Catégorie : Toutes les BD

Cerveaux augmentés (Humanité diminuée ?)

Album publié en 2023 aux éditions Delcourt.


Résumé éditeur

Adapté de l’essai Cerveau augmenté, homme diminué de Miguel Benasayag publié le 12 mai 2016.

couverture bd Cerveaux augmentés (Humanité diminuée ?)

Avec cette lecture dessinée, Thierry Murat et Miguel Benasayag enrichissent et actualisent les arguments de l’essai Cerveau augmenté, homme diminué, face à l’explosion en cours de la numérisation de nos sociétés et au discours transhumaniste pour qui le cerveau serait comparable à un ordinateur que l’on pourrait optimiser à l’envi.
« Le rêve d’un cerveau parfait est une illusion dangereuse » prévient le philosophe…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Cerveaux augmentés (Humanité diminuée ?) »

Avec Cerveaux augmentés (Humanité diminuée ?), Thierry Murat propose plus qu’une simple adaptation graphique de l’essai Cerveau augmenté, homme diminué du philosophe Miguel Benasayag : il en offre un prolongement visuel et sensible. L’album, publié en 2023 chez Delcourt/La Découverte, se présente comme un « essai graphique », où textes et images ne s’illustrent pas mais dialoguent ensemble.

Les thématiques abordées – hybridation homme/machine, captation de l’attention par les technologies, réduction de l’humain à des fonctions « optimisables » – sont mises en perspective par des références philosophiques (Leibniz, Darwin, Nietzsche), culturelles ou littéraires. Thierry Murat réussit à rendre accessibles ces questionnements complexes, sans céder à une vulgarisation simplificatrice. Le lecteur est invité à réfléchir, parfois à résister, face aux séductions du transhumanisme et aux logiques algorithmiques qui colonisent nos existences.

extrait bd Cerveaux augmentés (Humanité diminuée ?)

Graphiquement, le choix d’un noir et blanc nuancé de sépia, oscillant entre paysages poétiques, silhouettes épurées et inserts symboliques, souligne la tension entre nature et technologie.

Une lecture exigeante mais passionnante, recommandée à ceux qui s’interrogent sur l’avenir avec l’I.A.

Les chefs d’œuvre de Lovecraft – L’Abomination de Dunwich – T03

Album publié en 2024 aux éditions Ki-oon.


Résumé éditeur

Adapté de la nouvelle de Howard Phillips Lovecraft publiée en avril 1929.

couverture bd Les chefs d œuvre de Lovecraft - L Abomination de Dunwich Les chefs d œuvre de Lovecraft - L Abomination de Dunwich

Toute naissance n’est pas une bénédiction…

Il ne manque qu’une chose au jeune Wilbur pour accomplir la mission que lui a confiée son grand-père : une formule que seule une édition complète du Necronomicon peut contenir… Alors qu’il tente de voler l’ouvrage à l’université Miskatonic, l’inquiétant personnage est attaqué par des chiens de garde et agonise aux pieds du Dr Armitage.

Wilbur Whateley n’est plus, mais il laisse derrière lui un journal rédigé dans une langue inconnue et la ferme familiale, où semble se terrer un mal innommable… Choqué par le physique inhumain du défunt, Henry Armitage va tout faire pour percer les sombres secrets de Dunwich.

Réunissant plusieurs figures du mythe de CthulhuL’Abomination de Dunwich est une des plus célèbres nouvelles de H. P. Lovecraft. De sa plume acérée, Gou Tanabe nous embarque sur les traces d’une famille maudite capable de donner vie aux pires cauchemars !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les chefs d’œuvre de Lovecraft – L’Abomination de Dunwich – T03 »

L’Abomination de Dunwich, troisième volet de la somptueuse adaptation de Gou Tanabe, transpose avec fidélité l’univers gothique et inquiétant de H. P. Lovecraft. Parue chez Ki-oon en 2023, cette bande dessinée revisite la nouvelle de 1929 dans un relief visuel saisissant et un cadre historique finement restitué : la Nouvelle-Angleterre rurale des années 1920, marquée par la superstition et la peur de l’inconnu.

Sur le plan narratif, Gou Tanabe pousse plus loin la dimension psychologique : l’angoisse de Wilbur Whateley et la paranoïa de ses voisins prennent corps à travers des cases étouffantes, où le surnaturel se mêle à la folie humaine. Le crescendo dramatique, rythmé par un découpage cinématographique, instille une tension maintenue jusqu’à l’apogée du récit.

extrait bd Les chefs d œuvre de Lovecraft - L Abomination de Dunwich T03

Graphiquement, l’auteur excelle dans les jeux d’ombres et de textures : ses contours précis et ses lavis minutieux soulignent la décrépitude des bâtiments et l’épaisseur de la nuit, amplifiant la sensation d’oppression. Les scènes de créature, quant à elles, révèlent un sens du détail stupéfiant, à la fois réaliste et cauchemardesque.

L’Abomination de Dunwich est une réussite pour les amateurs de H. P. Lovecraft ainsi que les fans de manga.

Le Petit Chaperon rouge

Album publié en 2025 aux éditions Eyrolles.


Résumé éditeur

Adapté de l’œuvre des frères Grimm (publiée le 20 décembre 1812).

Au coeur de la forêt obscure, d’effrayants mystères se dévoilent…
Les habitants du village n’osent plus s’y aventurer, mais le Petit Chaperon rouge n’a pas le choix : elle doit rendre visite à sa grand-mère malade.
Pourtant, la forêt est plus sombre qu’elle ne l’a jamais été. Les arbres chuchotent des secrets, et le Loup rusé suit chacun de ses pas. Des sentiers enchantés semblent lui offrir une échappatoire… mais ne font que l’attirer plus profondément dans un labyrinthe d’ombres. Au fil de son périple, le Petit Chaperon rouge découvre que le Loup n’est pas le seul danger qui rôde. D’autres menaces, bien plus terrifiantes, l’attendent.
Seuls son courage et sa bienveillance pourront l’aider à en triompher. Parviendra-t-elle à traverser la forêt et à échapper aux griffes du Loup ?
Dans cette réinterprétation envoûtante du conte classique, la forêt est impitoyable, le Loup est bien plus qu’un simple prédateur… et le Petit Chaperon rouge est loin d’être sans défense.

logo fnac

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Petit Chaperon rouge »

Le roman graphique sortira en novembre 2025.

La Belle au Bois dormant

Album publié en 2025 aux éditions Eyrolles.


Résumé éditeur

Adapté de l’œuvre des frères Grimm (publiée pour la première fois en 1812).

Au sommet d’une colline, un château mystérieux projette son ombre sur la ville…
Dans une taverne, un prince entend une légende glaçante : une princesse y dormirait d’un sommeil éternel, victime d’une terrible malédiction jetée par une fée malveillante.
Autour du château, une forêt impénétrable de ronces sauvages s’étend, piège vivant pour quiconque tente d’y entrer.
Fasciné, le prince sent un appel irrésistible vers cet endroit hanté. Mais les villageois l’avertissent : d’innombrables jeunes hommes ont tenté l’aventure, et aucun n’est jamais revenu.
Tous voulaient briser la malédiction… tous ont disparu. Parviendra-t-il là où tant d’autres ont échoué ? Pourra-t-il réveiller la belle endormie et percer les sombres secrets du château ?
Un conte classique des frères Grimm, réinventé dans une version envoûtante et ténébreuse.


logo fnac

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Belle au Bois Dormant »

Le roman graphique sortira en novembre 2025.

La Belle et la Bête

Album publié aux éditions Eyrolles en 2025.


Adapté de l’œuvre d’ Jeanne-Marie Leprince de Beaumont parue en 1756.

Un château oublié. Une créature maudite. Un destin bouleversé…
Belle mène une vie paisible dans une ville portuaire prospère, loin des ténèbres qui rôdent au-delà de la forêt. Mais lorsqu’une tempête ruine son père, le destin de la jeune femme bascule.
Pour sauver sa famille, elle accepte de devenir la captive d’une créature terrifiante recluse dans un château en ruines.
Derrière ces murs couverts de ronces, Belle découvre un univers figé dans le temps, où le silence est hanté de secrets et où la Bête, plus humaine qu’elle n’y paraît, cache un passé tragique.
Chaque jour, la jeune femme lutte entre la peur et la fascination. Mais saura-t-elle voir au-delà des apparences avant qu’il ne soit trop tard ?
Un conte intemporel réinventé dans une version sombre et envoûtante, où la beauté et la monstruosité ne sont jamais là où on les attend.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Belle et la Bête »

La BD sortira en novembre 2025.

Hubert Reeves nous explique – La biodiversité

Album publié en 2017 aux éditions du Lombard.


Résumé éditeur

Sans les étoiles, nous ne serions pas là. En mourant, elles libèrent les atomes qui sont nécessaires à la construction de tout être vivant.
Le résultat, ce sont des plantes, des animaux… toute une biodiversité très précieuse à notre survie à tous.
Nous sommes tous différents, comme les animaux et les insectes qui peuplent la terre et les océans, et nous avons tous besoin les uns des autres pour vivre dans un milieu naturel commun.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Hubert Reeves nous explique – La biodiversité »

Hubert Reeves nous explique – La biodiversité, publié aux éditions Le Lombard en octobre 2017, marque l’entrée réussie de l’astrophysicien québécois dans l’univers de la bande dessinée jeunesse. Fruit de la collaboration entre Hubert Reeves, la scénariste Nelly Boutinot et le dessinateur Daniel Casanave, cet album de 64 pages propose une approche originale de la vulgarisation environnementale.

La BD suit Hubert Reeves et une classe d’élèves découvrant les interconnexions du vivant à travers diverses excursions. Cette approche permet d’aborder naturellement des concepts complexes comme les cycles biogéochimiques, les boucles de rétroaction ou l’étude systémique des milieux. L’approche thématique privilégie des exemples concrets : des matériaux du viaduc de Millau aux vers de terre, chaque élément révèle sa place dans l’écosystème planétaire.

Graphiquement, Daniel Casanave opte pour un style caricatural accessible qui privilégie la clarté pédagogique au réalisme. Son trait, déjà éprouvé dans « L’Univers » de la Petite Bédéthèque des Savoirs, capture avec tendresse les interactions entre le scientifique barbu et ses jeunes interlocuteurs. Les illustrations techniques restent limpides tandis que la colorisation lumineuse de Claire Champion dynamise efficacement cette plongée naturaliste.

L’album remplit brillamment sa mission de sensibilisation environnementale. Cette première pierre d’une série prometteuse réussit le pari de rendre la science accessible, s’adressant autant aux enfants qu’à leurs parents curieux de redécouvrir les merveilles de la biodiversité.

Les chefs d’œuvre de Lovecraft – L’Abomination de Dunwich – T02

Album publié en 2024 aux éditions Ki-oon.


Résumé éditeur

Adapté de la nouvelle de Howard Phillips Lovecraft publiée en avril 1929.

couverture bd Les chefs d'œuvre de Lovecraft - L'Abomination de Dunwich - T02

Toute naissance n’est pas une bénédiction…

Dunwich, village en déliquescence aux confins de la Nouvelle-Angleterre, fait l’objet de nombreuses rumeurs. On dit que les cercles de monolithes au sommet de ses collines étaient jadis le théâtre de rites terrifiants…
En 1913, la naissance de Wilbur est un mystère de plus sur cette terre maudite. Sa mère est une albinos aux airs de sorcière, et l’identité du père est tenue secrète par le patriarche Whateley, qui assure qu’il s’agit d’un être supérieur, différent de tout ce qu’il connaît…

Les voisins le croient fou, néanmoins le faciès animal du jeune garçon semble appuyer ses dires. Sans compter qu’il grandit à une vitesse fulgurante… À dix ans, il se met en quête d’un ouvrage ésotérique, le Necronomicon, dont il s’enquiert auprès de diverses bibliothèques. Le professeur Armitage de l’université Miskatonic, intrigué par cette demande, se rend sur place pour le rencontrer. L’intelligence de Wilbur l’impressionne, mais quand il voit les murs de l’étage se déformer sous l’effet d’une puissance inconnue, il repart la peur au ventre ! Quelles monstruosités se cachent chez les Whateley ?

Réunissant plusieurs figures du mythe de Cthulhu, L’Abomination de Dunwich est une des plus célèbres nouvelles de H. P. Lovecraft. De sa plume acérée, Gou Tanabe nous embarque sur les traces d’une famille maudite capable de donner vie aux pires cauchemars !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les chefs d’œuvre de Lovecraft – L’Abomination de Dunwich – T02 »

Dans ce second volet paru le 7 mars 2024, Gou Tanabe transpose la nouvelle de 1928 de H. P. Lovecraft, posant à travers Wilbur Whateley et le Necronomicon le climat d’angoisse cosmique propre au Mythe de Cthulhu.

La narration graphique épouse le rythme du texte originel : l’accélération de la déchéance de la famille Whateley, la tension autour de la bibliothèque de Miskatonic et l’irruption progressive de l’horreur invisible s’enchaînent sans coupures superficielles. Le découpage cinématographique de Gou Tanabe, alternant plans rapprochés et vues d’ensemble, capte l’étau oppressant qui se resserre sur Arkham.

extrait bd Les chefs d'œuvre de Lovecraft - L'Abomination de Dunwich - T02

Sur le plan visuel, son trait noir et blanc, minutieux et contrasté, évoque le style gravure : les ombres épaisses et les textures détaillées rendent palpable la pourriture ancestrale et la folie rampante. Les séquences nocturnes, où les engoulevents murmurent dans les saules, illustrent l’implacable montée de la terreur.

Ce tome s’adresse tant aux aficionados de H. P. Lovecraft qu’aux amateurs de seinen sombre : une immersion immersive, où le raffinement esthétique sert pleinement l’indicible.

Verdun – Intégrale

Album publié en 2026 aux éditions Bamboo.


Résumé éditeur

Au-delà des batailles, les cicatrices humaines de Verdun : une fresque où courage, douleur et mémoire s’entrelacent. Trois récits, une même bataille : Verdun.
De la pluie providentielle qui sauve in extremis la ligne française, au sacrifice héroïque du fort de Vaux, jusqu’au combat judiciaire d’une veuve face à l’injustice militaire, cette intégrale plonge au cœur de la Grande Guerre et de ses cicatrices.
Entre stratégies, héroïsme et drames humains, elle offre une fresque historique poignante et documentée, où les petites histoires se mêlent à la grande.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Verdun – Intégrale »

Retrouvez les avis sur chaque album via les fiches des albums seuls ci dessous.


Le Vivant à vif

Album publié en 2024 aux éditions Rue de Sèvres.


Résumé éditeur

Adapté du livre À l’aube de la 6ᵉ extinction (Comment habiter la Terre) de Bruno David publié le 6 janvier 2021.

couverture bd Le Vivant à vif

Salomé et Félicien, deux collégiens particulièrement bavards, doivent préparer un exposé.
Peu réjouis à l’idée de devoir travailler sur cet exercice, il leur est distribué un sujet des plus mystérieux : « A l’aube de la sixième extinction ».
Menant des tentatives de réflexion plus vaines les unes que les autres, ils sont bientôt épaulés par Iris, une jeune scientifique rencontrée par le plus heureux des hasards.
Celle-ci, spécialiste de sujets environnementaux , va ouvrir les deux adolescents à l’étendue de ses connaissances, en leur décrivant la richesse de la biodiversité et les conséquences de l’exploitation intensive des ressource énergétique et alimentaires. 
À son contact, ils vont se sensibiliser à des questions environnementales plus que jamais d’actualité, pour devenir ensuite, à leur échelle, les porte-paroles de l’urgence à sauver notre planète.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Vivant à vif »

Comment une adaptation de roman en BD transforme-t-elle l’angoisse écologique en pédagogie lumineuse ? Voilà l’étonnant paradoxe que relève Simon Hureau dans « Le Vivant à vif« .
Là où Bergman explorait la mort de Dieu, l’auteur tourangeau ausculte l’agonie du vivant avec la précision d’un entomologiste et l’empathie d’un conteur. Cette BD, adaptation du dense essai de Bruno David « À l’aube de la 6e extinction« , m’a immédiatement rappelé ma première plongée dans les planches naturalistes de Fabre – ce même émerveillement mâtiné d’inquiétude face à la complexité du monde.

L’histoire suit Félicien et Salomé, deux collégiens confrontés à un mystérieux exposé sur la « sixième extinction ». Leur rencontre fortuite avec Iris, jeune scientifique passionnée, transforme ce travail scolaire en odyssée pédagogique. Contrairement aux mangas d’heroic-fantasy où Guts de Berserk affronte des démons surnaturels, nos protagonistes découvrent que les véritables monstres se cachent dans nos habitudes consuméristes. Cette approche évite brillamment l’écueil du prêche moralisateur pour privilégier la découverte.

L’urgence climatique traverse aujourd’hui tous les débats politiques, des COP aux manifestations de la jeunesse. Simon Hureau saisit cette actualité brûlante sans tomber dans le militantisme de façade. Son trait, déjà remarquable dans « L’Oasis », atteint ici une maturité graphique .

extrait bd Le Vivant à vif

Bruno David, paléontologue de renom et ancien directeur du Muséum d’Histoire naturelle, apporte sa caution scientifique à ce projet ambitieux. La préface ampoulée contraste heureusement avec la fluidité narrative de l’ensemble, preuve que la vulgarisation n’exclut pas la rigueur académique.

Cette BD fonctionne comme une loupe temporelle géante, révélant les mécanismes invisibles des extinctions passées pour éclairer notre présent vacillant. L’album évite les facilités catastrophistes pour privilégier une approche systémique des enjeux environnementaux. Peut-on encore ignorer que la biodiversité s’effrite plus vite que ne fondent les glaciers ? Simon Hureau transforme cette question rhétorique en fil rouge métaphorique, tissant subtilement les destins individuels et planétaires.

À offrir aux adolescents en quête de sens… et à cacher à leurs parents trop sûrs de leurs certitudes. Car comme le murmurait Darwin : « Il n’est pas le plus fort de l’espèce qui survit, mais celui qui s’adapte le mieux au changement » – une maxime que nos deux héros auraient pu faire leur dans leur périple initiatique au cœur du vivant en péril.

L’amour aux temps du choléra

Album publié en 2025 aux éditions Grasset.


Résumé éditeur

D’après le roman de Gabriel Garcia Marquez publié en novembre 1985.

couverture bd L'amour aux temps du choléra

Quarante ans après sa publication, L’amour aux temps du choléral’un des romans les plus emblématiques de l’œuvre de Gabriel García Márquez, est adapté pour la première fois sous forme de roman graphique.

Dans une ville des Caraïbes, à la fin du XIXe siècle, Florentino Ariza – un jeune télégraphiste, pauvre, maladroit, poète et violoniste – rencontre la belle Fermina Daza. Sous les amandiers d’un parc, il lui jure une fidélité éternelle.
Pendant trois ans, ils ne feront que penser l’un à l’autre, vivre l’un pour l’autre, rêver l’un de l’autre, plongés dans l’envoûtement du premier amour.
Jusqu’au jour où Fermina, de retour d’un long voyage, lui préfère un jeune et riche médecin, Juvenal Urbino. Une fois mariés, Fermina et Juvenal gravissent les échelons de la réussite tout en affrontant les épreuves de la routine conjugale.
Florentino Ariza, lui, se réfugie dans la poésie et entreprend une carrière de séducteur impénitent. Toute sa vie n’est plus tournée que vers un seul objectif : se faire un nom et une fortune pour mériter celle qu’il ne cessera jamais d’aimer en secret.

Cette adaptation de L’amour aux temps du choléra donne une nouvelle vie au livre culte de Gabriel García Márquez. Fidèle à l’œuvre du grand écrivain colombien, Ugo Bertotti offre des couleurs et des visages à l’une des plus belles histoires d’amour de la littérature.

logo fnac

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’amour aux temps du choléra »

Gabriel García Márquez, c’est pas rien. Le dessinateur italien Ugo Bertotti l’a bien compris en tentant de transformer ce monstre de roman en bande dessinée. Cinquante ans d’histoire d’amour, condensés en un peu plus d’une centaine de pages.

Florentino Ariza, un jeune télégraphiste sans un sou, rencontre Fermina Daza. Coup de foudre. Ils se promettent fidélité éternelle. Et puis voilà : Fermina se marie avec un médecin riche. Florentino ? Il attend. Cinquante-trois ans, sept mois et onze jours. Exactement. Jusqu’au jour où le mari meurt et que l’impossible devient possible.
Ugo Bertotti y va avec un trait nostalgique, des couleurs qui « lentement étiolent les souvenirs ». Ses personnages sont « pris dans leurs tourments, leurs passions contrariées ». Et plus on tourne les pages, plus l’atmosphère devient morose comme si le temps s’inscrivait dans chaque case.

Il faut bien comprendre : 500 pages en 130 planches, ça laisse des traces. Les ruptures narratives peuvent être « trop brutales ». On aurait aimé que ce soit plus généreux, plus « flamboyant ». Mais honnêtement, Ugo Bertotti synthétise plutôt agréablement.

À lire si vous aimez Gabriel García Márquez ou que vous cherchez une histoire de passion qui « résiste aux aléas du temps ». Pas décevant.