Jules Verne en BD (8 février 1828 / 24 mars 1905).
Sous l’angle inédit du Docu-BD, mêlant bandes dessinées et pages documentaires riches en archives, cet album vous conte l’histoire de Jules Verne. De Nantes à Amiens, plongez dans la vie et l’oeuvre de cet auteur extraordinaire, un des pères fondateurs de la science-fiction.
La bd « Jules Verne – Aux sources de l’imaginaire » disponible ici
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Adapté de l’œuvre de Mark Twain parue le 10 décembre 1884.
Un classique intemporel de Mark Twain !
Ennuyé par Miss Watson qui veut lui enseigner les bonnes manières et las de la brutalité de son ivrogne de père, le jeune Huckleberry Finn, dit Huck, décide de fuguer à bord d’un radeau sur le fleuve Mississipi. Il est bientôt rejoint par Jim, un esclave en fuite. Les péripéties s’enchaînent jusqu’au jour où le Roi et le Duc, une incorrigible paire d’artistes arnaqueurs, prennent possession de leur embarcation. Après de nombreuses difficultés, Huck et Jim échappent à leurs bourreaux, grâce à l’aide d’une vieille connaissance de Huck, un certain… Tom Sawyer !
La bd « Les aventures de Huckleberry Finn » disponible ici
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Cette adaptation de l’œuvre de Mark Twain, signée Crystal S. Chan et Kuma Chan pour Nobi Nobi, capture l’essence du grand roman américain de 1884. Le scénario retrace les aventures de Huckleberry Finn, ce jeune garçon de quatorze ans qui fuit son père alcoolique et les conventions étouffantes de la société. Lancé sur le Mississipi à bord d’un radeau, Huck rencontre Jim, un esclave en fuite, donnant naissance à un voyage bien au-delà d’une simple aventure.
Ce qui fait la force de cette adaptation, c’est qu’elle ne contourne pas les enjeux majeurs du roman. L’esclavage demeure au cœur du récit, confrontant Huck à sa conscience morale face aux injustices de l’Amérique du XIXe siècle. Cette tension entre l’innocence de l’enfance et les réalités brutales de l’époque forge la profondeur psychologique du jeune narrateur.
Le trait dynamique de Kuma Chan, caractéristique du style shônen, apporte une fluidité aux scènes fluviales où règne une certaine insouciance. Les passages urbains et les rencontres avec des personnages louches révèlent au contraire la corruption morale de la société civilisée. Le dessin, bien que épuré par endroits, modernise le classique sans le dénaturer.
Une belle porte d’entrée pour découvrir ce chef-d’œuvre de Mark Twain.
Cet album met en scène les découvertes des grands inventeurs : de Benjamin Franklin, à Steve Jobs en passant par Thomas Edison, les savants et ingénieurs du XVIIe au XXe siècle sont réunis dans le château d’Electropolis, en compagnie d’un rat surdoué et d’un chat un peu trop curieux, pour expliquer les mystères de la science au grand public.
La bd « La folle histoire de l’électricité » disponible ici
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Une vulgarisation ludique et colorée de l’histoire scientifique
La Folle Histoire de l’électricité est une bande dessinée qui transforme une page complexe de l’histoire des sciences en aventure visuelle captivante. Paru en 2015 aux Éditions du Signe, cet album de 56 pages revisite les découvertes majeures de l’électricité à travers un dispositif narratif original : le château laboratoire d’Electropolis.
Le scénario de Lionel Courtot exploite une mécanique ludique qui démarque cette BD de la simple exposition pédagogique. En incarnant Benjamin Franklin en héros central, accompagné d’un rat surdoué, d’un chat curieux et d’un savant fou, l’auteur humanise les grandes figures scientifiques. Cette approche privilégie l’humour et la dérision, transformant des concepts électriques abstraits en situation comiques mémorables. C’est particulièrement appréciable pour un public jeune qui risquerait de décrocher face à une présentation aride.
Le trait de Curd Ridel renforce cette tonalité légère et accessible. L’illustrateur crée des personnages expressifs et dynamiques, dont les interactions physiques renforcent la compréhension des phénomènes. L’architecture colorée d’Electropolis sert de cadre idéal à cette vulgarisation, offrant un univers visuel cohérent où la science respire.
La Folle Histoire de l’électricité s’adresse à un public jeune désireux de découvrir l’histoire des sciences avec plaisir et curiosité. Recommandé notamment pour les enfants en quête de savoir et les adultes nostalgiques d’approches pédagogiques enthousiastes.
Adapté du livre de Sylvain Tesson publié le 4 novembre 2004.
Vu d’Occident, la Sibérie évoque de vastes étendues gelées où les Soviétiques exilaient leurs prisonniers. Mais peut-on s’échapper d’une prison à ciel ouvert ? Voilà le point de départ de ce récit haletant : un improbable voyage qu’entreprend Sylvain Tesson sur les traces des évadés du goulag, depuis Iakoutsk jusqu’au Golfe du Bengle, 5 000 kilomètres plus au sud. Dans des conditions extrêmes, aux prises avec le froid, la faim et la soif, l’écrivain voyageur multiplie les rencontres en suivant la route du récit À marche forcée, de Slavomir Rawicz. Ce dernier a-t-il pu s’évader au début des années 1940 ? Ou bien a-t-il emprunté son histoire à un autre ? Entre mythe et réalité, récit de voyage et épreuve de force, Sylvain Tesson nous invite une nouvelle fois sur les chemins de la liberté.
La bd « L’Axe du loup » disponible ici
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L’Axe du loup ne raconte pas seulement un voyage : il en éprouve la réalité. Virgile Dureuil s’empare du récit de Sylvain Tesson, ce périple de Iakoutsk à Calcutta sur les traces des évadés du Goulag, pour en faire un roman graphique où l’endurance physique côtoie l’enquête historique. L’album suit ces 5 000 kilomètres à travers la Sibérie, le Gobi et l’Himalaya, non pas comme une simple tranche de vie, mais comme une traversée à fleur de peau de la légende des fugitifs.
L’enjeu tient dans cette friction entre mythe et réalité. Sylvain Tesson ne « vérifie » pas Slavomir Rawicz : il questionne ce que signifie, concrètement, fuir un monde carcéral pour la liberté. La voix off, puisée au texte source, entrelace géopolitique des camps soviétiques, écotope des steppes glacées et sensations intimes froid, faim, solitude sans lourdeur.
Graphiquement, Virgile Dureuil joue la carte d’un réalisme classique : trait franc, aplats nets, compositions où les paysages prennent souvent toute la planche. Les cartouches rectangulaires remplacent les bulles, laissant les images respirer. Des cartes ouvrent chaque chapitre, matérialisant la progression.
Roman graphique solide, L’Axe du loup séduira les amateurs de récits de voyage exigeants, d’histoire soviétiques et d’odyssées à la fois géographiques et intérieures. Une très belle adaptation en BD.
Agatha Christie en BD (15 septembre 1890 / 12 janvier 1976).
J’avais été mise au défi d’écrire un roman policier, j’avais écrit un roman policier, il avait été accepté et allait être publié. Pour moi donc, l’aventure s’arrêtait là. Il est certain que je n’envisageais pas alors d’écrire d’autres romans. Si l’on m’avait posé la question, j’aurais répondu que j’écrirais encore probablement des nouvelles de temps en temps. J’étais l’amateur au sens strict du terme. J’écrivais pour le plaisir. Agatha Christie – Une autobiographie
Saviez vous qu’Agatha Christie a elle-même organisé sa propre disparition pour punir un mari infidèle, qu’elle n’a eu de cesse de voler, de faire du surf, qu’elle a voyagé en Irak, en Egypte, n’imaginant pas de limite à sa liberté. Indéniablement Dame Agatha nous est familière, et sa reconnaissance internationale.
Pourtant qui connaît le vrai visage de la Duchesse de la mort ? Loin de n’être que cette bourgeoise conservatrice à l’embonpoint sympathique, coupable de romans policiers populaires, la vénérable Anglaise était avant tout une femme moderne, complexe et secrète. Un personnage bien plus énigmatique que tous ceux qu’elle a inventés ! « Agatha Christie, la vraie vie d’Agatha Christie » propose d’appréhender les multiples facettes de la reine du whodunit. D’explorer sa part d’ombre, son univers crypté, et ses fascinantes mille et une vies…
La bd « Agatha – La vraie vie d’Agatha Christie » disponible ici
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Simone de Beauvoir en BD (9 janvier 1908 / 14 avril 1986).
« J’aime avec passion la vie, j’abomine l’idée de devoir mourir. Je suis terriblement avide, aussi, je veux tout de la vie, être une femme et aussi un homme, avoir beaucoup d’amis, et aussi la solitude, travailler énormément, écrire de bons livres, et aussi voyager, m’amuser, être égoïste, et aussi généreuse… » Simone de Beauvoir
La femme qui a écrit ces mots est l’une des intellectuelles les plus influentes du XXe siècle. Toute sa vie, Simone de Beauvoir s’est battue pour pouvoir exister dans toute la diversité de son être. Et ceci, indépendamment des normes et des règles.
La bd « Simone de Beauvoir – Je veux tout de la vie » disponible ici
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Adapté du roman de Victor Hugo publié le 3 avril 1862.
Dans la France chaotique du XIXe siècle, Jean Valjean sort de prison. Personne ne tend la main à cet ancien détenu hormis un homme d’église, qui le guide sur la voie de la bonté. Valjean décide alors de vouer sa vie à la défense des miséreux. Son destin va croiser le chemin de Fantine, une mère célibataire prête à tout pour le bonheur de sa fille. Celui des Thénardier, famille cruelle et assoiffée d’argent. Et celui de Javert, inspecteur de police dont l’obsession est de le renvoyer en prison ! Une fresque historique et sociale, à travers les yeux de Valjean, pour redécouvrir les injustices et la vie difficile des Français, dans un contexte révolutionnaire.
La bd « Les Misérables » disponible ici
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Cette adaptation manga du chef-d’œuvre de Victor Hugo est signée par la scénariste Crystal Silvermoon et l’illustratrice Lee SunNeko. L’édition française sort en 2016 chez Nobi Nobi !, dans la collection « Classiques en Manga ». Elle couvre l’intégralité de la fresque historique qui s’étend de 1815 (sortie de prison de Jean Valjean) à 1832 (émeutes de Paris).
Crystal Silvermoon capte fidèlement les enjeux fondamentaux du roman : la rédemption personnelle, la lutte contre les inégalités sociales et la puissance de la générosité humaine. Le scénario condense efficacement les péripéties. Le sentimentalisme, omniprésent dans cette version, reflète l’intention originale de de Victor Hugo, qui conçut son roman comme une méditation morale sur la condition des pauvres. Les personnages secondaires, Fantine, victime de la cruauté sociale ; les Thénardier, incarnation de la cupidité ; Javert, obsédé par la lettre de la loi conservent leur complexité psychologique.
Lee SunNeko emploie un dessin en noir et blanc d’une grande finesse. Les femmes apparaissent délicates et expressives, les hommes virils et tourmentés. Les compositions soulignent les contrastes moraux : la dureté des conditions de vie contraste avec la tendresse des liens humains.
Cette adaptation constitue un équilibre judicieux : plus complète qu’un one-shot, mais plus concentrée que les versions plus expansives du Studio Variety Artworks ou de Takahiro Arai. Elle offre une porte d’entrée au roman pour les jeunes lecteurs ou pour ceux cherchant une redécouverte compacte d’un classique intemporel. Les Misérables en manga demeure fidèle à l’esprit de Victor Hugo.
La vie de Sigmund Freud en BD (6 mai 1856 / 23 septembre 1939).
Je suis aussi connu que Shakespeare ou Einstein. J’ai plus de trois millions de références sur Google… Mon nom est Sigmund Freud, et j’ai inventé la psychanalyse. Rien que ça !
Petit, déjà, je rêvais d’être explorateur, comme le général carthaginois Hannibal. C’est dans la Vienne du début du XXe siècle que je découvre un continent encore inexploré : l’esprit humain.
J’ai la passion de guérir et je traque l’inconscient partout où il est. En toute modestie, je vous le dis : « Je cherche à libérer l’humanité ! »
La bd « Freud » disponible ici
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Que se passe-t-il quand un village breton considère un membre de sa communauté aussi malfaisant qu’une cellule malade ? Le dénouement épique de ce diptyque passionnant et envoûtant.
Le retour au village de Kerfilec du couple Honoré Pencrec’h et Camille Desfhouet ne fait pas que réveiller les cancans sur leur compte. Il dérange la tranquillité chérie des villageois. Car même si elle pense bien dissimuler ses sombres desseins, tous le redoutent ; la riche Camille est revenue pour se venger? Mais de quoi ? !
C’est pour tenter de le découvrir, qu’Hortense Malanges, directrice de l’école Capucine nichée sur l’île du Dourduff, ressort ses poudres magiques de ses malles empoussiérées. En faisant revivre un instant Camille et Honoré enfants, elle ne se doute pas qu’elle va gravement envenimer la situation ! C’est sa première expérience de sorcellerie et sans s’en rendre compte, elle laisse s’échapper le jeune Honoré. Perdu dans ce futur inconnu, il s’empresse d’attenter à la vie de la Camille adulte…de sa « future épouse » ! Heureusement que sa soeur Adeline, plus rouée qu’Hortense en matière de magie, peut ressusciter Camille et rétablir provisoirement la situation.
Mais le jeune Honoré se balade toujours dans le présent, et les soupçons du juge de paix Cuchard, dépêché de Roscoff, et tombé fou amoureux de Camille, sont loin d’être apaisés. Instrument plus ou moins complice de sa vengeance, il voudrait bien se débarrasser du mari encombrant, mais aussi punir le village tout entier de sa méchanceté envers sa bien-aimée.
De leur côté, avec beaucoup de difficultés, Honoré et son « lui-même » enfant ont fait connaissance. Ils conjuguent leurs souvenirs et leurs réflexions souvent violemment opposées, faisant resurgir à la surface un terrible passé, à l’origine de l’amertume de Camille.
Louis, l’ancien forçat amoureux d’Hortense, la sorcière Adeline, la jolie Emma, amour d’enfance d’Honoré prématurément disparue, le juge Cuchard, Camille, Honoré et tout le village ? Très vite, chacun va forcément devoir choisir son camp, car le rouleau compresseur de la vérité arrive dans l’ombre? Les évènements s’accélèrent, vers un dénouement aussi tranchant que les falaises de Kerfilec.
Comme dans le Sleepy Hollow de Tim Burton, les paysages bretons et les villageois sont de véritables protagonistes de l’histoire, bien ou malveillants avec les héros, selon qu’ils se fondent plus ou moins avec le décor? Les thèmes abordés par Djian (la vengeance, l’innocence brisée, la cruauté de l’enfance) comme le dessin tantôt tendre tantôt cruel de Vincent, tout rappelle Peter Pan, le chef d’œuvre de Loisel? Une référence plutôt flatteuse !
La bd « L’École Capucine – Tome 2 – L’Héritier » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée «L’École Capucine – Tome 2 – L’Héritier»
Avec ce second tome, Jean-Blaise Djian et Vincent achèvent leur diptyque breton en beauté. Le village de Kerfilec, posé sur la côte bretonne en 1852, se transforme en scène d’une enquête mêlant secrets de famille et pouvoirs surnaturels.
Ce qui fait tenir le récit, c’est la profondeur des personnages. Hortense Malanges, directrice de l’école, et Camille Desfhouet incarnent deux logiques opposées : celle du pardon et celle de la vengeance. Entre eux, les secrets s’accumulent, révélant des blessures enfouies et des destins brisés notamment celui d’Emma, dont le passé jette une ombre sur le présent. La narration progresse avec intelligence, distillant les révélations au compte-gouttes.
Graphiquement, Vincent signe un travail soigné et intemporel. Ses couleurs, subtiles et étouffées, restituent fidèlement la mélancolie de la Bretagne du XIXe siècle. L’architecture des lieux l’école, la falaise, le village devient presque un personnage à part entière, grâce au soin apporté aux détails.
Pour ceux qui aiment les histoires qui laissent des zones d’ombre, qui refusent les conclusions trop lisses, cette BD vaut le coup. À réserver aux lecteurs de fantastique discret.
Dans le petit village breton de Kerfilec, la vie suit gentiment son cours quand débarquent, par un beau jour de l’été 1852, Camille Desfhouets et Honoré, les “parisiens”. Il y a vingt ans qu’ils n’étaient pas revenus. Ce retour inattendu engendre un malaise dans chaque esprit de Kerfilec. Et particulièrement dans celui d’Hortense Malanges, la vieille directrice de l’école Capucine. Cette petite école bâtie sur l’île de Dourduff, juste en face de la falaise… Curieuse de comprendre les raisons de ce retour inattendu, Hortense utilise pour la toute première fois de sa vie, un étrange pouvoir temporel dont tout Kerfilec va bientôt être la victime… Emmené par le trait précis et terriblement élégant de Vincent, laissez-vous emporter par la magie de L’école Capucine, une série palpitante et inventive qui vous plongera dans le passé, l’aventure, les tréfonds et les regrets de l’âme humaine…
La bd « L’École Capucine – Tome 01 – Venin de village » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée «L’École Capucine – Tome 01 – Venin de village»
Jean-Blaise Djian et Vincent livrent avec L’école Capucineune bande dessinée surprenante. Paru en 2009, ce premier tome d’un diptyque mêle habilement un drame psychologique rural à la saveur du merveilleux breton.
L’histoire est simple en apparence : en été 1852, deux Parisiens reviennent au village de Kerfilec après vingt années d’absence, et leur retour ranime des secrets bien gardés. Mais Jean-Blaise Djian ajoute un élément qui change tout Hortense Malanges, la directrice de l’école Capucine, possède un pouvoir temporel qui dérègle progressivement la réalité. Cette intrusion du fantastique transforme ce qui aurait pu être un simple thriller villageois en quelque chose d’étrange et de troublant. L’intrigue explore des thèmes classiques mais efficaces : l’amour impossible, la vengeance, les secrets de famille, la culpabilité qui traverse les générations.
Graphiquement, Vincent maîtrise son sujet. Son trait semi-réaliste, précis et élégant, sublime les paysages bretons. Les falaises de Kerfilec, l’île de Dourduff, l’atmosphère côtière, tout cela dépasse le simple décor pour créer une Bretagne de rêve, brumeux et solitaire, où le malaise s’installe naturellement. Les coloris de Delf renforcent cette ambiance par des tons qui oscillent entre chaleur et étrangeté.
À lire pour qui aime la Bretagne mythique et les mystères qui persistent au-delà de la dernière page.
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