Catégorie : Litterature en BD

Whale Star – Tome 2

Album publié en 2026 aux Editions Kotoon.


Librement adapté du conte d’Hans Christian Andersen publié le 7 avril 1837.

Dans une Corée occupée, Sua doit naviguer à contre-courant pour trouver sa voix.
Inspiré du conte de La Petite Sirène en plein Séoul occupé par les Japonais

Sua survit au poison administré par Haesu, mais perd sa voix, son seul moyen de communiquer avec le monde.
Par esprit de vengeance, elle se rend à la maison de thé Whale Star, le repaire des indépendantistes de la capitale.
Là, elle retrouve Uihyeon, qui découvre son histoire et décide de la protéger.
Pour comprendre ce qui a conduit Sua jusqu’à lui, le jeune homme doit faire appel à sa famille. Son passé pourrait bien venir le hanter à nouveau.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Whale Star- Tome 2 »

La BD sortira en aout 2026.

Peer Gynt – Acte II

Album publié en 2025 aux Editions Soleil.


Adapté de l’œuvre d’ Henrik Ibsen (publiée pour la première fois le 14 novembre 1867).

couverture bd Peer Gynt - Acte II

Pas de résumé.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Peer Gynt – Acte II »

La BD devait sortir en septembre 2025.

Peer Gynt – Acte I

Album publié en 2021 aux Editions Soleil.


Adapté de l’œuvre d’ Henrik Ibsen (publiée pour la première fois le 14 novembre 1867).

couverture bd Peer Gynt - Acte I

Peer Gynt est l’adaptation en deux tomes d’une pièce de théâtre d’Henrik Ibsen.
Cet opus adapte les actes I, II et III, le second, les actes IV et V.
Antoine Carrion propose une relecture inspirée par le romantisme du XIXe siècle afin d’en épouser les reliefs dramatiques.
Peer Gynt se rêve empereur, faisant le tour du monde. Des ambitions loin de son quotidien de paysan. Mais tout a un prix…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Peer Gynt – Acte I »

Peer Gynt, pièce de théâtre publiée en 1867 par le dramaturge norvégien Henrik Ibsen, est l’une des œuvres les plus ambitieuses et les plus inclassables de la littérature scandinave : soixante-dix personnages, une cinquantaine de décors potentiels, et un héros que son auteur lui-même considérait comme sa création la plus folle.
Adapter un tel monument en bande dessinée relevait du défi insensé. Antoine Carrion, déjà auteur de Temudjin et de la trilogie Nils, le relève seul, au scénario comme au dessin, dans un diptyque grand format en noir et blanc.

Ce premier tome couvre les actes I, II et III de la pièce, suivant Peer Gynt depuis sa jeunesse de paysan norvégien fanfaron jusqu’à sa plongée dans le royaume des trolls. L’antihéros d’Henrik Ibsen est un être de contradictions : hâbleur et lâche, égoïste et touchant, incapable de fidélité mais porté par une imagination débordante qui constitue sa seule vraie richesse. Antoine Carrion restitue cette ambivalence avec intelligence, orientant sa lecture vers le rôle des figures féminines dans la construction de Peer, de la mère Ase à la fidèle Solveig, en passant par la fille du roi de la montagne.

extrait bd Peer Gynt - Acte I

C’est graphiquement que l’album atteint une dimension exceptionnelle. Le noir et blanc d’Antoine Carrion joue sur tous les registres, des noirs d’encre absolus aux blancs éblouissants, avec une technique qui frôle par endroits le photoréalisme pour les décors, fjords brumeux et montagnes balayées par le vent, tandis que les personnages conservent un design plus épuré, issu de l’animation.

Destiné aux amateurs de beau dessin, de littérature nordique, cet album est l’une des adaptations théâtrales les plus abouties de ces dernières années.

La Puissance des Mères – Pour un nouveau sujet révolutionnaire

Album publié en 2026 aux éditions Delcourt.


Résumé éditeur

Adapté de l’essai de Fatima Ouassak publié le 27 aout 2020.

couverture bd La Puissance des Mères

Et si devenir mère changeait notre regard sur le monde ?
Quand Maryam apprend la mort d’un adolescent tué par la police, une angoisse s’installe : quel avenir pour son fils dans ce monde ?
Entre colère et volonté de le protéger, elle s’engage dans une quête intime et politique. Ce livre raconte l’éveil d’une conscience collective et la force de celles qui refusent la fatalité.

Juin 2023, la France découvre la vidéo de la mort de Nahel Merzouk. Maryam, une jeune mère qui vit dans un quartier populaire, est choquée par ces images. Elle veut comprendre les mécanismes d’un système violent qui menace l’avenir de son fils.
Sa rencontre avec Fatima Ouassak lui fait prendre conscience que certains enfants sont considérés comme une menace. Avec d’autres mères qui refusent cette injustice, elle s’engage dans un mouvement révolutionnaire fondé sur la solidarité et l’amour.


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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Puissance des Mères »

La BD sortira en octobre 2026.

Célestine, petit rat – Le palais des fées – Tome 1

Album publié en 2026 aux éditions Albin Michel.


Résumé éditeur

Adapté du roman jeunesse de Gwenaële Barussaud publié le 28 février 2018.

C’est le grand jour pour Célestine, 11 ans : elle se rend enfin à Paris pour passer le concours d’entrée au « palais des fées », l’Opéra, son rêve depuis toujours !
On raconte que seule une candidature sur dix aura la chance de devenir petit rat… Sera-t-elle à la hauteur ?

De la petite blanchisserie familiale à ses débuts à l’école de l’Opéra de Paris, découvrez le destin d’une jeune fille rêvant de devenir danseuse étoile en 1900 !

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Célestine, petit rat – Le palais des fées »

La BD sortira en aout 2026.

Bambi

Album publié en 2020 aux Editions Albin Michel.


Adapté du roman de Felix Salten publié pour la première fois le 25 octobre 1923.

couverture bd Bambi

Bambi retrace les premières années d’un faon et, à côté de ses émerveillements, les épreuves qu’il affronte et qui le construisent : dangers, deuil, solitude, métamorphoses, défis, et toujours l’angoisse d’être chassé et tué.

L’histoire, oscillant entre anthropomorphisme (les animaux parlent) et naturalisme (les observations sont magnifiques), nous plonge dans une forêt qui bruisse de multiples émotions, d’expériences intenses, de sensations contrastées vécues par une société d’animaux, miroir de notre humanité, tout à la fois violente, cruelle et fragile, et dotée d’une prodigieuse résilience.

À partir de 9 ans


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Bambi »

Le Bambi que l’on croit connaître n’est pas celui de Felix Salten. Assez éloigné de la vision féérique que nous connaissons à travers le cinéma de Walt Disney, le roman de 1923 est d’une intensité plus forte, et c’est précisément ce texte original, traduit ici par Nicolas Waquet, que Benjamin Lacombe choisit de porter en images.

Benjamin Lacombe confie vouloir, dans un livre illustré, traiter du mal absolu de l’antisémitisme, un mal qui ressurgit toujours sous une autre forme, ou de biais, comme les mille dangers de la forêt de Felix Salten.
Publier ce Bambi est pour lui un engagement contre la montée des racismes et des extrémismes. Cette lecture sous-jacente traverse le récit sans l’alourdir : l’histoire oscille entre anthropomorphisme et naturalisme, plongeant le lecteur dans une forêt qui bruisse de multiples émotions, miroir d’une humanité tout à la fois violente, cruelle et fragile.

extrait bd Bambi - le roman de Felix Salten illustré

Graphiquement, Benjamin Lacombe fabrique un livre-objet, multipliant les variations de style. Des compositions picturales rappelant les couronnes florales de la tradition baroque flamande côtoient des cahiers entiers au fusain, célébrant le mouvement et la fuite, tandis que le passage des saisons convoque un style proche des papiers peints du mouvement Arts and Crafts. Des œuvres peintes en couleurs, comme de petits fragments d’espoir et de joie, cohabitent avec des doubles pages au fusain qui représentent avec force les temps plus sombres.

Un album qui s’adresse aux enfants dès 9 ans et aux adultes prêts à redécouvrir un texte que le cinéma avait longtemps édulcoré.

Propaganda – L’Art de manipuler l’opinion

Album publié en 2026 aux Editions Steinkis.


Adapté du livre dEdward Bernays publié en novembre 1928.

couverture bd Propaganda - L'Art de manipuler l'opinion

Comment manipuler l’opinion en démocratie ?

En 1928, Edward Bernays publie Propaganda : un ouvrage qui révèle comment l’opinion publique peut être façonnée, orientée, influencée. Faire acheter un produit, faire élire un président ou faire adhérer à une idée : pour lui, ces objectifs reposent sur les mêmes mécanismes.
Des décennies plus tard, Noam Chomsky décrira l’ouvrage comme « le manuel classique de l’industrie des relations publiques ».

Près d’un siècle après sa parution, Mildred, stagiaire dans une agence de communication, consacre un mémoire à Bernays. Un soir, celui-ci apparaît et s’installe à ses côtés, bien décidé à l’aider à décrocher un poste et à lui démontrer la pertinence de ses théories.

Au fil de leurs échanges, Mildred confronte les idées de Bernays aux réalités du XXIe siècle : information en temps réel, réseaux sociaux, données personnelles…
Un dialogue passionnant qui met en lumière une vérité dérangeante : si les outils ont évolué, les ressorts de la manipulation collective restent étonnamment les mêmes.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Propaganda – L’Art de manipuler l’opinion »

La BD sortira en aout 2026.

Guerre et Paix

Albums publiés aux éditions Soleil en 2011.


Résumé éditeur

D’après un roman de Léon Tolstoï écrit en 1865.

couverture manga Guerre et Paix

Guerre et Paix, fresque épique qui a pour théâtre la guerre napoléonienne avec la Russie du début du XIXème siècle, met en scène André, un jeune officier qui remet en cause l’utilité de combattre, Pierre, un homme tourmenté par sa recherche du vrai bonheur malgré son immense richesse et Natacha, une fille ingénue qui deviendra une femme pleine de charme.


Leur destin et celui d’une multitude d’autres personnages, s’entrecroisent à Moscou, ville en proie à l’anarchie engendrée par la guerre.
Découvrez en manga une des œuvres les plus grandioses de la littérature moderne.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Guerre et Paix »

Condenser Guerre et Paix de Léon Tolstoï en 192 pages de manga relève de la gageure. Le roman, publié en feuilleton entre 1865 et 1869 dans le Russkiy Vestnik (revue littéraire et politique russe fondée en 1856 à Moscou), est l’une des fresques les plus ambitieuses de la littérature mondiale, peuplée de plusieurs centaines de personnages sur quinze années d’histoire.
Le collectif japonais Variety Art Works, qui s’est spécialisé dans l’adaptation manga de grands classiques littéraires, s’attaque à ce monument avec un objectif clairement assumé : rendre Léon Tolstoï accessible, non le concurrencer.
Le récit recentre l’essentiel sur le trio central du roman. André, jeune officier qui remet en cause l’utilité de combattre, Pierre, homme tourmenté par sa recherche du vrai bonheur malgré son immense richesse, et Natacha, fillette ingénue qui deviendra une femme pleine de charme, voient leurs destins s’entrecroiser dans une Moscou en proie à l’anarchie engendrée par la guerre napoléonienne. L’essentiel du propos de Léon Tolstoï est préservé : la quête de sens face à la violence de l’Histoire, l’opposition entre la gloire militaire et la vie intérieure.
La philosophie fataliste de Tolstoï, qui postule que les grands hommes ne font pas l’Histoire mais en sont les instruments, transparaît dans la manière dont Variety Art Works traite les scènes de bataille : le chaos y prend le pas sur la stratégie, les individus y sont emportés bien plus qu’ils n’y décident.
L’adaptation n’est pas un chef-d’œuvre esthétique en soi, mais c’est un moyen agréable, rapide et efficace d’aborder Tolstoï. Le sens de lecture européen facilite l’accès au texte, et le découpage en courtes séquences épouse le rythme des grandes ruptures narratives du roman.

Destiné aux lycéens comme aux adultes rebutés par l’ampleur de l’œuvre originale, cet album fonctionne comme une carte de lecture : une invitation à rejoindre ensuite Léon Tolstoï dans ses … 960 pages.

Ravage – Tome 03

Bande dessinée publiée en 2017 aux éditions Glénat.


D’après le roman de René Barjavel publié en mars 1943.

La chute d’une civilisation. La naissance d’un dictateur.

Suite au cataclysme, privée de ses technologies, l’humanité est retournée à l’état sauvage.
Elle est devenue inhumaine. François, lui-même, n’hésite désormais plus à accomplir les pires actes pour assurer sa survie et la protection des siens qui voient en lui un nouveau leader.
Mais quel chemin leur propose-t-il ? Car en parcourant ce Paris en ruines, François se demande si la catastrophe ne serait pas une juste punition pour cette humanité aveuglée par le progrès. Ce concept va peu à peu s’insinuer en lui jusqu’à devenir une idéologie… et la vision du monde qu’il offrira à l’humanité pour le futur.

Jean-David Morvan et Rey Macutay concluent leur adaptation moderne et spectaculaire du classique intemporel de Barjavel !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Ravage – Tome 03 »

Ce troisième et dernier tome, paru en mars 2021 après quatre années d’attente dues notamment aux difficultés de Rey Macutay aux Philippines pendant la pandémie, referme une trilogie qui avait su renouveler le roman Ravage. Jean-David Morvan y accomplit ce que l’architecture narrative en flash-back des deux premiers tomes promettait : montrer comment François Deschamps, simple étudiant au début du récit, devient le Patriarche que l’on voyait gouverner dès la première page du tome 1.
C’est précisément ce passage de l’homme au mythe qui constitue le cœur de cet album. Au fil de l’exode vers le Sud, face aux violences et aux menaces répétées, François voit une idéologie se cristalliser en lui : la catastrophe est une juste punition pour une humanité aveuglée par le progrès, et l’avenir ne peut se construire qu’en rejetant définitivement la technologie.
Jean-David Morvan restitue avec précision le paradoxe de Barjavel : c’est un homme capable des pires actes pour protéger les siens qui deviendra le garant d’un nouvel ordre moral. La naissance d’un dictateur se fait toujours avec les meilleures intentions du monde.


Rey Macutay confirme dans ce tome conclusif l’étendue de son registre graphique. La planche d’ouverture représentant un parc solaire abandonné frappe par sa beauté mélancolique, et les grandes séquences d’action sur les routes de France révèlent un sens du cadre spectaculaire hérité de ses années de storyboard. Les couleurs de Walter accompagnent ce basculement vers un monde désaturé, où les teintes de la végétude reprennent progressivement leurs droits sur le béton.

Une conclusion que les lecteurs des deux premiers tomes liront avec la satisfaction de voir une vision cohérente menée jusqu’à son terme, fidèle à l’esprit d’une œuvre écrite en 1943 et qui n’a jamais cessé d’être d’actualité.

Ravage – Tome 02

Bande dessinée publiée en 2017 aux éditions Glénat.


D’après le roman de René Barjavel publié en mars 1943.

Quand l’humanité devient inhumaine

Paris, juste après la catastrophe. Plus une trace d’électricité. La ville d’Or est à présent plongée dans la nuit.
Les avions et les voitures volantes tombent comme des mouches. Visiblement, la coupure d’énergie s’est généralisée à toute la ville. Peut-être même à toute la planète…
Une juste punition pour ce monde aveuglé par le progrès ?
Au milieu du chaos, François se met en tête de retrouver Blanche pour la mettre en sûreté. Car privée de civilisation, l’humanité ne tarde pas à montrer son versant sombre. Dans les rues de Paris, c’est désormais la loi de la jungle qui prime : tuer ou être tué.

Redécouvrez en BD le classique intemporel de Barjavel dans une relecture moderne et spectaculaire !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Ravage – Tome 02 »

Là où le premier tome installait avec soin le Paris technologique de 2052 avant de déclencher la catastrophe, ce deuxième volume plonge sans détour dans ses conséquences immédiates. La coupure d’énergie est consommée, et Jean-David Morvan s’attache à montrer ce que René Barjavel formulait en 1943 avec une lucidité saisissante : privée de ses béquilles technologiques, une civilisation ne met que quelques heures à se désintégrer.

La force narrative de cet album réside dans sa capacité à faire coexister l’intime et le collectif. Au milieu du chaos, François se précipite pour retrouver Blanche dans le building où elle se trouve, grimpant les 75 étages à pied, multipliant les acrobaties dangereuses pour passer les étages ravagés.
Cette quête personnelle, portée par un homme dont la détermination frise parfois l’autoritarisme, sert de fil conducteur à une réflexion plus large sur la nature humaine. Le débat qui s’instaure entre François et Dubois, le producteur de Blanche, sur le sens de la catastrophe, pose les questions essentielles : le progrès est-il fondamentalement nécessaire à l’homme ? S’agit-il d’une punition divine ? Ces échanges donnent une épaisseur philosophique bienvenue à ce qui aurait pu n’être qu’un récit de survie.


Les séquences d’action s’enchaînent avec une violence sourde, les âmes sensibles étant clairement prévenues. Rey Macutay confirme dans cet album sa maîtrise des scènes de chaos urbain : les planches de Paris en flammes, avec ses tours éventrées et ses rues envahies de fuyards, atteignent une intensité visuelle rare, portée par les couleurs de Walter qui basculent progressivement du doré clinquant du monde d’avant vers les orangés et les noirs de l’apocalypse.

Tome charnière d’une trilogie ambitieuse, cet album s’adresse aux lecteurs qui ont accepté le pacte du premier volume et souhaitent voir jusqu’où René Barjavel, par la voix de Jean-David Morvan, pousse sa vision de l’effondrement humain.