Auteur/autrice : Sébastien D

Belle-Île en père

Album publié aux éditions Glénat en 2015.


« Qui voit Belle-Île cingle sans péril »

couverture bd Belle-Île en père

Vanessa Blue est la vedette principale de Au premier regard, un feuilleton télévisé à succès.

Mais, alors que la série pulvérise les records d’audience et que sa cote de popularité est au plus haut, la jeune femme décide de partir faire un point sur sa carrière à Belle-Île, en Bretagne.

Un lieu sauvage et isolé apparemment propice aux remises en question puisque c’est ici que, plus d’un siècle auparavant, la grande Sarah Bernhardt était venue s’installer afin de se « confronter aux éléments. »

Après Ouessantines, le duo Patrick Weber et Nicoby nous emmène sur les terres d’une nouvelle île bretonne au parfum de bout du monde.

En nous décrivant le destin parallèle de deux femmes icônes de leur temps, ils livrent une touchante chronique sociale sur la quête d’identité, l’accomplissement de soi et le rapport à la célébrité.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bd «Belle-Île en père»

« Belle-Île en Père« , le nouvel album du duo Weber-Nicoby, nous emmène dans une île bretonne pleine de mystère et de charme : Belle-Île en Mer.

À travers une histoire parallèle entre Vanessa Blue, une star de série TV en quête de sens dans sa carrière et de réponses sur son père, et Sarah Bernhardt, la célèbre actrice du XIXe siècle, les auteurs créent une intrigue captivante.

Le scénario, bien que léger, parvient à maintenir l’intérêt du lecteur. On se laisse porter par les questionnements de Vanessa sur sa vie et son cœur, ainsi que par sa confrontation avec le monde de l’île et du star système. Les rebondissements inattendus viennent pimenter l’histoire, même si le secret de famille aurait pu être plus profond.

extrait bd Belle-Île en père

Le parallèle entre Vanessa et Sarah Bernhardt apporte une dimension plus large au récit, mettant en évidence les thèmes de l’exotisme et du désir de retraite. Les personnages sont expressifs et attachants, et l’on ressent l’ambiguïté de leur quête personnelle.

Dans l’ensemble, Belle-Île en Père est une lecture captivante qui se déguste facilement. Bien que l’intrigue aurait pu être approfondie et que certains détails auraient pu être mieux exploités, l’album nous transporte dans un univers enchanteur et nous donne envie de découvrir cette île bretonne par nous-mêmes.


Lieu visité par la bd en Bretagne

Belle-Ile-En-Mer

Nous étions les ennemis

Album publié en 2020 aux éditions Futuropolis.


George Takei est connu dans le monde entier pour son rôle d’Hikaru Sulu, capitaine du vaisseau Enterprise dans la célèbre série Star Trek.

Aujourd’hui suivi par plus de dix millions de personnes sur Facebook, Il est devenu l’une des figures de proue de la lutte pour la justice sociale, les droits LGBT et l’égalité devant le mariage.

Il nous livre une autre facette de sa personnalité avec cette autobiographie dessinée. George Takei revient sur son enfance passée dans les camps d’internement américains.

couverture bd Nous étions les ennemis

Alors que les familles des États-Unis s’apprêtent à fêter Noël, une terrible nouvelle tombe à la radio : l’attaque surprise du Japon à Pearl Harbor.

Le lendemain, le 8 décembre, l’Amérique entre dans la Seconde Guerre mondiale.


Rapidement, le président Roosevelt signe un décret accordant aux commandants militaires le pouvoir d’arrêter et d’incarcérer «certaines personnes, voire toutes» d’origine japonaise, craignant la présence d’un ennemi de l’intérieur.

La famille de George est américano-japonaise. Si sa mère est née aux États-Unis, son père, lui, n’a pas pu obtenir la citoyenneté alors qu’il vivait dans le pays depuis cinquante ans.

George Takei, âgé de 4 ans suit alors sa famille pour le Fort Rohwer. C’est l’un des dix camps d’internement établis par ordre du président.

Nous étions les ennemis permet de mieux comprendre le parcours de cet acteur de la série originale Star Trek.

Il associe l’esprit d’aventure de son personnage de fiction à l’histoire de ses parents qui se demandaient comment survivre et prospérer dans un pays où ils étaient littéralement qualifiés d’extraterrestres.

La bd « Nous étions les ennemis » disponible ici


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bd «Nous étions les ennemis»


Dans cet album poignant, George Takei, célèbre acteur connu pour son rôle dans Star Trek, nous livre un témoignage personnel et captivant sur l’incarcération injuste des Américains d’origine japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale.

À travers les yeux d’un enfant, il décrit les conséquences dramatiques de l’attaque de Pearl Harbor et l’impact sur sa famille.

L’histoire est racontée avec émotion et humour, soulignant l’absurdité de la situation.

extrait Nous étions les ennemis

Le récit est soutenu par un dessin simple mais expressif, mettant en lumière les expressions faciales et les moments clés de l’histoire.

Ce roman graphique est une lecture incontournable qui rappelle les erreurs du passé et nous pousse à réfléchir sur les injustices actuelles.

Lecture recommandée.

Accessible dès 10 ans.

La Piste oubliée

Album publié en 2020 aux éditions du Rocher


D’après l’œuvre de Roger Frison-Roche

couverture bd La Piste oubliée

1928. Le père de Foucauld est mort depuis une dizaine d’année lorsque le lieutenant Beaufort arrive à Tamanrasset.

Il découvre le Hoggar et ses fascinants habitants.

Bien que néophyte en ces lieux, c’est à lui qu’est confiée la mission de capturer l’assassin d’un soldat français, sous couvert de l’expédition chargée de retrouver la « Piste oubliée ».

Mais le désert lui réserve bien des surprises.

La bd « La Piste oubliée » disponible ici


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bd «La Piste oubliée»


La Piste oubliée est une bande dessinée adaptée du classique de Roger Frison-Roche, qui nous plonge dans le désert du Sahara en 1920.

Les magnifiques dessins réalistes de Beniamino Delvecchio subliment les paysages désertiques, créant une véritable magie visuelle.

extrait bd La Piste oubliée

L’histoire, bien que complexe par moments, offre un récit palpitant rempli d’aventures, de mystères et de tensions. Les personnages évoluent dans un scénario fluide et captivant.

Cette bande dessinée est une véritable évasion qui laisse présager une suite passionnante avec « La Montagne aux écritures« .

Un régal pour les amateurs d’aventure et de grands espaces !


Quelques mots sur Roger Frison-Roche

Roger Frison-Roche, un nom qui résonne dans le monde de la littérature et de l’alpinisme du 20ème siècle.

Cet écrivain et alpiniste français a laissé une empreinte indélébile grâce à ses récits captivants et ses exploits en montagne.

L’œuvre de Roger Frison-Roche est une véritable ode à la passion des sommets. Sa plume talentueuse transporte les lecteurs dans des paysages grandioses, où les montagnes deviennent des personnages à part entière.

En tant qu’alpiniste chevronné, Frison-Roche a puisé dans ses propres expériences pour donner vie à ses histoires. Son style d’écriture immersif et ses descriptions minutieuses créent une atmosphère réaliste qui transporte les lecteurs au cœur de l’action.

L’authenticité de ses récits réside dans sa connaissance approfondie de la montagne et de ses défis. Frison-Roche a exploré les sommets les plus dangereux, repoussant sans cesse les limites de l’exploration alpine.

Son amour pour la nature sauvage transparaît dans chacun de ses livres, faisant de lui un écrivain incontournable pour les amoureux de la montagne et les passionnés d’aventure.


Alger la Noire

Album publié en 2023 aux éditions Casterman


D’après le roman de Maurice Attia publié en 2006

Alger la blanche dévoile son côté sombre !

couverture Alger la Noire

Alger, fin janvier 1962.

Sur l’une des plages de la ville sont retrouvés les cadavres nus d’un jeune couple. Elle est européenne, lui arabe.

Il est émasculé et son dos arbore les trois lettres « OAS », gravées au couteau.

Exécution presque ordinaire, comme on pourrait le penser en ces temps plus que troublés ?

Ou bien l’assassinat de Mouloud et d’Estelle cache-t-il autre chose ? S’échappant de la terne routine de son commissariat de Bab El Oued, l’inspecteur Paco Martinez mène l’enquête accompagné de l’irascible Choukroun.

Leurs investigations les conduisent dans les arrières-cours peu reluisantes de la grande ville, entre politique, affairisme, moeurs dissolues et violence omniprésente.

La bd « Alger la Noire » disponible ici


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bd «Alger la Noire»

Dans l’ombre d’Alger qui sombre, « Alger la noire » de Jacques Ferrandez, adaptée du roman de Maurice Attia, déploie avec une acuité presque cruelle la désillusion d’une époque révolue.

À travers ses planches sombres et ses traits qui se veulent aussi tranchants que la réalité qu’ils représentent, Ferrandez nous plonge dans le chaos de l’Algérie de 1962, un temps où la blancheur d’Alger cédait sa place à une obscurité aussi profonde que les eaux de la Méditerranée qui la borde.

L’intrigue, centrée sur l’enquête des inspecteurs Paco Martinez et son coéquipier Choukroun sur l’assassinat de deux jeunes gens, est un prétexte pour explorer les tensions raciales et politiques d’une nation au bord de l’implosion. Les personnages, porteurs d’une humanité abîmée, naviguent dans un récit où les actes de violence ne sont pas de simples faits divers mais les symptômes d’une société en lutte pour son identité.

Ce roman graphique, s’il peut parfois déconcerter par son réalisme cru et ses références historiques denses, offre néanmoins une expérience immersive.

Les couleurs, choisies avec soin, renforcent l’atmosphère oppressante d’un Alger en proie aux affres de la guerre d’indépendance. La complexité des relations entre les personnages, reflet des tumultes de la société algérienne de l’époque, est rendue avec une profondeur remarquable.

Ferrandez ne se contente pas de raconter une histoire ; il peint le portrait d’une ville et d’une époque avec une précision documentaire qui force le respect.


Quelques mots sur Maurice Attia

Maurice Attia, né en 1949 à Alger, a vécu son enfance dans le quartier de Babel-Oued avant que sa famille n’émigre à Marseille, en France. Il poursuit ses études de médecine dans cette ville et se spécialise en psychiatrie, puis en psychanalyse.

Maurice Attia s’installe à Paris, devient écrivain et publie un livre de récits cliniques, suivi de son premier roman noir, « Rue Oberkampf ».

Il explore le monde du cinéma avec un court-métrage en 2001. Son écriture intensive lui vaut des récompenses, notamment pour sa nouvelle « Ça va bien » en 2005.

Son livre « Alger la Noire » remporte trois prix en 2006, consacrant ainsi son œuvre axée sur les problèmes des gens modestes dans une Algérie déchirée.

Dans ce roman, il présente Paco Martinez, un flic désabusé, qui revient dans son deuxième livre « Pointe rouge » en 2007. Aujourd’hui, Maurice Attia se consacre pleinement à l’écriture, délaissant la psychiatrie et la psychanalyse.

Le carnet de Roger

Album publié en 2011 aux éditions Sarbacanes


Résumé éditeur

couverture bd Le carnet de Roger

Automne 1939, un village de la périphérie nantaise.

Roger, maraîcher de 27 ans, reçoit son ordre de mobilisation.

Hiver 2002, sur une autoroute entre La Rochelle et Nantes, Florent se rend au chevet de son grand-père Roger, qui vient d’être admis aux urgences…

  • Un témoignage rare sur un épisode de l’Histoire méconnu : la déportation des prisonniers de guerre dans des camps de travail
  • Un livre entre la puissance évocatrice de Tardi et la sensibilité d’Emmanuel Guibert
  • Le dessin documenté et foisonnant de Florent Silloray rend admirablement l’atmosphère de l’époque

La bd « Le carnet de Roger » disponible ici


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bd «Le carnet de Roger»

Cet album est un véritable bijou, mêlant habilement deux récits parallèles captivants.

D’un côté, la guerre vue à travers les yeux de Roger et son carnet, de l’autre, la quête émouvante de Florent, son petit-fils, qui cherche à retracer son histoire.

Les planches graphiques sont magnifiques, avec des tons terre et gris pour Roger et des couleurs plus classiques pour Florent.

L’aspect historique est captivant, basé sur un carnet authentique, offrant une immersion profonde dans la vie de Roger.

C’est un album poignant qui nous livre un témoignage complet et inédit sur la vie des prisonniers de guerre.

Gone with the wind – Tome 1

Album publié en 2023 aux éditions Rue de Sèvres.


Adapté de l’œuvre de Margaret Mitchell paru le 30 juin 1936.

couverture bd Gone with the wind

Scarlett O’Hara, jeune fille d’une riche famille d’Atlanta au sud des Etats-Unis, connait une vie douce et confortable, menée au rythme de son caractère déterminé et audacieux.

Lorsque la Guerre de Sécession débute en 1861, ses repères s’écroulent, et de lourdes responsabilités s’imposent à elle.

Au milieu de la destruction et de la mort, Scarlett rêve pourtant d’amour : celui pour Ashley Wilkes, pourtant promis à une autre, et qu’elle porte secrètement depuis toujours.

L’arrivée de Rhett Butler, homme sans foi ni loi, aussi immoral que séduisant, rebattra de nouveau les cartes dont la jeune fille dispose pour atteindre le bonheur.


Avec son adaptation du célèbre roman de Margaret Mitchell et la formidable mise en images de ses personnages cultes, Pierre Alary signe une œuvre prenante et magnifie ce récit intemporel.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bd «Gone with the wind»

Pierre Alary signe une adaptation réussie d' »Autant en emporte le vent » en bande dessinée. Il dépoussière l’image désuète de cette histoire d’amour légendaire.

L’intrigue explore avec profondeur la condition des femmes, des esclaves noirs et la guerre de sécession.

L’œuvre de Margaret Mitchell est magnifiquement mise en valeur par le dessin esthétique et soigné de l’auteur.

extrait bd Gone with the wind

Pierre Alary parvient à capturer l’essence romanesque et historique de l’œuvre originale. Sa bd offre une immersion passionnante dans l’Amérique des années 1860.

Cette adaptation est un véritable hommage à ce classique intemporel.


Quelques mots sur Margaret Mitchell

Margaret Mitchell, une célèbre écrivaine américaine du XX -ème siècle, est connue pour son chef-d’œuvre « Autant en emporte le vent ».

Mitchell est née le 8 novembre 1900 à Atlanta, en Géorgie. Son roman, publié en 1936, est devenu instantanément un phénomène. Elle a remporté le prix Pulitzer de la fiction en 1937.

L’œuvre de Mitchell capture l’essence de la guerre civile américaine et de la période de reconstruction.

Son personnage principal, Scarlett O’Hara, incarne une jeune femme du Sud déterminée, qui navigue à travers le chaos de la guerre et des changements sociaux.


La polémique autour du roman Gone with the wind

Certains détracteurs ont accusé le roman de perpétuer des stéréotypes racistes. De présenter également une vision romantique de l’époque de l’esclavage dans le Sud des États-Unis. Le personnage d’Allyson « Scarlett » O’Hara a été critiqué pour son attitude envers les personnes de couleur.

En outre, la représentation des Afro-Américains dans le roman a été jugée simpliste et réductrice. Certains lecteurs et critiques ont également reproché à Margaret Mitchell de ne pas aborder de manière adéquate les aspects les plus sombres de l’esclavage. La voix données aux personnages noirs serait insufisante.

Cependant, il convient de noter que d’autres voix soutiennent que le roman doit être compris dans son contexte historique. Margaret Mitchell ne cherchait pas à glorifier l’esclavage, mais plutôt à dépeindre fidèlement une époque et une région spécifiques.

Il conviendra à chacun de se faire sa propre opinion.


En plus de ses réalisations littéraires, Margaret Mitchell a été une pionnière pour les femmes dans le domaine de l’écriture. À une époque dominée par les auteurs masculins, elle a brisé les barrières et est devenue l’une des écrivaines féminines les plus célèbres de son époque.

Malheureusement, la vie de Mitchell a été tragiquement écourtée. Le 16 août 1949, elle est décédée à l’âge de 48 ans des suites de blessures subies dans un accident de la route.


Au revoir les enfants

Album publié en 2019 aux éditions Plein Vent


Résumé éditeur

La véritable histoire du père Jacques

Lucien Bunel, en religion père Jacques, est né en 1900.

Il devient prêtre puis religieux carme et fonde avant guerre un collège à Avon.

Pendant l’occupation, il entre dans la résistance et cache des adultes et des enfants juifs.

En 1944, il est arrêté et déporté d’abord à Sarrebrück puis à Mauthausen.

Il se consacre jour et nuit aux autres prisonniers. Il meurt d’épuisement en Autriche un mois après la libération du camp.

Louis Malle, élève au collège d’Avon à l’époque (il a alors 12 ans), a été marqué par cette arrestation qu’il raconte dans son film Au revoir les enfants.

Voici donc l’incroyable histoire du père Jacques, prêtre, déporté et Juste parmi les nations.

La bd « Au revoir les enfants » disponible ici


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bd «Au revoir les enfants»

Le roman graphique « Au revoir les enfants » de Camille W. de Prévaux et Jean Trolley nous plonge dans la vie extraordinaire de Lucien Bunel , rebaptisé Père Jacques, qui consacra sa vie à aider les autres.

L’enquête journalistique menée par un personnage fictif nous permet de rencontrer les témoins de sa vie, de son enfance en Normandie à sa déportation à Mauthausen.

extrait Au revoir les enfants

La sobriété artistique en noir et blanc souligne parfaitement la profondeur du récit.

Ce livre hommage réussit avec brio à rendre hommage à cet homme remarquable, véritable symbole de courage et d’abnégation.


Quelques mots sur Lucien Bunel / père Jacques

Lucien Louis Bunel, connu sous les noms de Jacques de Jésus ou le père Jacques, était un prêtre catholique français et un moine carme.

Né le 29 janvier 1900 à Barentin (Seine-Maritime) et décédé le 2 juin 1945 à Linz (Autriche). Il est reconnu à Yad Vashem comme l’un des Justes parmi les nations.

Dès son plus jeune âge, Lucien Bunel nourrissait le désir de devenir prêtre.

Il a fréquenté le petit séminaire de Rouen. On le considérait comme déterminé, bien que ses professeurs n’appréciaient pas particulièrement son caractère.

Il a été ordonné prêtre le 1er juillet 1925.

Père Jacques a souhaité rejoindre l’Ordre du Carmel, mais l’archevêque de Rouen a refusé son consentement.

En 1934, il a fondé et dirigé le Petit Collège Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus à Avon. Il y enseignait les lettres classiques et était un pédagogue remarquable, privilégiant une approche pratique de l’éducation.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, tout en poursuivant ses activités au collège d’Avon, le père Jacques s’est rapidement engagé dans la Résistance.

Il a protégé des réfractaires du STO et a accueilli des enfants juifs sous de fausses identités. Son arrestation en janvier 1944, suite à une dénonciation, était principalement liée à son implication dans la Résistance.

Déporté dans plusieurs camps, le père Jacques est resté un homme de compassion et de solidarité, prenant soin des malades et des plus faibles. Il était aimé de ses camarades prisonniers et même des Allemands. Son comportement exemplaire dans les pires conditions inspirait respect et admiration.

Après la libération du camp, malgré sa maladie, le père Jacques a représenté les Français lors des réunions du Comité international des déportés. Il est décédé à l’hôpital Sainte-Élisabeth de Linz le 2 juin 1945.


Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

AvonCamp de RoyallieuMauthasen

Les Pestiférés

Album publié en 2019 aux éditions Grand Angle.


Résumé éditeur

« La peste noire, c’est la mort assurée pour le malade et la mort possible pour ses voisins ! »

couverture bd Les Pestiférés 2019

En 1720, à Marseille, la découverte de trois cadavres va bouleverser la vie tranquille de la communauté dirigée par Maître Pancrace.

En effet, la peste est aux portes de la ville !

Bientôt, tous les quartiers de Marseille se replient sur eux-mêmes.

Des barricades sont érigées et on ne laisse plus ni sortir ni entrer personne.

Dans le quartier de Maître Pancrace, une société de reclus s’est organisée.

En bonne santé, en sécurité et avec des vivres pour plusieurs mois, les habitants s’assombrissent pourtant chaque jour.

L’ennui et la peur commencent bientôt à dérégler les mœurs des bonnes gens…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bd « Les Pestiférés »

« Les Pestiférés » est une œuvre captivante qui plonge les lecteurs dans un Marseille ravagé par une épidémie de peste.

Cette bande dessinée, basée sur une histoire inachevée de Marcel Pagnol, offre une intrigue bien construite et surprenante.

Les personnages, empreints de réalisme, se démarquent par leur naturel et leur authenticité, éloignés des clichés théâtraux.

extrait bd Les Pestiférés

L’histoire, nourrie d’humour noir, explore les thèmes de la survie et de la solidarité au sein d’une communauté confrontée à la mort imminente.

Avec des illustrations magnifiques et une vision réaliste du XVIIIe siècle, « Les Pestiférés » est une véritable pépite.

Cette œuvre ravira les fans de Pagnol.( et également ceux qui ne connaissent pas Pagnol)


Quelques mots sur Marcel Pagnol

Marcel Pagnol, figure emblématique de la littérature française, est connu pour son talent inégalable de conteur et son amour pour la Provence.

Né le 28 février 1895 à Aubagne, Pagnol a marqué les esprits avec ses œuvres qui célèbrent la vie et l’authenticité du terroir provençal.

Parmi ses nombreux chefs-d’œuvre, le roman « Les Pestiférés » occupe une place singulière.

Publié à titre posthume en 2018, ce récit inachevé nous plonge dans l’univers dramatique d’une épidémie de peste dévastatrice qui frappe Marseille au XVIIIe siècle.

Pagnol, avec sa plume magistrale, offre une fresque historique captivante, empreinte de réalisme et de profondeur émotionnelle.

Dans « Les Pestiférés« , Pagnol explore la résilience et la solidarité des habitants d’un quartier isolé. Ils sont confrontés à une maladie impitoyable pour laquelle il n’existait alors aucun remède. Au-delà de la terrible épreuve de la peste, l’auteur dépeint avec finesse les interactions humaines, les motivations des personnages et la recherche du bonheur dans des circonstances tragiques.

Avec son style fluide et poétique, Pagnol transporte les lecteurs dans un voyage captivant à travers le temps et l’espace, offrant une vision réaliste du XVIIIe siècle marseillais.


Toutes les bd adaptées de l’œuvre de Marcel Pagnol

Carmen de Prosper Mérimée

Album publié en 2012 aux éditions Delcourt.


D’après une nouvelle de Prosper Mérimée écrite en 1845 et publiée en 1847.

courverture bd Carmen de Prosper Mérimée

Début 1830, au cours de ses voyages à travers l’Andalousie, un archéologue français croise à plusieurs reprises la route de Don José, un bandit de grand chemin.

Lors de leur dernière entrevue, ce dernier lui raconte son histoire : comment soldat, il est devenu déserteur, meurtrier, contrebandier pour l’amour d’une gitane, la troublante Carmen, une beauté sauvage pour qui il encourt la peine de mort.


« Carmen » est une adaptation fidèle et plaisante de l’opéra célèbre.

La bd reste fidèle à l’œuvre originale de Prosper Mérimée, offrant des décors et des postures mi-chorégraphiques d’une chaleur ibérique.

extrait bd Carmen de Prosper Mérimée

Même sans connaître l’œuvre originale, on s’attache au parcours chaotique et envoûtant de Carmen.

Une adaptation réussie qui transporte le lecteur dans un univers passionnant et captivant jusqu’à la dernière page.


Prosper Mérimée, écrivain français du XIXe siècle, a marqué la littérature avec ses récits captivants et empreints d’exotisme.

Parmi ses œuvres les plus connues figure la nouvelle « Carmen« .

Publiée en 1845, cette histoire emmène les lecteurs dans l’Espagne du XVIe siècle, où se déroule un drame passionnel entre un soldat et une séduisante gitane.

Inspirée par les légendes andalouses, « Carmen » explore les thèmes de l’amour, de la jalousie et du destin tragique.

Mérimée, grand adepte du réalisme et du romantisme, apporte un souffle épique à travers sa plume précise et évocatrice. Il parvient à capturer l’essence même de l’Espagne et de ses traditions, dépeignant avec finesse les caractères des personnages.

Carmen, femme fatale au regard brûlant, incarne la séduction et la fascination de l’interdit.

portrait dessinée Prosper Mérimée

L’œuvre de Mérimée a également été source d’inspiration pour d’autres formes artistiques. En effet, « Carmen » a été adaptée en un célèbre opéra par Georges Bizet en 1875, devenant ainsi l’une des œuvres lyriques les plus jouées dans le monde entier.

L’Appel de la forêt (Fred Simon)

Album publié en 2010 aux éditions Delcourt.


Adapté de l’œuvre de Jack London, publié sous la forme d’un roman pour la première fois en 1903.

couverture bd L'Appel de la forêt

Fin du XIXe siècle. Buck, un croisé Saint-Bernard et Colley, mène une vie paisible dans un doux foyer.

Mais tout bascule le jour où, victime de la traîtrise d’un homme, il se retrouve enlevé à son maître et vendu à des chercheurs d’or du Grand Nord américain.

Il devient alors chien de traîneau dans un univers glacial et sans pitié. Saurat- il survivre dans ce monde où règne la loi du plus fort ?

logo fnac

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bd « L’Appel de la forêt »


Cette adaptation en bande dessinée du célèbre roman de Jack London offre une découverte plaisante de l’œuvre, bien qu’elle laisse une impression mitigée. Le dessin, avec son trait rond et soigné, est appréciable, mais les paysages manquent d’impact.

Le récit est bien mené et se lit (trop) facilement. Il donne l’impression d’être le résumé d’une œuvre plus ambitieuse.

Les événements se succèdent trop rapidement, l’ambiance ne parvient pas à s’installer, et le décor enneigé n’offre pas le dépaysement attendu.

Malgré ces défauts, la bande dessinée permet de découvrir de manière plaisante l’œuvre de Jack London et son scénario intéressant. Pour ressentir pleinement les émotions et l’immersion, il serait préférable de se tourner vers l’œuvre originale.

Cette version est recommandée pour un jeune public (CM1, CM2)



Quelques mots sur Jack London

Jack London, écrivain américain du début du XXe siècle. Il est connu pour ses récits d’aventure captivants qui célèbrent la force de la nature et la quête de liberté. Parmi ses œuvres les plus emblématiques se trouve « L’Appel de la forêt« , un roman intemporel qui a su conquérir les cœurs des lecteurs du monde entier.

« L’Appel de la forêt » raconte l’histoire épique de Buck, un chien domestique déraciné de son foyer chaleureux pour être plongé dans les rigueurs impitoyables du Grand Nord canadien pendant la ruée vers l’or du Klondike.

London met en lumière la lutte de Buck pour survivre dans un environnement sauvage hostile, tout en explorant les thèmes universels de la nature humaine et de la résilience.

Aventurier infatigable, Jack London a puisé dans ses propres expériences pour donner vie à ses récits captivants.

Naviguant à travers les mers, travaillant dans des fermes et participant à la ruée vers l’or, London a acquis une connaissance intime des dangers et des merveilles du monde qui se reflète dans ses écrits.

Son style d’écriture franc et puissant, soutenu par une recherche minutieuse, transporte les lecteurs au cœur de l’action. London excelle à dépeindre les paysages grandioses, à décrire les personnages avec une profondeur saisissante et à capturer les émotions brutes de ses héros.


Toutes les bd adaptées de l’œuvre de Jack London