Audie Murphy – Héros de Guerre
Album publié en 2026 aux éditions Bamboo.
Résumé éditeur
Audie Murphy avait deux étoiles, une sur sa médaille d’honneur, l’autre sur le Hollywood walk of Fame…

Rien ne destinait le jeune Audie Murphy à devenir un héros. Désireux de rejoindre le front durant la Seconde Guerre mondiale, mais recalé en raison de son âge et de sa frêle corpulence, il ruse pour intégrer l’armée américaine et participer au débarquement en Sicile en 1943.
C’est le début d’une suite d’exploits incroyables où il se couvrira de gloire en réussissant, bien souvent à lui seul, à mettre l’armée allemande en déroute.
De retour aux USA, atteint de troubles post-traumatiques, Murphy va pourtant entamer une seconde vie devant les caméras et devenir acteur à succès…
La bd « Audie Murphy – Héros de Guerre » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Audie Murphy – Héros de Guerre »
Troisième album de la collection « Héros de Guerre » chez Grand Angle, cet album de 64 pages réunit Philippe Pelaez au scénario, Olivier Frasier au dessin et Raphaël Bauduin aux couleurs. Audie Leon Murphy, né le 20 juin 1925 et mort le 28 mai 1971, est l’un des soldats américains les plus décorés de la Seconde Guerre mondiale, devenu par la suite acteur de cinéma. Il reçut quasiment toutes les décorations militaires existantes dans l’armée de terre américaine, en plus de distinctions françaises et belges.
Ce qui distingue cet album des biographies militaires ordinaires, c’est son refus de la glorification. Loin d’en réaliser une glorification du héros de guerre, Philippe Pelaez explore son côté humaniste, la fracture intime qui déchire Audie Murphy : entre le soldat reconnu pour sa bravoure et l’homme qui doit vivre avec ses traumatismes, on découvre un homme rongé par la culpabilité d’être revenu alors que tant de ses camarades y sont restés.
Si Audie Murphy est monté aussi vite dans la hiérarchie et fut le soldat le plus médaillé du conflit, c’est aussi et surtout parce qu’il était souvent l’un des derniers survivants de son groupe. Ce paradoxe traverse l’album de bout en bout.

Cette sensation d’opposition entre les actes de bravoure et la fragilité de l’après-guerre est clairement mise en évidence par le dessin d’Olivier Frasier : la violence des scènes de combat, notamment de la poche de Colmar, contraste avec l’intensité émotionnelle des scènes intimistes, sublimées par la palette de couleurs de Raphaël Bauduin.
On referme cet album comme on sort d’un film de guerre dont on n’attendait pas qu’il parle autant de paix intérieure. Philippe Pelaez et Olivier Frasier signent le portrait d’un homme que l’Amérique a célébré sans jamais vraiment le regarder.















