Hemingway à Paris
Album publié en 2021 aux éditions 21g.
Résumé éditeur
Ernest Hemingway en BD (21 juillet 1899 / 2 juillet 1961).

1921, Ernest Hemingway, jeune correspondant du Toronto Star Weekly, débarque dans un Paris bouillonnant et en pleine mutation.
Obsédé par l’idée de devenir un écrivain reconnu, il s’émerveille de la vie qu’il découvre et accumule les notes pour de futurs récits.
C’est là qu’il fait la connaissance de quelques figures incontournables de la littérature du XXe siècle, comme Blaise Cendrars, James Joyce, Ezra Pound ou F. Scott Fitzgerald… qui deviendront ses amis et confidents.
Gertrude Stein baptisera plusieurs d’entre eux la «génération perdue».
La bd « Hemingway à Paris » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Hemingway à Paris »
Auteur complet, l’Américain Jeb Brown consacre la BD Hemingway à Paris à la jeunesse parisienne d’Ernest Hemingway, cette période fondatrice où l’inconnu devint écrivain. Ayant grandi à Key West, non loin de l’ancienne demeure du romancier, Jeb Brown en signe le scénario comme le dessin, dans une veine de bande dessinée documentaire.
Le récit adopte une construction en flash-back. En 1934, Ernest Hemingway déjà célèbre pêche le marlin au large de sa maison de Floride et, songeur, se remémore ses débuts. Nous voici transportés en 1921 : jeune correspondant du Toronto Star, Ernest Hemingway débarque dans un Paris bouillonnant, désargenté mais dévoré par l’ambition, installé rue Mouffetard avec sa première épouse Hadley.
Jeb Brown fait défiler les rencontres décisives, Gertrude Stein, James Joyce, Ezra Pound, F. Scott Fitzgerald, cette communauté d’exilés que Gertrude Stein baptisa la génération perdue. Loin de la seule légende du baroudeur, le livre restitue un homme plus complexe, traversé par le doute, dont la posture de dur à cuire masque une véritable inquiétude créatrice. Le vrai sujet, en creux, demeure la fabrique de l’écrivain, ces années d’apprentissage où se forge un style.

Le dessin réaliste de Jeb Brown épouse cette nostalgie. Son trait soigné, volontiers rétro, ressuscite le Paris des Années folles, et quelques pleines pages consacrées aux monuments de la capitale offrent de belles respirations. La mise en couleurs, sobre, sert l’atmosphère d’époque sans esbroufe.
C’est une biographie graphique documentée et vivante. On la recommandera aux lecteurs de Paris est une fête, aux amateurs de la littérature américaine du XXe siècle et à qui veut arpenter le Paris littéraire des années 1920.
















