Étiquette : RAF : extrait

Bretons du Monde !

Bande dessinée publiée en 2023 aux éditions Le Télégramme.


On ne le dira jamais assez, mais le Breton est voyageur !

C’est bien connu, le Breton est voyageur et depuis fort longtemps !

À travers une trentaine d’histoires, certaines individuelles, d’autres collectives, cet ouvrage donne quelques clefs sur la folle histoire des Bretons autour du monde, des ports andalous du Moyen-Âge aux Antilles, des collines de Bohême à l’Afrique, de Paris au Périgord, de New-York à Hollywood, des Flandres à la Papouasie…

Bref, on l’aura compris, on retrouve des Bretons un peu partout, sauf sur la Lune et sur Mars, mais ce n’est qu’une question de temps !

Dans cet ouvrage mêlant érudition et humour, Erwan Chartier-Le Floch et Nono nous éclairent sur un aspect étonnant de l’histoire ancienne et récente de la Bretagne.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Bretons du Monde ! »


À travers les pages de « Breton du monde !« , Erwan Chartier-Le Floch tisse une trame d’anecdotes et de vignettes qui capturent l’essence d’une Bretagne à la fois intemporelle et contemporaine.

L’ouvrage, habilement illustré, déploie un humour qui oscille entre l’auto-dérision et la fierté régionale, offrant aux lecteurs une incursion ludique dans le patrimoine culturel breton.

Chartier-Le Floch s’amuse avec les stéréotypes, les déconstruit et les célèbre, invitant ainsi à un voyage humoristique au cœur d’une Bretagne à la fois mythique et bien réelle.

Avec le Maréchal Leclerc

Bande dessinée publiée en 2017 aux éditions du Triomphe.


 Comment cet obscur capitaine au début de la 2nde Guerre mondiale est-il devenu le glorieux général de la 2e DB qui a paraphé pour la France la capitulation japonaise ?

 Refusant de baisser les armes lors de l’armistice, il gagne Londres et se retrouve chargé du ralliement de l’Afrique équatoriale française à la France Libre.

À force d’énergie, Leclerc participe à la libération du territoire et est ainsi considéré comme ayant lavé l’affront de la défaite de 1940.

Grillant la politesse aux Américains, il pénètre même dans le Berghof, le chalet bavarois où Hitler aimait séjourner. Le 26 août 1944, il est aux cotés du général de Gaulle pour descendre triomphalement l’avenue des Champs Elysées.

De Philippe de Hautecloque à « Leclerc », voilà la biographie d’un grand homme de guerre qui eut une remarquable trajectoire militaire.

La Fondation Maréchal Leclerc  a voulu honorer cette année, soixante-dix ans après sa mort, la mémoire de Philippe de Hautecloque (1902-1947).

Une BD pour rendre hommage au libérateur de Paris disparu tragiquement.

couverture bd Ivanhoé Tome 3

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Avec le Maréchal Leclerc »

Dans les méandres de la Seconde Guerre mondiale, la bande dessinée « Avec le Maréchal Leclerc » ressuscite avec brio le parcours héroïque du Maréchal Leclerc, figure emblématique de la libération de la France.

À travers les pinceaux de Guillaume Berteloot et la plume de Patrick de Gmeline, ce roman graphique n’est pas qu’un simple hommage à un héros national; c’est une immersion dans l’esprit d’une époque qui a redéfini les contours de notre nation.

Le trait précis et dynamique de Berteloot capture avec une intensité palpable les scènes de batailles, les stratégies militaires et les moments d’intimité qui ponctuent le récit. L’illustration, loin d’être une simple toile de fond, joue un rôle prépondérant dans la narration, accentuant la tension dramatique et les élans émotionnels des protagonistes.

Patrick de Gmeline, connu pour son approche rigoureuse de l’histoire, tisse une trame narrative où la précision des faits historiques ne cède en rien à la fluidité du récit. Le scénario, dense et bien mené, permet au lecteur non seulement de suivre avec intérêt les péripéties du Maréchal mais aussi de comprendre les enjeux politiques et humains de l’époque.

Cette œuvre, tout en rendant un vibrant hommage à Philippe de Hautecloque, met en lumière les sacrifices de ceux qui ont lutté dans l’ombre de ce géant de la libération. L’affront de la défaite de 1940, lavé par les efforts de Leclerc, est dépeint avec une justesse qui honore la mémoire collective.

« Avec le Maréchal Leclerc » est une réussite, une pièce de mémoire qui enrichit le panthéon graphique dédié à notre histoire contemporaine. Elle se lit avec le respect dû aux héros, mais aussi avec la fascination pour l’art du roman graphique qui sait, en quelques coups de crayon et bulles de dialogue, capturer l’essence d’une époque révolue mais jamais oubliée.


Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

KoufraObersalzbergParis

Avec Hélie de Saint Marc

Bande dessinée publiée en 2013 aux éditions du Triomphe.


L’honneur d’un soldat.

« Depuis mon âge d’homme, Monsieur le Président, j’ai vécu pas mal d’épreuves : la Résistance, la Gestapo, Buchenwald, trois séjours en Indochine, la guerre d’Algérie, Suez et puis encore la guerre d’Algérie »

Célèbre officier parachutiste né en 1922, Hélie de Saint Marc a vécu plusieurs vies et de nombreuses batailles : de la Résistance à la Légion, de l’Indochine à l’Algérie, de la prison à la réhabilitation, du combat au témoignage.

Ayant survécu à la déportation, le jeune homme choisit la guerre comme métier, sans haine et sans honte, pour servir.

Il fut très marqué par la guerre d’Indochine dont le désespoir des populations abandonnées au Viêt Minh le hanta toujours. C’est la fidélité à ce souvenir qui le conduisit, en avril 1961, à se révolter contre un autre abandon, celui de l’Algérie française.

Après tous ces combats, et malgré les doutes, Hélie de Saint Marc a été, par ses écrits et conférences, un veilleur d’espérance pour la jeunesse.

Au lendemain du décès d’Hélie de Saint Marc en août 2013, cette BD est une contribution aux nombreux hommages qui ont été rendus à cet homme qui disait de lui-même : « Je n’ai pas réussi dans la vie, mais j’ai réussi ma vie. » 

couverture bd Ivanhoé Tome 3

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Avec Hélie de Saint Marc »

Dans « Avec Hélie de Saint Marc« , Patrick de Gmeline livre une bande dessinée qui est bien plus qu’un simple récit graphique : c’est un voyage dans le temps, une exploration de la vie tumultueuse d’un homme d’exception.

Le dessin, précis et expressif, sert admirablement le scénario, offrant aux lecteurs un récit aussi instructif qu’émouvant. On y découvre Hélie de Saint Marc, non seulement comme soldat, mais comme témoin des turbulences de l’histoire française du XXème siècle.

Cette œuvre est particulièrement pertinente pour les jeunes générations, leur offrant un accès à l’histoire récente à travers une narration personnelle et puissante. Elle brille par sa capacité à contextualiser les événements historiques, sans jamais tomber dans le didactisme. La fidélité au récit biographique d’Hélie de Saint Marc est remarquable, permettant de saisir la complexité de l’homme : son courage, sa réflexion, sa révolte et son sens de l’honneur.

Les auteurs ne reculent pas devant les aspects sombres de l’histoire, comme la guerre et l’emprisonnement, mais ils le font avec une sensibilité qui invite à la réflexion. Il en résulte un album qui est à la fois un témoignage poignant et un appel à la discussion sur des questions de valeurs et de choix moraux.

« Avec Hélie de Saint Marc » est une œuvre majeure, à la narration soignée et au dessin qui sait capturer l’essence d’une époque. Elle est recommandée à tous ceux qui cherchent à comprendre le passé pour mieux appréhender le présent.

C’est un travail de mémoire remarquable, une fresque humaine et historique qui mérite une lecture attentive et respectueuse.


Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Camp de Buchenwald

Colonel Armand, de Washington à l’armée des Chouans

Album publié en 2023 aux éditions Triomphe


Résumé éditeur

couverture bd Colonel Armand, de Washington à l'armée des Chouans

En 1777, Armand Tuffin de la Rouërie, jeune officier breton à la recherche d’aventures, quitte la France pour l’Amérique et s’engage dans la guerre d’indépendance aux côtés des Insurgents face aux troupes anglaises.

Téméraire, généreux, droit, il devient un proche de Washington et gagne le surnom de « Colonel Armand » au gré de ses exploits militaires, à la tête d’un corps franc d’infanterie qu’il finance sur ses fonds.

Quand la guerre prend fin en 1783, son séjour américain s’achève : Armand de la Rouërie traverse l’Atlantique et retrouve sa Bretagne bien-aimée.

Son expérience des idées républicaines le conduit à défendre les droits des Bretons face à la monarchie tandis que s’annonce la Révolution française.

Très vite, la nature oppressive du mouvement politique lui apparaît : dès lors le « Colonel Armand » n’aura de cesse de se battre pour défendre la liberté de son peuple et de sa terre.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Colonel Armand, de Washington à l’armée des Chouans »

La bd n’a pas encore été lue. Un avis sera posté dans quelques semaines.


Armand-Charles Tuffin, le marquis de La Rouërie, est né le 13 avril 1751 à Fougères et est décédé le 30 janvier 1793 au château de La Guyomarais à Saint-Denoual. Ce fut un soldat français et un héros de la guerre d’indépendance américaine, en plus d’être le chef d’un groupe appelé l’Association bretonne.

La Rouërie décide d’aller en Amérique. Là-bas, il a rejoint l’armée américaine et se fait appeler « Colonel Armand ». Il a dirigé un groupe de soldats à cheval appelé la 1re légion de dragons et a participé à la bataille de Yorktown. Il était ami avec George Washington.

Après son retour en Bretagne, La Rouërie a défendu le parlement de Bretagne contre certaines règles du gouvernement français, ce qui l’a conduit en prison à la Bastille.

Il est devenu contre la Révolution quand la noblesse de Bretagne a refusé de coopérer avec le gouvernement. Il a alors créé l’Association bretonne pour former une armée contre les révolutionnaires.

Malheureusement, il a été trahi et est mort avant de terminer son plan, mais son mouvement a inspiré plus tard d’autres personnes à se rebeller, ce qu’on appelle la Chouannerie.

L’histoire de Porto-Vecchio racontée aux enfants

Album publié en 2023 aux éditions Clémentine


Résumé éditeur

Natale et Serena parcourent le monde et voyagent dans le temps à l’aide de leur livre magique, accompagnés de l’abeille Abbabella.

Cette fois, ils découvrent l’histoire de la ville de Porto-Vecchio, en Corse.



L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’histoire de Porto-Vecchio racontée aux enfants »

L’histoire de Porto-Vecchio racontée aux enfants, scénarisée par Lisa D’Orazio et Frédéric Bertocchini et illustrée par L’Ours, plonge jeunes lecteurs et passionnés d’histoire dans la genèse de cette cité corse. Les auteurs, tous deux docteurs en histoire, exploitent leur rigueur académique pour restituer fidèlement la fondation génoise de 1539 et la transition au « bastion de France » en 1769, sans simplification abusive.

La narration repose sur le duo de héros, Natale et Serena, accompagnés de l’abeille Abbabella, véritable fil conducteur pédagogique. Les bulles alternent dialogues et encadrés historiques, offrant un rythme soutenu.

Le trait de L’Ours se distingue par ses couleurs vives et son cadrage dynamique : les planches exploitent avec justesse les contrastes entre architectures fortifiées et paysages marins, renforçant l’immersion émotionnelle.

Ces 40 pages s’adresse tout particulièrement aux lecteurs de 7 à 12 ans désireux de découvrir l’histoire locale Corse sans renoncer à l’esthétique d’une bande dessinée de qualité. Une réussite pédagogique et artistique.


Lieu visité par la bd en Corse

Porto-Vecchio

L’histoire de Calvi racontée aux enfants

Album publié en 2024 aux éditions Clémentine.


Résumé éditeur

Natale et Serena parcourent le monde et voyagent dans le temps à l’aide de leur livre magique, accompagnés de l’abeille Abbabella.

Cette fois, ils découvrent l’histoire de la ville de Calvi, en Corse.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’histoire de Calvi racontée aux enfants »

Publiée en octobre 2024 aux éditions Clémentine, cette bande dessinée de Lisa D’Orazio et Frédéric Bertocchini, illustrée par L’Ours, plonge jeunes et moins jeunes dans l’épopée de la cité génoise de Calvi, en Corse. À travers le voyage de Natale et Serena, accompagnés de l’abeille Abbabella, l’album allie pédagogie et fantaisie pour transmettre un riche patrimoine historique avec justesse et enthousiasme.

Le scénario met en lumière la construction puis le rayonnement de la citadelle de Calvi, soulignant son rôle stratégique dans la marine génoise et les légendes locales – notamment la tradition qui fait de Calvi le lieu de naissance de Christophe Colomb. En transposant ces enjeux à hauteur d’enfant, Lisa D’Orazio et Frédéric Bertocchini réussissent à évoquer des thèmes majeurs : la transmission du savoir, l’identité insulaire et la rencontre des cultures méditerranéennes. Les traits de caractère de Natale, curieux et rêveur, et de Serena, déterminée et empathique, sont subtilement dessinés : leurs réactions face aux épreuves historiques donnent de la profondeur aux personnages sans alourdir le récit.

Le trait de L’Ours se distingue par sa clarté et sa douceur : un encrage précis, des couleurs chaudes à dominance ocre et azur, qui évoquent la pierre de la citadelle et le bleu intense de la Méditerranée. La mise en page alterne cases larges pour les panoramas de Calvi et vignettes plus petites pour les dialogues.

Fidèle à son objectif éducatif, « L’histoire de Calvi racontée aux enfants » réussit à concilier rigueur historique et plaisir de lecture. Un bel hommage à la citadelle de Calvi, à recommander aux 7-12 ans et à tous les amoureux du patrimoine Corse.


Lieu visité par la bd en Corse

Calvi

Combat mer – Tome 2 – U-Boote : Lorient, la base des « As »

Album publié en 2011 aux éditions Zéphyr.


Résumé éditeur

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Combat-mer-Tome-2-U-Boote-Lorient-la-base-des-781x1024.jpg.

Le 20 juin 1941, le U-203 est le premier U-Boote à être confronté, dans la zone de blocus autour de l’Angleterre, à la présence inattendue d’un cuirassé américain.

Dix jours plus tard, il est le premier à pénétrer dans une base sous-marine bétonnée sur les côtes françaises.

Après avoir obtenu des succès réguliers face aux convois dans l’Atlantique Nord durant ses 4 premières missions, à la fin de l’année, il fait de nouvelles victimes face au Canada.

Mais c’est sur les côtes américaines et dans les Caraïbes qu’il obtient ses plus grands résultats, pendant le premier semestre 1942.

Il se trouve toujours dans les secteurs les plus propices à la réussite, avant que les Alliés n’organisent leur défense, ce qui permet à son commandant Rolf Mützelburg d’obtenir les plus hautes décorations de l’époque et de devenir l’un des as de l’arme sous-marine.

Après avoir obtenu les deux les Feuilles de Chêne à la Croix de Chevalier le 15 juillet 1942, il refuse obstinément de débarquer comme l’Amiral Doenitz le lui demande.

Cette volonté de continuer le combat auprès de ses hommes lui coute la vie dès la patrouille suivante, lors d’un accident resté unique dans l’histoire de l’arme sous-marine : à cause du roulis, il se tue accidentellement après avoir percuté un ballast de la tête en ayant plongé du kiosque.

Pour les missions suivantes du U-203, il est remplacé par son ancien officier en second, Hermann Kottmann. Cet officier du cuirassé Graf Spee sabordé en Argentine en 1939 avait traversé le Pacifique pour rejoindre l’Allemagne et s’engager dans l’arme sous-marine. Malgré les progrès alliés réalisés en matière d’armement et de technologie au moment où il part au combat fin 1942, il réussira à faire encore 3 patrouilles, étant coulé pendant la dernière par l’action conjointe de l’aviation et d’un bâtiment de surface alliés.

Découvrez toute l’histoire du U-203 en mer et à St-Nazaire, Lorient et Brest grâce à 200 exceptionnelles photos pour la plupart inédites !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Combat mer – Tome 2 – U-Boote : Lorient, la base des « As » »

« Combat mer – Tome 2 – U-Boote : Lorient, la base des ‘As’ » se démarque comme une bande dessinée ambitieuse qui transcende le simple cadre du divertissement. Par son approche méticuleuse, l’œuvre plonge ses lecteurs au cœur d’une période historique fascinante, où la base de Lorient devient le théâtre des opérations stratégiques des sous-marins allemands.

Luc Braeuer déploie un récit visuellement saisissant grâce à une iconographie remarquable : 190 photographies d’époque, accompagnées de cartes et de plans précis, viennent illustrer les enjeux militaires et humains de cette base. Ce travail documentaire, rare en bande dessinée, ravira les amateurs d’histoire qui y trouveront une richesse inédite d’informations. Loin d’être un simple album, ce tome s’apparente à une chronique historique détaillée.

L’un des points forts réside dans la mise en lumière des commandants et des équipages des U-Boote, véritables figures d’un chapitre souvent méconnu de la Seconde Guerre mondiale. Le lecteur suit leurs parcours audacieux, explorant leurs succès militaires et les défis techniques auxquels ils ont fait face.

« U-Boote : Lorient, la base des « As » est une œuvre pour les passionnés d’histoire maritime et militaire.


Lieu visité par la bd en Bretagne

Lorient

Jules B – L’histoire d’un Juste

Album publié en 2016 aux éditions Des ronds dans l’O


Résumé éditeur

Dans cette BD Armelle Modéré rend un touchant hommage à son grand-père Julien Badey, dit « Jules ». Pendant la deuxième guerre mondiale, ce simple villageois bourguignon a fait partie de ceux que l’on a nommé les « Justes parmi les Nations ».

couverture bd Jules B - L'histoire d'un Juste

Jules Badey est un cordonnier bourguignon pendant la Seconde Guerre mondiale, un homme sans histoire qui essaie tant bien que mal d’exercer son métier dans un pays occupé.


De la guerre, il ne pense pas grand-chose, hormis qu’elle l’empêche de traiter ses commandes correctement par le manque de matières premières, ces dernières étant souvent bloquées et/ou réquisitionnées par les Allemands.


C’est un homme seul et abattu qui accuse le coup du départ de sa femme pour un autre homme, un « baron » qui possède un manoir à la sortie du village. Il noie sa détresse dans son vin quotidien.

Des juifs, il ne pense rien non plus. A peine sait-il qui ils sont. De la déportation, il n’a jamais entendu parler et l’exode qui commence sous ses yeux est pour lui un simple défilé de voitures qui partent se mettre en lieu sûr plus au Sud.
Alors quand il croise sur sa route 3 petits enfants juifs, il est décontenancé. Son cœur parle et lui demande de les protéger.

La bd « Jules B – L’histoire d’un Juste » disponible ici


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Jules B – L’histoire d’un Juste »

« Jules B – L’histoire d’un Juste » est une bande dessinée poignante qui raconte l’histoire de Jules Badey, un cordonnier bourguignon pendant la Seconde Guerre mondiale. Au milieu d’une occupation allemande qui entrave son métier et d’une vie personnelle en déroute, Jules se trouve soudainement confronté à trois enfants juifs, victimes d’un accident de voiture. Sans réfléchir, il décide de les protéger, mettant sa propre vie en danger.

L’histoire, vue à travers les yeux de Jules, offre un point de vue authentique sur la guerre, la résistance, et la déportation des Juifs.

Jules, un homme ordinaire, devient un Juste parmi les nations, agissant par instinct et empathie. Les dessins doux et les couleurs pastel d’Armelle Modéré créent un contraste saisissant avec la gravité du sujet, tout en permettant aux jeunes lecteurs de s’immerger dans l’histoire.

Ce récit accessible aborde des thèmes complexes tels que la résistance, la peur, la solidarité et l’empathie, offrant aux lecteurs plus jeunes une opportunité de réfléchir sur des sujets difficiles de manière sensible et éducative.

« Jules B – L’histoire d’un Juste » est un ouvrage important qui contribue à préserver la mémoire de cette période sombre de l’histoire.

Si je reviens un jour…Les lettres retrouvées de Louise Pikovsky

Album publié en 2020 aux éditions Des ronds dans l’O


Résumé éditeur

couverture bd Si je reviens un jour...Les lettres retrouvées de Louise Pikovsky

En 2010, lors d’un déménagement au sein du lycée Jean de La Fontaine, dans le 16e arrondissement de Paris, des lettres et des photographies ont été trouvées dans une vieille armoire.

Enfouis là depuis des dizaines d’années, ces documents appartenaient à une ancienne élève, Louise Pikovsky.

Plusieurs mois durant, cette jeune lycéenne a correspondu avec sa professeure de lettres. Son dernier courrier date du 22 janvier 1944, jour où elle est arrêtée avec sa famille.

La bd « Si je reviens un jour…Les lettres retrouvées de Louise Pikovsky » disponible ici


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Si je reviens un jour…Les lettres retrouvées de Louise Pikovsky »

« Si je reviens un jour… Les lettres retrouvées de Louise Pikovsky » est une bande dessinée qui prend sa source dans la découverte de lettres et de photographies cachées dans une vieille armoire du lycée Jean de La Fontaine, à Paris.

Ces documents appartenaient à Louise Pikovsky, une élève juive de 15 ans. L’histoire nous plonge dans la vie de Louise, une jeune fille brillante et mature pour son âge, tout en nous exposant la relation spéciale qu’elle entretenait avec sa professeure de lettres, Mlle Malingrey.

Les dessins, bien que simples, parviennent à transmettre des émotions profondes et rendent hommage à cette période sombre de l’Histoire.

Les lettres de Louise, extrêmement réfléchies malgré son jeune âge, suscitent l’empathie du lecteur. On ressent sa souffrance, les restrictions et les violences subies par les Juifs pendant la guerre.

Les photos et documents d’archives à la fin de la BD ajoutent une dimension poignante en mettant un visage sur cette tragédie.

L’ouvrage est un devoir de mémoire essentiel pour ne jamais oublier les horreurs de la Seconde Guerre mondiale. Il offre une vision intime de la vie d’une jeune fille prometteuse, brutalement arrachée à sa famille et à l’avenir qui aurait dû être le sien.

Cette bande dessinée mérite d’être lue et partagée pour perpétuer la mémoire de Louise et de tant d’autres victimes innocentes de cette période sombre de l’histoire humaine.


Pour aller plus loin

Le webdoc de France 24 sur les lettres de Louise Pikovsky ici


Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Auschwitz

Du sang dans la clairière

Album publié en 2023 aux éditions Ouest-France


Résumé éditeur

couverture bd Du sang dans la clairière

Au lendemain de la défaite de 1940, un petit groupe de jeunes gens se réunit.

Parmi ces filles et ces garçons, beaucoup d’étrangers, de Juifs et de communistes, pour qui la défaite ne peut être une fatalité.

Dans les rues de Paris ils commencent à coller des affiches hostiles à l’occupant allemand. Leur engagement et leurs actions s’intensifient au même rythme que la répression.

Aux condamnations à mort prononcées par les tribunaux allemands à l’encontre des résistants et aux exécutions d’otages, ils répondront bientôt par les armes, eux aussi.

Place aux attentats et à la lutte armée jusqu’à l’assassinat du colonel SS Julius Ritter. Puis il y a les arrestations, le procès, la prison et pour certains, la clairière…

Ils furent 1000 hommes à perdre la vie au Mont-Valérien entre les mois de mars 1941 et août 1944. Parmi ces hommes, Marcel RAJMAN, Juifs polonais FTP – MOI, exécuté dans la clairière de la forteresse le 21 février 1944 comme 22 des 23 membres du groupe Manouchian dit de ‘ l’Affiche rouge ‘.

A travers le récit de son aventure le lecteur appréhende les mécanismes d’entrée en Résistance et leur structuration politique et sociale, la répression allemande, l’engagement des étrangers, les persécutions exercées à l’encontre des Juifs, la collaboration française et le rôle du Mont-Valérien, principal lieu d’exécution allemande, pendant la Seconde Guerre mondiale.

La bd « Du sang dans la clairière » disponible ici


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Du sang dans la clairière »

Dans « Du sang dans la clairière« , Tal Bruttmann et Antoine Grande s’associent pour livrer une bande dessinée poignante qui nous plonge au cœur de la Résistance française durant l’Occupation.

Le récit, ancré dans les faits historiques, se concentre sur le parcours de Marcel Rajman et du groupe Manouchian, mettant en lumière la lutte acharnée de ces jeunes résistants. Ce qui frappe dans cet ouvrage, c’est la capacité des auteurs à éviter les écueils d’une narration purement didactique. Plutôt que de simplement retracer des événements, ils nous invitent à ressentir l’urgence et la dangerosité de l’époque, tout en dévoilant les doutes et les failles de ces figures héroïques.

Le dessin d’Efix, avec son style semi-réaliste, tranche avec ce que l’on pourrait attendre d’une bande dessinée historique. Loin de chercher une fidélité rigide aux détails, il privilégie une approche qui évoque l’atmosphère de l’époque par des touches subtiles et des choix graphiques audacieux. Ce parti pris visuel s’avère finalement très efficace pour immerger le lecteur dans le Paris occupé.

« Du sang dans la clairière » réussit ainsi à mêler habilement rigueur historique et dynamisme narratif. Cette œuvre s’impose comme une référence incontournable pour quiconque s’intéresse à la période sombre de la Seconde Guerre mondiale, en France.


Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Mont ValérienNanterre