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L’Odyssée de saint Paul

Album publié en 2025 aux Editions Triomphe.


Saint Paul : un des plus grands saints catholiques, « colonne de l’Église » au côté de saint Pierre, auteur des Épitres lues chaque dimanche à la messe.
Juif parfait connaisseur des écritures, Saül veut défendre la doctrine hébraïque contre les enseignements des disciples de Jésus, crucifié il y a quelques années.
Intransigeant, Saül participe aux persécutions des premiers chrétiens, y compris à la mise à mort d’Étienne.
C’est sur le chemin de Damas, où il devait purifier la ville des sectes chrétiennes que Saül est terrassé par l’appel du Christ. Dès lors, sous le nouveau nom de Paul, il va déployer toute son énergie et sa force de conviction au service de l’annonce de l’Évangile.
Cette BD entraine le lecteur à la suite de « l’apôtre des nations », sur le chemin de Damas de la conversion jusqu’à l’odyssée de l’évangélisation de ville en ville à travers toute la Méditerranée.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Odyssée de saint Paul »

Dominique Bar signe avec L’odyssée de Saint Paul une bande dessinée ambitieuse, ancrée dans la grande tradition du récit historique. L’auteur, à la fois scénariste et dessinateur, s’attache à retracer fidèlement la trajectoire de Paul de Tarse, persécuteur des premiers chrétiens devenu, après sa conversion sur le chemin de Damas, l’apôtre des nations et une figure majeure de l’Église aux côtés de Pierre.
L’ouvrage, publié chez Triomphe dans la collection « Le Vent de l’Histoire », s’appuie sur les textes scripturaires et restitue avec rigueur le contexte du Ier siècle, entre Jérusalem, Tarse et les cités méditerranéennes.

Le scénario se distingue par sa capacité à rendre vivante la complexité psychologique de Paul : de la ferveur zélée de Saül à la passion du missionnaire, Dominique Bar met en scène un personnage traversé par le doute, la foi et la détermination. L’auteur exploite les silences de l’Histoire pour introduire des touches d’humour et des détails du quotidien, donnant ainsi chair à ses protagonistes.

extrait bd L'Odyssée de saint Paul

Graphiquement, le style réaliste de Dominique Bar, servi par une mise en couleur soignée, confère à l’ensemble une grande expressivité. Les décors précis et les visages habités traduisent l’intensité des épreuves et la profondeur spirituelle du récit.

L’odyssée de Saint Paul est une réussite pour les amateurs de bandes dessinées historiques et les passionnés d’histoire religieuse.

Le Chien des Baskerville – (Les aventures illustrées de Sherlock Holmes)

Album publié en 2025 aux éditions Akileos.


Résumé éditeur

D’après l’œuvre d’ Arthur Conan Doyle publiée en mars 1902.

couverture bd Le Chien des Baskerville

« Pour l’amour de Dieu, de quoi s’agit-il ? » Quand Mille Marv Morstan passe au 221B Baker Street, l’histoire totalement inexplicable qu’elle raconte chamboule le coeur du Dr John Watson, et sort son ami Sherlock Holmes de la léthargie dans laquelle il s’était plongé.
Qui d’autre que le seul détective en consultation de Londres pourrait résoudre le mystère de l’officier de l’armée disparu, de l’unijambiste, de son complice aux pieds nus, du coffre au trésor disparu et du… signe des quatre ?
« Il s’agit d’un meurtre, Watson… »

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Chien des Baskerville »

Adaptant avec fidélité l’un des chefs-d’œuvre d’Arthur Conan Doyle, Ian Edginton et I.N.J. Culbard livrent une bande dessinée qui capte l’essence gothique et mystérieuse du roman originel tout en proposant une relecture graphique audacieuse.
Parue chez Akileos en 2025, cette adaptation s’inscrit dans une tradition de revisites des romans de Sherlock Holmes, mais se démarque par son atmosphère visuelle singulière et son respect du livre d’origine.

La force de cette adaptation réside dans la restitution de la tension entre rationalité et superstition, cœur du roman. La lande de Dartmoor, ses brumes et ses légendes, servent de toile de fond à une enquête où la peur de l’inconnu affleure à chaque page. Ian Edginton choisit de rester fidèle à la structure narrative du roman, laissant une large place au Dr Watson, dont la vulnérabilité et l’humanité offrent un contrepoint à la froide logique de Holmes. Les dialogues, sobres et efficaces, soulignent la psychologie des personnages.

extrait bd Le Chien des Baskerville

Le dessin de Ian Culbard, minimaliste et anguleux, peut dérouter de prime abord. Les visages, marqués de traits sombres, confèrent aux protagonistes une gravité presque mélancolique, en particulier à Watson. Cette stylisation accentue l’étrangeté et la tension qui règnent sur la lande, tout en évitant l’excès de détails superflus. L’économie de moyens sert l’ambiance : chaque case semble baignée dans une lumière crépusculaire, renforçant l’impression d’un monde à la frontière du réel et du fantastique.

Cette bande dessinée s’adresse aussi bien aux amateurs de Sherlock Holmes qu’aux lecteurs curieux d’expériences graphiques originales. En respectant l’esprit du roman tout en imposant une identité visuelle forte, Edginton et Culbard proposent une adaptation qui s’impose comme une relecture intelligente et atmosphérique d’un classique du polar gothique.

Le Signe des quatre – (Les aventures illustrées de Sherlock Holmes)

Album publié en 2025 aux éditions Akileos.


Résumé éditeur

D’après l’œuvre d’ Arthur Conan Doyle publiée en octobre 1890.

couverture bd Le Signe des quatre

« Que signifie toute cette histoire, Holmes ? » Un bâton de marche noueux ; une botte disparue ; un portrait de famille négligé ; un détenu criminel en cavale… et l’ancestrale malédiction d’un chien fantôme…
Le grand détective Sherlock Holmes a besoin de toutes ses forces de déduction élémentaires, ainsi due du soutien sans faille de son ami le Dr Watson, pour résoudre le terrifiant mystère de sa plus fameuse affaire… « Il s’agit d’un meurtre, Watson… »

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Signe des quatre »

Parue chez Akileos, l’adaptation graphique du « Signe des quatre » par Ian Edginton (scénario) et Ian Culbard (dessin) offre une relecture fidèle et inventive du célèbre roman de Conan Doyle, publié initialement en 1890.
L’album transpose avec brio l’une des plus inoubliables enquêtes de Sherlock Holmes, où mystère, exotisme et romance s’entremêlent dans le Londres victorien et jusque dans l’Inde des maharajahs et le bagne des îles Andaman.

Le récit conserve toute la richesse thématique du texte original : quête de vérité, soif de justice, poids du passé colonial et promesse d’un amour naissant entre le Dr Watson et Mary Morstan. Ian Edginton parvient à restituer la tension dramatique, l’ambiance feutrée des salons londoniens et la mélancolie des personnages, tout en ménageant un suspense haletant. La psychologie des protagonistes, notamment la rigueur déductive de Holmes et la sensibilité de Watson, est respectée et nuancée, offrant un contraste subtil entre raison et émotion.

extrait bd Le Signe des quatre

Le style de Ian Culbard, immédiatement reconnaissable, se distingue par des lignes épurées et des visages anguleux, parfois déroutants mais finalement expressifs. Les couleurs, dominées par des tons gris, kakis et sombres, servent admirablement l’atmosphère de mystère et de danger qui plane sur l’intrigue.

Cette adaptation séduira autant les amateurs de Conan Doyle que les néophytes, grâce à sa capacité à condenser l’essentiel du roman sans sacrifier la profondeur narrative. « Le Signe des quatre » version Edginton/Culbard s’impose comme une porte d’entrée idéale dans l’univers de Sherlock Holmes.

Une étude en Rouge – (Les aventures illustrées de Sherlock Holmes)

Album publié en 2025 aux éditions Akileos.


Résumé éditeur

D’après l’œuvre d’ Arthur Conan Doyle publiée le 21 novembre 1887.

couverture bd Une étude en Rouge

Le corps d’un homme mort est trouvé dans une pièce maculée de sang… alors même qu’il n’y a aucune trace de blessure sur celui-ci.
Un nom a été partiellement écrit en lettres de sang sur le mur. Une alliance de femme a été trouvée…
La sensationnelle histoire que Sherlock Holmes suit à la trace, d’un immeuble miteux de Londres aux plaines sauvages de l’Ouest américain, offre un cas de jurisprudence à sa « science de la déduction » alors que pour son nouvel ami le Dr Watson, la plus grande énigme c’est Sherlock Holmes lui-même.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Une étude en Rouge »

Adaptant avec fidélité le premier roman de Sir Arthur Conan Doyle, Ian Edginton (scénario) et Ian Culbard (dessin) livrent une version graphique de Une étude en Rouge qui s’impose comme une porte d’entrée idéale à l’univers de Sherlock Holmes. Publiée chez Akileos en 2010 (puis republié en 2025), cette bande dessinée transpose avec rigueur et inventivité le récit fondateur où Holmes et Watson, fraîchement installés au 221b Baker Street, s’attaquent à une énigme sanglante dans le Londres victorien.

Le scénario respecte la structure originale, divisée en deux temps : l’enquête londonienne et le flash-back américain. Ian Edginton parvient à restituer la dynamique du duo Holmes/Watson, opposant la froideur analytique du détective à la curiosité bienveillante du médecin. Le récit met en avant la « science de la déduction » de Holmes, tout en soulignant la perplexité – et parfois l’admiration – de Watson, narrateur impliqué mais jamais omniscient. La psychologie des personnages, notamment l’excentricité de Holmes et la candeur de Watson, est traitée avec subtilité, rendant leur relation à la fois crédible et attachante.

extrait bd Une étude en Rouge

Le trait de Ian Culbard, marqué par une palette de gris bleutés et un style épuré, confère à l’album une atmosphère feutrée qui sied parfaitement à l’ambiance du Londres victorien et à la rigueur scientifique de l’enquête. Les visages, mieux maîtrisés que dans les adaptations précédentes du duo, traduisent efficacement les émotions.

Cette adaptation se distingue par son respect du roman d’origine et son élégance graphique. Elle s’adresse autant aux néophytes qu’aux amateurs de Conan Doyle. Un ouvrage à recommander à tous ceux qui souhaitent (re)découvrir Sherlock Holmes sous un angle à la fois classique et moderne


Toutes les BD « Une Etude En Rouge »

La vallée de la Peur – (Les aventures illustrées de Sherlock Holmes)

Album publié en 2025 aux éditions Akileos.


Résumé éditeur

D’après l’œuvre d’ Arthur Conan Doyle publiée en 1915.

Composé d’une part d’un mystérieux meurtre dans un cottage typiquement anglais et d’autre part, d’un thriller noir américain, La Vallée de la peur a une double personnalité tout à fait conforme aux les multiples identités de ses personnages.
Un de ses titres de chapitre décrit le meurtre effroyable de l’Américain Jack Douglas, dans son manoir du Sussex, et le classique dénouement de Holmes offre un superbe coup de théâtre qui classe cette affaire parmi les meilleures fictions de détectives.
Cette adaptation en roman graphique par Ian Edginton et Ian Culbard présente dans leur intégralité les indices, les émotions et les surprises de ce chef-d’oeuvre à l’influence éternelle.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La vallée de la Peur »

Adaptant fidèlement le dernier grand roman sur Holmes d’ Arthur Conan Doyle, Ian Edginton et Ian Culbard livrent avec « La vallée de la Peur » une bande dessinée d’une remarquable densité narrative et graphique. L’album, quatrième collaboration du duo, transpose avec rigueur l’intrigue complexe du roman de 1915, oscillant entre le huis clos d’un manoir anglais et les ombres d’une société secrète américaine, tout en préservant la tension et la richesse psychologique de l’œuvre originale.

Le scénario d’Ian Edginton met en avant la dualité du récit : l’enquête ciselée, où Holmes décortique chaque indice, et la plongée dans le passé trouble de la victime, John Douglas, alias Birdy Edwards. Les personnages, notamment Holmes et Watson, conservent leur profondeur : le premier, maître de la déduction, le second, témoin empathique, tous deux confrontés à la violence du passé américain de Douglas et à la froideur du crime organisé.

Graphiquement, Ian Culbard impose un style anguleux, épuré, presque expressionniste, qui sert à merveille l’atmosphère sombre et tendue du récit. Les couleurs sobres, les visages aux traits marqués et la composition rigoureuse des planches renforcent le sentiment d’isolement et d’étrangeté, en particulier dans les scènes du manoir cerné par les douves.

Cette adaptation se distingue par sa fidélité intelligente et sa capacité à condenser une intrigue riche sans la trahir. Elle séduira les amateurs de romans policiers classiques, les passionnés de Sherlock Holmes. Un roman graphique à recommander.

Le Nouveau Testament

Album publié aux éditions du Cerf en 2025.


La rédaction des différents livres qui le composent s’est étalée approximativement entre 50 et 100 après J.-C

couverture bd Le Nouveau Testament

Entrez dans l’univers biblique avec cette bible en bandes dessinées, qui présente les épisodes les plus importants du Nouveau Testament.
En un volume à la pagination ample, voici réunis les quatre évangiles et les Actes des Apôtres, mais encore les lettres de Paul, Pierre, Jean et Jude, ainsi que l’Apocalypse. Pour (re)découvrir avec plaisir le Nouveau Testament.

De la naissance de Jésus jusqu’à la vision finale de l’apôtre Jean, dans le livre de l’Apocalypse, voici toute l’épopée du Nouveau Testament qui se dessine, dans les 192 pages de cette bande dessinée hors-normes !

Déjà illustrateur d’une Bible pour enfants, José Pérez Montero s’adresse ici aux adolescents pour leur offrir une plongée visuelle dans l’univers du Nouveau Testament. La netteté du trait et la vivacité des couleurs font de la lecture de ce roman graphique une expérience véritablement immersive.
Ici, tout est documenté, sérieux, enraciné dans le texte biblique lui-même. Partout ou presque dans cet ouvrage, les mots sont ceux de la Bible elle-même. Ils sont tirés des Évangiles, des Actes des apôtres, des lettres de Paul, des épîtres catholiques, de l’Apocalypse de saint Jean, pour accompagner le lecteur dans sa traversée.
Voici un ouvrage d’une grande densité, qui offrira à ses lecteurs bien plus qu’une excursion dans tel ou tel épisode du Nouveau Testament : une vision d’ensemble, rarement accessible. Un ouvrage à offrir aux adolescents et aux grands jeunes.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Nouveau Testament »

« Le Nouveau Testament » se présente comme un roman graphique ambitieux réunissant les quatre Évangiles, les Actes des Apôtres, les lettres de Paul, Pierre, Jean et Jude, ainsi que l’Apocalypse en 192 pages. Destiné aux adolescents et jeunes adultes, cet ouvrage s’inscrit dans la lignée des adaptations bibliques.

La narration respecte rigoureusement le texte biblique : la parole est souvent celle même des Écritures, assurant une profondeur théologique. Les récits majeurs (naissance, miracles, passion, résurrection) sont agencés en séquences claires, ponctuées de plans séquences sur les dilemmes intérieurs de Jésus et des premiers disciples. L’auteur met en lumière les thématiques de la foi, de la rédemption et de l’espérance.

extrait bd Le Nouveau Testament

Le trait de José Pérez Montero se caractérise par une ligne claire et une palette de couleurs vives : ocres pour les paysages désertiques, bleus profonds pour les scènes de Galilée et rouges intenses lors de la Passion. Les visages, expressifs, rendent compte de la profondeur psychologique des personnages. Le découpage dynamique et l’alternance entre plans larges et gros plans renforcent l’immersion émotionnelle.

Ce roman graphique offre une plongée accessible et sérieuse dans le Nouveau Testament. Il séduira aussi bien les passionnés de bande dessinée que les lecteurs en quête d’une approche visuelle et fidèle des textes sacrés. Recommandé pour les lycéens, les étudiants en théologie et tout public curieux d’une relecture vivante de la Bible.

Jane Eyre

Album publié en 2025 aux Editions Varou.


Adapté du roman de Charlotte Brontë (publié pour la première fois le 16 octobre 1847).

Orpheline, Jane Eyre est recueillie à contrecœur par sa tante, une femme jalouse qui fait de sa vie un enfer.
Elle est ensuite placée, jusqu’à ses dix-huit ans, au pensionnat de Lowood, une école insalubre où le typhus fait beaucoup de victimes. Rescapée de cet endroit, Jane Eyre devient gouvernante, dans le manoir de Thornfield. Le maître des lieux, le rude Edward Rochester, a une existence entourée de tragique et de mystère…
Ce roman autobiographique est le chef-d’œuvre de Charlotte Brontë où son héroïne, grâce à sa seule force de caractère, et sans faillir à ses principes, parviendra à faire sa place dans la société rigide de l’Angleterre victorienne et à trouver l’amour.
L’œuvre de Charlotte Brontë, unique dans la production féminine de son époque, bouleverse encore, après plus d’un siècle, les lecteurs du monde entier.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Jane Eyre »

Pascal Croci livre une adaptation fidèle du chef-d’œuvre de Charlotte Brontë, en transposant les grands temps forts du roman (l’enfance à Gateshead, le pensionnat de Lowood, Thornfield et la révélation de Bertha Mason) sans sacrifier ni le suspense ni la tension romantique d’origine
Parue en avril 2025, cette BD s’ancre dans l’Angleterre victorienne de 1847, un contexte social et littéraire où l’émancipation féminine commençait à se frayer un chemin.

Le scénario enchaîne habilement les séquences fondatrices : la solitude de Jane, sa force de caractère face aux épreuves et la relation complexe avec Rochester. Pascal Croci réussit à faire ressentir la quête d’indépendance et la profondeur psychologique de l’héroïne : chaque regard, chaque silence devient prétexte à explorer son monde intérieur avec finesse.

extrait bd Jane Eyre

Auteur complet (scénario, dessin, couleurs), Pascal Croci impose un univers gothique où la maîtrise de l’encre et de l’aquarelle crée des contrastes saisissants : les teintes sépia évoquent la mélancolie, tandis que les ombres soulignent la dimension mystérieuse de Thornfield. La composition des planches, alternant cases larges et vignettes intimistes, renforce l’émotion et guide le regard avec élégance.

En réinventant Jane Eyre pour le 9e art, Pascal Croci offre un équilibre entre respect du texte et souffle personnel. Destinée aux amateurs de classiques littéraires, cette BD se distingue par son écriture visuelle rigoureuse et son ton à la fois sobre et envoûtant.

Les Hêtres pourpres

Album publié en 2025 aux Editions La Joie de Lire.


Adapté de la nouvelle d’Arthur Conan Doyle (publiée pour la première fois en juin 1892).

couverture bd Les Hêtres pourpres

Violet Hunter, une jeune gouvernante, consulte Sherlock Holmes au sujet d’une offre d’emploi étrange.
Jephro Rucastle lui propose un salaire élevé, mais avec des conditions inhabituelles, notamment celle de se couper les cheveux très courts.
Malgré ses doutes, Violet accepte le poste au domaine des Hêtres Pourpres dans le Hampshire…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Hêtres pourpres »

Publié en mars 2025 aux éditions La Joie de lire, Les Hêtres pourpres constitue une adaptation de la nouvelle Les Hêtres rouges d’Arthur Conan Doyle, initialement parue dans The Strand Magazine en juin 1892. Jean Leroy, ancien instituteur devenu auteur jeunesse, s’associe à l’illustrateur Sylvain Diez pour proposer une relecture contemporaine de cette douzième et dernière nouvelle du recueil Les Aventures de Sherlock Holmes.

L’intrigue respecte scrupuleusement la trame originale : Miss Violette Hunter consulte Sherlock Holmes au sujet d’une proposition d’emploi de gouvernante aux conditions étranges, notamment l’obligation de couper sa chevelure. Cette fidélité au scénario témoigne du respect des auteurs pour la nouvelle originale, tout en adaptant le rythme aux codes de la bande dessinée jeunesse. La construction dramatique préserve le suspense caractéristique d’Arthur Conan Doyle, avec ses révélations progressives et sa résolution logique.

Le choix esthétique de Sylvain Diez, formé aux Beaux-Arts de Montpellier, frappe par son minimalisme assumé. L’illustrateur transforme les héros en animaux (Holmes incarné par un chien, Watson par un ours, Miss Hunter par une oie) et adopte un style graphique épuré, avec des formes simples et peu de couleurs. Cette stylisation volontaire facilite l’identification du jeune lectorat tout en préservant l’essence psychologique des protagonistes.

Les Hêtres pourpres accomplit brillamment sa mission : initier les lecteurs de 8 à 88 ans aux enquêtes du célèbre détective. Cette adaptation démontre qu’il est possible de préserver la sophistication narrative d’Arthur Conan Doyle dans un format accessible, ouvrant les portes du patrimoine littéraire policier aux jeunes générations.

Zia Zinzin – Retour en Corse

Album publié en 2025 aux éditions Dargaud.


Résumé éditeur

couverture bd Zia Zinzin - Retour en Corse

Après une rupture, Caroline retourne en Corse pour retrouver son île, sa famille, sa mamie, ses zie (ses tantes) et son village.
Mais, à son arrivée, le choc est rude. Le village est désert, la famille a vieilli, et ceux qui restent regrettent l’avant.
Les octogénaires qui demeurent portent les souvenirs d’une jeunesse passée, de villages vivants, d’une langue qui se perd mais aussi des histoires comiques, des récits folkloriques et pittoresques, incarnés par des personnages réels totalement zinzins.
« Zia Zinzin« , c’est une bande dessinée qui parle de retour aux sources, d’un été au village, d’identité et de légendes familiales.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Zia Zinzin – Retour en Corse »

Publié le 4 avril 2025 aux éditions Dargaud, Zia Zinzin – Retour en Corse est une autofiction dessinée signée Caroline Nasica, née en 1997 et révélée sur Instagram (@zinzin_nsc). L’album retrace le retour estival de Caro, jeune trentenaire marseillaise, dans le village corse de sa famille après une rupture amoureuse.

Au cœur de cette BD, les thèmes de l’identité, de la transmission et de la nostalgie s’entrelacent. Caroline Nasica capte la dualité d’un lieu qu’elle chérit et qui, pourtant, souffre du vieillissement des habitants et de l’exode rural. Les personnages – grand-mère, tantes fantasques, villageois hauts en couleur – gagnent en profondeur psychologique grâce à de petites scènes intimes (une partie de cartes, un apéro tardif) qui révèlent disputes ancestrales et tendres complicités. À travers ces tranches de vie, l’autrice évoque aussi la perte de la langue corse et l’envahissement touristique, sans caricature mais avec lucidité.

Le style de Caroline Nasica repose sur un trait rapide, semi-caricatural, drapé de couleurs chaudes qui évoquent la canicule corse et l’ambiance indolente d’un été au village. Les cases alternent gros plans expressifs et plans larges sur la nature. Grâce à un découpage aéré et une palette solaire, chaque page devient un instantané vivant, oscillant entre verve humoristique et doux-amer.

Zia Zinzin – Retour en Corse séduit par son équilibre subtil. Fidèle aux réalités familiales et culturelles de la Corse, l’album s’adresse tant aux amateurs de récits auto­biographiques qu’aux lecteurs en quête d’une bande dessinée pleine d’énergie et de finesse.


Un soldat dans la tourmente (2025)

Albums publiés en 2025 aux éditions Éditions Pierre de Taillac.


Résumé éditeur

« Je me souviens tout gosse, assis sur les marches du perron de sa maison, Jean, mon grand-père paternel, me racontait la guerre – sa guerre. Jamais il n’abordait des faits éprouvants, des souvenirs tragiques, des actes isolés contre l’ennemi.  Sans doute pour éviter de heurter mon âme sensible mais surtout pour éviter de ressasser le pire, ouvrir une brèche dans le passé. Avec les années, au gré de ses histoires, il enjolivait les choses, me parlait plus joyeusement de ses sabotages dans les usines allemandes, de ses destructions de trains allemands… Et moi, avide de détails, j’étais souvent déçu, car seules quelques brides émanaient de ses histoires, aussi brèves que furtives.

Jean est mort en février 1997 à l’âge de 82 ans, emportant ses histoires avec lui. Ce n’est que bien plus tard, vers l’âge de 30 ans, et après avoir récupéré tous les documents lui ayant appartenus que l’envie me prit de coucher tout ça sur papier. »

Né en 1978, Mickael Mourot se passionne très tôt pour l’histoire. Il a publié aux éditions Ysec en 2012 la BD L’oublié de la Mémoire relatant le parcours d’un Poilu. Par sa profession de paysagiste, il a aussi travaillé sur des illustrations pour les éditions Ulmer. En parallèle, il s’adonne à la peinture ayant attrait à la nature et au fantastique.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Un soldat dans la tourmente »

Un soldat dans la tourmente de Mickaël Mourot transforme un héritage familial en témoignage graphique bouleversant. L’auteur ressuscite l’histoire de son grand-père Jean, soldat français capturé en 1940 et retenu cinq années en captivité au cœur du IIIe Reich. Cette démarche intime transcende le cadre personnel pour évoquer le destin de près de deux millions de prisonniers français oubliés.

Mickaël Mourot, passionné d’histoire depuis l’enfance et déjà auteur de « L’oublié de la Mémoire » en 2012, maîtrise parfaitement l’art du témoignage graphique. Son trait puissant restitue avec justesse la dualité de l’expérience concentrationnaire : la violence des kapos, le travail forcé, la faim et le froid, mais également la camaraderie, les actes de résistance et l’espoir qui maintiennent l’humanité.

extrait bd Un soldat dans la tourmente

Ce qui frappe particulièrement, c’est la capacité de l’auteur à transformer les silences de son grand-père en narration visuelle percutante. 
Les 136 pages offrent un équilibre remarquable entre pudeur familiale et nécessité mémorielle, rendant accessible une page méconnue de l’histoire française. Une BD qui redonne dignité à ces « millions de soldats oubliés ».


Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Camp Stalag XVII