Catégorie : Litterature en BD

Les voyages de Gulliver – De Laputa au Japon

Album illustré publié en 2020 aux éditions Soleil.


Résumé éditeur

Librement adapté du roman satirique de Jonathan Swift publié le 28 octobre 1726.

couverture bd Les voyages de Gulliver - De Laputa au Japon

Après une attaque de pirates, Lemuel Gulliver cumule les découvertes : l’île volante de Laputa, Balnibarbi, l’Académie de Lagado, Maldonada, l’île de Glubbdubdrib, le royaume de Luggnagg puis le Japon, avant de rejoindre l’Angleterre.


Conte philosophique, pamphlet sociétal et politique ou récit fantastique… cette adaptation, de toute beauté, mêle brillamment humour et satire.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les voyages de Gulliver »

Librement adapté de Jonathan Swift, « Les voyages de Gulliver – De Laputa au Japon » (scénario de Bertrand Galic, dessins de Paul Echegoyen) offre une relecture originale du troisième voyage de Gulliver, explorant Laputa, Balnibarbi ou encore le Japon.

Ce roman graphique plonge le lecteur dans un conte philosophique où satire sociale, humour subtil et réflexion sur le progrès s’entremêlent habilement. L’écriture fluide de Bertrand Galic rend accessibles les thèmes de la vacuité du pouvoir, de la quête d’immortalité et de la complexité humaine, conférant à Lemuel Gulliver une richesse psychologique toute en retenue : son regard distancié laisse place à une introspection universelle sur la condition humaine.

extrait bd Les voyages de Gulliver - De Laputa au Japon

Visuellement, Paul Echegoyen surprend par ses planches détaillées, utilisant mine de plomb et aquarelle noire. Les teintes ocres rappellent les cartes anciennes et installent une atmosphère intemporelle ; chaque paysage, chaque navire devient tableau, magnifié par une lumière douce et poétique. Cette esthétique sublime l’étrangeté des mondes et accompagne merveilleusement le propos satirique.

Un album pour les amateurs de classiques repensés, curieux de voyages imaginaires intelligemment illustrés.

Deux ans de vacances – Tome 3

Album publié en 2018 aux éditions Vent d’Ouest.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Jules Verne publié le 19 novembre 1888.

couverture bd Deux ans de vacances - Tome 3

Loin de la civilisation, la barbarie reprend ses droits…

Après moult péripéties, les enfants ont découvert qu’ils n’étaient plus seuls sur l’île. L’arrivée de Kate, une nouvelle naufragée, a rapidement mis à mal la routine dans laquelle ils s’étaient installés.
Puisqu’une bande de pirates à ses trousses a débarqué à son tour !
Même s’ils sont organisés, nos rescapés ne restent que des enfants, face à la cruauté des adultes.
Arriveront-ils à les mettre en déroute ?
Après deux années passées sur une île au bout du monde, trouveront-ils le moyen de rentrer chez eux ?
Découvrez-le dans ce volume, suite et fin de l’adaptation de Jules Verne en BD !

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Deux ans de vacances – Tome 3 »

Deux ans de vacances – Tome 3, signé Frédéric Brrémaud et Philippe Chanoinat d’après Jules Verne, conclut brillamment cette trilogie jeunesse parue le 20 février 2019 aux éditions Vents d’Ouest.
Après deux années d’isolement, l’arrivée de Kate et celle d’une bande de pirates font basculer le camp des enfants dans un affrontement aussi physique que moral. Les scénaristes explorent la tension entre solidarité et rivalité, tandis que chaque protagoniste révèle ses fragilités et son courage sous la pression de l’urgence.

extrait bd Deux ans de vacances - Tome 3

Sur le plan graphique, Hamo affirme une ligne claire épurée et un sens du détail bluffant : les décors insulaires gagnent en relief, les visages traduisent subtilement l’angoisse et l’émerveillement, et les couleurs pastel contrebalancent la violence latente de l’intrigue. Les enchaînements de plans serrés et panoramiques rythment le récit.

Ce troisième volet confirme la force d’une adaptation fidèle et vivante du roman de Jules Verne, à recommander tant aux adolescents qu’aux amateurs de BD d’aventure.

Deux ans de vacances – Tome 2

Album publié en 2018 aux éditions Vent d’Ouest.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Jules Verne publié le 19 novembre 1888.

couverture bd Deux ans de vacances - Tome 2

Une île pas si déserte que ça…

Nos quatorze jeunes naufragés découvrent qu’ils ne sont pas tout à fait seuls sur leur île… Une jeune femme, bientôt rejointe par une bande de pirates va bousculer le quotidien qu’ils avaient réussi à recréer pendant leurs mois de solitude. Après avoir appris à survivre face aux éléments et à la nature impitoyable, ils vont devoir apprendre à se défendre contre une autre forme de menace. Car après tout, n’est-ce pas dans le cœur des hommes que se cache le plus terrible des dangers ?

Redécouvrez un classique de la littérature d’aventure en BD !
Les auteurs ont insufflé de la modernité à la robinsonnade de Jules Verne pour en livrer une série grand public dans la lignée de Seuls ou Esteban.
Une trilogie qui paraîtra intégralement au cours de l’année 2018.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Deux ans de vacances – Tome 2 »

Adaptée du roman de Jules Verne (1888) par Frédéric Brrémaud et Philippe Chanoinat, cette bande dessinée, dessinée par Hamo et parue le 6 juin 2018 chez Vents d’Ouest, poursuit la robinsonnade dans la lignée du texte d’origine.

Le deuxième chapitre accroît la tension en introduisant une bande de pirates menée par le charismatique Walston. Les quatorze naufragés, déjà confrontés à la solitude et aux éléments, doivent désormais composer avec une menace humaine plus insidieuse. ​

extrait bd Deux ans de vacances - Tome 2

Hamo signe un dessin réaliste aux contours nets, rehaussé de couleurs chaudes qui évoquent la chaleur écrasante de l’île. Les visages aux allures rondouillardes apportent une dimension empathique, tandis que le découpage dynamique sert le rythme haletant des combats et des poursuites.

Ce deuxième tome convainc par sa fidélité à l’œuvre originelle. Recommandé aux amateurs d’aventures classiques, il séduira aussi bien les jeunes lecteurs que les passionnés de Jules Verne.

Deux ans de vacances – Tome 1

Album publié en 2018 aux éditions Vent d’Ouest.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Jules Verne publié le 19 novembre 1888.

couverture Deux ans de vacances - Tome 1

Seuls au monde !

Quatorze jeunes garçons, pensionnaires d’un collège en Nouvelle-Zélande, se retrouvent piégés sur une goélette à la dérive au large du Pacifique. Lorsque leur navire fait naufrage sur une île visiblement déserte, ils doivent apprendre à s’organiser pour vivre par eux-mêmes et chercher des secours.
Mais des rivalités ne tardent pas à apparaître au sein de la petite communauté. D’autre part, en explorant les lieux, les quatorze aventuriers découvrent que l’île recèle bien des secrets…

Redécouvrez un classique de la littérature d’aventure en BD !
Les auteurs ont insufflé de la modernité à la robinsonnade de Jules Verne pour en livrer une série grand public dans la lignée de Seuls ou Esteban.
Une trilogie qui paraîtra intégralement au cours de l’année 2018.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Deux ans de vacances – Tome 1 »

Adaptée du roman de Jules Verne paru en feuilleton en 1888 et publié en volume la même année, cette bande dessinée conçue par Frédéric Brrémaud, Philippe Chanoinat, et dessinée par Hamo aux éditions Vents d’Ouest, entraîne le lecteur au cœur d’une véritable robinsonnade contemporaine.

L’intrigue met en scène quatorze adolescents naufragés sur une île isolée du Pacifique. La tension émane d’une organisation en communauté qui oscille entre solidarité et rivalités, tandis que la menace s’intensifie avec l’arrivée de pirates. Chaque personnage se révèle tour à tour ingénieux, impulsif ou peureux.

extrait Deux ans de vacances - Tome 1

Le trait semi-réaliste d’Hamo, sublimé par des couleurs pastel et des touches chaleureuses, capture à merveille la violence de la tempête et la quiétude de l’île. Les planches alternent panoramas grandioses et gros plans expressifs.​

Ce premier opus séduit par son équilibre entre fidélité à l’œuvre originale et modernité de la mise en images. Recommandé aux amateurs d’aventure et aux lecteurs à partir de douze ans, ce tome promet une trilogie riche en rebondissements.

Le Magicien d’Oz – Tome 2

Album publié en 2025 aux Editions Jungle.


Adapté de l’œuvre de Lyman Frank Baum (publiée pour la première fois le 17 mai 1900).

Dorothée et ses amis rencontrent enfin le magicien d’Oz pour lui exposer leurs souhaits. Cependant, le sorcier, intraitable, leur impose d’éliminer la méchante sorcière de l’Ouest avant d’accéder à leurs désirs.
De nouveau sur la route, Dorothée, le lion peureux, l’épouvantail sans cervelle et le bûcheron en fer blanc devront affronter de nombreux dangers et vivront des aventures qui changeront leur destin.
Toutefois, pour Dorothée, le chemin est encore long avant de pouvoir retourner au Kansas…

Un carnet rédigé et validé par des enseignants complète cet album.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Magicien d’Oz – Tome 2 »

Cette seconde partie conclut brillamment l’adaptation jeunesse du classique de Lyman Frank Baum par Maxe L’Hermenier et Hélène Canac. Le récit reprend fidèlement le parcours initiatique de Dorothée et ses compagnons, confrontés à la redoutable mission imposée par le Magicien d’Oz : éliminer la Méchante Sorcière de l’Ouest.
Au-delà de l’aventure, c’est la dimension psychologique qui enrichit cette BD : chaque personnage découvre en lui-même les qualités qu’il croyait absentes, incarnant les thèmes universels du courage, de la confiance en soi et de l’entraide.

Graphiquement, Hélène Canac compose un univers lumineux et chaleureux. Son trait rond et ses couleurs vives dynamisent le récit tout en préservant une douceur adaptée au jeune lectorat. Les pleines pages immersives et la palette colorée soutiennent l’émotion et la magie du pays d’Oz, rendant visible l’imaginaire débordant de cette œuvre publiée en 1900.

Un carnet pédagogique complète l’album. Cette adaptation réussie offre aux 6-10 ans une porte d’entrée captivante vers ce chef-d’œuvre littéraire, prouvant que les grandes histoires traversent les générations sans perdre leur pouvoir de fascination.


Irina, Journal d’une bibliothécaire à Kiev pendant l’occupation allemande

Album publié en 2026 aux Editions Petit à Petit.


Adapté du livre d’Irina Khorochounova publié le 19 septembre 2018.

couverture bd Irina, Journal d'une bibliothécaire à Kiev pendant l'occupation allemande

1941-43 : jeune bibliothécaire issue de la bourgeoisie russe, Irina Khorochounova consigne dans son journal les événements survenant à Kiev, alors occupée par les Allemands.
La collaboration, les pillages, le marché noir, les arrestations, les expulsions et les exécutions créent un climat de terreur sans pareil dans la capitale ukrainienne.
Le récit du martyre spécifique des Juifs dans cet océan de violences peuple les écrits d’Irina.
Son journal, traduit en français par Boris Czerny et adapté en bande dessinée par Brrémaud et Bauer, livre un témoignage inédit sur la Seconde Guerre mondiale telle que vécue par les civils de Kiev.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Irina, Journal d’une bibliothécaire à Kiev pendant l’occupation allemande »

Adapté du journal authentique d’Irina Khorochounova, Irina, Journal d’une bibliothécaire à Kiev pendant l’occupation allemande donne une forme graphique à un témoignage longtemps resté inédit. Le scénario de Frédéric Brrémaud et le dessin de Jean-Claude Bauer s’appuient sur la traduction et le travail d’archives de l’historien Boris Czerny, qui exhuma ce manuscrit en enquêtant sur le massacre Babi Yar.

Le récit épouse le point de vue d’une femme singulière : issue d’une famille aristocratique russe brisée par le stalinisme, Irina Khorochounova n’est ni juive ni ukrainienne, mais se retrouve employée dans une bibliothèque dirigée par l’occupant qui en pille les collections. De ce poste ambigu, elle consigne au jour le jour la collaboration, le marché noir, les rafles pour le travail forcé et, en leitmotiv, le martyre des Juifs. La force du portrait tient à ce refus des oppositions simples : Irina Khorochounova observe les lâchetés, les accommodements, sa propre position inconfortable, tout en cachant un ami juif. Le massacre de Babi Yar, en septembre 1941, hante le récit sans jamais être mis en avant.

Le dessin réaliste de Jean-Claude Bauer, qui suivit jadis le procès de Klaus Barbie, sert cette exigence de vérité. Son trait documentaire restitue la Kiev occupée, ses files d’attentes, ses ruines et ses visages inquiets. Sa retenue épouse la sobriété reconnue du journal d’origine. La mise en images ancre l’abstraction du crime de masse dans le quotidien concret d’une survivante.

L’ensemble compose un témoignage graphique rigoureux et nécessaire. On le recommandera aux lecteurs attentifs à l’histoire de la Shoah par balles et du front de l’Est, encore trop peu représenté en bande dessinée.


Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

L’Art de la guerre

Bande dessinée publiée en 2000 aux éditions Vents d’Ouest.


D’après l’œuvre de Sun Tzu publiée vers 600 AV JC.

couverture bd L'Art de la Guerre

L’Art de la Guerre, de Sun Tzu ( 6-5ème siècle avant JC), se présente comme l’un des plus anciens ouvrages de stratégie.
Classique du genre, il pose les fondements de la science militaire.
L’Art de la Guerre en BD offre une version originale de cette œuvre qui, au fil du temps, est devenue la référence incontournable des stratèges contemporains.
Véritable mine d’or en matière de management, nombreux sont ceux qui pourront appliquer cet enseignement irremplaçable jusque dans leur vie quotidienne !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Art de la guerre »

Pas encore d’avis.

Les Mohamed

Album publié en 2019 aux éditions Sarbacane.


Résumé éditeur

Adapté du livre Mémoires d’immigrés : L’héritage maghrébin de Yamina Benguigui publié le 6 mai 1997.

couverture bd Les Mohamed

Jérôme Ruillier nous fait (re)découvrir l’histoire de l’immigration maghrébine à travers des témoignages poignants (en trois parties : les pères, les mères, les enfants), qui rendent compte de la quête d’identité et des effets au quotidien du racisme.
Un roman graphique « coup de poing », essentiel, alors que se discute depuis des mois le mauvais feuilleton de « l’identité nationale » qui, en virant au défouloir raciste, n’a été rien d’autre qu’une machination à désigner l’Autre comme l’ennemi de l’intérieur.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Mohamed »

Paru en 2019 aux éditions Sarbacane, Les Mohamed de Jérôme Ruillier transpose avec une justesse les témoignages recueillis par Yamina Benguigui dans Mémoires d’immigrés (1997). Cette adaptation graphique donne corps à l’histoire méconnue de l’immigration maghrébine en France depuis l’après-guerre.

Structuré en trois volets, les pères, les mères, les enfants, l’ouvrage révèle avec pudeur et authenticité les parcours de sacrifice, de déracinement et de quête identitaire. Jérôme Ruillier s’implique personnellement dans le récit, confrontant ses propres interrogations aux témoignages, créant une résonance contemporaine saisissante.

Le style graphique minimaliste et animalier, personnages aux traits de félins aux oreilles arrondies, gomme volontairement les différences physiques pour privilégier l’universalité des expériences humaines. Cette esthétique épurée amplifie l’émotion en laissant toute sa place aux mots des témoins.

Lauréat du prix dBD Awards 2012 en catégorie « Meilleure BD reportage », cette œuvre constitue un témoignage sur un pan occulté de l’histoire française, offrant aux nouvelles générations les clés de compréhension des enjeux migratoires actuels.

James Bond – Casino royale

Album publié en 2020 aux éditions Delcourt.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Ian Fleming publié le 13 avril 1953.

Les débuts littéraires de l’agent 007 – membre du British Secret Service – de Ian Fleming sont adaptés ici en BD par Van Jensen et Denis Calero dans un véritable roman graphique qui respecte l’ambiance de Casino Royale.
Envoyé vers le casino français de Royale-les-Eaux, Bond a pour objectif d’éliminer la menace du meurtrier baptisé ‘Le Chiffre’…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « James Bond – Casino royale »

Publié le 4 novembre 2020, James Bond – Casino Royale est l’adaptation en bande dessinée du tout premier roman d’Ian Fleming paru en 1953. Scénarisé par Van Jensen et mis en images par Dennis Calero, ce roman graphique s’attache à restituer fidèlement l’atmosphère feutrée et mortelle du chef-d’œuvre originel.

Dès l’introduction, l’album plonge le lecteur dans le huis clos oppressant du casino de Royale-les-Eaux, où Bond doit ruiner Le Chiffre au baccarat. L’alternance de plans serrés  et de gros plans sur les visages révèle la tension psychologique de l’espion et de son adversaire. La narration interne restitue avec précision les pensées de Bond et la mécanique du bluff.

Sur le plan graphique, Dennis Calero déploie un trait photo-réaliste travaillé en clair-obscur, accentué par la colorisation de Chris O’Halloran. Les contrastes de lumière et les perspectives dynamiques soutiennent et renforcent le suspense, notamment lors de la scène de torture.

En conclusion, cette adaptation se distingue par son respect absolu du roman original, son découpage millimétré et son univers visuel immersif. Elle s’adresse autant aux puristes d’Ian Fleming qu’aux amateurs de BD exigeantes, offrant une version graphique et psychologique de Bond des plus convaincantes.

Les Danses des Furies – Le Gibier

Album publié en 2026 aux Editions Paquet.


Adapté du roman de Nicolas Lebel publié le 10 mars 2021.

La journée du commissaire Paul Starski commence mal : son épouse veut divorcer, son chien est mourant et une prise d’otages l’attend dans un appartement parisien.
L’âme morose, il se rend sur place avec sa coéquipière, la glaciale et pragmatique Yvonne Chen, et découvre les corps d’un flic à la dérive et d’un homme d’affaires sud-africain.
Tous les indices accusent Chloé de Talense, une brillante biologiste. Starski n’ose y croire, Chloé était son grand amour de jeunesse.
Afin de prouver son innocence, le commissaire prend l’enquête à bras le corps, tandis que les meurtres se multiplient.
Car l’étau se resserre autour de la biologiste qui semble être le gibier d’une chasse à courre sanglante lancée à travers la capitale. Starski prend peu à peu conscience que rien n’arrêtera les tueurs.
Pire, qu’à fureter au-delà des évidences, il vient peut-être lui-même d’entrer dans la Danse des Furies


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Danses des Furies – Le Gibier »

Avec Les Danses des Furies, Le Gibier, Damien Callixte adapte en bande dessinée le premier volet du cycle policier de Nicolas Lebel, qui signe d’ailleurs la postface de l’album. Auteur complet, Damien Callixte en assure le scénario, le dessin et la couleur, gage d’une cohérence de bout en bout.

Le récit épouse la mécanique du polar noir teinté de mythologie. Le titre convoque les Furies antiques, déesses du châtiment, pour désigner une série de meurtres mis en scène comme une danse macabre à travers Paris. Le commissaire Paul Starski, que Damien Callixte campe d’emblée en homme accablé, entre divorce annoncé et chien mourant, enquête sur des crimes où tout accuse Chloé de Talense, biologiste et grand amour de jeunesse du policier.
Ce nœud intime tend l’intrigue : Paul Starski doit départager sa raison de flic et sa mémoire d’amant. À ses côtés, la pragmatique Yvonne Chen apporte un contrepoint glacial. La métaphore de la chasse à courre, où Chloé devient le gibier d’une meute invisible, structure la montée de la peur, jusqu’au vertige d’un enquêteur happé à son tour.

extrait bd Les Danses des Furies - Le Gibier

Côté dessin, Damien Callixte déploie sa manière réaliste au service d’une atmosphère urbaine et anxiogène, portée par un découpage soucieux du rythme. Le cahier final, où l’auteur détaille sa méthode de travail, témoigne d’une fabrication réfléchie et éclaire ses choix de mise en images.

Le résultat forme un thriller graphique dense, fidèle à la noirceur de Nicolas Lebel. On le recommandera aux amateurs de polars noirs, aux lecteurs de Nicolas Lebel curieux de cette transposition et à quiconque aime les enquêtes où l’intime contamine l’investigation.