La série « Les Grands Capitaines » est une collection d’albums historiques retraçant des épisodes majeurs liés à des figures militaires importantes du XXe siècle. Le quatrième tome porte sur la Bataille de la Neretva et le rôle de Josip Broz Tito durant la Seconde Guerre mondiale.
Historiquement, la Bataille de la Neretva s’est déroulée entre janvier et mars 1943 en Bosnie-Herzégovine occupée, impliquant les partisans yougoslaves de Tito face aux forces de l’Axe (Allemands, Italiens, Oustachis croates) et les Tchetniks monarchistes. Cet épisode est devenu légendaire car il a permis aux partisans de s’échapper d’un encerclement allemand en effectuant une manœuvre audacieuse.
La bd « La bataille de la Neretva – Tito » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La bataille de la Neretva – Tito »
Paru en 1982 chez Dargaud, ce quatrième album de la série « Les Grands Capitaines » offre une plongée dans l’un des moments décisifs de la Seconde Guerre mondiale. Le scénariste Jean Sanitas, ancien résistant, et le dessinateur Pierre Dupuis, prolifique créateur de plus de 40 000 planches, conjuguent ici leur expertise pour ressusciter l’épopée yougoslave de février-mars 1943.
L’album retranscrit la stratégie audacieuse de Tito face à l’étau de l’opération Weiss. Au-delà du simple récit militaire, Jean Sanitas explore la dimension humaine du conflit : les combattants affamés, l’hôpital de campagne menacé, les civils entraînés dans la tourmente. Le trait vigoureux de Pierre Dupuis renforce cette atmosphère dramatique, ses perspectives capturant la fureur des combats et la ténacité des partisans.
Cette bande dessinée historique se destine particulièrement à un public aux passionnés d’histoire militaire et à ceux appréciant les adaptations graphiques d’événements significatifs.
Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale
« De tous les peuples de la Gaule, les Belges sont les plus braves. » Automne de l’année 54 av. J.-C., au nord de la forêt d’Ardenne, un homme rongé par une haine farouche des Romains, harangue le peuple. Nous sommes libres car nous avons la volonté de l’être ! Jamais César ne nous imposera sa loi ! Rome va enfin savoir que nous existons et apprendre à ses dépens qui nous sommes !!! Le moment est venu ! Je suis Ambiorix, roi des Éburons ! S’en suivit la bataille d’Atuatuca ! Cinq mille légionnaires périrent sous les coups des guerriers d’Ambiorix. Cette défaite, plus humiliante par son ampleur que celle de Gergovie, a profondément affecté César. Gifle suprême à la face de Rome, l’aigle de la légion anéantie, ne fut jamais retrouvée.
La bd « Ambiorix » disponible ici
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« Je suis déchiré entre ce qu’on nous a toujours appris et ce qui vient de m’être révélé… Partie ! N’importe où pourvu que je laisse derrière moi ce fardeau trop lourd… » Paul de Tarse
La bd « Paul de Tarse, le chemin de Damas » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Paul de Tarse, le chemin de Damas »
Publié en mai 2006, Paul de Tarse – Le chemin de Damas propose une relecture de la conversion de Saül de Tarse, persécuteur zélé des premières communautés chrétiennes devenu l’apôtre Paul après son « appel » sur la route de Damas. Dominique Bar y déploie une narration sobre et rigoureuse, s’appuyant sur les Actes des Apôtres pour ancrer le récit dans le Ier siècle, entre Jérusalem, Tarse et Damas.
L’auteur-dessinateur choisit un graphisme en quadrichromie aux teintes chaudes, où chaque planche dégage une intensité visuelle forte. Les décors sont fidèles aux reconstitutions historiques, les costumes et l’architecture romaine restituant avec soin l’atmosphère méditerranéenne de l’époque.
Au niveau du scénario, la progressivité du cheminement psychologique de Paul est maîtrisée : les dialogues, parfois sobres, privilégient l’essentiel et laissent respirer les silences, renforçant l’impact des moments de révélation ou de conflit intérieur. L’expressivité des visages, servie par un trait réaliste et précis, rend palpable la dimension mystique de la conversion.
Récompensé par le Prix Gabriel de la BD chrétienne 2006, cet album séduira tant les passionnés d’histoire ancienne que les lecteurs en quête d’une approche sensible et documentée de la foi : une BD réussie !
Album publié en 2026 aux éditions Presses de la Cité.
Résumé éditeur
L’histoire vraie d’un héros méconnu. Seconde Guerre mondiale. Joachim Eisack, un Juif allemand réfugié dans la région lyonnaise, s’engage dans la Résistance. Après avoir participé à la libération de la France en 1944, il retourne en Allemagne comme inspecteur de la Sûreté pour dénazifier la zone française occupée de Säckingen. C’est là que, seul, il remonte la piste qui le conduira à découvrir où se cache, sous une fausse identité, Otto Abetz, ex-ambassadeur du Reich en France et général de la SS. Il orchestrera son arrestation le 25 octobre 1945 et contribuera à retrouver le trésor du Werwolf (tableaux spoliés, documents secrets, argent et or…), destiné à fomenter une résistance nazie après guerre. Abetz sera condamné à vingt ans de travaux forcés, mais gracié par le président Coty quelques semaines avant le décès de Joachim – qui, lui, ne sera jamais récompensé.
La bd « J’ai arrêté Otto Abetz – L’Ambassadeur de Hitler en France » disponible ici
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Adapté du roman de Philippe MaynialMadeleine Pauliac, l’insoumise publié le 6 mars 2019.
Madeleine Pauliac a seulement 31 ans quand, médecin pédiatre à l’Hôpital des enfants malades à Paris, elle s’engage dans la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale et participe à la libération de Paris. Quelques mois plus tard, en avril 1945, alors que la fin du conflit sonne enfin, débute pour elle un autre combat. Engagée dans l’armée en tant que médecin-lieutenant des Forces françaises de l’intérieur (FFI), elle est envoyée à Moscou puis à Varsovie par le général de Gaulle avec un groupe d’infirmières-ambulancières pour assurer le rapatriement sanitaire des Français retenus prisonniers par Staline. Par un arrêté du ministère des Prisonniers, Déportés, Réfugiés (PDR), la Croix-Rouge française mobilise en effet des équipes d’urgence (conductrices, infirmières, secouristes et simples bénévoles) pour participer au retour des Français libérés. Dans le même temps, elle déploie des délégations à l’étranger, en Allemagne, en Autriche et en Pologne, principalement, pour appuyer les missions de rapatriement créées par ce même ministère. Ainsi, infirmières, Infirmières pilotes secouristes de l’air (IPSA), assistantes sociales et conductrices-ambulancières de la Croix-Rouge française sont mises à disposition des armées. Madeleine Pauliac, quant à elle, est nommée médecin-chef de l’hôpital français de Varsovie et déléguée de la Croix-Rouge française en Pologne.
Après les aventures de Madeleine Riffaud, grande résistante et engagée politique, femme de lettres et aventurière, véritable joyaux de la collection « Aire Libre », la prestigieuse collection des éditions Dupuis accueille l’odyssée d’une autre Madeleine, celle de l’officier médecin Pauliac et de son groupe d’infirmières-ambulancières de l’Escadron bleu. Une œuvre de la scénariste-romancière Virginie Ollagnier (Ils ont tué Oppenheimer, Nellie Bly) et du dessinateur Yan Le Pon qui adaptent le roman Madeleine Pauliac, l’insoumise du propre neveu de la scénariste, Philippe Maynial.
La bd « L’Escadron bleu, 1945 » disponible ici
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Oubliez les grands récits de libération triomphante. Avec L’Escadron bleu, Virginie Ollagnier et Yan Le Pon nous emmènent là où l’Histoire détourne souvent le regard : dans les ruines d’une Pologne de 1945, coincée entre les débris du Reich et l’étau soviétique.
Adapté du récit de Philippe Maynial sur sa tante Madeleine Pauliac, ce roman graphique rend justice à une « insoumise » monumentale. On y suit cette médecin-lieutenant et ses onze ambulancières de la Croix-Rouge, traversant des milliers de kilomètres de boue et de diplomatie de survie pour rapatrier nos prisonniers. Ici, l’héroïsme ne porte pas de fusil, mais des stéthoscopes et des boîtes de vitesses récalcitrantes.
Le scénario de Virginie Ollagnier privilégie l’âpreté du réel. La tension avec l’Armée rouge, qui voit dans chaque rapatrié une monnaie d’échange, est palpable. On y découvre aussi l’horreur indicible des viols de guerre, traitée avec une pudeur dévastatrice à travers le destin de ces religieuses enceintes pour lesquelles Madeleine créera un orphelinat. Mais le génie du récit réside dans ses moments de grâce : les rires, les accents russes à couper au couteau et cette solidarité féminine qui agit comme un dernier rempart contre la folie.
Yan Le Pon livre une partition graphique d’une grande finesse. Son trait réaliste ne cherche pas le spectaculaire, mais l’immersion. Les visages sont habités, identifiables, et les décors d’une Europe exsangue nous collent à la rétine.
Cet album est un rappel cinglant que la paix est parfois une bataille plus rude que la guerre. Un hommage vibrant à ces femmes que la France a renvoyées à leurs foyers sans un merci.
La tradition de l’église orientale et la légende se rencontrent en la personne de sainte Hélène, servante devenue impératrice chrétienne au IIIème siècle. C’est grâce à son fils, l’empereur Constantin, qu’elle entreprit de redécouvrir les lieux de la Passion du Christ et mit au jour la relique de la Croix. Un destin exceptionnel, entré par la grande porte et pour toujours dans l’histoire du christianisme.
La bd « Sainte Hélène, la quête de la croix » disponible ici
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Figure fondatrice de la mémoire chrétienne, Hélène traverse ce récit signé par le scénariste Dominique Bar et le dessinateur Gerardo Balsa, qui retracent une trajectoire peu commune. Née dans un milieu modeste à la fin du troisième siècle, devenue impératrice après l’accession de son fils Constantin au pouvoir, elle entreprit dans les années 320 le voyage vers la Terre sainte au cours duquel la tradition situe la découverte des reliques de la Croix.
Le mérite du scénario de Dominique Bar tient à ce qu’il assume la nature composite de son sujet. La documentation historique et le récit légendaire s’y rencontrent sans que l’un annule l’autre, et l’auteur ne masque pas ce qui relève de la tradition transmise par l’Église d’Orient. Le récit s’attache surtout à l’ascension d’une femme d’origine servile parvenue au sommet de l’Empire, et à la conversion d’un pouvoir romain qui, quelques décennies plus tôt, persécutait encore les chrétiens. Le rapport entre la mère et le fils, où la piété de l’une croise le calcul politique de l’autre, donne au portrait sa tension.
Gerardo Balsa inscrit son dessin dans la tradition réaliste et lisible qui caractérise la collection, avec un soin manifeste porté à la reconstitution de l’Antiquité tardive, aux costumes impériaux comme aux paysages de Palestine, ce qui rend accessible aux plus jeunes une période souvent méconnue.
L’album s’adresse aux familles et aux lecteurs curieux des origines du christianisme. Dominique Bar et Gerardo Balsa signent une évocation claire d’un destin resté au fondement d’une mémoire millénaire.
La vraie histoire de la guerre des Gaules et de la victoire de César sur « ces irréductibles Gaulois ».
La bd « Les Gaulois contre César » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Gaulois contre César »
Publié en 2006 chez Larousse, Les Gaulois contre César s’intègre à la collection « L’histoire en BD », proposant un one-shot de 48 pages qui plonge le lecteur au cœur de la guerre des Gaules (58-52 av. J.-C.).
D’emblée, Jean Markale fait preuve d’une rigueur historique, s’appuyant sur les Commentaires de César tout en éclairant les enjeux politiques et culturels de l’époque. La relation complexe entre Jules César et Vercingétorix est dépeinte avec subtilité : d’anciens alliés unis contre l’envahisseur à rivaux déterminés. Les passages explicatifs, intégrés directement dans les dialogues, illustrent la volonté didactique de l’auteur sans alourdir la progression narrative.
Sur le plan graphique, Xavier Musquera adopte une ligne claire épurée, où chaque planche offre un équilibre entre détails topographiques et expressivité des visages ; les couleurs vives de Julie Massin renforcent l’ambiance guerrière. Les décors, qu’ils soient forêts gauloises ou camps romains, participent à l’immersion.
En conclusion, cette BD historique, soutenu par un dessin soigné et un scénario documenté, constitue un excellent support pour les jeunes adultes et les passionnés d’histoire antique.
Adapté des longs poèmes épiques d’Ovide écrits entre l’an 1 et l’an 8 après J-C.
Bienvenue dans un monde de mystères et de sortilèges ! Des hommes changés en lions, des statues qui prennent vie, un amoureux qui s’aventure aux Enfers pour retrouver sa belle… quand les dieux de l’Olympe s’en mêlent, plus rien n’est impossible ! Avec cette bande dessinée, retrouvez douze des plus célèbres légendes racontées par le grand Ovide.
La bd « Les Métamorphoses d’Ovide » disponible ici
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Les Métamorphoses d’Ovide de Béatrice Bottet et Ariane Pinel transpose avec brio l’œuvre monumentale du poète augustéen en bande dessinée accessible. Cette adaptation de 63 pages sélectionne judicieusement douze récits emblématiques parmi les 230 métamorphoses originales, de Lycaon transformé en loup jusqu’aux oreilles d’âne du roi Midas.
L’expertise de Béatrice Bottet, historienne spécialiste de la mythologie grecque, transparaît dans cette vulgarisation intelligente qui préserve la complexité psychologique des personnages ovidiens. La scénariste instaure un fil conducteur original en ponctuant chaque épisode de retours sur l’Olympe, créant une cohérence narrative absente du texte source tout en offrant un regard malicieux des divinités sur les folies humaines.
Le trait d’Ariane Pinel, formée aux arts décoratifs de Strasbourg, sert parfaitement ce projet pédagogique. Son graphisme précis mais accessible capture l’essence dramatique des métamorphoses avec une économie de moyens remarquable. Les expressions faciales révèlent subtilement les émotions des protagonistes, tandis que sa palette chromatique aux tons vintage évoque efficacement l’antiquité mythologique. L’illustratrice excelle particulièrement dans le traitement humoristique, rendant digeste les aspects les plus sombres d’Ovide sans les édulcorer.
Cette bande dessinée constitue une porte d’entrée idéale vers l’univers des Métamorphoses, réussissant le défi de rendre Ovide contemporain sans trahir sa poésie originelle. Idéal pour un jeune lectorat.
Au-delà des batailles, les cicatrices humaines de Verdun : une fresque où courage, douleur et mémoire s’entrelacent. Trois récits, une même bataille : Verdun. De la pluie providentielle qui sauve in extremis la ligne française, au sacrifice héroïque du fort de Vaux, jusqu’au combat judiciaire d’une veuve face à l’injustice militaire, cette intégrale plonge au cœur de la Grande Guerre et de ses cicatrices. Entre stratégies, héroïsme et drames humains, elle offre une fresque historique poignante et documentée, où les petites histoires se mêlent à la grande.
La bd « Verdun – Intégrale » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Verdun – Intégrale »
Retrouvez les avis sur chaque album via les fiches des albums seuls ci dessous.
80 ans après la tragédie, l’incroyable histoire vraie de la plus effroyable des armes.
À l’occasion de la commémoration des 80 ans des bombardements d’Hiroshima et Nagasaki, redécouvrez cet ouvrage qui s’est imposé comme une référence, dans une magnifique édition limitée, avec une couverture à toile bleue et un ex-libris inédit spécialement conçu par Denis Rodier.
Le 6 août 1945, une bombe atomique ravage Hiroshima. Des dizaines de milliers de personnes sont instantanément pulvérisées. Et le monde entier découvre, horrifié, l’existence de la bombe atomique, première arme de destruction massive.
Mais dans quel contexte, comment et par qui cet instrument de mort a-t-il pu être développé ?
Véritable saga de 450 pages, ce roman graphique raconte les coulisses et les personnages-clés de cet événement historique qui, en 2020, commémore son 75e anniversaire.
Des mines d’uranium du Katanga jusqu’au Japon, en passant par l’Allemagne, la Norvège, l’URSS et le Nouveau-Mexique, c’est une succession de faits incroyables mais vrais qui se sont ainsi déroulés.
Tous ceux-ci sont ici racontés à hauteur d’hommes : qu’ils soient décideurs politiques (Roosevelt, Truman), scientifiques passés à la postérité (Einstein, Oppenheimer, Fermi…) ou acteurs majeurs demeurés méconnus, tels Leó Szilàrd (le personnage principal de cet album, un scientifique qui remua ciel et terre pour que les USA développent la bombe, puis fit l’impossible pour qu’ils ne l’utilisent jamais), Ebb Cade (un ouvrier afro-américain auquel on injecta à son insu du plutonium pour en étudier l’effet sur la santé) ou Leslie Groves (le général qui dirigea d’une main de fer le Projet Manhattan) – sans oublier, bien sûr, les habitants et la ville d’Hiroshima, reconstituée dans La Bombe de manière authentique.
Extrêmement documenté mais avant tout passionnant, comparable en cela à la série TV Chernobyl, cet ouvrage s’impose déjà comme le livre de référence sur l’histoire de la bombe atomique.
La bd « La Bombe – Edition Collector Commémorative » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Bombe – Edition Collector Commémorative »
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