Étiquette : Editions La boite à Bulles

Le petit Léonard de Vinci

Album publié en 2020 aux Editions La Boite A Bulles.


couverture bd Le petit Léonard de Vinci

L’enfance de Léonard de Vinci vue par William Augel. Intelligent, poétique, et surtout très drôle !
Avant d’être un grand génie, Léonard de Vinci a été un petit génie !
Tout ce qui l’entoure est prétexte à réflexion, apprentissage et invention des oiseaux à la poterie, en passant par la récolte des olives ou la fabrication des spaghettis. Sa curiosité le pousse à avoir des idées à propos de tout, et à voir la beauté partout. Il ira même jusqu’à dire que « le plus petit des félins est une œuvre d’art ».
À la fois peintre, ingénieur, philosophe, architecte, musicien, le voilà désormais personnage de bande dessinée ! Sous la plume de William Augel, c’est drôle attendrissant, et même instructif !
Que demander de plus pour ravir à la fois parents et enfants ?


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le petit Léonard de Vinci »

Avec Le petit Léonard de Vinci, William Augel nous offre une plongée délicieuse et inventive dans l’enfance du célèbre génie italien. Loin des représentations habituelles de Léonard comme un vieux maître, cette bande dessinée adopte un regard tendre et humoristique sur ses premières années, où curiosité et imagination débordante façonnent déjà son esprit.

Un récit ludique et instructif
William Augel mêle habilement anecdotes historiques et fiction poétique pour donner vie à un jeune Léonard rêveur, facétieux et parfois incompris. À travers une série de saynètes courtes, le lecteur découvre un enfant passionné par tout ce qui l’entoure : des oiseaux aux machines volantes, en passant par la peinture ou même la poterie. L’auteur s’amuse aussi à démystifier des icônes comme la Joconde, traitée avec une ironie légère et rafraîchissante. Ces touches d’humour rendent l’œuvre accessible à tous, tout en transmettant des informations précises sur les inventions et réflexions du futur maître.

extrait bd Le petit Léonard de Vinci

Une esthétique au service de l’émotion
Le style graphique de William Augel, à la fois simple et expressif, capte parfaitement l’innocence et la vivacité de l’enfance. Les dessins rehaussés par des détails subtils, mettent en valeur les émotions des personnages tout en évoquant les croquis de Léonard lui-même.

Une œuvre pour petits et grands
Le petit Léonard de Vinci est une bande dessinée intelligente et pleine de charme qui séduira autant les enfants curieux que les adultes amateurs d’histoire. En rendant hommage à l’esprit visionnaire de Léonard tout en le rendant accessible, William Augel réussit un pari audacieux : instruire tout en divertissant.

Le Mystère Henri Pick

Album publié en 2024 aux éditions La boîte à bulles.


Résumé éditeur

Adapté de l’œuvre de David Foenkinos publiée en 2016.

Quand elle publie le roman de Henri Pick, un mystérieux pizzaiolo décédé, Delphine Despero est loin d’imaginer la frénésie générale que le livre s’apprête à déclencher.

Delphine Despero est une jeune éditrice prometteuse. En visite à Crozon, elle découvre une bibliothèque pour le moins insolite puisqu’elle possède un rayon unique en son genre où les auteurs peuvent déposer leurs manuscrits de romans refusés…

C’est en fouillant ses étagères que Delphine met la main sur un chef d’oeuvre d’une rare virtuosité. Son titre : Les Dernières heures d’une histoire d’amour. Son auteur : un certain Henri Pick, pizzaiolo de son état.

Sitôt publié, le roman rencontre un vif succès. Mais son auteur étant décédé depuis quelques années déjà, de nombreuses zones d’ombre demeurent : qui était ce mystérieux Henri Pick ? Quelles étaient ses motivations ? Cet ouvrage est-il la révélation d’un génie inconnu ou une supercherie absolue ?

Très vite, le livre devient un véritable phénomène littéraire. Les théories les plus fantasques vont bon train et journalistes, éditeurs et badauds se ruent dans le restaurant du plus célèbre des écrivains-pizzaiolos.

Une adaptation réussie du best-seller de David Foenkinos.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Mystère Henri Pick »

Adaptée avec brio par Pascal Bresson et magnifiquement illustrée par Ilaria Tebaldini, la bande dessinée « Le Mystère Henri Pick » offre une nouvelle vision de l’univers fascinant créé par David Foenkinos. Avec une grande fidélité au roman original, Pascal Bresson parvient à capter la subtilité de l’histoire et à la traduire dans un format graphique qui enrichit l’expérience des lecteurs.

L’intrigue tourne autour de la découverte par Delphine Despero, jeune éditrice ambitieuse, d’un manuscrit exceptionnel dans une petite bibliothèque de Crozon. Ce roman, soi-disant écrit par Henri Pick, un pizzaiolo décédé et sans aucun lien présumé avec la littérature, devient un phénomène éditorial et soulève de nombreuses interrogations. C’est cette mystérieuse rencontre entre l’ordinaire et l’extraordinaire qui donne toute sa force à l’histoire, révélant à quel point le monde littéraire est un univers de possibles.

Les illustrations de Ilaria Tebaldini ajoutent une vraie dimension poétique au récit. Les couleurs choisies et le coup de crayon subtil contribuent à créer une atmosphère douce et énigmatique, plongeant le lecteur dans une Bretagne évoquée avec charme. Le travail sur les expressions des personnages renforce l’attachement à ces derniers, en particulier le journaliste tenace et la jeune éditrice, tous deux en quête de vérité.

« Le Mystère Henri Pick » est une bande dessinée réussie qui allie le meilleur du roman avec la puissance du langage visuel, offrant ainsi une lecture immersive qui ne manquera pas de captiver les amateurs de mystères littéraires.


Lieu visité par la bd en Bretagne

Crozon

Mon rond-point dans ta gueule – Portraits de gilets jaunes

Album publié en 2021 aux éditions La Boite à Bulles


Résumé éditeur

Retour sur le mouvement des Gilets jaunes, au travers de portraits de manifestants aux profils divers, rencontrés sur les ronds-points des Côtes d’Armor.

couverture bd Mon rond-point dans ta gueule - portraits de gilets jaunes

Le 17 novembre 2018, un mouvement non structuré ébranle la France et son gouvernement, l’émanation d’un ras-le-bol collectif qui pousse des centaines de milliers de personnes à protester ensemble contre la vie chère, les inégalités grandissantes, le manque de démocratie… Des groupes de Gilets jaunes campent durablement sur des ronds-points stratégiques, bloquant le pays pour faire entendre leur colère.

Sandrine Kerion était l’une d’entre eux. Afin de mieux rendre la réalité et la complexité de ce mouvement, elle a interrogé plusieurs de ses compagnons de lutte afin de retranscrire leurs témoignages en BD.

Sans émettre de jugement sur leur discours, elle les écoute et les laisse s’exprimer, eux qui considèrent s’être tus trop longtemps et ont vu dans ce mouvement de « la France d’en bas » l’occasion de faire bouger les choses. Avec espoir puis, souvent, avec désillusion.

Le projet de l’autrice vise notamment à contrer les représentations – trop souvent caricaturales – des Gilets jaunes dans les média. Ces portraits rendent compte la de diversité des profils de ces personnes mais aussi des combats chers à chacun de ces Gilets jaunes. Une diversité qui faisait sa richesse mais qui a également causé son incapacité à se structurer…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Mon rond-point dans ta gueule – portraits de gilets jaunes »

Avec Mon rond-point dans ta gueule, Sandrine Kerion propose une œuvre engagée qui capte la complexité et l’humanité du mouvement des Gilets jaunes.

En s’inspirant de ses propres expériences sur les ronds-points et des témoignages de ceux qui y ont participé, l’auteure nous offre une plongée intime dans un collectif en colère mais plein d’espoir.

Ce qui ressort de cette bande dessinée, c’est son approche profondément humaniste. Sandrine Kerion choisit de donner la parole à ceux que l’on entend rarement : des travailleurs précaires, des retraités et d’autres citoyens ordinaires.

Ce sont eux qui, à travers les pages, expliquent les raisons de leur mobilisation, souvent liées à une vie marquée par des difficultés économiques et une frustration grandissante face à un gouvernement perçu comme distant. La bande dessinée réussit ainsi à rendre tangible ce sentiment d’injustice sociale​.

extrait bd Mon rond-point dans ta gueule - portraits de gilets jaunes

Loin d’être une analyse froide et distanciée, Sandrine Kerion adopte une perspective citoyenne, rendant son récit authentique et accessible. Les dessins, simples mais évocateurs, viennent compléter ce tableau de lutte et de solidarité. La force de l’ouvrage réside aussi dans sa capacité à éviter les clichés en offrant une vision nuancée et réfléchie du mouvement​.

Mon rond-point dans ta gueule est une œuvre qui permet de comprendre un épisode marquant de la France contemporaine.

Eurêka – Une histoire des idées scientifiques durant l’antiquité

Album publié en 2023 aux éditions La Boite à Bulle.


Résumé éditeur

couverture bd Eurêka - Une histoire des idées scientifiques durant l'antiquité

Une plongée dans l’Histoire des sciences et des idées, à ses débuts, dans l’Antiquité…

Comment en est-on venu à vouloir comprendre l’univers ? Quelles sont les origines de la science ? Qui étaient les premiers scientifiques à élaborer des théories d’interprétation du monde ? Autant de questions essentielles pour comprendre le monde actuel et ses origines…

Pour y répondre, deux personnages – les doubles des auteurs – partent dans le passé à la rencontre de celles et ceux qui ont fait la science. Derrière des noms illustres, ou injustement inconnus, se cachent souvent des personnages fascinants avec des vies extraordinaires !

Avec humour, Pascal Marchand et Jean-Benoît Meybeck nous embarquent dans la folle histoire de la science et des idées. Dans ce premier tome, direction la Grèce Antique, berceau des sciences contemporaines, de l’école de Milet à l’Académie de Platon

logo fnac

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Eurêka – Une histoire des idées scientifiques durant l’antiquité »

Eurêka – Une histoire des idées scientifiques durant l’Antiquité est une plongée captivante au cœur des origines de la science, présentée avec humour et rigueur par Pascal Marchand et illustrée par Jean-Benoît Meybeck.

Dès les premières pages, les lecteurs sont transportés à l’époque des philosophes grecs, pionniers de la pensée scientifique. Thalès, Anaximandre, Pythagore et bien d’autres prennent vie à travers des anecdotes qui allient simplicité et profondeur.

Ce qui frappe immédiatement, c’est l’accessibilité de l’ouvrage. Malgré la complexité des théories abordées, Pascal Marchand et Jean-Benoît Meybeck réussissent à vulgariser des concepts souvent ardus, rendant leur lecture à la fois instructive et divertissante. Le ton décalé, parsemé de clins d’œil humoristiques, permet d’adoucir la densité de certaines idées philosophiques. Ainsi, l’interaction entre Platon et le dessinateur, tout en légèreté, illustre à merveille cette approche didactique sans jamais sombrer dans la lourdeur​.

extrait bd Eurêka - Une histoire des idées scientifiques durant l'antiquité

Graphiquement, la bande dessinée opte pour une ligne claire et épurée, qui peut déconcerter au premier abord, mais qui sert parfaitement le propos. Le style minimaliste de Jean-Benoît Meybeck met en avant les dialogues foisonnants, véritable cœur de l’œuvre, tout en offrant un cadre propice à la réflexion​..

En somme, Eurêka est une ode à la curiosité et à la quête de savoir. En revisitant les racines de la science avec tant de pédagogie et de créativité, Pascal Marchand et Jean-Benoît Meybeck signent une œuvre indispensable pour quiconque souhaite comprendre comment les idées scientifiques ont façonné notre compréhension du monde​.

La petite fille et la cigarette

Album publié en 2016 aux éditions La boîte à bulles.


Résumé éditeur

Adapté de l’œuvre de Benoit Duteurtre publiée en 2005.

couverture bd La petite fille et la cigarette

Benoît commet l’erreur fatale de fumer une cigarette dans un monde hygiéniste où les enfants sont rois…

Dans un monde où la politique de l’enfant roi est devenue règle étatique, Benoît se retrouve contraint de slalomer entre les marmots qui ont envahi son lieu de travail.

Tout ce qui peut leur nuire est fermement prohibé. Par conséquent : plus question de fumer une seule cigarette, et aucune exception ne sera tolérée. Pour preuve, le cas du condamné à mort Désiré Johnson qui s’entête à exiger une dernière cigarette avant son exécution ce qui embarrasse les autorités et déchaîne les lobbies du tabac.

De son côté, Benoît a pris l’habitude de se dissimuler dans les toilettes de son boulot pour griller en douce ses cigarettes, jusqu’au jour où il oublie malencontreusement de verrouiller la porte.

Une étourderie qui lui coûtera cher : surpris par une fillette et accusé de « crime contre l’enfance », le quadragénaire fautif se retrouve alors poursuivi sans relâche par une justice au pouvoir sans limites.

Désarmé, il fera tout pour échapper à l’absurdité de son destin, quitte à se lier au groupe de terroristes novateurs qui produit la sanglante télé-réalité : « Martyre Academy »…

L’adaptation réussie du roman kafkaïen, drôle et grinçant de Benoît Duteurtre.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La petite fille et la cigarette »

La bande dessinée La petite fille et la cigarette, adaptation du roman de Benoît Duteurtre par Sylvain-Moizie, se distingue par une satire mordante d’une société où les interdits et les absurdités atteignent des sommets. Dans cette dystopie, les lois anti-tabac sont devenues draconiennes, et les enfants détiennent un pouvoir tyrannique.

L’intrigue suit Désiré Johnson, échappant de peu à la peine de mort grâce à une ultime cigarette, et Benoît, un employé municipal dont la vie bascule lorsqu’une petite fille le surprend en train de fumer dans les toilettes. À travers leurs trajectoires, Sylvain-Moizie explore les thèmes de la répression, de la perte de liberté et de la dictature de l’innocence enfantine.

Graphiquement, Sylvain-Moizie propose un style unique. Son trait volontairement caricatural accentue l’aspect grotesque des situations, plongeant le lecteur dans une ambiance à la fois burlesque et oppressante.

extrait bd La petite fille et la cigarette

L’humour noir, omniprésent, oscille entre le comique et le tragique, offrant une lecture à la fois divertissante et dérangeante.

La petite fille et la cigarette est une œuvre qui ne laisse pas indifférent. Par son traitement audacieux et son message acerbe, elle interpelle et pousse à la réflexion sur les contradictions de nos sociétés contemporaines.

Un album à découvrir pour les amateurs de satires sociales et de récits engagés.

Un Juste

Album publié en 2016 aux éditions La Boite à Bulles


Résumé éditeur

Après guerre, Myriam Lévy a choisi de tout oublier, l’horreur, la folie… Tout, y compris le couple qui les cacha, elle et sa famille, pendant l’occupation allemande.

Prise de remords de n’avoir rien fait pour que le couple soit reconnu comme Justes entre les nations par l’État d’Israël, Myriam décide de réparer cette injustice…

C’est l’occasion pour elle de revenir sur sa propre histoire : sa rencontre avec son futur mari, Henri, son quotidien ainsi que celui de sa famille, juifs français obligés de se cacher pour survivre.

L’occasion également de découvrir Fernand et Aurélie, héros de l’ombre, qui n’avaient pas hésité à accueillir chez eux toute une famille juive malgré les risques encourus.

L’histoire émouvante de deux familles « liées pour l’éternité », soutenue par la Fondation pour la Mémoire de la Shoah et publié en partenariat avec l’Association Yad Vashem.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Un Juste »

Dans « Un Juste« , Patrice Guillon et David Cénou retracent avec une précision émotionnelle la vie de deux familles unies dans la clandestinité face à l’horreur de la Seconde Guerre mondiale. Cette bande dessinée, ancrée dans le réel, est un écho de mémoires passées, une ode à l’humanité nichée au cœur de la barbarie.

Le récit commence avec une Myriam Lévy âgée, regardant en arrière à travers le prisme de la perte et de la gratitude. Elle se souvient des Cénou, un couple qui, avec un courage prodigieux, a caché sa famille juive dans la France occupée par les nazis. Cette histoire, gravée dans l’encre de l’authenticité, dévoile les risques et les sacrifices des Cénou, dont les actes ont été plus tard honorés par Yad Vashem.

Le dessin de Cénou – lui-même descendant des sauveurs – imprime chaque page d’un réalisme poignant. Le travail artistique excelle non seulement dans le détail mais aussi dans la capture des émotions brutes, les regards échangés, les mains serrées dans l’obscurité, illustrant la tension palpable de l’époque.

La force de « Un Juste » réside dans sa capacité à enseigner sans prêcher. Les appendices éducatifs ajoutent une profondeur historique, expliquant avec clarté le statut des Juifs et la définition d’un Juste, tout en permettant au lecteur de s’immerger pleinement dans l’histoire.

« Un Juste » est plus qu’une simple bande dessinée historique. C’est un témoignage poignant du meilleur et du pire de l’humanité, une célébration du courage et de l’acte de se souvenir. Guillon et Cénou ont tissé un récit qui interpelle.

Cet ouvrage est essentiel, non seulement en tant que miroir du passé, mais aussi en tant que lumière pour notre présent.

Le Renard, le Corbeau et tous leurs potos

Album publié en 2022 aux éditions La Boite à Bulles


Résumé éditeur

Inspiré de l’œuvre de Jean de la Fontaine (publiée la première fois en 1668).

15 fables de La Fontaine revisitées.

couverture bd Le Renard, le Corbeau et tous leurs potos

Après Le Cid, Véropée s’attaque aux Fables de La Fontaine qu’elle revisite à l’aune de nos mots et maux actuels. 

Avec Jojo, Gaby et Lola, chaque moment est propice aux réflexions et débats enflammés. Et quoi de mieux que les Fables de La Fontaine pour illustrer leurs propos ?

Écologie, capitalisme, rapports de pouvoir ou encore homophobie : Véropée n’épargne aucun travers ou drame contemporain. À travers une sélection de quinze fables, les animaux et végétaux rejouent leurs histoires en open space, dans les cours d’école ou sur les réseaux sociaux.

Injectant au passage verlan, anglicismes ou autres expressions du temps présent, les trois jeunes filles redonnent aux fables une résonance contemporaine, les éclairant de sens nouveaux…

Ainsi, le Corbeau sirote un smoothie et parle de son N+1 au Renard opportuniste ; la Cigale et la Fourmi discutent dans le hall de l’immeuble ; le Chien est vigile devant un supermarché quand il rencontre le Loup tenté de postuler pour ce travail.

Avec : La Cigale et la Fourmi, Le Lièvre et la Tortue, Le Corbeau et le renard, Le Rat de ville et le Rat des champs, Le Loup et l’Agneau, Le Lion et le Rat, La Grenouille qui se veut faire aussi grosse que le bœuf, Le Chêne et le Roseau, Le Loup et le Chien, Le Renard et la Cigogne, La Poule aux œufs d’or, Le Loup et la Cigogne, Le Lion et le Moucheron, Le Héron, Le Coche et la Mouche.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Renard, le Corbeau et tous leurs potos »

Dans un espace culturel où le passé et le présent se superposent avec une audace parfois déconcertante, « Le Renard, le Corbeau et tous leurs potos » de Véronique Véropée s’immisce avec une proposition artistique qui oscille entre hommage et réinvention.

Cette bande dessinée, qui se présente comme une relecture des fables de La Fontaine, ambitionne d’insuffler un nouvel élan aux morales séculaires à travers le prisme de problématiques contemporaines.

Véropée, avec un crayon aussi acéré que sa plume, se permet d’explorer des thématiques aussi diverses que l’écologie et le capitalisme, les dynamiques de pouvoir et la dépendance technologique.

Les animaux emblématiques des fables classiques sont transplantés dans des décors modernes, discutant des injustices autour d’un smoothie ou d’un écran d’ordinateur, dans un langage truffé de verlan et d’anglicismes.

extrait bd Le Renard, le Corbeau et tous leurs potos

L’initiative est louable et le résultat, par moments, frappant. Certaines adaptations frôlent le génie par leur pertinence et leur capacité à éveiller chez le lecteur une résonance avec son quotidien.

Cependant, l’effort n’est pas sans faillir par endroits : quelques transpositions semblent forcées, et le lien sacré avec l’essence originelle de la fable peut parfois se perdre dans cette traduction d’époque.

« Le Renard, le Corbeau et tous leurs potos » se dresse donc comme un pont entre le classicisme littéraire et la modernité culturelle.

C’est une expérience littéraire qui, avec le bon recul, pourrait bien enrichir la bibliothèque de ceux qui cherchent à voir les classiques sous un jour nouveau.

La Rafle d’Izieu

Publié aux éditions La Boite à Bulles en 2024.


Le 6 avril 1944, un détachement de la Wehrmacht mené par la Gestapo arrête les 45 enfants de la colonie d’Izieu et les 7 adultes. Seul un enfant et un adulte survivront…

Début 1943, Sabine et Miron Zlatin avaient créé à Izieu, dans l’Ain, une colonie pour accueillir et protéger des enfants juifs, en zone italienne.

Mais le 8 septembre 1943, l’armée italienne capitule face aux Alliés et laisse sa place aux troupes allemandes dans le Sud-Est de la France.


Début 1944, les signaux d’alarme se multiplient avec des arrestations à Chambéry et aux alentours et avec le remplacement du sous-préfet de Belley, protecteur de la colonie.

Mais avant que la colonie ne soit effectivement dispersée, le 6 avril 1944, débarquent un détachement de la Wehrmacht et 3 officiers SS qui embarquent sans ménagement les quarante-cinq enfants et les sept adultes de la colonie.


Seul échappe à la rafle Léon Reifman qui a pu sauter par la fenêtre et trouver refuge chez les voisins, les Perticoz. Ces derniers ont eux-mêmes assisté, impuissants, à la rafle…

Ils ne comprennent pas  : pourquoi s’en prendre ainsi à des enfants  ? Qui a bien pu attirer l’attention de Klaus Barbie et de ses sbires sur cette paisible colonie  ? Y aurait-il eu dénonciation  ?

Pendant ce temps, les enfants sont emmenés à Lyon puis Drancy avant leur déportation et leur extermination. 

couverture bd Ivanhoé Tome 3

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Rafle d’Izieu »

Pascal Bresson nous livre avec « La Rafle d’Izieu » une bande dessinée à la fois poignante et essentielle, magnifiquement illustrée par Giulio Salvadori.

Cet ouvrage revient sur l’une des tragédies les plus déchirantes de la Seconde Guerre mondiale : la rafle du 6 avril 1944, où 44 enfants juifs et leurs éducateurs furent déportés vers Auschwitz.

À travers une narration fluide et des dialogues percutants, Bresson parvient à capturer l’horreur et l’injustice de cet événement tout en rendant hommage à la mémoire des victimes.

La structure narrative est particulièrement efficace, alternant entre les événements de 1944 et le procès de Klaus Barbie. Cette approche permet de mettre en lumière non seulement la cruauté des actes perpétrés mais aussi la résilience et le courage des survivants. Les témoignages des témoins et des voisins sont poignants, ajoutant une profondeur émotionnelle qui résonne longtemps après la lecture​.

Le style visuel de Salvadori, avec sa simplicité et sa délicatesse, contraste avec la gravité du sujet, rendant les scènes encore plus percutantes.

« La Rafle d’Izieu » n’est pas seulement une œuvre mémorielle, mais un rappel puissant de l’importance de se souvenir et de transmettre l’histoire aux générations futures​.


Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

DrancyIzieuLyon

Le Cid en 4e B

Album publié en 2019 aux éditions La Boite à Bulles.


Résumé éditeur

Inspiré de l’œuvre de Corneille (publié la première fois en 1637).

« Eh meuf, ô rage ô désespoir, c’est ma place là ! » Quand une classe de collège finit par s’emparer du Cid…

De nos jours, pas évident de lire Le Cid, quand on a treize ans ! Et pourtant, malgré les 382 ans qui les séparent, Chimène, Rodrigue et Don Diègue ne sont pas si éloignés de Naomy, Sarah-Lou, Brandon, Amine et de leurs acolytes !


Bienvenue dans le huis-clos de la salle de classe de 4e B. Entre frictions, moments de grâce, inepties et traits d’esprit, les élèves vont peu à peu apprivoiser la pièce et son langage suranné, à l’image de Lou qui s’exclame désormais « M’dame, quel outrage infâme, on m’a pris mon quatre couleurs ! »


L’auteure, enseignante de Français au collège, livre ici le récit d’un apprentissage ardu mais non sans piquant, où les plus classiques ne sont pas forcément ceux que l’on croit !
Une bande dessinée tout public, plein d’humour et d’enseignements !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Cid en 4e B »

Dans « Le Cid en 4e B« , Véronique Véropée fait l’audacieux pari de marier l’institution du classicisme français avec le tumulte des salles de classe contemporaines. À travers des pages qui fourmillent de vie, d’esprit et de spontanéité juvénile, elle déploie un récit où l’alexandrin côtoie l’argot sans vergogne.

La bande dessinée s’anime au gré des interactions entre une enseignante passionnée et ses élèves, dont les préoccupations semblent à des années-lumière de l’éthique chevaleresque de Rodrigue et Chimène.

L’auteure, puisant dans son expérience d’enseignante, livre un tableau à la fois hilarant et tendre de la jeunesse, avec ses élans et ses résistances, confrontée au génie linguistique de Corneille.

Le graphisme, coloré et dynamique, accompagne avec justesse ce choc des époques, mettant en lumière les expressions les plus cocasses des élèves et les moments de découverte, où, entre deux éclats de rire, la beauté du texte classique transparaît malgré tout.

Si certains pourraient questionner le choix de Véropée d’exposer les classiques à un jeune public, la BD elle-même répond en démontrant l’universalité et la résonance intemporelle des thèmes abordés par Corneille. C’est une ode à l’éducation, à la persévérance pédagogique et à l’importance de la transmission culturelle.

La critique serait incomplète sans mentionner l’habile inclusion d’un lexique adolescent et des passages originaux du « Cid », qui non seulement soulignent l’engagement éducatif de l’œuvre mais invitent également à une réflexion sur l’évolution de la langue et de la communication.

« Le Cid en 4e B » est un hommage à la littérature, à l’enseignement et à la jeunesse, une œuvre qui célèbre le dialogue entre les siècles et les cultures, et rappelle le rôle vital de l’éducation dans la préservation et la compréhension de notre patrimoine littéraire.

C’est une lecture aussi instructive que divertissante, qui mérite une place dans la bibliothèque de tout amateur de BD et de littérature

Sansévérino est Papillon

Bande dessinée publiée en 2016 aux éditions La boite à Bulles.


Adapté du roman de Henri Charrière publiée en main 1969.

Dans ce livre-disque, Sanseverino incarne le célèbre bagnard Henri Charrière et chante ses aventures au son de sa guitare, accompagné par le dessin fringant de Sylvain Dorange.

Henri Charrière a vingt-cinq ans et on l’appelle Papillon. Un surnom qui trouve son origine dans le tatouage qui orne sa poitrine.

Ce Don Juan du Montmartre des années 30 se retrouve accusé à tort d’un meurtre et prend «perpet’». Il troque alors son costume trois pièces contre celui des travaux forcés. Mais bien vite, Papillon enfile la tenue qui lui vaudra sa réputation : celle de l’évadé.

Un album à lire ET à écouter où musique et dessins dialoguent et se répondent pour nous faire découvrir la vie mouvementée d’Henri Charrière !

couverture bd Ivanhoé Tome 3

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Sansévérino est Papillon »

Dans « Sansévérino est Papillon« , Sylvain Dorange orchestre une symphonie visuelle et sonore qui transcende le genre de la bande dessinée. La figure de Papillon, incarnée par le chanteur Sanseverino, est traitée avec une fidélité scrupuleuse et une inventivité qui honorent la mémoire d’Henri Charrière. Le récit, bien qu’ancré dans une réalité brutale de l’univers carcéral, est étonnamment empreint d’une joie de vivre, une célébration de la résilience humaine face à l’adversité.

L’illustration de Dorange est une véritable révélation, la palette de couleurs pastel adoucit les contours de la tragédie sans en diminuer l’impact. Chaque visage est capturé avec une intensité qui nous invite à plonger dans l’âme des personnages, tandis que les textes de chansons introduits par Sanseverino ajoutent une dimension poétique et narrative.

Ce livre-CD est un hommage non seulement à Papillon, mais aussi à l’art de la narration mixte. Dorange et Sanseverino forment un duo harmonieux, dont le produit final est une œuvre qui défie les conventions, une expérience immersive où l’image et le son se répondent pour créer une atmosphère à la fois nostalgique et vivifiante.

C’est une aventure qui se lit et s’écoute, se savoure comme un voyage à travers le temps et l’humanité.