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Un capitaine de 15 ans – Tome 1

Album publié en 2022 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

Adapté de l’œuvre de Jules Verne publiée le 15 décembre 1878.

couverture bd Un capitaine de 15 ans - Tome 1

1873, Nouvelle-Zélande.
Alors que la chasse à la baleine approche de son sinistre âge d’or, le capitaine Hull ne sait déjà plus où trouver ces grands mammifères marins. Après deux mois de chasse infructueuse, son navire, le Pilgrim, entre dans la baie d’Auckland.
Frustré par cette mauvaise pêche qui met à mal sa réputation, il se réengage, à peine le pied au sol, pour une mission à l’apparente simplicité. Il doit mener à San Francisco la femme et le fils du riche armateur James W. Weldon ainsi que son cousin, un amusant personnage à moitié fou, à moitié savant.
Tandis que la balade de santé n’est bouleversée que par les aléas d’un quotidien marin, la trajectoire de cette gentille traversée bascule définitivement le jour où, au loin, une baleine apparaît.
Galvanisé par l’apparition miraculeuse, le capitaine Hull fait préparer une barque, empoigne son harpon et se précipite vers la bête. À bord du Pilgrim, Dick Sang, jeune et prometteur mousse de 15 ans assiste impuissant à un évènement dont il devra rapidement assumer l’entière conséquence.

Rythmé par les caprices insensibles des vents et marées, Un capitaine de 15 ans, suit le cours imprévu d’un voyage routinier devenu initiatique. L’œuvre de Jules Verne, une fois mise en images, rappelle les aventures de Tintin ou Corto Maltese. Une nouvelle série enthousiasmante prévue en deux tomes.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Un capitaine de 15 ans – Tome 1 »

Frédéric Brrémaud offre avec « Un capitaine de 15 ans – Tome 1 » une adaptation captivante du célèbre roman de Jules Verne.

Soutenu par les illustrations saisissantes de Christophe Picaud, cet album réussit à transposer l’univers d’aventure et de découverte du roman à travers des visuels d’une grande richesse. La minutie des dessins, que ce soit dans les scènes de navigation ou les paysages marins, transporte le lecteur dans un voyage immersif.

Le scénario, bien que condensé pour s’adapter aux contraintes du format bande dessinée, reste fidèle aux moments clés de l’intrigue originale. La dynamique narrative suit un rythme équilibré entre moments d’action et de tension dramatique, particulièrement lors de la chasse à la baleine et l’accident tragique qui propulse le jeune Dick Sand à la tête du navire. La montée en puissance de ce personnage, confronté à des responsabilités inattendues à seulement 15 ans, est émouvante et bien retranscrite.

extrait bd Un capitaine de 15 ans - Tome 1

Malgré la réduction inévitable de certains éléments de l’intrigue originelle, l’album maintient l’intérêt du lecteur grâce à des péripéties palpitantes et une évolution psychologique bien dosée du protagoniste. On apprécie particulièrement l’introduction d’une atmosphère plus dramatique au fil des pages, un contraste marquant avec le début plus léger du récit​.

Cette bande dessinée constitue une réussite tant pour les amateurs de Jules Verne que pour les lecteurs en quête d’aventures visuelles, tout en conservant une approche moderne et accessible du récit.


L’Assassinat du père Noël 

Album publié en 2010 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

D’après l’œuvre de Pierre Véry publiée en 1934.

couverture bd L'Assassinat du père Noël

Un « whodunit » savoureux et théâtral !

Il était une fois Mortefond, charmant village de Lorraine qui s’apprête à fêter la Noël. Le père Cornusse joue comme chaque année le rôle du Père Noël, tandis que Catherine, sa fille, rêve d’un prince charmant et que les hommes du village rêvent à elle.
Prosper Lepicq, un étranger au village, se joint à la population locale pour la fête. Mais après la messe, on découvre le corps du Père Noël, assassiné !
Qui parmi ce panel de personnages truculents a bien pu commettre le meurtre, dans ce bourg isolé et apparemment paisible ?

Voici, par les facétieux Adam et Convard, l’adaptation très libre d’un roman de Pierre Véry, datant de 1934 et adapté au cinéma en 1941 par Christian Jaque.
Un album flirtant entre le merveilleux et le policier, magnifiquement dessiné par Paul, dont le graphisme original, poétique et pictural, ne cesse de s’affirmer.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Assassinat du père Noël »

Une adaptation au charme désuet
Didier Convard
, Éric Adam et Florie Paul réinventent avec audace le roman de Pierre Véry dans une bande dessinée qui mêle avec habileté féerie et intrigue policière. L’album plonge le lecteur dans le village lorrain de Mortefond, décor idéal pour un whodunit campé dans les années 1930, où traditions locales et mystère s’entrelacent.

Un hommage graphique à l’époque
Le dessin de Florie Paul, que l’on peut qualifier de « naïf » ou de « pictural », se révèle être un choix audacieux et pertinent. Son style, aux couleurs douces et aux lignes épurées, évoque une ambiance à la fois nostalgique et onirique, renforçant le décalage temporel de l’histoire. Les décors capturent l’ambiance d’un village isolé, où chaque détail, de l’église aux maisons bourgeoises, sert de prétexte au suspense.

extrait bd L'Assassinat du père Noël

Entre enquête et folklore
L’intrigue, centrée sur l’assassinat du Père Noël et le vol d’une relique précieuse, suit Prosper Lepicq, avocat-enquêteur au profil atypique. Si le scénario emprunte des ficelles classiques (suspects truculents, indices disséminés), il tire sa force de son ancrage dans un folklore régional riche. Les dialogues, volontairement théâtraux, rappellent le ton des romans policiers de l’entre-deux-guerres, ajoutant une couche de charme désuet.

Une défense du patrimoine littéraire
Certes, l’adaptation prend des libertés avec l’œuvre originale, mais elle réussit à en préserver l’esprit : une critique sociale voilée, un humour subtil et une morale humaniste. La scène du procès offre une réflexion sur la justice et la rédemption.

Cette BD séduira les amateurs de polar vintage et d’ambiances rurales enneigées. Un hommage réussi à un roman oublié, servi par un graphisme qui ose la singularité.

De Gaulle – Tome 2

Album publié en 2020 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

L’un des plus grands hommes d’état français.

couverture bd bd De Gaulle - Tome 2

La collection « Ils ont fait l’Histoire » consacre une série à l’une des figures majeures de la Seconde Guerre mondiale et l’un des plus grands hommes d’état français.

Ce deuxième volume se concentre sur l’intervention de Charles de Gaulle lors de la Seconde Guerre mondiale, avec en point d’orgue le légendaire Appel du 18 juin.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « De Gaulle – Tome 2 »

De Gaulle – Tome 2 de Mathieu Gabella est une bande dessinée historique qui brille par la profondeur de son récit et la précision de sa mise en scène.

Plongeant le lecteur dans l’après défaite de 1940, l’œuvre retrace avec justesse les défis monumentaux auxquels le Général de Gaulle est confronté pour unifier la résistance française depuis Londres. Gabella réussit à capter la complexité du personnage, entre ses doutes et sa détermination farouche, tout en tissant une intrigue où le politique et l’humain s’entrelacent.

extrait bd bd De Gaulle - Tome 2

Les illustrations de Christophe Regnault soutiennent magnifiquement ce récit, offrant des scènes d’une grande précision historique.

Cette bande dessinée, loin d’être une simple biographie, s’impose comme une fresque historique captivante. Elle interroge autant qu’elle instruit, tout en rendant hommage à une figure emblématique de l’Histoire.

De Gaulle – Tome 2 est donc une œuvre indispensable pour les amateurs de bandes dessinées et d’histoire, qui trouveront ici une lecture à la fois stimulante et enrichissante.



De Gaulle – Tome 1

Album publié en 2020 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

L’un des plus grands hommes d’état français.

couverture bd De Gaulle - Tome 1

Baigné de ferveur politique, d’histoire, de philosophie et d’écrits militaires, le jeune Charles de Gaulle embrasse assez naturellement une carrière dans l’armée.

Officier pendant la Première Guerre mondiale, il fera preuve d’un courage exemplaire, sera laissé pour mort et capturé par les Allemands.

Mais c’est dans l’entre deux guerre qu’il se construira plus encore, voyant avant les autres les périls qui pointent, et les solutions nécessaires. Il admirera, travaillera, puis s’opposera à celui qui deviendra finalement son plus farouche adversaire : Philippe Pétain.

La collection « Ils ont fait l’Histoire » consacre une série à l’une des figures majeures de la Seconde Guerre mondiale et l’un des plus grands hommes d’état français. Ce premier volume, consacré à la jeunesse de Charles, parcourt la période de sa jeunesse au début de la Seconde Guerre mondiale.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « De Gaulle – Tome 1 »

Mathieu Gabella nous livre avec « De Gaulle – Tome 1«  une œuvre captivante qui retrace les débuts de la vie de l’un des plus grands hommes d’État français. Ce premier volume de la série « Ils ont fait l’Histoire » explore une période souvent méconnue, mais cruciale, de la jeunesse de Charles de Gaulle, de son passage à Saint-Cyr jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.

L’écriture de Gabella, précise et riche en détails historiques, est soutenue par les illustrations de Christophe Regnault et Michael Malatini, qui donnent vie aux événements avec une justesse visuelle remarquable.

extrait bd De Gaulle - Tome 1

Les scènes de guerre et les moments plus intimes de la vie de De Gaulle sont dépeints avec une sensibilité qui parvient à capturer la complexité du personnage. Gabella parvient à nous plonger dans l’atmosphère de l’époque, sans jamais tomber dans l’excès didactique, ce qui rend la lecture à la fois instructive et agréable.

Si le contexte historique est solidement établi, on pourrait regretter un traitement quelque peu distant du personnage principal. De Gaulle apparaît parfois figé dans son rôle de jeune officier ambitieux, ce qui pourrait limiter l’empathie du lecteur. Malgré cela, ce premier tome pose des bases solides pour une série prometteuse qui s’annonce être une référence pour tous les passionnés d’histoire et de bande dessinée.

« De Gaulle – Tome 1«  est une œuvre qui allie rigueur historique et narration dynamique, un incontournable pour comprendre les premières années d’un homme qui marquera l’histoire de la France.


Clemenceau

Album publié en 2017 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

« Être vaincu vaut mieux que d’être vainqueur du côté des scélérats. »

Nantes, février 1858. Soupçonné d’avoir participé à l’attentat contre Napoléon III, Benjamin Clémenceau, dont le seul tort est d’avoir été un farouche opposant à l’Empereur, est arrêté sous les yeux de son fils, Georges.

De cette injustice naitra dans le cœur du jeune homme un esprit de révolte qui forgera l’ensemble de sa vie politique, commencée en prison sous le Second Empire, achevée aux lendemains de la Première Guerre mondiale.

Alors que 2017 célèbrera les 100 ans de sa nomination à la Présidence du Conseil, redécouvrez en BD la carrière longue et passionnée de Clémenceau le radical, le rebelle : l’un des personnages les plus importants de la IIIRépublique.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Clemenceau »

La bande dessinée Clemenceau de Renaud Dély, avec les illustrations de Stefano Carloni, s’affirme comme un ouvrage de référence pour qui souhaite plonger dans la vie politique tumultueuse de Georges Clemenceau.

Dély, habitué des récits historiques, parvient à rendre accessible la complexité de l’homme surnommé « Le Tigre », figure clé de la IIIe République française.

L’œuvre est structurée autour des événements marquants de la carrière de Clemenceau, de ses premiers combats politiques sous le Second Empire à son rôle crucial durant la Première Guerre mondiale. Dély se distingue par son souci du détail, s’appuyant sur des faits historiques précis pour construire un récit rigoureux et didactique. Cette précision historique pourrait toutefois paraître austère pour un public moins averti.

extrait bd Clemenceau

Les illustrations de Carloni, bien que soignées et évocatrices, manquent parfois d’audace, renforçant l’impression d’une œuvre avant tout pédagogique. Ce parti pris visuel, s’il confère une certaine sobriété à l’ensemble, peut également limiter l’impact émotionnel du récit.

Clemenceau est une bande dessinée qui séduira avant tout les passionnés d’histoire et les curieux désireux de mieux comprendre les rouages de la politique française du XIXe siècle. Elle se présente comme une œuvre solide et érudite, mais qui, par sa rigueur, risque de ne captiver uniquement un public initié.

Vous n’aurez pas les enfants

Bande dessinée publiée en 2025 aux éditions Glénat.


D’après le livre de Valérie Portheret publié le 6 mai 2020.

L’incroyable sauvetage des enfants juifs de Vénissieux.

couverture bd Vous n'aurez pas les enfants

Août 1942, région lyonnaise. Dans une France déchirée, le gouvernement de Vichy s’apprête à organiser une nouvelle rafle après le Vel’ d’Hiv’, en livrant à l’occupant nazi des juifs étrangers de la zone libre.
Parmi eux figurent des centaines d’enfants. Quand l’abbé Glasberg apprend ce qui se trame, il a peu de temps devant lui pour agir. Fondateur de L’Amitié chrétienne, l’homme d’Église a épluché méthodiquement les lois jusqu’à trouver une faille : ses espoirs reposent sur une liste d’exemptions !
Sous couvert d’aider à trier les internés qui affluent, l’Abbé entame un véritable combat administratif. Grâce à une chaine de solidarité d’une ampleur inédite formée par des citoyens, des résistants et des membres de l’œuvre chrétienne, il va réussir à exfiltrer un très grand nombre de personnes du camp de Vénissieux en fournissant notamment de faux documents.
Mais il sait que les convois vont bientôt emmener les femmes et les enfants qui restent. Il sait aussi qu’un ultime alinéa stipule l’impensable. Si les parents abandonnent leurs enfants, ces derniers ne peuvent être déportés. Le stratagème est déchirant. Dans la nuit du 28 au 29 août 1942, des mères et des pères vont faire un dernier acte d’amour pour éviter à leurs enfants la solution finale.

Le sauvetage de 108 enfants du camp de transit de Vénissieux restera à jamais dans les mémoires. Arnaud Le Gouëfflec et Olivier Balez livrent une adaptation fidèle du livre de l’historienne Valérie Portheret qui signe ici la préface, à travers un album bouleversant où se pose la question de la responsabilité de chacun.
Entre témoignage et travail de mémoire, le trait est sombre et le scénario concis. Il n’y a pas ici de grand héros, mais une solidarité qui rend compte du courage collectif face à l’inacceptable. Une œuvre édifiante à mettre entre toutes les mains.
Historienne, Valérie Portheret a reconstitué, au terme de vingt-cinq ans de recherches, ce sauvetage des enfants du camp de Vénissieux, recueillant partout dans le monde, la parole d’un très grand nombre d’entre eux.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Vous n’aurez pas les enfants »

Adaptant le travail monumental de l’historienne Valérie Portheret, Arnaud Le Gouëfflec (scénario) et Olivier Balez (dessin) livrent avec « Vous n’aurez pas les enfants » une bande dessinée bouleversante, fidèle à la mémoire du sauvetage de 108 enfants juifs du camp de Vénissieux en août 1942. L’album s’inscrit dans la droite ligne du livre éponyme de Valérie Portheret, fruit de plus de vingt-cinq ans de recherches et de témoignages collectés à travers le monde.

Le récit s’attache à restituer la complexité morale et la tension de cette opération de sauvetage, menée par un réseau composite de résistants, de membres de l’Amitié chrétienne, de l’OSE et de simples citoyens, sous la houlette de l’abbé Glasberg et du cardinal Gerlier
Ici, pas de héros isolés mais une chaîne de solidarité, où chaque personnage, même secondaire, incarne la résistance civile face à la barbarie. La narration, concise et précise, évite tout baragouin inutile pour mieux laisser émerger la profondeur psychologique des protagonistes, confrontés à des choix impossibles et à la « banalité du mal »

extrait bd Vous n'aurez pas les enfants

Le trait sombre d’Olivier Balez, rehaussé de couleurs froides et de mises en page originales, souligne la gravité du propos tout en rendant palpable l’atmosphère oppressante de l’époque. L’alternance de formats – grandes planches, vignettes resserrées, jeux de teintes rouges et bleues – rythme le récit et guide le lecteur à travers la confusion des rafles, la tension des gares et l’intimité des adieux déchirants.

« Vous n’aurez pas les enfants » s’impose comme un travail de mémoire essentiel, à la fois pédagogique et profondément humain.
Par sa rigueur historique, la sobriété de sa narration et la force de son parti pris graphique, l’album touche juste et interroge la responsabilité individuelle face à l’Histoire. À recommander sans réserve aux enseignants et aux passionnés d’histoire.

L’Homme qui rit

Bande dessinée publiée en 2000 aux éditions Glénat.


D’après le roman de Victor Hugo publié en avril 1869.

couverture bd L'Homme qui rit

Tout le monde connaît Victor Hugo et sa capacité à créer des univers où le sordide côtoie le sublime. Mais tout le monde ne connaît pas encore Fernando De Felipe ; cela ne devrait plus tarder.


Après deux séries très remarquées par les lecteurs de BD (Museum et Black Deker), la publication de cette très libre adaptation de L’Homme qui rit devrait convaincre les derniers sceptiques de l’incommensurable talent de cet artiste.


Son trait vivant et fluide et ses couleurs audacieuses font de ce directeur artistique de l’université de Barcelone l’un des plus intéressants auteurs espagnols du moment.
Mélangeant les techniques et les styles avec l’originalité qui le caractérise, De Felipe pousse encore plus loin les limites de la BD dans cet album envoûtant et sombre.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Homme qui rit »

Dans sa bande dessinée L’Homme qui rit, Fernando de Felipe revisite l’œuvre de Victor Hugo avec une vision résolument sombre et déstabilisante.

Cet album distille une atmosphère oppressante à travers des illustrations frappantes et un récit condensé. De Felipe se concentre sur l’aspect grotesque de l’histoire, accentuant la tragédie du personnage principal, Gwynplaine, dont le rire figé devient une métaphore poignante de la condition humaine et de l’injustice sociale.

Les choix artistiques de l’auteur, notamment son style graphique marqué par des contrastes intenses et des visages déformés, créent une tension constante. Ce parti pris peut cependant diviser. On peut y voir une adaptation fidèle à l’esprit du roman, ou alors regretter la simplification inévitable des thèmes profonds d’Hugo.

L’Homme qui rit de De Felipe se présente non seulement comme une interprétation graphique de qualité, mais aussi comme une réflexion moderne sur les inégalités et le destin, qui résonne encore aujourd’hui.

Cette bande dessinée est un tour de force qui mérite d’être découverte, tant pour son approche artistique que pour la réinvention du classique littéraire d’Hugo qu’elle propose.

Croc-Blanc

Album publié en en 2019 aux éditions du Glénat.


Résumé éditeur

D’après l’œuvre de Jack London écrite en 1906.

couverture bd Croc-Blanc

Un grand roman d’aventure, le chef-d’œuvre de Jack London.

Publié aux États-Unis sous le titre White Fang en 1906, Croc-Blanc relate les aventures d’un chien-loup au nom éponyme, né à l’état sauvage dans le Grand-Nord américain et qui se trouvera confronté au monde cruel des hommes.

Ce roman, dans lequel Jack London puise dans ses propres souvenirs de chercheur d’or en Alaska, fait écho à L’Appel de la forêt dont l’intrigue inversée met en scène un chien de traîneau qui retourne à la vie sauvage.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bd « Croc-Blanc »

L’adaptation en bande dessinée de Croc-Blanc par Caterina Mognato et Walter Venturi est une œuvre qui réussit à transposer l’intensité du roman de Jack London dans un format visuel saisissant.

Malgré la contrainte du nombre de page, les auteurs parviennent à restituer les grandes étapes de la vie de ce chien-loup emblématique, tout en conservant l’essentiel du drame et de l’émotion qui caractérisent l’original.

Le véritable atout de cette bande dessinée réside dans les illustrations de Walter Venturi, dont la qualité impressionne dès les premières pages. Les paysages du Grand Nord, les personnages humains et les animaux sont rendus avec une précision et une finesse remarquables.

extrait bd Croc-Blanc

Venturi réussit à capturer les émotions à travers des détails subtils dans les expressions et les postures, créant ainsi une atmosphère qui résonne avec l’intensité du récit. Les couleurs, judicieusement utilisées, ajoutent une profondeur et une dimension supplémentaire à l’atmosphère rude et sauvage de l’histoire.

Le scénario, écrit par Caterina Mognato, souffre d’une condensation nécessaire mais parfois frustrante. Le rythme soutenu de la narration laisse peu de place à l’exploration des détails et des nuances qui enrichissent le roman de London. Les transitions rapides entre les différentes phases de la vie de Croc-Blanc peuvent donner une impression de « survol ».

Malgré ce dernier petit bémol, cette bande dessinée demeure une adaptation réussie, offrant une relecture fidèle du récit tout en enrichissant l’expérience de lecture par la puissance de ses images.

Le dossier final, qui apporte des éclairages sur la vie de Jack London et la genèse du roman, constitue un complément bienvenu pour ceux qui souhaitent approfondir leur compréhension de l’œuvre. Une belle réussite visuelle qui séduira les amateurs de littérature et de bande dessinée


J’ai tué – François-Ferdinand, Archiduc d’Autriche

Album publié en 2015 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

D’un geste, il a fait basculer le monde dans l’horreur.

couverture bd J'ai tué - François-Ferdinand, Archiduc d'Autriche

En ce début d’année 1914, l’Europe est au bord de l’explosion. À tout moment, les deux blocs antagonistes, Triple Alliance contre Triple Entente, peuvent entrer en conflit.

Dès les années 1912-1913, la région des Balkans se transforme en véritable poudrière. Lycéen pauvre et tuberculeux, Gavrilo Princip souhaite libérer les Serbes de Bosnie soumis à l’oppression autrichienne.

Accompagné par deux compagnons aussi exaltés que lui, Gavrilo décide d’aller assassiner l’Héritier du trône Austro-Hongrois lors de sa visite à Sarajevo.

Parti de Belgrade, le périple de ces trois pieds nickelés est un incroyable concours de circonstances. Nul n’aurait pu prévoir, et Gavrilo moins que quiconque, que par son geste, il allait faire basculer l’Europe dans la première Guerre Mondiale.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « J’ai tué – François-Ferdinand, Archiduc d’Autriche »

La bande dessinée « J’ai tué – François-Ferdinand, Archiduc d’Autriche«  de Michaël Le Galli et Héloret s’inscrit dans une collection ambitieuse dédiée aux figures historiques dont les actes ont bouleversé le cours de l’Histoire.

Ce tome, centré sur Gavrilo Princip et l’assassinat de l’héritier du trône austro-hongrois, se distingue par une approche minutieuse mais quelque peu distante.

Le scénario de Le Galli s’efforce de retracer avec fidélité les événements qui ont conduit à ce meurtre historique. Cependant, cette rigueur factuelle semble parfois se faire au détriment de l’engagement émotionnel du lecteur. Gavrilo Princip, malgré son rôle central, reste une figure énigmatique, dépeinte de manière trop lisse pour susciter une véritable empathie ou compréhension.

extrait bd J'ai tué - François-Ferdinand, Archiduc d'Autriche

Le dessin de Héloret, d’une grande précision, offre un cadre visuel agréable mais peut-être trop sage pour le contexte dramatique qu’il illustre. Les paysages bosniaques, rendus à l’aquarelle, contrastent avec la gravité du sujet, créant une distance qui empêche l’immersion complète.

Cette bande dessinée, si elle séduit par son approche didactique et son refus de tout manichéisme, laisse néanmoins un sentiment d’inachevé. Le choix d’une narration très factuelle, alliée à un graphisme académique, en fait un ouvrage qui plaira aux amateurs d’Histoire.

Une œuvre intéressante mais qui manque d’un supplément d’âme pour véritablement marquer les esprits.

Moby Dick (Disney)

Album publié en 2019 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

L’adaptation du célèbre roman d’Herman Melville publié pour la première fois en 1851.

Le chef-d’œuvre d’Herman Melville, version Disney !

couverture bd bd Moby Dick (Disney)

C’est l’histoire d’une traque légendaire. Celle du capitaine d’un navire, le Pequod, qui cherche à se venger d’un cachalot blanc qui lui a dévoré sa jambe par le passé.

C’est l’histoire d’un équipage de chasseurs de baleines, otage de l’obsession de son capitaine, et la vie sur un navire où l’aventure et le danger rôdent à chaque instant. C’est l’histoire d’une légende, celle de Moby Dick !

Tout le monde, à ces mots, aura sans doute reconnu le célèbre roman d’Herman Melville, probablement l’un des plus grands chefs-d’œuvre de la littérature américaine.

Cette adaptation « disneyenne », avec notamment Donald en Ismail et Picsou dans le rôle du légendaire capitaine Achab, est justement l’occasion pour les plus jeune de se plonger dans ce monument littéraire et de découvrir une grande aventure qui, encore aujourd’hui, n’a rien perdu de sa force romanesque.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Moby Dick »

Francesco Artibani et Paolo Mottura revisitent le classique de Melville dans leur bande dessinée « Moby Dick » en y intégrant l’univers Disney.

Donald Duck incarne Ismaël et Picsou devient le capitaine Achab, ici rebaptisé Quackhab, dans une chasse obsédante de la mythique baleine blanche.

Visuellement, Mottura brille. Ses illustrations capturent avec brio la tension dramatique du récit original tout en conservant l’esthétique familière de Disney. Les expressions des personnages et les scènes maritimes sont particulièrement réussies, plongeant le lecteur dans une aventure visuellement captivante.

extrait bd Moby Dick (Disney)

Cependant, le scénario souffre parfois de simplification excessive. La complexité psychologique des personnages, élément clé du roman de Melville, se perd dans cette adaptation.

L’humour caractéristique de Donald Duck peut sembler en décalage avec la gravité du récit, diluant la profondeur et l’intensité de la quête d’Achab.

Pour les amateurs de Disney et les jeunes lecteurs, cette version de « Moby Dick » offre une introduction accessible à un classique de la littérature.

Toutefois, les puristes de Melville pourraient être déçus par une adaptation qui, malgré ses qualités visuelles indéniables, ne parvient pas toujours à rendre justice à la richesse du texte original.