. Son trait anguleux et torturé, rehaussé d’une palette restreinte dominée par les rouges et les noirs, traduit l’âpreté des mœurs et la rudesse de cet environnement glacial. Les séquences oniriques et surnaturelles, mêlant réalité historique et mythologie nordique, créent une atmosphère unique où se côtoient transes chamaniques et visions hallucinées.
Søren Mosdal réussit le pari de transformer un épisode historique méconnu en une BD de qualité, naviguant habilement entre documentation rigoureuse et interprétation artistique. Une bande dessinée qui séduira les passionnés d’histoire scandinave.
Adapté du livre d’Irina Khorochounova publié le 19 septembre 2018.
1941-43 : jeune bibliothécaire issue de la bourgeoisie russe, Irina Khorochounova consigne dans son journal les événements survenant à Kiev, alors occupée par les Allemands. La collaboration, les pillages, le marché noir, les arrestations, les expulsions et les exécutions créent un climat de terreur sans pareil dans la capitale ukrainienne. Le récit du martyre spécifique des Juifs dans cet océan de violences peuple les écrits d’Irina. Son journal, traduit en français par Boris Czerny et adapté en bande dessinée par Brrémaud et Bauer, livre un témoignage inédit sur la Seconde Guerre mondiale telle que vécue par les civils de Kiev.
La bd « Irina, Journal d’une bibliothécaire à Kiev pendant l’occupation allemande » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Irina, Journal d’une bibliothécaire à Kiev pendant l’occupation allemande »
Adapté du journal authentique d’Irina Khorochounova, Irina, Journal d’une bibliothécaire à Kiev pendant l’occupation allemande donne une forme graphique à un témoignage longtemps resté inédit. Le scénario de Frédéric Brrémaud et le dessin de Jean-Claude Bauer s’appuient sur la traduction et le travail d’archives de l’historien Boris Czerny, qui exhuma ce manuscrit en enquêtant sur le massacre Babi Yar.
Le récit épouse le point de vue d’une femme singulière : issue d’une famille aristocratique russe brisée par le stalinisme, Irina Khorochounova n’est ni juive ni ukrainienne, mais se retrouve employée dans une bibliothèque dirigée par l’occupant qui en pille les collections. De ce poste ambigu, elle consigne au jour le jour la collaboration, le marché noir, les rafles pour le travail forcé et, en leitmotiv, le martyre des Juifs. La force du portrait tient à ce refus des oppositions simples : Irina Khorochounova observe les lâchetés, les accommodements, sa propre position inconfortable, tout en cachant un ami juif. Le massacre de Babi Yar, en septembre 1941, hante le récit sans jamais être mis en avant.
Le dessin réaliste de Jean-Claude Bauer, qui suivit jadis le procès de Klaus Barbie, sert cette exigence de vérité. Son trait documentaire restitue la Kiev occupée, ses files d’attentes, ses ruines et ses visages inquiets. Sa retenue épouse la sobriété reconnue du journal d’origine. La mise en images ancre l’abstraction du crime de masse dans le quotidien concret d’une survivante.
L’ensemble compose un témoignage graphique rigoureux et nécessaire. On le recommandera aux lecteurs attentifs à l’histoire de la Shoah par balles et du front de l’Est, encore trop peu représenté en bande dessinée.
Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale
Dans un monde où le christianisme était considéré comme un ennemi, une secte, ils ont été les premiers témoins de l’amour du Christ. Hommes et femmes de toutes conditions ils ont adhéré à la Bonne Nouvelle transmise par les apôtres et n’ont eu de cesse de la partager autour d’eux. Beaucoup l’ont payé de leur vie, sans jamais renier leur foi nouvelle. C’est l’histoire de quelques-uns de ces témoins que vous trouverez racontée ici, une histoire qui deux mille ans après continue encore, avec son cortège de saints, de martyrs, d’humbles et obscurs témoins. Marc, Luc, Jude, Justin, Etienne, Perpétue, Polycarpe… l’histoire chrétienne a retenu leurs noms… qui étaient-ils vraiment ?
La bd « Les témoins » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les témoins »
« Les Témoins« propose une immersion visuelle dans la vie de dix figures du christianisme à ses débuts. Sous la forme d’une anthologie, chaque récit brosse le portrait de personnages tels qu’Étienne, Perpétue, Justin et Polycarpe, confrontés aux persécutions de leur époque. Le scénario, fondé sur des sources historiques rigoureuses, restitue la vie de ces martyrs et témoins de leur foi.
Sur le plan graphique, la variété des styles,du réalisme fouillé aux traits plus stylisés inspirés du comic américain, crée une cohésion étonnante. Les ambiances sont colorées, tantôt sobres pour souligner l’austérité des catacombes, tantôt vives pour illustrer les moments d’espérance.
L’enchaînement des histoires, conçu comme un chapelet narratif, invite à réfléchir sur la portée universelle du courage. Ben Avery signe ici un travail narratif exigeant, dont la structure polyphonique rend hommage à la diversité des voix chrétiennes anciennes.
Accessible à un lectorat varié, de l’adolescent curieux à l’adulte passionné d’histoire, cette bande dessinée se démarque par sa capacité à allier une certaine fidélité historique, et un dynamisme visuel. Ouvrage à recommander à ceux qui souhaitent découvrir les acteurs du christianisme.
La collection « Pour les Nuls » vous propose un rendez vous avec l’Histoire de France pour découvrir les moments forts de notre passé, pour comprendre les grands évenements et se repérer dans notre histoire de façon claire, ludique et didactique.
De Vercingétorix à François Ier, de Louis XIV au Général de Gaulle, suivez-nous pour un grand voyage dans le temps : l’Histoire de France, des premiers hommes à nos jours, magnifiquement dessinée par Gabriele Parma et scénarisée par Laurent Queyssi, l’adaptation en bande dessinée du best-seller de Jean-Joseph Julaud, L’Histoire de France en bande dessinée pour les Nuls vous invite à réviser vos classiques. Le tome 1 de cette série couvre la période des premiers hommes jusqu’à la mort de Clovis en 511 après J-C.
Suivez le guide ! le « Dummies Man », la mascotte de la collection « Pour les Nuls » vous guidera à travers les heures glorieuses ou sombres de notre Histoire. En prime, à la fin de l’album, un cahier de 16 pages écrit par Jean-Joseph Julaud vous permettra d’approfondir vos connaissances sur la période concernée.
La bd « L’Histoire de France pour les nuls – Tome 1 – Les gaulois » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Histoire de France pour les nuls – Tome 1 – Les gaulois »
Publié en octobre 2011, ce premier tome de la collection Pour les Nuls adapte le best-seller de Jean-Joseph Julaud en bande dessinée. Scénarisé par Laurent Queyssi, il couvre la période allant de la Préhistoire à la mort de Clovis en 511 apr. J.-C. et s’adresse tant aux adolescents qu’aux adultes.
La narration adopte un rythme soutenu : 1 000 ans d’histoire en 42 planches, condensant batailles gauloises et premiers contacts avec Rome. Les thèmes majeurs, la violence guerrière, les structures sociales et l’allégeance des tribus, sont traités avec clarté, sans verser dans l’anecdotique superflu.
Le trait de Gabriele Parma, mis en couleur par Silvia Fabris, allie lisibilité et dynamisme. Les planches jouent sur des cadrages variés et des teintes naturelles, renforçant l’immersion historique : les visages expressifs et les scènes de combat soutiennent le scénario.
Ce volume réussit à rendre accessible une période complexe grâce à un équilibre entre pédagogie et graphisme soigné. Il est idéal pour un public curieux de découvrir l’Antiquité gauloise sans lourdeur académique.
Album publié en 1981 aux éditions Edito-Services SA.
Résumé éditeur
L’Homme des Cavernesretrace les débuts de l’humanité dans une bande dessinée de 66 pages. Cette bd est destinée à un public jeune ou grand public. L’ouvrage fait partie d’une série de 52 tomes visant à raconter l’histoire humaine depuis la préhistoire jusqu’à des temps plus récents.
La bd « Histoire de l’humanité en bandes dessinées – Tome 1 – L’Homme des Caverne » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Histoire de l’humanité en bandes dessinées – Tome 1 – L’Homme des Caverne »
La BD n’a jamais été republiée. Elle est assez difficile à obtenir.
Dans cette intrigue qui se déroule pendant la bataille de Market Garden, les personnages principaux sont fictifs, cependant ils pourraient bien avoir existé. Alors qu’on le croyait mort, le dernier membre du SOE sur le sol hollandais donne de ses nouvelles. Mais il est traqué par un agent de la Gestapo revanchard… Les Alliés forment alors un commando à la hâte afin de récupérer les informations vitales qu’il détient, avec la particularité qu’un des membres du commando est le fils de cet espion.
La bataille est racontée au jour le jour : de la préparation, avec l’entretien entre Montgomery et Eisenhower, les bombardements, les sauts des divisions aéroportées jusqu’aux derniers jours, où des centaines de soldats Alliés sont faits prisonniers après la débâcle.
Illustré de cartes opérationnelles, décrivant les mouvements de l’aviation et de l’infanterie, avec les principaux personnages impliqués dans l’opération, tant alliés qu’allemands, les lecteurs accèdent à un compte rendu très précis de tous les événements qui se sont déroulés en ces jours de septembre 1944…
La bd « Le flutiste de Arnhem – Opération market garden – Hollande Septembre 1944 » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le flutiste de Arnhem – Opération market garden – Hollande Septembre 1944 »
La BD sortira en novembre 2025.
Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale
1916. Dans la Vallée de la Marne, les soldats français englués dans la boue des tranchées se donnent du courage avec une ration quotidienne de vin. Mais ils sont nombreux à juger ce breuvage imbuvable. Certains prétendent que le bon vin de Bourgogne est réservé aux officiers, tandis que les soldats hériteraient de la piquette ! Parmi eux, Gaston, un jeune homme dont le père était vigneron prend le débat à cœur. Les différentes appartenances régionales liées à la production de vin avivent parfois les tensions entre les poilus qui restent attachés à leur terroir. Alors, quand le mercanti, le marchand civil, vient ravitailler les tranchées, Gaston commande sa ration en évitant l’absinthe dont d’autres raffolent… Pendant ce temps, à Reims, des kilomètres de caves abritent un trésor que les obus n’ont pas encore détruit : le champagne !
La collection s’agrandit avec un album qui revisite l’histoire viticole de la France, prise dans la tourmente de la Grande Guerre de 14-18. Une période noire pour la production au cours de laquelle le marché mondial du vin prend un tournant. Un portrait documenté qui rend hommage à la diversité des cépages et nous rappelle l’effort de guerre des femmes pendant le conflit.
La bd « Vinifera – Le Vin des poilus » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Vinifera – Le Vin des poilus »
L’album Vinifera – Le Vin des poilus, signé par Éric Corbeyran (scénario) et Lucien Rollin (dessin), s’inscrit dans la collection « Vinifera » des éditions Glénat, et se déroule en 1916 dans la vallée de la Marne, au cœur de la Première Guerre mondiale. Le récit explore la place du vin dans les tranchées.
Au niveau du scénario, l’album met en scène un jeune vigneron, Gaston, engagé au front, et illustre avec finesse la rivalité des terroirs Bourgogne, Champagne, Languedoc au milieu du conflit. Le vin devient non seulement boisson de réconfort mais aussi symbole identitaire, économique et social. Éric Corbeyran réussit à tisser les enjeux de la production viticole, les efforts de guerre et de survie individuelle dans un contexte de boue et d’obus.
Sur le plan graphique, Lucien Rollin adopte un trait réaliste. Le choix d’un style posé accompagne l’évocation historique : des planches claires, un cadrage maîtrisé, et des couleurs qui soulignent l’atmosphère lourde des tranchées tout en conservant la lisibilité du terroir viticole.
Cet album est une lecture à recommander à celles et ceux intéressés par l’histoire du vin, la Grande Guerre ou le patrimoine viticole français. Bien qu’il n’ait pas l’ampleur d’un grand récit de guerre, il remplit son cahier des charges historique, documente un pan original de l’histoire (le vin au front) et offre une belle passerelle entre vignoble et conflit.
Le père Louis Lenoir est un prêtre jésuite né le 14 février 1879 à Vendôme (Loir-et-Cher). Lorsque la guerre éclate, il est professeur à Marneffe, en Belgique, exilé par les lois anticongrégationistes de la République. Répondant à lappel aux armes, il rentre en France pour s’engager comme aumônier militaire « afin de mettre Jésus-Christ dans la vie et l’âme de ceux qui allaient se battre ». Souhaitant être au plus près des combattants, il est affecté auprès de la 2e division d’infanterie coloniale. Durant plus de trente mois, il ne cessera d’accompagner sa division sur tous les champs de bataille : en Champagne, dans la Somme et à Salonique. Inlassablement, il n’hésite pas à monter en première ligne ni à multiplier les kilomètres pour venir en aide aux blessés et orienter les âmes de chacun vers « le Bon Dieu », comme il aimait l’appeler. Son message était d’autant mieux accepté par tous qu’il se montrait à la hauteur de ce qu’il exigeait. Un soldat aurait dit du père Louis Lenoir, pour le décrire à sa famille : « Notre aumônier a le diable au corps pour faire aimer le bon Dieu ! ». En novembre 1916, le Père Lenoir rejoint le front d’Orient, puis en 1917, les coloniaux montent en ligne à l’est de Monastir et s’installent face aux positions bulgares, dominées par le Piton Jaune (1.055 mètres d’altitude).
Le 9 mai 1917, alors qu’il sen va porter secours à des blessés tombés près des lignes ennemis, l’abbé Lenoir prend le risque de se mettre à découvert et se fait faucher par la mitraille bulgare. Sur sa dépouille, deux lettres sont retrouvées. Dans la première, adressée à ses parents, il écrit : « si cette lettre vous parvient, c’est que notre Divin Maître vous aura fait un très grand honneur : après avoir donné à votre fils les grâces de la vocation religieuse et du sacerdoce, Il lui aura donné de mourir en servant à la fois Dieu et la France ». La deuxième lettre est adressée aux hommes de son régiment. « De tout mon cœur de Français, je leur demande de continuer à faire vaillamment leur devoir, à maintenir les traditions d’héroïsme du régiment, à lutter et à souffrir tant qu’il faudra, sans faiblir, pour la délivrance du pays, avec une foi inconfusible dans les destinées de la France », écrit-il. Mort pour au service de la France et de l’Église, l’abbé Lenoir a laissé derrière lui un Livre de prières du soldat catholique. « Vous êtes fiers d’être soldats, soldats de la France, soldats de tel régiment dont le drapeau évoque tant de gloire , soyez plus fiers encore d’être catholiques, c’est-à-dire soldats de Jésus-Christ et de l’Église sous le drapeau de la Croix qui rallie tous les élus », y affirme-t-il. « Soyez fiers d’aller à l’Église, de prier Dieu, de vous approcher de Lui dans la communion ».
La bd « Gueules cassées – Histoire du preneur d’âmes » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Gueules cassées – Histoire du preneur d’âmes »
La BD est sortie fin main 2025. Un avis sera laissé lorsqu’elle sera lue.
Depuis quelques années, la figure du viking est à la mode au cinéma tout comme celle des dieux nordiques, à l’instar de Thor, Loki et Odin dans l’univers Marvel. Mais si les clichés sur les vikings ont la peau dure, les dieux aussi ne sont pas épargnés ! Ce troisième tome de Nota Bene se propose de poser des bases solides sur les récits mythologiques nordiques : des récits chrétiens, qui ne reflètent sans doute pas toute la profondeur des croyances païennes du nord mais qui ont le mérite d’être souvent comiques, inattendus et diablement passionnants ! Amateurs d’hydromel et d’histoires fantastiques peuplées de nains, de géants et de combattants barbus, le bonheur est à portée de main !
La bd « Nota Bene – La Mythologie nordique » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Nota Bene – La Mythologie nordique »
Dès l’introduction, Nota Bene – La Mythologie nordique plante clairement son décor : s’appuyant sur les vidéos de Benjamin Brillaud, ce troisième tome se propose d’explorer la cosmogonie scandinave, de l’origine du Ginnungagap jusqu’aux prémices du Ragnarök. L’album adopte une approche à la fois didactique et ludique, en mêlant une voix off à des dialogues où Odin, Thor, Loki et consorts prennent vie avec humour et malice.
Au niveau du scénario, la bande dessinée se distingue par son enchaînement fluide des épisodes mythologiques. Chaque divinité ou créature est présentée dans un court récit qui met en lumière sa personnalité et son rôle, sans noyer le lecteur dans une fresque trop dense. Le choix de privilégier des légendes emblématiques (les origines d’Yggdrasil, les ruses de Loki, la création des hommes) permet de livrer une analyse cohérente et riche en références historiques.
Graphiquement, Christian Paty offre un trait semi-réaliste qui flirte avec la caricature, sublimé par la colorisation de Joël Odone. Les planches jouent habilement sur les contrastes de lumière et d’ombre pour renforcer l’atmosphère mystique des récits.
Nota Bene – La Mythologie nordique réussit son pari d’initiation : à la fois pédagogue et divertissante, cette bande dessinée s’adresse aux amateurs de mythologie nordique ou à ceux qui veulent découvrir la mythologie nordique.
Adapté des fables d’Esopemises à l’écrit par Démétrios de Phalère vers 325 av. J.-C.
Le sens de la fable selon Ésope, l’inventeur du genre, est d’amadouer les puissants et de réparer les injustices subies universellement par les faibles de corps, de rang et d’esprit. Dans ces petites saynètes dramatiques, il donne la parole et la pensée aux animaux et aux objets quotidiens. Ésope décrit, dans un style pur et simple, des scènes qui sont autant de miroirs où chacun peut se voir agir et penser. Ses fables connaissent un succès universel à travers les adaptations de Phèdre, Jean de La Fontaine ou Charles Perrault.
Eric Vincent les adapte à son tour dans toute leur saveur et leur malice. Lumineusement illustré, ce recueil anime chaque animal de l’esprit humain qui lui est propre, grâce à une large palette d’émotions et à une ivresse touchante dans les traits. Goran Vejvoda, intrigué par les hybrides culturels, explore un monde où les animaux parlent le langage des hommes grâce à des sonorités profondes, joueuses et synthétiques.
D’Esope on ne sait pas grand chose, si ce n’est qu’il vécut entre les VIIe et VIe siècle avant notre ère. D’après Plutarque, Esope est un ancien esclave bègue doté d’un physique particulièrement ingrat. Après avoir rêvé que la Fortune lui déliait la langue, il s’éveille un jour guéri de son bégaiement. Acheté par un marchand d’esclaves, il arrive dans la demeure d’un philosophe de l’île de Samos, auprès duquel sa vivacité d’esprit et son habileté à résoudre les énigmes lui auraient permis de recouvrer la liberté. Il se rend alors auprès de Crésus pour tenter de sauvegarder l’indépendance de Samos et réussit sa mission en racontant une fable au roi. Il met alors son talent au service du roi de Babylone qui se réjouit de ses énigmes. Possédé par le désir de voyager, il retourne en Grèce et s’arrête notamment à Delphes. Sa mort reste obscure mais on raconte qu’il fut précipité dans la mer par les habitants de Delphes qui se croyaient offensés par ses histoires…
La bd « Les fables d’Ésope » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les fables d’Ésope »
Dans la collection Classics Illustrated des ¡éditions!, Eric Vincent propose une adaptation des Fables d’Ésope, parue en 2009. Cette bande dessinée 64 pages réunit les récits fondateurs du fabuliste grec antique, inventeur du genre qui a inspiré Jean de La Fontaine et Charles Perrault. Eric Vincent respecte l’essence des Fables d’Ésope : ces « petites saynètes dramatiques » où animaux et objets quotidiens acquièrent parole et pensée pour dénoncer les injustices subies par les faibles. L’adaptation préserve la structure classique du genre avec ses récits courts culminant sur une morale explicite. Le dessinateur américain parvient à varier intelligemment la longueur narrative, certaines fables s’épanouissant sur sept pages quand d’autres se concentrent sur une seule.
Les fables emblématiques sont présentes : « Le Corbeau et le Renard« , « La Cigale et les Fourmis« , « Le Cheval et le Soldat« . Eric Vincent enrichit cette sélection de récits moins connus, offrant une découverte renouvelée. Sa transposition graphique anime l’univers anthropomorphique des fables, donnant corps aux allégories morales
Le trait d’Eric Vincent, formé dans l’underground comix des années 1970, se révèle parfaitement adapté à l’exercice. Son approche rend chaque animal immédiatement reconnaissable tout en lui conférant « l’esprit humain qui lui est propre ». L’illustrateur déploie une « large palette d’émotions » et une « ivresse touchante dans les traits » qui dépasse le simple anthropomorphisme pour atteindre une véritable expressivité dramatique.
Cette adaptation s’inscrit dans la tradition de Classics Illustrated : rendre la littérature classique accessible au plus grand nombre. Eric Vincent réussit le pari de moderniser ces textes antiques sans en trahir l’esprit moralisateur. L’ouvrage, accompagné d’un CD audio avec la musique originale de Goran Vejvoda, constitue un pont idéal entre patrimoine littéraire et culture contemporaine.
Cette bande dessinée réussit le difficile équilibre entre fidélité au texte source et renouvellement graphique, offrant aux lecteurs de tout âge une redécouverte enchanteresse de ces leçons de sagesse universelles.
Gérer le consentement aux cookies
Nous utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations relatives aux appareils. Nous le faisons pour améliorer l’expérience de navigation et pour afficher des publicités personnalisées. Consentir à ces technologies nous permettra de traiter des données telles que le comportement de navigation ou les ID uniques sur ce site. Le fait de ne pas consentir ou de retirer son consentement peut avoir un effet négatif sur certaines fonctonnalités et caractéristiques.
Fonctionnel
Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’utilisateur.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques.Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’utilisateurs afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.