Étiquette : ThB:Littérature Bretonne en BD

Le gardien du feu

Livre illustré publié en 2025 aux éditions Locus Solus.


Résumé éditeur

L’adaptation du célèbre roman d’Anatole Le Braz publié pour la première fois en 1900.

couverture Le gardien du feu Livre illustré publié en 2025 aux éditions Locus Solus

Pointe du Raz, 1876.
Le phare de la Vieille est éteint. Dans un mystérieux dossier retrouvé sur place, le gardien Goulven Dénès a consigné sa vie avec minutie.
Il explique pourquoi il s’est jeté à la mer, et surtout pourquoi deux macchabées se trouvent dans une pièce du phare fermée à doubles tours.
Lui, austère et bourru, a épousé la belle Adèle. Tout à sa passion, Goulven n’a pas vu se profiler le drame à venir. Comment a-t-il bien pu se retrouver dans cet enfer ?

Anatole Le Braz maintient le lecteur en haleine et livre un texte puissant d’une remarquable justesse psychologique dans lequel il montre toute sa maîtrise de l’écriture.
Une tragédie singulière en prise avec les éléments. Le Gardien du feuest l’un de ses textes emblématiques.

Pour représenter le texte intégral, Christelle Le Guen a conçu une série d’illustrations dans un noir profond qui accompagnent avec précision ce grand récit. Ses images charbonneuses au fusain, retranscrivent exactement l’intensité du roman.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le gardien du feu »

Pas encore lu.

Kernok Le Pirate

Albums publiés en 2025 aux éditions Oxymore.


Résumé éditeur

Adaptation du roman d’Eugène Sue paru en 1830.

couverture bd Kernok Le Pirate

Cette édition collector n&b, grand format, de l’adaptation de « Kernok le pirate » est signée par Riff Reb’s, auteur virtuose reconnu pour sa « trilogie maritime » parue dans la collection noctambule.

Un soir de tempête, Kernok, pirate sans pitié, se fait prédire l’avenir avant un nouveau départ en mer : la sorcière de la baie de Pempoul lui annonce une mort prochaine, tel un couperet menaçant. Cette prédiction dictera alors son chemin de vie…

Premier roman d’Eugène Sue, ce récit palpitant est un petit chef-d’œuvre d’aventure féroce et d’humour noir, magistralement adapté par Riff Reb’s, auteur virtuose de « La Trilogie maritime« , publiée dans la collection Noctambule.

Cette édition collector N&B, grand format, sublimée par la profondeur des noirs et la luminosité des blancs, est agrémentée d’un cahier graphique et d’un magnifique tirage inédit.



L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Kernok Le Pirate »

La BD sortira en novembre 2025.

extrait bd Kernok Le Pirate

Lieu visité par la bd en Bretagne

Pempoul

Kernok Le Pirate

Albums publiés en 2025 aux éditions Oxymore.


Résumé éditeur

Adaptation du roman d’Eugène Sue paru en 1830.

couverture bd Kernok Le Pirate

Une adaptation magistrale de « Kernok le pirate« , signée par un auteur virtuose reconnu pour sa « trilogie maritime », Riff Reb’s.

Un soir de tempête, Kernok, pirate sans pitié, se fait prédire l’avenir avant un nouveau départ en mer : la sorcière de la baie de Pempoul lui annonce une mort prochaine, tel un couperet menaçant. Cette prédiction dictera alors son chemin de vie…

Premier roman d’Eugène Sue, ce récit palpitant est un petit chef-d’œuvre d’aventure féroce et d’humour noir, magistralement adapté par Riff Reb’s, auteur virtuose de « La Trilogie maritime », publiée dans la collection Noctambule.



L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Kernok Le Pirate »

La BD sortira en octobre 2025.

extrait bd Kernok Le Pirate

Lieu visité par la bd en Bretagne

Pempoul

Le Cheval d’orgueil

Album publié en 2015 aux éditions Soleil.


Résumé éditeur

D’après le roman de Pierre-Jakez Hélias publié en 1975.

couverture bd bd Le Cheval d'orgueil

A l’heure de commémorer les 40 ans du Cheval d’Orgueil, Bertrand Galic et Marc Lizano proposent l’unique adaptation en bande dessinée de ce best-seller.

Un petit bijou scintillant de charme et de sensibilité. Récit autobiographique, Le Cheval d’Orgueil de Pierre-Jakez Hélias a rencontré un succès phénoménal en librairie (près de 2 millions d’exemplaires circulent à ce jour dans le monde).

Cette œuvre, qui brille par son authenticité et sa force, retrace l’enfance et l’adolescence d’un petit Breton du pays bigouden, entre la Première Guerre mondiale et le milieu des années 30.

Avec lui, se révèlent les visages d’une famille, la personnalité d’un village, les contours d’une région. On découvre un « pays » , celui d’une nation paysanne luttant pour sa survie.

Touchés par la sensibilité qui émane du regard de l’enfant, Bertrand Galic et Marc Lizano ont souhaité revisiter un passé, un patrimoine en explorant, dépoussiérant et adaptant ce récit pétri de mystère, de rêve et d’aventure. Et quel plus beau moment que celui de la commémoration des 20 ans de la disparition de l’auteur et des 40 ans de l’œuvre !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Cheval d’orgueil »

Dans Le Cheval d’orgueil, Bertrand Galic et Marc Lizano relèvent le défi de retranscrire en bande dessinée le récit poignant de Pierre-Jakez Hélias.

Ce travail d’adaptation navigue entre tradition et modernité, dépeignant la Bretagne rurale d’entre-deux-guerres à travers les yeux d’un enfant. Le choix de Marc Lizano pour un style graphique épuré, presque naïf, contribue à une atmosphère nostalgique, capturant l’authenticité d’une époque en voie de disparition.

extrait bd Le Cheval d'orgueil

Cette adaptation visuelle, malgré son charme indéniable, ne parvient pas toujours à rendre justice à la profondeur du texte original. On note une narration parfois fragmentée, résultat de la condensation nécessaire pour transformer un ouvrage de 552 pages en une bande dessinée de 139 pages. Cette approche, bien que compréhensible, laisse certains aspects du récit inexploités.

Malgré ce petit inconvénient, l’œuvre réussit à toucher les lecteurs, notamment ceux familiers avec la culture bretonne. Les séquences marquantes, telles que le parallèle entre l’enfance du protagoniste et la dureté de la vie adulte, sont empreintes de mélancolie et de poésie.

Le Cheval d’orgueil en BD reste un hommage sincère à la Bretagne, même si cette adaptation ne parvient pas toujours à capturer la complexité de l’œuvre de Pierre-Jakez Hélias. C’est une œuvre majeure du patrimoine littéraire breton.


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Pouldreuzic

Simon et Lucie – Les ciels changeants

Album publié en 2024 aux éditions Rivages.


Résumé éditeur

Adapté de trois textes de l’œuvre de DiastèmeLa nuit du thermomètre (2001), 107 ans (2004) et La paix dans le monde (2019).

couverture bd Simon et Lucie - Les ciels changeants

Ce sont deux adolescents qui s’aiment, et ils ont le monde entier face à eux. En créant leur histoire et en la logeant dans les pages d’une bande dessinée, Diastème et Alain Kokor offrent à Lucie et Simon un sanctuaire d’une infinie poésie.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Simon et Lucie – Les ciels changeants »

« Simon et Lucie – Les ciels changeants » d’Alain Kokor est une bande dessinée qui captive par sa poésie visuelle et narrative, tout en nous faisant découvrir des lieux bien réels comme Paimpol, une charmante ville des Côtes-d’Armor.

En nous plongeant dans l’univers de deux adolescents en quête de repères, Alain Kokor parvient à évoquer avec une profonde subtilité les tumultes de l’amour naissant, tout en illustrant la fragilité de la jeunesse face aux incertitudes de la vie.

Les illustrations d’Alain Kokor, délicates et empreintes d’une grande sensibilité, traduisent admirablement les émotions des personnages. Le choix des couleurs, qui oscille entre des teintes douces et des touches plus vives, révèle l’état d’âme changeant des protagonistes. Le trait est à la fois fluide et expressif, offrant au lecteur une immersion totale dans cette réalité où le rêve et la mélancolie se mêlent intimement.

extrait bd Simon et Lucie - Les ciels changeants

Le récit alterne entre le passé et le présent, offrant une structure narrative qui évite la linéarité et permet une exploration en profondeur des sentiments des personnages. Cette construction narrative ajoute une richesse supplémentaire à l’histoire, éclairant les blessures intérieures des deux jeunes protagonistes et leur besoin de s’évader d’une réalité souvent trop dure à supporter. Alain Kokor a su adapter les trois volets de la pièce de théâtre en un seul ouvrage, rendant le récit plus accessible tout en conservant l’intensité émotionnelle.

Alain Kokor réussit ainsi à dépeindre avec une poignante justesse la complexité des émotions adolescentes, tout en ancrant le récit dans des paysages qui lui sont chers.
Une œuvre touchante, où la réalité et la poésie s’entrelacent, offrant une réflexion douce-amère sur la résilience, la quête d’amour et l’attachement aux lieux. Un véritable bijou à ne pas manquer.

Fils de ploucs 3 – Adieu Plougourvest

Album publié en 2024 aux éditions Ouest France.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Jean Rohou publié pour la première fois le 5 avril 2005.

Fils de ploucs a sans doute été la plus grosse vente de littérature des Éditions Ouest-France.

On doit cette analyse très juste de la culture rurale bretonne à Jean Rohou, fils de paysan de Plougourvest dans le Léon (et locuteur breton), qui est devenu professeur d’université (Rennes 2).

Dans son récit tout y passe : le rythme de vie, la religion, l’église, le cimetière et le village, l’école, le monde paysan, la langue bretonne, les voisins, la maladie, la mort, etc. Cette histoire est désormais proposée en roman graphique.

Ce troisième tome, « Adieu Plougourvest » raconte les premiers pas de Jean en dehors de sa communauté villageoise de Plougourvest, les années au collège puis au lycée à Rennes et enfin à Paris. Les premiers émois amoureux…

On retrouve avec bonheur tous les personnages du village, ses parents, Monsieur le Recteur. Les dialogues ne se privent pas d’expressions en langue bretonne (traduites) qui ne manquent pas de sel. Le roman graphique parle de tous ces sujets, met en scène les personnages, et raconte un monde disparu et attachant.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Fils de ploucs 3 – Adieu Plougourvest »

Jean Rohou et Clara Vialletelle concluent en beauté cette trilogie autobiographique avec un troisième volume où l’auteur quitte son village de Plougourvest pour le collège de Rennes, le lycée, puis Paris. Le récit conserve la rigueur historique propre à Jean Rohou : né en 1934 dans une famille de paysans du Léon, il évoque sans nostalgie ni misérabilisme les traditions rurales bretonnes, l’apprentissage du breton, le poids de l’Église et la langue maternelle.

L’enfance cède ici la place à l’adolescence : les premiers émois amoureux, la confrontation à l’instruction publique et à la laïcité, et l’émancipation intellectuelle de Jean. Les dialogues, souvent ponctués d’expressions en breton subtilement traduites, rendent la langue vivante et témoignent du fossé grandissant entre ses origines et le monde urbain.

extrati bd Fils de ploucs 3 - Adieu Plougourvest

Le trait de Clara Vialletelle, délicat et épuré, sublime chaque planche : un noir et blanc ponctué de camaïeux sépia qui souligne la mélancolie du départ et l’espoir du nouveau départ. Les cadrages alternent gros plans sensibles et décors minimalistes, reflétant la tension entre intimité et ouverture sur le monde.

Ce dernier tome « Adieu Plougourvest » réussit son pari : proposer une fin de cycle aussi introspective que vivante. À recommander aux amateurs des mutations sociales de la Bretagne du XXᵉ siècle et aux Bretons d’un certains âge qui reconnaitront dans cette BD la vie et les paysages de leur enfance.



Lieu visité par la bd en Bretagne

Plougourvest

La délicatesse du homard

Bande dessinée publiée en 2023 aux éditions Michel Lafon.


Adapté du roman de Laure Manel parue en 2016.

couverture bd La délicatesse du homard

François, grand solitaire, dirige un centre équestre en Bretagne.

Lors d’une promenade à cheval sur la plage, il découvre une jeune femme inconsciente au pied d’un rocher.

Plutôt que d’appeler les secours, il décide sans trop savoir pourquoi de la ramener chez lui pour la soigner.

À son réveil, l’inconnue déclare s’appeler Elsa mais refuse de répondre à toute autre question.

Commence alors entre le célibataire endurci et cette âme à vif une étrange cohabitation, où chacun se dévoile peu à peu à l’autre… Qui est Elsa ? Quelle vie est-elle en train de fuir ?


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La délicatesse du homard »

« La Délicatesse du Homard » est une bande dessinée poignante qui touche le cœur avec une histoire de résilience et de découverte de soi.

Adaptée du roman de Laure Manel par Véronique Grisseaux et illustrée par Alexandra Davis, elle dépeint la rencontre fortuite entre François, un propriétaire de centre équestre, et Elsa, une jeune femme traumatisée, trouvée inconsciente sur une plage bretonne.

La force de cette œuvre réside dans sa capacité à capturer les émotions humaines avec finesse. Le scénario de Grisseaux est une symphonie d’émotions, dévoilant progressivement les blessures d’Elsa tout en illustrant la tendresse et la patience de François.

Les illustrations de Davis complètent admirablement ce récit, apportant une douceur visuelle qui contraste avec la profondeur des thèmes abordés, tels que la peur et la guérison.

On peut loué cette adaptation pour sa fidélité à l’œuvre originale et sa capacité à toucher le lecteur par sa sincérité et son humanité. Malgré quelques longueurs narratives, cela n’enlève rien à l’impact global de l’histoire.

« La Délicatesse du Homard » est une œuvre délicate et puissante, à recommander sans réserve aux amateurs de récits humains et profonds.

À la ligne – feuillets d’usine

Album publié en 2024 aux éditions Sarbacane.


Résumé éditeur

Adaptation du roman de Joseph Ponthus parue le 3 janvier 2019.

couverture bd À la ligne - feuillets d'usine

C’est l’histoire d’un ouvrier intérimaire, Joseph Ponthus, qui embauche dans les conserveries de poissons et les abattoirs bretons.

Jour après jour, il inventorie avec une infinie précision les gestes du travail à la ligne, le bruit, la fatigue, les rêves confisqués dans la répétition de rituels épuisants, la souffrance du corps. Ce qui le sauve, c’est qu’il a eu une autre vie. Il connaît les auteurs latins, il a vibré avec Dumas, il sait les poèmes d’Apollinaire et les chansons de Trenet.

C’est sa victoire provisoire contre tout ce qui fait mal, tout ce qui aliène. Et, en allant à la ligne, on trouvera dans les blancs du texte la femme aimée, le bonheur dominical, le chien Pok Pok, l’odeur de la mer.

Par la magie d’une écriture tour à tour distanciée, coléreuse, drôle, fraternelle, la vie ouvrière devient une odyssée où Ulysse combat des carcasses de bœufs et des tonnes de bulots comme autant de cyclopes.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « À la ligne – feuillets d’usine »

Julien Martinière, par son adaptation de « À la ligne – feuillets d’usine » de Joseph Ponthus, offre une bande dessinée à la fois captivante et bouleversante. Ce témoignage graphique sur le travail ouvrier, adapté d’un récit autobiographique en vers libres, plonge le lecteur dans une réalité brutale, parfois répétitive, mais profondément humaine.

extrait bd À la ligne - feuillets d'usine

Les illustrations en noir et blanc de Julien Martinière frappent par leur précision. Elles parviennent à transcrire le rythme des tâches quotidiennes et l’âpreté des conditions de travail avec une justesse remarquable. Chaque trait révèle une atmosphère lourde et oppressante, où la fatigue des corps se mêle à l’anonymat des visages dans les ateliers. La monotonie du travail est contrebalancée par des métaphores visuelles puissantes, où l’usine devient un théâtre d’efforts incessants, parfois absurde, souvent poignant.

Si la narration peut paraître linéaire, elle reflète habilement la répétition écrasante du quotidien ouvrier, rendant l’expérience encore plus immersive. Le choix de maintenir une grande fidélité au texte original renforce l’authenticité et le caractère poétique de l’œuvre, tout en exploitant le potentiel émotionnel des images.

Cette bande dessinée dépasse le simple reportage pour offrir une réflexion visuelle et littéraire sur la dignité humaine. Une œuvre qui allie sensibilité et force, et qui restera sans doute dans les mémoires comme un hommage vibrant au monde ouvrier.


Lieu visité par la bd en Bretagne

Lorient

Le Mystère Henri Pick

Album publié en 2024 aux éditions La boîte à bulles.


Résumé éditeur

Adapté de l’œuvre de David Foenkinos publiée en 2016.

Quand elle publie le roman de Henri Pick, un mystérieux pizzaiolo décédé, Delphine Despero est loin d’imaginer la frénésie générale que le livre s’apprête à déclencher.

Delphine Despero est une jeune éditrice prometteuse. En visite à Crozon, elle découvre une bibliothèque pour le moins insolite puisqu’elle possède un rayon unique en son genre où les auteurs peuvent déposer leurs manuscrits de romans refusés…

C’est en fouillant ses étagères que Delphine met la main sur un chef d’oeuvre d’une rare virtuosité. Son titre : Les Dernières heures d’une histoire d’amour. Son auteur : un certain Henri Pick, pizzaiolo de son état.

Sitôt publié, le roman rencontre un vif succès. Mais son auteur étant décédé depuis quelques années déjà, de nombreuses zones d’ombre demeurent : qui était ce mystérieux Henri Pick ? Quelles étaient ses motivations ? Cet ouvrage est-il la révélation d’un génie inconnu ou une supercherie absolue ?

Très vite, le livre devient un véritable phénomène littéraire. Les théories les plus fantasques vont bon train et journalistes, éditeurs et badauds se ruent dans le restaurant du plus célèbre des écrivains-pizzaiolos.

Une adaptation réussie du best-seller de David Foenkinos.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Mystère Henri Pick »

Adaptée avec brio par Pascal Bresson et magnifiquement illustrée par Ilaria Tebaldini, la bande dessinée « Le Mystère Henri Pick » offre une nouvelle vision de l’univers fascinant créé par David Foenkinos. Avec une grande fidélité au roman original, Pascal Bresson parvient à capter la subtilité de l’histoire et à la traduire dans un format graphique qui enrichit l’expérience des lecteurs.

L’intrigue tourne autour de la découverte par Delphine Despero, jeune éditrice ambitieuse, d’un manuscrit exceptionnel dans une petite bibliothèque de Crozon. Ce roman, soi-disant écrit par Henri Pick, un pizzaiolo décédé et sans aucun lien présumé avec la littérature, devient un phénomène éditorial et soulève de nombreuses interrogations. C’est cette mystérieuse rencontre entre l’ordinaire et l’extraordinaire qui donne toute sa force à l’histoire, révélant à quel point le monde littéraire est un univers de possibles.

Les illustrations de Ilaria Tebaldini ajoutent une vraie dimension poétique au récit. Les couleurs choisies et le coup de crayon subtil contribuent à créer une atmosphère douce et énigmatique, plongeant le lecteur dans une Bretagne évoquée avec charme. Le travail sur les expressions des personnages renforce l’attachement à ces derniers, en particulier le journaliste tenace et la jeune éditrice, tous deux en quête de vérité.

« Le Mystère Henri Pick » est une bande dessinée réussie qui allie le meilleur du roman avec la puissance du langage visuel, offrant ainsi une lecture immersive qui ne manquera pas de captiver les amateurs de mystères littéraires.


Lieu visité par la bd en Bretagne

Crozon

Le gardien de feu – Intégrale

Album publié en 2010 aux éditions Soleil.


Résumé éditeur

L’adaptation du célèbre roman d’Anatole Le Braz publié pour la première fois en 1900.

Cloîtré dans un phare au large de la Pointe du Raz, Goulven Dénès raconte ce qui l’a poussé à commettre un crime incroyablement cruel.

Rien ne devait rapprocher ce sombre Léonard d’une belle et insouciante Trégorroise.

Et pourtant Goulven se prend d’un amour fou et maladroit pour Adèle, qu’il adule sans être capable de la rendre heureuse.

Une passion maladive exacerbée par le cadre étouffant d’un phare, au large d’un Cap Sizun hostile, qui le mène à commettre un crime incroyablement cruel.

Un siècle après sa première parution, le gardien du feu reste puissant et d’une remarquable justesse psychologique.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le gardien de feu – Intégrale »

Dans l’adaptation en bande dessinée de l’œuvre d’Anatole le Braz, intitulée « Le Gardien de Feu« , le talent de la narration graphique se mêle à la profondeur du récit pour créer une expérience immersive captivante.

Les illustrations, superbement réalisées par Sandro, parviennent à saisir l’essence de l’univers de l’auteur breton, transportant les lecteurs dans un paysage marin à la fois sauvage et envoûtant.

Les détails minutieux et la colorisation subtile apportent une richesse visuelle à chaque page, évoquant parfaitement l’atmosphère mystérieuse du phare de Gorlébella.

Le scénario, habilement orchestré par François Debois, plonge les lecteurs dans l’âme tourmentée du gardien de phare Goulven. L’histoire d’amour passionnée et tumultueuse entre Goulven et Adèle est magnifiquement dépeinte, et l’intrigue mystérieuse qui entoure le phare intrigue et captive jusqu’à la fin.

Le style narratif, avec ses tournures littéraires du XIXe siècle, apporte une profondeur supplémentaire à l’ensemble, créant une atmosphère immersive et presque cinématographique. Les personnages, réalistes et complexes, donnent vie à cette histoire d’amour et de jalousie d’une manière qui rend hommage au roman original d’Anatole le Braz.

« Le Gardien de Feu » est une adaptation remarquable qui réussit à capturer l’essence de l’œuvre originale tout en offrant une expérience visuelle et narrative enrichissante.

Une œuvre qui mérite d’être découverte et appréciée par les amateurs de bande dessinée et les fans de littérature bretonnes.



Lieu visité par la bd en Bretagne

Phare de la Vieille