Étiquette : Editions Rue de Sèvres

Le Horla

Bande dessinée publiée en 2014 aux éditions Rue de Sèvres.


D’après le roman de Guy de Maupassant publié le 26 octobre 1886.

couverture bd le horla

Le narrateur mène une vie tranquille dans sa maison au bord de la Seine, lorsque d’étranges phénomènes commencent à se produire.

Quelqu’un boit la carafe d’eau sur sa table de nuit, des objets disparaissent ou se brisent, une fleur est cueillie par une main invisible…

Peu à peu, le narrateur acquiert la certitude qu’un être surnaturel et immatériel vit chez lui, se nourrissant de ses provisions.

Pis encore, cet être, qu’il baptise le Horla, a tout pouvoir sur lui, un pouvoir grandissant… Du Horla ou de l’homme, l’un des deux doit périr.

Le Horla, comme les contes fantastiques écrits par Maupassant à la fin de sa vie, alors qu’il sombrait dans la folie, joue délicieusement avec nos nerfs en traitant de thèmes très actuels comme l’angoisse, la hantise du suicide et la peur de l’invisible.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Horla »

« Le Horla » par Guillaume Sorel se présente comme un jalon notable, marquant de son empreinte le territoire souvent périlleux de la transmutation d’une œuvre littéraire en dessins et en couleurs.

C’est avec une main à la fois respectueuse et audacieuse que Sorel s’empare du texte de Maupassant, nous invitant à redécouvrir cette nouvelle fantastique à travers un prisme visuel qui déborde de sensibilité et d’innovation.

Lorsque l’on tourne les pages de cette bande dessinée, on est immédiatement frappé par l’éloquence du silence, par cette capacité qu’a Sorel de narrer sans mots, ou avec si peu, l’intériorité tourmentée du protagoniste.

L’artiste, en véritable ventriloque des émotions, fait naître une symphonie de couleurs et de formes qui traduit avec brio la montée en crescendo de l’angoisse et de la folie. Les choix chromatiques, tantôt apaisés en teintes pastel, tantôt alarmants en rouges et jaunes orangés, orchestrent une danse visuelle qui reflète la lutte intime du personnage contre un ennemi invisible.

extrait bd le horla

Certains puristes pourraient arguer que le medium de la bande dessinée, malgré toute sa splendeur graphique, peine à encapsuler la subtilité et la profondeur psychologique de la prose de Maupassant. L’introduction d’un chat, qui n’existe pas dans le texte originel, est symptomatique des libertés prises par Sorel. Pour certains, cela pourrait apparaître comme un écart injustifié, tandis que pour d’autres, c’est une incarnation métaphorique réussie, un guide silencieux dans ce labyrinthe de terreur psychologique.

« Le Horla » de Sorel s’impose non seulement comme une œuvre d’art graphique, mais aussi comme une réflexion sur la nature même de l’adaptation. C’est une invitation à redécouvrir Maupassant, à le sentir et le vivre différemment.

Bonjour tristesse

Bande dessinée publiée en 2018 aux éditions Rue de Sèvres.


D’après le roman de Françoise Sagan publié en 1954.

couverture bd Bonjour tristesse

1954, Cécile, lycéenne parisienne passe l’été de ses dix-sept ans dans une villa avec son père Raymond, veuf, et Elsa, la maîtresse de ce dernier.

Cécile et son père ont une relation fusionnelle, faite de plaisirs et d’insouciance. Cécile connaitra ses premières étreintes avec Cyril. L’ambiance change quand Raymond annonce l’arrivée d’Anne, une amie.

Différente d’Elsa et Cécile, Anne est une femme stricte et moralisatrice, elle apprécie la culture, les bonnes manières et l’intelligence.

Dès son arrivée, un combat subtil commence entre les trois femmes. Elsa tente de maintenir la relation avec Raymond, qui est aussi attiré par Anne.

Quant à Cécile, elle craint de perdre la complicité qui la lie à son père, ainsi que leurs libertés. Comment écarter la menace ? Dans la pinède embrasée, un jeu cruel se prépare…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Bonjour tristesse »

Dans l’océan parfois statique de la bande dessinée d’adaptation, « Bonjour Tristesse » de Frédéric Rébéna surgit comme une vague rafraîchissante qui, fidèlement à l’esprit de Françoise Sagan, offre une nouvelle lecture tout en respectant l’essence de l’œuvre originale.

Rébéna saisit avec habileté le parfum de l’époque, cette Côte d’Azur des années cinquante, où l’insouciance se mêle à la mélancolie des sentiments éphémères. Son coup de crayon, épuré et vif, confère aux personnages une élégance graphique qui transcende leurs actions, parfois cruelles. L’utilisation des couleurs primaires, rappelant le style Pop Art, injecte une vitalité et un dynamisme qui contrastent avec la tristesse sous-jacente de l’histoire.

extrait bd Bonjour tristesse

L’adaptation est audacieuse : elle conserve le texte de Sagan tout en y apportant les nuances nécessaires à la compréhension des non-initiés. Cependant, certaines libertés prises avec le langage, bien que minimes, introduisent une distance avec le style de l’auteure, que les puristes pourraient juger de superficielle. Néanmoins, ces écarts sont le prix à payer pour une œuvre qui se veut accessible et actuelle.

Les scènes clefs sont retranscrites avec une précision qui révèle une compréhension profonde du texte source. Les dilemmes et les jeux cruels entre les personnages sont illustrés avec une intensité qui capte l’attention du lecteur, le conduisant à s’interroger sur la nature des relations humaines et le poids des apparences.

Cécile, personnage central, est à la fois le reflet et le contrepoint de la jeunesse de son époque. Rébéna la dessine avec un mélange de fragilité et de détermination, capturant la complexité d’une âme partagée entre l’insouciance de la jeunesse et la gravité de l’entrée dans le monde adulte.

Cette bande dessinée est une réussite qui offre à la fois un hommage et une renaissance à l’œuvre de Sagan. Elle se lit comme un roman graphique indépendant, tout en invitant ceux qui le découvrent à plonger dans le texte originel. C’est une preuve éloquente que le neuvième art peut enrichir et revitaliser la littérature, en y apportant une dimension visuelle qui interpelle et séduit.

L’amant

Bande dessinée publiée en 2020 aux éditions Rue de Sèvres.


D’après le roman de Marguerite Duras publié en 1984.

couverture bd l'amant

La narratrice, c’est l’auteure elle-même. Elle a 15 ans et vit en Indochine avec sa mère, veuve, et ses deux frères.

Pensionnaire dans un lycée pour étudier les mathématiques, elle ne rêve que de devenir écrivain.

Sur le bac qui traverse le fleuve séparant son lycée de sa pension, elle fait la connaissance d’un riche Chinois.

Ils tombent éperdument amoureux et s’engagent dans une relation régie par l’amour et l’argent qui durera un an et demi. Ils se voient régulièrement et ce premier amour fort mais ambigu impose à la jeune fille de faire face à la honte, la peur, la jalousie, et de parvenir à trouver sa place au sein d’une famille où il est difficile de s’affirmer.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’amant »

la bande dessinée « L’Amant » de Kan Takahama mérite une attention particulière, non seulement pour son sujet mais aussi pour la grâce avec laquelle l’illustratrice parvient à capturer la quintessence du roman emblématique de Marguerite Duras.

Ce que Takahama offre dans cette œuvre n’est pas une simple réplique graphique du texte de Duras, mais une interprétation visuelle qui dialogue avec lui. Le trait de Takahama est à la fois délicat et expressif, capable de saisir la chaleur, la sensualité et le drame d’une Indochine française rendue avec une palette de couleurs qui évoque la nostalgie et la douceur des souvenirs.

extrait bd l'amant

Les illustrations se suffisent souvent à elles-mêmes, laissant les images porter le poids narratif même en l’absence de texte, et comment les expressions des personnages transmettent avec une intensité remarquable les émotions complexes du récit.

Le pari de transposer un roman si riche en nuances en une série d’images fixes pourrait sembler audacieux, mais il apparaît que Takahama a su relever ce défi avec brio. L’adaptation reste fidèle à l’esprit de l’original tout en apportant une perspective fraîche et contemporaine.

Il est à noter que cette bande dessinée n’est pas seulement une porte d’entrée vers l’univers de Duras pour les néophytes, mais offre également aux connaisseurs une nouvelle manière de se rapporter au texte. Il est recommandé, après la lecture de cette adaptation graphique, de se plonger ou de se replonger dans le roman original pour en apprécier pleinement la profondeur et la subtilité.

« L’Amant » en bande dessinée est une invitation à redécouvrir Duras à travers le prisme de l’art séquentiel, une fusion réussie entre deux formes d’art qui enrichit l’expérience de l’histoire d’une romance aussi complexe qu’intemporelle.

Couleurs de l’incendie

Bande dessinée « Couleurs de l’incendie » publiée en 2019 aux éditions Rue de Sèvres.


D’après le roman de Pierre Lemaitre publié en 2018.

couverture bd Couleurs de l'incendie

Février 1927. Le Tout-Paris assiste aux obsèques de Marcel Péricourt.

Sa fille, Madeleine, doit prendre la tête de l’empire financier dont elle est l’héritière, mais le destin en décide autrement.

Son fils, Paul, d’un geste inattendu et tragique, va placer Madeleine sur le chemin de la ruine et du déclassement.

Face à l’adversité des hommes, à la cupidité de son époque, à la corruption de son milieu et à l’ambition de son entourage, Madeleine devra déployer des trésors d’intelligence, d’énergie mais aussi de machiavélisme pour survivre et reconstruire sa vie.

Tâche d’autant plus difficile dans une France qui observe, impuissante, les premières couleurs de l’incendie qui vont ravager l’Europe.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Couleurs de l’incendie »

Dans le sombre théâtre de l’entre-deux-guerres, « Couleurs de l’incendie » de Christian De Metter déploie ses planches telles des actes d’une tragédie moderne, où la vengeance se dessine en traits épais et couleurs crépusculaires. Comme arrachés aux pages d’un roman de Pierre Lemaitre, ces dessins sont des fenêtres sur l’âme tourmentée de Madeleine Péricourt, héroïne prise dans les flammes de la trahison et de la perte.

Le style graphique de De Metter est une ode à la précision, un équilibre délicat entre l’expressivité brute et le détail minutieux, comme pour rappeler que dans le grand chaos de l’Histoire, l’individu résiste par la force de son visage, par le poids de son silence. Si par moments, le dynamisme semble céder sous le poids de l’atmosphère oppressante, c’est pour mieux capturer la stagnation d’une époque où l’horizon est bouché par les fumées de l’incendie économique et social.

extrait bd Couleurs de l'incendie

Il y a une maîtrise remarquable dans l’adaptation des teintes qui, loin de n’être qu’une palette de gris, jouent sur les contrastes pour révéler la lumière dans l’obscurité, l’espoir dans le désespoir. Chaque planche est un coup de pinceau sur la toile de la vengeance, orchestrant la montée en puissance d’une femme qui, dans le silence de sa lutte, devient le cri de son époque.

De Metter, en portraitiste du 9e art, offre près de 170 pages d’une histoire qui, tout en rendant hommage à son prédécesseur « Au revoir là-haut », s’en émancipe pour trouver sa propre voix, sa propre couleur, dans les cendres de l’incendie. C’est ainsi que « Couleurs de l’incendie » s’affirme comme une œuvre majeure, un miroir des abysses de l’âme humaine, et une réflexion sur la capacité de l’art à capturer la complexité d’un monde en feu.

Miroir de nos peines

Album « Miroir de nos peines » publié en 2023 aux éditions Rue de Sèvres.


Résumé éditeur

Adaptation du roman de Pierre Lemaitre publié en 2020.

couverture Miroir de nos peines

Avril 1940. Louise, en état de choc suite au suicide d’un homme âgé sous ses yeux, se retrouve à courir nue dans Paris.

Tentant de comprendre ce fait divers dans lequel elle est impliquée, elle se laissera entrainer dans le passé de sa propre mère et se découvrira un demi-frère caché.

Sa route croisera au hasard les destins de Raoul, soldat déserteur emmené en prison, Fernand, un garde pénitencier et Désiré, mystérieux personnage aux nombreuses facettes.

couverture bd Ivanhoé Tome 3

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Miroir de nos peines »

À travers les pages de « Miroir de nos peines« , Christian De Metter orchestre un ballet visuel où les clairs-obscurs ne sont pas que des jeux de lumière, mais des métaphores d’une France à l’agonie, tiraillée entre l’opacité de son avenir et les lueurs d’espoir qui s’étiolent.

Cette bande dessinée ne se contente pas de raconter une histoire, elle nous plonge dans l’atmosphère lourde et incertaine de la débâcle de 1940 avec une précision documentaire qui confère une véritable épaisseur historique à l’intrigue.

Le dessinateur, devenu pour l’occasion historien et conteur, excelle dans l’art de la sélection narrative. Aucun détail n’est superflu, chaque planche contribue à l’architecture d’un récit qui, bien que condensé, ne sacrifie rien de l’esprit du texte original de Lemaitre.

De Metter se fait l’écho graphique de la prose de l’auteur, transposant avec brio la densité émotionnelle et la complexité des personnages dans un langage où le trait est parole.

extrait Miroir de nos peines

De Metter ne nous offre pas simplement une adaptation, mais une réinterprétation visuelle puissante qui, tout en respectant la matérialité de l’œuvre littéraire, s’approprie ses thématiques pour les réinventer dans un médium où l’image n’est pas qu’un support, mais un langage à part entière.

Sous les galets la plage

Albums publiés en 2021 aux Editions Rue de Sèvres


Résumé éditeur

couverture bd Sous les galets la plage

Loctudy, septembre 1963, la station balnéaire se vide de ses derniers résidents estivaux.

Seuls Albert, Francis et Edouard, futurs étudiants prolongent leurs vacances en attendant de commencer chacun de brillantes études supérieures devant les mener vers de prestigieuses destinées toutes tracées.

Détachés de l’autorité familiale, ces fils de bonne famille comptent bien profiter de cette liberté pour vider quelques bouteilles et vivre de nouvelles expériences.

Un soir sur la plage, ils font la connaissance de Odette, jolie jeune fille sans attache familiale qui saura s’y prendre pour les contraindre à participer aux cambriolages des résidences secondaires voisines.

Bien que manipulé, Albert le futur gradé militaire, en tombera amoureux et prouvera à la jeune détrousseuse professionnelle que ses sentiments sont sincères et qu’il est prêt à changer de vie pour elle.

Mais dans ces familles bourgeoises et patriarcales, on ne fréquente pas n’importe qui, on ne déshonore pas sa famille et on rentre dans le rang quelles que soient les méthodes employées. Les plus inhumains ne sont pas toujours ceux que l’on croit.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Sous les galets la plage »

Sous les galets la plage nous plonge dans l’été 1963 en Bretagne, où trois jeunes hommes de bonne famille, Albert, Francis et Édouard, goûtent à leurs derniers instants de liberté avant de poursuivre des études prestigieuses.

L’arrivée d’Odette, une jeune femme intrépide, les entraîne dans une aventure inattendue, mêlant la révolte contre l’autorité parentale, la découverte de la jeunesse des années 60, et l’exploration de la moralité et de l’illégalité.

Ce récit, à la croisée des genres, oscille entre chronique sociale, roman noir, comédie, et histoire d’amour. Les personnages sont attachants dans leur naïveté et leur transformation progressive. Les dialogues sont savoureux, les rebondissements surprenants. Le scénario engageant offre un vent d’émancipation et de liberté revendiquées.

extrait bd Sous les galets la plage

Graphiquement, Pascal Rabaté réussit à capturer l’atmosphère des années 60 avec un trait épuré et des couleurs qui évoquent le passé. L’ensemble offre une immersion réussie dans cette époque charnière.

Sous les galets la plage est une bande dessinée à l’originalité rafraîchissante, qui explore avec subtilité les prémices des changements sociaux à venir, tout en offrant une expérience de lecture captivante.

Un album plein de charme et de potentiel qui mérite d’être découvert.


Lieu visité par la bd en Bretagne

Loctudy

Gone with the wind – Tome 1

Album publié en 2023 aux éditions Rue de Sèvres.


Adapté de l’œuvre de Margaret Mitchell paru le 30 juin 1936.

couverture bd Gone with the wind

Scarlett O’Hara, jeune fille d’une riche famille d’Atlanta au sud des Etats-Unis, connait une vie douce et confortable, menée au rythme de son caractère déterminé et audacieux.

Lorsque la Guerre de Sécession débute en 1861, ses repères s’écroulent, et de lourdes responsabilités s’imposent à elle.

Au milieu de la destruction et de la mort, Scarlett rêve pourtant d’amour : celui pour Ashley Wilkes, pourtant promis à une autre, et qu’elle porte secrètement depuis toujours.

L’arrivée de Rhett Butler, homme sans foi ni loi, aussi immoral que séduisant, rebattra de nouveau les cartes dont la jeune fille dispose pour atteindre le bonheur.


Avec son adaptation du célèbre roman de Margaret Mitchell et la formidable mise en images de ses personnages cultes, Pierre Alary signe une œuvre prenante et magnifie ce récit intemporel.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bd «Gone with the wind»

Pierre Alary signe une adaptation réussie d' »Autant en emporte le vent » en bande dessinée. Il dépoussière l’image désuète de cette histoire d’amour légendaire.

L’intrigue explore avec profondeur la condition des femmes, des esclaves noirs et la guerre de sécession.

L’œuvre de Margaret Mitchell est magnifiquement mise en valeur par le dessin esthétique et soigné de l’auteur.

extrait bd Gone with the wind

Pierre Alary parvient à capturer l’essence romanesque et historique de l’œuvre originale. Sa bd offre une immersion passionnante dans l’Amérique des années 1860.

Cette adaptation est un véritable hommage à ce classique intemporel.


Quelques mots sur Margaret Mitchell

Margaret Mitchell, une célèbre écrivaine américaine du XX -ème siècle, est connue pour son chef-d’œuvre « Autant en emporte le vent ».

Mitchell est née le 8 novembre 1900 à Atlanta, en Géorgie. Son roman, publié en 1936, est devenu instantanément un phénomène. Elle a remporté le prix Pulitzer de la fiction en 1937.

L’œuvre de Mitchell capture l’essence de la guerre civile américaine et de la période de reconstruction.

Son personnage principal, Scarlett O’Hara, incarne une jeune femme du Sud déterminée, qui navigue à travers le chaos de la guerre et des changements sociaux.


La polémique autour du roman Gone with the wind

Certains détracteurs ont accusé le roman de perpétuer des stéréotypes racistes. De présenter également une vision romantique de l’époque de l’esclavage dans le Sud des États-Unis. Le personnage d’Allyson « Scarlett » O’Hara a été critiqué pour son attitude envers les personnes de couleur.

En outre, la représentation des Afro-Américains dans le roman a été jugée simpliste et réductrice. Certains lecteurs et critiques ont également reproché à Margaret Mitchell de ne pas aborder de manière adéquate les aspects les plus sombres de l’esclavage. La voix données aux personnages noirs serait insufisante.

Cependant, il convient de noter que d’autres voix soutiennent que le roman doit être compris dans son contexte historique. Margaret Mitchell ne cherchait pas à glorifier l’esclavage, mais plutôt à dépeindre fidèlement une époque et une région spécifiques.

Il conviendra à chacun de se faire sa propre opinion.


En plus de ses réalisations littéraires, Margaret Mitchell a été une pionnière pour les femmes dans le domaine de l’écriture. À une époque dominée par les auteurs masculins, elle a brisé les barrières et est devenue l’une des écrivaines féminines les plus célèbres de son époque.

Malheureusement, la vie de Mitchell a été tragiquement écourtée. Le 16 août 1949, elle est décédée à l’âge de 48 ans des suites de blessures subies dans un accident de la route.


Ma guerre

Album publié aux éditions Rue de Sèvre en 2017.


Voici le témoignage de Guy-Pierre Gautier, grand-père de l’auteur, survivant de Dachau.

couverture bd ma guerre

Engagé en 1943 dans la brigade « Liberté » des francs-tireurs et partisans de La Rochelle, il s’emploie à des sabotages de voies ferrées et au renseignement.

La bravoure côtoie l’insouciance. À l’arrestation du réseau, les difficultés commencent avec les interrogatoires par la Gestapo, une mutinerie à la prison d’Eysses, les fusillés.

Le cauchemar s’installe lors du voyage infernal en wagons à bestiaux jusqu’à Dachau.

Le courage masque alors à peine la frayeur. Le récit poignant d’un survivant, jour après jour, souffrance après souffrance, jusqu’à l’apparition de la silhouette immense d’un GI américain qui annonce la fin du cauchemar le 30 avril 1945.



« Ma Guerre » de Tiburce Oger est un témoignage fort et poignant qui nous plonge dans l’histoire sombre de la Seconde Guerre mondiale.

À travers l’histoire du grand-père de l’auteur, Guy-Pierre Gautier, résistant et déporté à Dachau, le récit est divisé en deux parties distinctes. On découvre ainsi les actes de résistance courageux de Guy-Pierre en France occupée, ainsi que son internement dans le camp de concentration, mettant en lumière l’atrocité des crimes nazis.

extrait bd ma guerre

Les dessins et les décors sublimes de Tiburce Oger retranscrivent avec justesse l’horreur vécue, tandis que la sobriété du propos renforce la portée émotionnelle.

« Ma Guerre » est une œuvre puissante, un devoir de mémoire nécessaire pour ne jamais oublier les souffrances endurées pendant cette période sombre de l’histoire.


Un extrait de « Ma guerre » ici

La bibliothécaire d’Auschwitz

Album publié une première fois en 2022 aux Editions Rue de Sèvres


couverture bd La bibliothécaire d'Auschwitz

À quatorze ans, Dita Adlerova vit dans le ghetto de Terezín, à Prague. Déportée avec sa famille dans le camp de concentration le plus meurtrier de la Seconde Guerre mondiale : Auschwitz, elle rencontre Fredy Hirsch, éducateur juif qui lui propose de devenir la « Bibliothécaire d’Auschwitz ».

Risquant sa vie pour que petits et grands puissent s’évader, Dita accepte de cacher et protéger les huit précieux volumes que les prisonniers ont réussi à dissimuler aux gardiens du camp.

Mais elle doit faire preuve d’une extrême prudence car le docteur Mengele, célèbre pour ses atrocités, la surveille de très près.

Lire un extrait ici

couverture bd Ivanhoé Tome 3

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La bibliothécaire d’Auschwitz »

« La bibliothécaire d’Auschwitz » est une bande dessinée qui raconte une histoire vraie et incroyablement courageuse, celle d’une ado, vivant dans un monde complètement différent, un monde où chaque livre, chaque page, chaque mot compte pour sa survie et celle des autres.

Salva Rubio, avec l’aide des dessins expressifs de Loreto Aroca, nous plonge dans le quotidien terrifiant d’Auschwitz, où une jeune fille juive se retrouve à gérer une bibliothèque secrète. Imaginez : huit livres seulement, huit trésors cachés qui représentent un danger mortel si découverts par les nazis. Ces livres deviennent une échappatoire, un répit dans la terreur, pour elle et pour ceux qui l’entourent.

extrait bd La bibliothécaire d'Auschwitz

Ce n’est pas seulement une leçon d’histoire. C’est un récit sur la force des livres, le pouvoir de l’imaginaire et la lumière de l’espoir dans l’obscurité la plus profonde. Les jeux d’ombre et de lumière dans les dessins renforcent cette dualité entre l’horreur de la guerre et la tendresse des moments partagés autour d’une histoire.

Vous n’avez peut-être pas lu les 600 pages du roman original, mais cette adaptation en BD vous fera ressentir toute l’intensité de l’histoire. Vous pourriez même verser une larme et ressentir un frisson, parce que les émotions sont réelles et puissantes.

Cette BD est un rappel fort : malgré la noirceur des époques, il y a toujours place pour des actes de résistance et de courage, et souvent, cela commence avec un livre à la main. Donc, si vous aimez les histoires qui vous font réfléchir, qui vous emmènent loin et vous enseignent quelque chose de précieux, « La bibliothécaire d’Auschwitz » est pour vous. Elle vous montre comment, même dans les moments les plus sombres, on peut trouver des pages d’espoir à tourner.


Dita Kraus est née en 1929 à Prague. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle a été déportée à Auschwitz-Birkenau avec sa famille, où elle a travaillé comme bibliothécaire clandestine. Après la guerre, elle a émigré en Israël, où elle a travaillé comme enseignante.

En 2012, Antonio Iturbe (auteur espagnol) s’inspire de sa vie pour publier son autobiographie intitulée « La bibliothécaire d’Auschwitz« , dans laquelle elle relate son expérience de la Shoah et son travail de bibliothécaire clandestine dans le camp de concentration.

Le livre a été traduit dans plusieurs langues et a reçu de nombreux éloges pour son témoignage poignant et inspirant sur la résilience humaine face à l’adversité.

Dita Kraus est également une militante pour les droits de l’homme et une conférencière sur l’Holocauste, consacrant sa vie à éduquer les générations futures sur les horreurs de l’Holocauste et l’importance de la tolérance et du respect de la dignité humaine.

Site officiel de Dita Kraus

https://www.ditakraus.com/


Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

AuschwitzPrague