Catégorie : Litterature en BD

Le Horla

Album publié en 2022 aux éditions Tartamudo.


Le Horla est une nouvelle de Guy de Maupassant parue en 1886.

couverture bd Le Horla

Le Horla est un conte d’angoisse qui a marqué les esprits de sa génération. Le récit d’un homme malade, rongé par un être invisible.

Mettre la folie en images et donner du corps à la paranoïa d’un auteur de génie qui sombre dans un autre monde, tel est le pari de deux auteurs de BD, Frédéric Bertocchini et Eric Puech. Ils ont créé un véritable environnement, des décors réalistes. Ils ont fait des personnages secondaires, les principaux témoins des délires de Guy de Maupassant.

Car c’est bien le célèbre écrivain qui est mis en scène. Le cocher, le médecin, la cousine, la femme de chambre, la cuisinière…

Ce sont eux qui font l’histoire qui constitue le socle réaliste du récit, le reste étant livré au seul fantastique.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Horla »

L’adaptation de « Le Horla » par Frédéric Bertocchini et Éric Puech est une prouesse qui mérite d’être saluée tant pour sa fidélité au texte original de Maupassant que pour la richesse de son interprétation graphique.

En transformant cette œuvre littéraire complexe en bande dessinée, Bertocchini parvient à capturer la progression de la folie qui envahit le protagoniste, un défi que peu d’adaptations réussissent avec autant de succès. Le scénario, habilement construit, maintient le lecteur dans une tension constante, jouant sur les thèmes de l’angoisse et du surnaturel de manière subtile mais efficace.

extrait bd Le Horla

Sur le plan visuel, Puech propose un style impressionniste qui non seulement évoque l’époque de Maupassant, mais qui amplifie également l’atmosphère oppressante de l’histoire. Chaque planche est travaillée avec minutie, et certaines scènes, comme celle de la calèche vibrant sur les pavés de Rouen, sont de véritables tableaux où l’on perçoit presque le mouvement et le bruit. Cette approche graphique renforce la dimension psychologique du récit, plongeant le lecteur dans un univers où la réalité et le fantastique se mêlent étroitement.

Cette bande dessinée est une réussite à la fois narrative et artistique, une œuvre qui transcende son statut d’adaptation pour offrir une nouvelle lecture du chef-d’œuvre de Maupassant.

Elle s’impose comme une référence incontournable pour les amateurs de littérature et de bande dessinée.


Guy de Maupassant, écrivain français du XIXe siècle, est connu pour ses récits réalistes captivants.

Né le 5 août 1850 à Tourville-sur-Arques, Maupassant a laissé une empreinte indélébile sur la littérature française. Son roman emblématique, « Le Horla », offre un aperçu de son génie littéraire et de son exploration de l’esprit humain.

« Le Horla » est une nouvelle fantastique qui explore la folie et l’influence invisible qui hante le protagoniste. Publié en 1887, ce récit suscite une atmosphère oppressante et pose des questions profondes sur la perception de la réalité.

Maupassant est célèbre pour sa prose concise et descriptive, dépeignant des personnages réalistes et des intrigues saisissantes. Ses récits se caractérisent par un style fluide et une attention minutieuse aux détails, offrant une immersion totale aux lecteurs.

Parmi ses autres œuvres notables figurent « Bel-Ami« , un roman satirique sur l’ambition et le pouvoir dans la société parisienne du XIXe siècle, et « Une vie« , un roman réaliste dépeignant les illusions et les désillusions d’une femme de la haute société.

Ce qu’il faut de terre à l’homme

Album publié en 2016 aux éditions Dargaud. Prix spécial du jury Angoulême 2017.


D’après une nouvelle de Léon Tolstoï écrite en 1886.

couverture bd Ce qu'il faut de terre à l'homme

Ce qu’il faut de terre à l’homme est le nouvel album de Martin Veyron : une fable au thème universel et intemporel : la cupidité des hommes.

Sur son lopin de terre de Sibérie, le paysan Pacôme vit avec sa femme et son fils. Il n’est pas riche mais il subvient aux besoins de sa famille.

Cependant, Pacôme se sent à l’étroit. « Si seulement j’avais plus de terres, soupire-t-il en regardant par-delà la clôture, je pourrais être tout à fait heureux. »

Un appétit, tant pour les terres que pour ce qu’elles rapportent, qui va aller…


L’avis histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Ce qu’il faut de terre à l’homme »

Dans l’adaptation graphique de Martin Veyron, « Ce qu’il faut de terre à l’homme » nous rappelle avec un trait à la fois subtil et expressif que l’avidité humaine est aussi vaste que la terre qu’elle convoite.

Veyron redessine le conte moral de Tolstoï avec une main contemporaine, illustrant non seulement l’histoire de Pacôme, le paysan sibérien dont les désirs s’étendent au-delà de sa portée, mais aussi, et peut-être plus crucialement, le combat intérieur d’un Tolstoï vieillissant qui, face à ses propres contradictions, cherche la rédemption dans la simplicité.

Le trait de Veyron est autant dans son dessin que dans sa capacité à capturer l’essence d’une Russie rurale à la fois intemporelle et ancrée dans une réalité sociale et politique palpable. La cupidité, la piété, l’orgueil, et la quête d’un sens à l’existence sont tissés dans une narration qui se lit comme une fable, mais qui résonne avec le poids d’un roman philosophique.

Cette œuvre est un écho visuel de la voix de Tolstoï, un cri dessiné contre l’insatiabilité de l’âme humaine, rappelant que la terre suffisante pour un homme est celle qui repose sous ses pieds, non celle qu’il désire à l’horizon.

« Ce qu’il faut de terre à l’homme » est un testament à la fois poignant et esthétiquement saisissant de cette vérité, capturé avec la plume et le pinceau de Veyron, qui, comme Tolstoï, comprend que les réponses les plus profondes résident souvent dans les questions les plus simples.


Léon Tolstoï, écrivain russe du XIXe siècle, est considéré comme l’un des plus grands auteurs de tous les temps. Ses romans et ses nouvelles captivants ont influencé des générations de lecteurs à travers le monde. Tolstoï était également connu pour ses idées philosophiques et sociales progressistes, qui ont marqué son œuvre littéraire.

Né en 1828 dans une famille noble, Tolstoï a connu une jeunesse tumultueuse, marquée par la guerre et les voyages.

Il a puisé dans ses propres expériences pour créer des personnages réalistes et des récits puissants.

Parmi ses œuvres les plus célèbres, on trouve « Guerre et Paix » et « Anna Karénine« , qui sont considérés comme des chefs-d’œuvre de la littérature mondiale.

portrait dessiné Léon Tolstoï

Au Bonheur des Dames

Album publié aux éditions Casterman en 2020.


Le classique d’Émile Zola revu par une autrice d’aujourd’hui.

couverture bd Au Bonheur des Dames

Venue de sa lointaine Normandie, Denise arrive à Paris avec ses deux frères sans un sou en poche…

D’abord aidée par l’oncle Baudu, un commerçant méfiant, elle va franchir la porte du Bonheur des Dames, un immense magasin de nouveautés qui fait se déplacer tout ce que Paris compte d’élégantes…

Engagée comme vendeuse, Denise découvre autour d’elle les rivalités avec les autres vendeuses, devenant vite la victime d’un système aliénant où il faut sans cesse se battre pour vendre et où les amitiés sont rares.

Mais la jeune femme va faire la connaissance d’Octave Mouret, le directeur du Bonheur des Dames, un homme de conquête qui ne songe qu’à l’expansion de son magasin, à défaut de trouver l’amour.

À moins que la rencontre avec Denise ne vienne bouleverser ses croyances ?


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Au Bonheur des Dames »

L’adaptation en bande dessinée du classique de Zola, « Au Bonheur des Dames » par Agnès Maupré, est une œuvre magistrale.

Maupré réussit à transposer l’univers du grand magasin parisien avec un trait vif et des couleurs vibrantes, capturant l’essence du roman tout en le rendant accessible et actuel.

Denise Baudu, héroïne provinciale, se retrouve plongée dans l’effervescence de la capitale où le grand magasin « Au Bonheur des Dames » incarne la modernité et la consommation de masse. Maupré illustre avec brio la lutte entre les petites boutiques traditionnelles et l’empire commercial d’Octave Mouret.

extrait bd Au Bonheur des Dames

Son dessin détaillé et expressif donne vie aux personnages et au décor de cette époque, tout en mettant en lumière les tensions sociales et économiques toujours pertinentes aujourd’hui​.

Les dialogues incisifs et les scènes dynamiques rendent cette adaptation non seulement fidèle à l’esprit de Zola, mais aussi incroyablement vivante. La critique de la société de consommation et la quête d’indépendance de Denise résonnent avec force, prouvant que certains enjeux traversent les siècles sans perdre de leur pertinence.

« Au Bonheur des Dames » de Maupré est une réussite éclatante, mêlant habilement fidélité littéraire et innovation graphique


Emile Zola, écrivain français du XIXe siècle, est connu pour son chef-d’œuvre littéraire intitulé « Au Bonheur des Dames ».

Ce roman captivant transporte les lecteurs dans le Paris effervescent de l’époque, où les grands magasins émergent avec force et bouleversent le paysage commercial.

« Au Bonheur des Dames » est une œuvre emblématique du naturalisme, courant littéraire explorant les réalités sociales et les influences environnementales sur les individus.

Zola y dépeint avec maestria les transformations de la société et les effets de l’essor du capitalisme sur la vie quotidienne des Parisiens.

L’intrigue se déroule au sein du grand magasin « Au Bonheur des Dames« , dirigé par Octave Mouret, personnage charismatique et visionnaire. Le roman met en lumière les enjeux économiques, la rivalité entre petits commerçants et grands magasins, ainsi que les bouleversements sociaux engendrés par cette nouvelle forme de commerce.

Zola décrit avec minutie l’atmosphère fébrile de ce temple de la consommation. Là où les clientes se laissent séduire par les dernières tendances et où les employées luttent pour survivre dans un monde de concurrence féroce.

« Au Bonheur des Dames » est un roman puissant, mettant en évidence les thèmes de la passion, de l’ambition et du désir. Zola y dresse un portrait saisissant de la société de son époque, avec ses aspirations et ses contradictions.

Roman publié pour la première en 1883.


Hercule Poirot – Le Crime de l’Orient-Express

Album publié aux éditions Paquet en 2017.


Le Crime de l’Orient-Express est un roman policier d’Agatha Christie publié le 1ᵉʳ janvier 1934.

couverture Le Crime de l'Orient-Express en bd

Hercule Poirot est à Istanbul où il compte faire un peu de tourisme. Mais un télégramme lui demande de rentrer de toute urgence.

Il doit prendre alors un billet pour l’Orient-Express en direction de Londres.

Il reconnaît son ami M. Bouc, directeur de la ligne, qui va aussi en direction de Londres.

Dans le train, M. Ratchett, un riche Américain, est tué au milieu de la nuit. Examinant le corps avec l’aide du docteur Constantine, il constate qu’il a été tué de douze coups de couteau.

Poirot, en collaboration avec M. Bouc et le docteur Constantine, interroge les passagers du train et découvre un grand nombre d’informations complémentaires.


Mais le mystère s’épaissit, tout comme la neige autour du train immobilisé au milieu de nulle part.

Le Crime de l’Orient Express est un des plus célèbres best seller d’Agatha Christie, la « Reine du crime ».


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Crime de l’Orient-Express »

La bande dessinée « Hercule Poirot : Le Crime de l’Orient-Express » de Chaïko et Benjamin von Eckartsberg est une adaptation remarquable du classique d’Agatha Christie.

Dès les premières pages, le lecteur est plongé dans l’atmosphère feutrée et énigmatique du célèbre train, immobilisé par la neige. Chaïko excelle dans la représentation des expressions faciales, capturant avec brio l’intelligence et la malice de Poirot.

L’intrigue suit fidèlement le roman, offrant une tension soutenue et un suspense palpable. Le défi de transposer un huis clos dans un format visuel est relevé avec une maîtrise notable, grâce à un découpage ingénieux et une mise en scène dynamique. Les illustrations, bien que stylisées différemment de leurs précédents travaux sur « La Chronique des Immortels », sont tout aussi efficaces pour évoquer l’oppression et l’intrigue de ce mystère ferroviaire.

extrait bd Le Crime de l'Orient-Express

L’attention aux détails, que ce soit dans les décors du célèbre train ou dans les costumes d’époque, transporte le lecteur dans les années 1930, ajoutant une couche d’authenticité et de profondeur visuelle à l’œuvre. Les couleurs, souvent en tonalités sourdes, participent à l’ambiance mystérieuse et élégante du récit.

« Le Crime de l’Orient-Express » par Chaïko est une adaptation fidèle et visuellement captivante qui enrichit l’héritage de Poirot et ravira un large public.


Agatha Christie, l’une des plus grandes auteures de romans policiers du 20ème siècle, a marqué le monde de la littérature. Avec ses intrigues captivantes et ses personnages mémorables, elle a su conquérir les lecteurs du monde entier.

Née en 1890 en Angleterre, Agatha Christie a écrit plus de 80 romans, qui se sont vendus à des millions d’exemplaires.

Ses œuvres emblématiques, telles que « Le Crime de l’Orient-Express » et « Dix Petits Nègres« , continuent de fasciner les amateurs de suspense.

Dotée d’un sens aigu de la narration, Christie a créé des détectives légendaires tels qu’Hercule Poirot et Miss Marple.

Sa maîtrise des rebondissements et des indices disséminés subtilement dans ses intrigues a contribué à faire d’elle la « Reine du crime ».

portrait dessinée agatha christie

L’héritage d’Agatha Christie perdure encore aujourd’hui, ses romans étant considérés comme des classiques intemporels.

Son style d’écriture fluide et sa capacité à tisser des mystères captivants en font une référence incontournable pour les auteurs contemporains.

Si vous passez par le sud de l’Angleterre, marchez sur les traces d’Agatha Christie en visitant la ville de Torquay et son musée.

Discours de la Méthode

Album publié aux éditions Soleil en 2017.


Adapté du Discours de la méthode, texte philosophique écrit par René Descartes publié 8 juin 1637 (même année que le Cid de Corneille).

couverture Discours de la Méthode en bande dessinée de Descarte

Comprenez de grandes œuvres libératrices de la pensée humaine grâce aux mangas et découvrez avec plaisir les idées fondatrices de nos sociétés !

Je pense, donc je suis !

Dans cette période de changements entre le Moyen-âge et l’époque moderne, Descartes élabore une méthode pour un meilleur usage de la « raison » présente en tout homme, en vue d’atteindre une vérité absolue.

Mais à quoi l’amènera son scepticisme méthodique, incitant à douter de tout ?

établissant les bases de la philosophie moderne, Descartes nous ouvre un chemin vers la vérité, et pour la comprendre, il se place au-dessus de ce monde, tout comme Dieu.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Médecin malgré lui »

Variety Artworks propose, avec Discours de la Méthode, une adaptation graphique ambitieuse du célèbre texte de René Descartes.

Cette bande dessinée réussit à rendre accessible une œuvre philosophique fondatrice, tout en préservant une partie de sa complexité. Le lecteur est plongé dans une époque de transition entre le Moyen Âge et la modernité, où Descartes, armé de son scepticisme méthodique, interroge les fondements mêmes de la connaissance.

Le choix de transposer une œuvre aussi dense en images est audacieux. Les illustrations, tout en étant relativement minimalistes, parviennent à capturer l’essence des idées de Descartes. L’utilisation du noir et blanc accentue le sérieux du propos, créant une atmosphère qui incite à la réflexion.

Cette adaptation constitue une introduction précieuse à la philosophie cartésienne pour un public plus large. Loin de trahir l’œuvre originale, Variety Artworks offre une relecture moderne et pédagogique du Discours de la Méthode, permettant ainsi à de nouveaux lecteurs de s’approprier des concepts qui ont marqué l’histoire de la pensée.

Cette bande dessinée se révèle également un outil didactique puissant, accessible à tous ceux qui souhaitent découvrir ou redécouvrir Descartes sous un angle différent.


René Descartes, également connu sous le nom de Renatus Cartesius, était un philosophe, mathématicien et scientifique français du XVIIe siècle.

Considéré comme l’un des pères fondateurs de la philosophie moderne, Descartes a profondément influencé de nombreux domaines de la pensée et de la connaissance.

Né en 1596 à La Haye en Touraine, Descartes est célèbre pour sa célèbre phrase « Je pense, donc je suis » (Cogito, ergo sum), qui illustre son approche méthodique et rationnelle de la philosophie.

Son travail révolutionnaire, notamment son ouvrage majeur « Discours de la méthode« , a jeté les bases de la pensée cartésienne et a contribué à établir le rationalisme comme une approche essentielle de la connaissance.

portrait dessiné de Descarte

En plus de son impact considérable sur la philosophie, Descartes a également apporté d’importantes contributions aux mathématiques et aux sciences.

Il est reconnu comme l’un des précurseurs de la géométrie analytique, reliant l’algèbre et la géométrie, et a développé le concept de coordonnées cartésiennes, qui porte son nom.

Au-delà de sa renommée académique, Descartes a également suscité des controverses avec certaines de ses idées. Notamment sa vision dualiste de l’esprit et du corps, où il soutenait que l’esprit et le corps étaient des entités distinctes interagissant ensemble. Perspective discutée et débattue par de nombreux penseurs par la suite.

Aujourd’hui, l’héritage intellectuel de René Descartes reste incontestable. Son influence sur la philosophie, les mathématiques et les sciences continue d’inspirer des générations de chercheurs et de penseurs.

Ses idées révolutionnaires et sa méthode rigoureuse ont ouvert de nouvelles voies de réflexion et ont façonné notre compréhension du monde qui nous entoure.


Accès via le site de la bibliothèque nationale de France (domaine public)

Le Comte de Monte-Cristo – Tome 1

Album publié en 2023 aux Editions Delcourt.


Adapté de l’œuvre d’Alexandre Dumas publié en 1844 pour la première fois.

Tout juste promu capitaine, Edmond Dantès rentre à Marseille pour y épouser la belle Mercédès.

Mais trois amis jaloux fomentent un plan… qui le conduit en prison à perpétuité.

Il parvient à s’évader, détenteur du secret de son voisin de cellule, l’abbé Faria, qui lui a confié l’emplacement d’un trésor.

Richissime et libre, il prend l’identité du Comte de Monte-Cristo et organise sa vengeance…



L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Comte de Monte-Cristo – Tome 1 »

Avec « Le Comte de Monte-Cristo – Tome 1« , Patrick Mallet et Bruno Loth nous offrent une adaptation graphique de haute volée du chef-d’œuvre d’Alexandre Dumas. Cette bande dessinée parvient à capturer l’essence du roman original grâce à des illustrations puissantes et un scénario fidèle.

Les personnages, notamment Edmond Dantès, sont admirablement rendus. On ressent intensément son passage de l’innocence à la détermination vengeresse.

Bruno Loth excelle dans les scènes de tension, notamment les moments passés en prison et l’évasion spectaculaire de Dantès. Les couleurs de Corentin Loth enrichissent encore cette immersion visuelle.

extrait Le Comte de Monte-Cristo - Tome 1

Cette adaptation se distingue par sa capacité à condenser une histoire complexe sans la trahir. Cependant, quelques raccourcis narratifs peuvent déstabiliser ceux qui connaissent bien le roman. Malgré cela, l’intrigue reste captivante et accessible, rendant cette œuvre idéale pour les nouveaux lecteurs comme pour les fans de longue date de Dumas.

Ce premier tome est une réussite qui mêle respect du texte original et modernité graphique. Une lecture indispensable pour les amateurs de bande dessinée et de littérature classique.


Découvrir un extrait


Quelques mots sur Alexandre Dumas

Alexandre Dumas (1802-1870) est l’un des écrivains les plus célèbres de la littérature française du XIXe siècle.

Il est surtout connu pour ses romans historiques, tels que « Les Trois Mousquetaires » et « Le Comte de Monte-Cristo« .

Dumas était un maître de l’aventure et de l’intrigue, et ses personnages étaient souvent des héros courageux qui défiaient les conventions de la société.

« Le Comte de Monte-Cristo« , publié en 1844, est considéré comme l’un des romans les plus populaires et les plus influents de Dumas.

L’histoire suit le personnage principal, Edmond Dantès. Il est injustement emprisonné et condamné à la vie à perpétuité dans une prison française.

Après avoir passé des années en prison, Dantès parvient à s’échapper et découvre un trésor caché sur l’île de Monte-Cristo.

Avec sa fortune nouvellement acquise, Dantès décide de se venger de ceux qui l’ont fait emprisonner et de récupérer ce qui lui a été volé.

Le roman est un récit captivant de vengeance, de trahison, d’amour et d’intrigue. Il est également une réflexion sur la justice et la morale, ainsi que sur la nature humaine et la capacité de l’homme à se réinventer.

« Le Comte de Monte-Cristo » est considéré comme l’un des chefs-d’œuvre de la littérature française. Il a été adapté de nombreuses fois pour le cinéma et la télévision.


Boule de Suif

Album publié en 2009 aux Editions Delcourt


D’après le roman de Guy De Maupassant publié en 2007.

couverture bd Boule de Suif

Normandie, 1870.

L’armée française quitte Rouen, bientôt envahie par les Prussiens. Dix habitants fuient vers le Havre via Dieppe.

Dans la diligence, les Loiseau, commerçants, le Comte de Bréville et sa femme, deux religieuses, les Carré-Lamadon, riches filateurs, Cornudet le Démoc et… Élisabeth Rousset, surnommée « Boule de suif« .

Comment les « honnêtes gens » vont-ils tolérer la présence de cette fille ?


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Boule de Suif »


« Boule de Suif » en bande dessinée révèle une fresque sociale saisissante, ancrée dans l’atmosphère tourmentée de la guerre franco-prussienne de 1870. Cette adaptation brillante de l’œuvre de Maupassant dépeint avec finesse les tensions et les hypocrisies de la société de l’époque.

À travers le périple en diligence vers Le Havre, les personnages, tous représentatifs d’une classe sociale différente, révèlent leur véritable nature face à l’adversité. Les riches commerçants, les nobles arrogants, les religieuses dévouées et même le démocrate revendicatif se retrouvent confrontés à des choix moraux déchirants lorsque leur confort et leur statut sont menacés.

Au cœur de ce microcosme social, Boule de Suif se démarque par son humanité et sa dignité, malgré le mépris dont elle est l’objet. Son refus de se soumettre à l’officier prussien révèle un courage et une intégrité qui contrastent cruellement avec la mesquinerie de ses compagnons de voyage.

extrait bd Boule de Suif

Les illustrations, bien que parfois caricaturales, captent l’essence des personnages et de l’époque avec brio. Les décors évoquent avec justesse l’atmosphère oppressante et chaotique de la guerre, renforçant l’immersion du lecteur dans cet univers troublant.

En revisitant ce classique de la littérature française, « Boule de Suif » en bande dessinée offre une réflexion poignante sur la condition humaine et les dilemmes moraux, tout en offrant une expérience de lecture captivante et profondément édifiante.


Guy de Maupassant (1850-1893) est l’un des écrivains les plus célèbres de la littérature française du XIXe siècle. Il est principalement connu pour ses nouvelles, qui reflètent souvent la vie quotidienne de la France de l’époque.

Maupassant est considéré comme un maître de la forme courte et est admiré pour sa capacité à capturer des moments de la vie de ses personnages avec une grande précision.

Parmi ses œuvres les plus célèbres se trouve le roman « Boule de Suif« , publié en 1880. L’histoire se déroule pendant la guerre franco-prussienne de 1870. Elle suit un groupe de voyageurs français qui cherchent à fuir Rouen et à se rendre à Dieppe.

L’un des personnages principaux est une prostituée, Boule de Suif, qui est initialement méprisée par les autres voyageurs en raison de sa profession. Elle devient plus tard leur héroïne quand elle sacrifie sa propre dignité pour le bien du groupe.


« Boule de Suif » est souvent considéré comme une critique de la société française de l’époque, qui est montrée comme hypocrite et égoïste. Le roman est également remarquable pour sa représentation réaliste de la guerre et de ses conséquences sur la vie quotidienne des gens.


Le Passager du Polarlys

Album publié aux éditions Dargaud en 2023.


Février 1930. Dans un atelier d’artiste de Montparnasse, une jeune femme est retrouvée morte. Surdose de morphine. Elle s’appelait Marie Baron.

couverture bande dessinée Le Passager du Polarlys de Georges Simenon

Quelques jours plus tard, le cargo mixte Polarlys quitte le port de Hambourg pour l’extrême nord de la Norvège. Voyage de routine, destiné à approvisionner les ports qui jalonnent la côte.

Quel rapport entre ces deux événements, distants de plusieurs milliers de kilomètres ?
A priori, aucun.

Mais pour le capitaine Petersen, cette traversée ne sera pas comme les autres.

Car il a de bonnes raisons de penser que le responsable de la mort de Marie se cache à bord de son navire.

Et quand un conseiller de police est assassiné dans sa cabine, l’ambiance se tend encore plus.

Parmi les passagers du Polarlys, sur une mer battue par les vents et dans une atmosphère poisseuse où les faux-semblants règnent en maître, les coupables potentiels ne manquent pas…

Christian Cailleaux et José-Louis Bocquet s’emparent de l’un des premiers « romans durs » de Georges Simenon, cette facette littéraire où, sous le signe du roman noir, le créateur de Maigret met en scène sa propre comédie humaine.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Passager du Polarlys »

Dans la brume des années trente, « Le Passager du Polarlys » ressuscite l’âme d’un Paris nocturne et la rigueur glaciale des mers du Nord.

José-Louis Bocquet et Christian Cailleaux tendent la main à Simenon, le maître du roman policier, en adaptant l’une de ses intrigues non maigretones. L’album débute dans l’effervescence des soirées parisiennes, où le tragique danse avec l’insouciance. La mort suspecte d’une jeune femme, Marie Baron, injecte une dose de mystère que le départ du navire Polarlys de Hambourg est loin de diluer.

L’adaptation se veut audacieuse, plongeant le lecteur dans un huis-clos maritime où chaque vague semble receler une vérité plus sombre.

Le dessin oscille entre réussite et confusion, avec des personnages parfois difficiles à distinguer, noyés dans les remous d’un trait qui se veut fidèle à l’époque. Les couleurs, mornes et sombres, servent l’atmosphère oppressante de l’enquête, peut-être un écho aux romans durs de Simenon, où la psychologie prime sur l’action.

extrait bd Le Passager du Polarlys

La décision de révéler prématurément coupable et crime écarte le lecteur de l’énigme traditionnelle, lui offrant un poste de spectateur plutôt que d’enquêteur. Cet écart par rapport au roman de Simenon peut être vu comme une trahison ou une réinterprétation moderne, selon le degré d’attachement du lecteur à l’œuvre originelle.

Une lecture qui reste un hommage à l’esprit de Simenon et une invitation à naviguer dans les eaux troubles du polar.



Sa plume est connue pour son style simple et direct, ainsi que pour sa capacité à décrire avec précision les personnages et les environnements qu’il décrit.

Ses histoires ont été adaptées en films, séries télévisées et pièces de théâtre, et ont été traduites dans de nombreuses langues à travers le monde.

Sa capacité à explorer les motivations et les émotions des personnages, ainsi que son talent pour décrire les atmosphères et les ambiances, ont fait de lui l’un des auteurs les plus aimés de son temps.


Site officiel

La curée

Album publié en 2019 aux Editions Les Arènes.


Adapté de l’œuvre de Emile Zola (publié pour la première fois en 1871)

Découvrez une adaptation en BD du roman d’Emile Zola par Eric Stalner et Cédric Simon. Une critique sociale corrosive d’une incroyable actualité.

À la fin d’une chasse à courre, pendant la curée, les chiens dévorent les entrailles de la bête tuée. « De l’or et de la chair », Émile Zola résumait ainsi La Curée.

couverture bd la curée

L’or, c’est Aristide Saccard. Ce bourgeois affairiste vorace veut saigner Paris et se repaître de l’argent qui coule dans les veines d’une capitale bouleversée par les travaux haussmanniens.

Sans scrupules, il triche, vole, ment et manipule… même ses proches.

La chair, c’est Renée, la seconde épouse de Saccard. Jeune femme comblée et courtisée, elle cherche à tromper son ennui en dilapidant sa fortune et en goûtant la jouissance de l’interdit.

Or qu’y a-t-il de plus immoral que d’entretenir une relation fiévreuse avec un beau-fils que l’on a élevé ?

À travers des dessins somptueux, Éric Stalner et Cédric Simon nous offrent une version sublimée et moderne de l’œuvre de Zola.

La Curée, c’est l’argent tout-puissant qui nourrit le vice et la débauche.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La curée »

Dans le sillage des géants de la littérature, « La Curée » d’Éric Stalner émerge non seulement comme une adaptation fidèle, mais aussi comme une œuvre artistique autonome qui mérite son propre éclat.

Stalner se réapproprie le roman naturaliste d’Émile Zola avec une maîtrise qui frôle l’irrévérence, tant son coup de pinceau est à la fois audacieux et respectueux de la source originelle.

Le Paris haussmannien, avec ses veines bouillonnantes de progrès et ses plaies ouvertes de corruption, est capturé dans des illustrations qui parlent autant que le texte lui-même. Stalner se fait architecte et historien, dressant des édifices visuels où chaque brique semble imprégnée des aspirations et des déboires des personnages zoliens.

Le scénario, tout en s’ancrant dans la fidélité, ne manque pas de s’envoler lorsque nécessaire. Stalner évite l’écueil de la redite et transforme le didactisme potentiel de l’adaptation en une exploration viscérale de thèmes éternels : l’ambition, le désir, la chute. L’histoire d’Aristide et de sa famille est un écho graphique aux tumultes de notre époque, un miroir où le lecteur est invité à se reconnaître, à frémir, à s’interroger.

« La Curée » de Stalner n’est donc pas une simple réinterprétation graphique, mais une réflexion artistique qui s’inscrit dans la continuité de l’œuvre de Zola, tout en insufflant un souffle nouveau, moderne et captivant.

Une réussite qui confirme que la bande dessinée est un art à part entière, capable de revisiter et de sublimer les classiques.


Emile Zola est l’un des plus grands écrivains français du XIXe siècle, célèbre pour sa contribution au mouvement littéraire naturaliste.

L’une de ses œuvres les plus marquantes est « La Curée« , publiée en 1871, qui explore les thèmes de la cupidité, de l’ambition et de la décadence de la bourgeoisie parisienne pendant le Second Empire.

Dans La Curée, Zola suit l’histoire de deux cousins, Aristide Saccard et Maxime, qui cherchent à s’enrichir rapidement dans le monde des affaires et de la spéculation immobilière.

Le roman décrit les excès de la société parisienne de l’époque, où l’argent et le pouvoir sont les seuls critères de réussite. Mais au-delà de la richesse matérielle, Zola dépeint également l’avidité de ses personnages et leur insatiable besoin de satisfaction.

Avec une écriture vivante et précise, Zola nous transporte dans le Paris de l’époque et nous offre une critique sociale acerbe de la société de son temps.

« La Curée » est ainsi une œuvre phare de la littérature française qui a marqué son époque et continue d’influencer les générations de lecteurs et d’écrivains qui ont suivi.


Pot-bouille

Album publié en 2020 aux Editions Les Arènes.


Adapté de l’œuvre de Emile Zola (publié pour la première fois en 1882)

Derrière le luxe et les tentures dorées, tout n’est que saleté, stupre et vacuité. Comme l’écrit Zola, la bourgeoisie, c’est  « cochon et compagnie » !

« Pot-bouille » : cuisine ordinaire, tambouille médiocre des familles.

couverture bd Pot-bouille

Tout juste arrivé à Paris, Octave Mouret emménage rue de Choiseul dans un immeuble bourgeois au coeur d’une capitale en pleine transformation haussmannienne.

Derrière la façade policée, il découvre l’envers du décor : basses intrigues et adultères à tous les étages !

Chacun fait sa petite cuisine peu ragoûtante pour s’acheter une place dans la société du Second Empire.

Avec l’appétit d’un jeune loup affamé, Octave s’en donne à coeur joie parmi ces hypocrites, prend une maîtresse à chaque étage et s’enivre des mesquineries de familles prêtes à tout pour marier leurs filles.

Éric Stalner et Cédric Simon dressent avec virtuosité une galerie de personnages plus jubilatoires les uns que les autres et nous régalent du spectacle de la faiblesse humaine.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Pot-bouille »

Dans l’arène foisonnante des adaptations graphiques, « Pot-bouille » par Éric Stalner et Cédric Simon s’érige en modèle d’harmonie entre fidélité narrative et éclat visuel.

C’est avec une dextérité presque zolienne que les auteurs tissent le récit d’Octave Mouret, jeune loup affamé dans le Paris haussmannien, peuplé d’hypocrites et de fausses apparences.

Le graphisme, subtile alchimie de détail et d’émotion, sert de révélateur à la société du Second Empire, où le faste des salons ne parvient pas à dissimuler la bassesse des intrigues. Stalner, avec sa palette, esquisse un monde où l’opulence matérielle contraste avec la paupérisation morale, donnant vie à la critique acerbe de Zola sur la bourgeoisie.

Pourtant, derrière le vernis des costumes et des demeures cossues se dévoile un festin de vices et d’adultères, un festin que l’adaptation dépeint avec un réalisme cru, sans jamais sombrer dans la caricature. La BD brille particulièrement par son dossier en fin d’œuvre, qui offre un éclairage historique enrichissant, étoffant l’expérience de lectures variées.

« Pot-bouille » de Stalner et Simon est une réussite, non seulement pour les amoureux de Zola mais aussi pour ceux qui découvrent. C’est une porte d’entrée visuelle attrayante sur une époque révolue, mais dont les échos résonnent encore dans nos sociétés contemporaines.


Emile Zola était un écrivain et journaliste français du XIXe siècle. Il est célèbre pour son style réaliste et son engagement en faveur de la justice sociale.

Son roman « Pot-Bouille », publié en 1882, est considéré comme l’un de ses chefs-d’œuvre et un classique de la littérature française.

Ce roman raconte l’histoire d’un jeune couple bourgeois, Octave Mouret et sa femme, qui s’installent dans un immeuble de rapport à Paris.

À travers les vies et les intrigues de leurs voisins, Zola dépeint une société corrompue par l’argent et le pouvoir. Se révèle alors les hypocrisies et les immoralités cachées derrière les apparences respectables de la classe moyenne.

À travers les vies et les intrigues de leurs voisins, Zola dépeint une société corrompue par l’argent et le pouvoir. Se révèle alors les hypocrisies et les immoralités cachées derrière les apparences respectables de la classe moyenne.

« Pot-Bouille » est un portrait impitoyable de la bourgeoisie urbaine du XIXe siècle. Et c’est une critique acerbe de la société française de l’époque.

Ce roman est aujourd’hui considéré comme un classique de la littérature française. Il est souvent étudié dans les écoles et les universités pour sa représentation réaliste de la vie urbaine et de la condition humaine.