Catégorie : La seconde Guerre Mondiale

Retrouvez une sélection de bandes dessinées sur le thème de la seconde Guerre Mondiale.

Les résistants et résistantes, les militaires, ceux qui ont subi les camps de concentration en bd.

Les grandes batailles de la seconde guerre mondiale en bd. De l’Europe à l’océan Pacifique, en passant par l’Afrique et la Scandinavie, une guerre Mondiale.

153 bd sur le thème de la seconde Guerre Mondiale.

Audie Murphy – Héros de Guerre

Album publié en 2026 aux éditions Bamboo.


Résumé éditeur

Audie Murphy avait deux étoiles, une sur sa médaille d’honneur, l’autre sur le Hollywood walk of Fame…

Rien ne destinait le jeune Audie Murphy à devenir un héros. Désireux de rejoindre le front durant la Seconde Guerre mondiale, mais recalé en raison de son âge et de sa frêle corpulence, il ruse pour intégrer l’armée américaine et participer au débarquement en Sicile en 1943.
C’est le début d’une suite d’exploits incroyables où il se couvrira de gloire en réussissant, bien souvent à lui seul, à mettre l’armée allemande en déroute.
De retour aux USA, atteint de troubles post-traumatiques, Murphy va pourtant entamer une seconde vie devant les caméras et devenir acteur à succès…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Audie Murphy – Héros de Guerre »

Troisième album de la collection « Héros de Guerre » chez Grand Angle, cet album de 64 pages réunit Philippe Pelaez au scénario, Olivier Frasier au dessin et Raphaël Bauduin aux couleurs. Audie Leon Murphy, né le 20 juin 1925 et mort le 28 mai 1971, est l’un des soldats américains les plus décorés de la Seconde Guerre mondiale, devenu par la suite acteur de cinéma. Il reçut quasiment toutes les décorations militaires existantes dans l’armée de terre américaine, en plus de distinctions françaises et belges.
Ce qui distingue cet album des biographies militaires ordinaires, c’est son refus de la glorification. Loin d’en réaliser une glorification du héros de guerre, Philippe Pelaez explore son côté humaniste, la fracture intime qui déchire Audie Murphy : entre le soldat reconnu pour sa bravoure et l’homme qui doit vivre avec ses traumatismes, on découvre un homme rongé par la culpabilité d’être revenu alors que tant de ses camarades y sont restés.
Si Audie Murphy est monté aussi vite dans la hiérarchie et fut le soldat le plus médaillé du conflit, c’est aussi et surtout parce qu’il était souvent l’un des derniers survivants de son groupe. Ce paradoxe traverse l’album de bout en bout.

Cette sensation d’opposition entre les actes de bravoure et la fragilité de l’après-guerre est clairement mise en évidence par le dessin d’Olivier Frasier : la violence des scènes de combat, notamment de la poche de Colmar, contraste avec l’intensité émotionnelle des scènes intimistes, sublimées par la palette de couleurs de Raphaël Bauduin.
On referme cet album comme on sort d’un film de guerre dont on n’attendait pas qu’il parle autant de paix intérieure. Philippe Pelaez et Olivier Frasier signent le portrait d’un homme que l’Amérique a célébré sans jamais vraiment le regarder.


Maximilien Kolbe – Serviteur de Marie, missionnaire, martyr

Album publié en 1984 aux Editions Univers Media.


couverture bd Maximilien Kolbe - Serviteur de Marie, missionnaire, martyr

Né en Pologne, Maximilien‑Marie Kolbe devient franciscain et fait de son amour de l’Immaculée le moteur d’une vie entière : prêcher, rassembler, partir.​
De couvents en imprimeries, son élan de missionnaire le mène jusqu’au Japon, convaincu qu’une foi vécue à hauteur d’homme peut encore déplacer les foules.​
Puis l’Histoire se referme : la guerre, l’arrestation, la déportation.​
À Auschwitz, au cœur de l’arbitraire et de la peur, Kolbe propose un geste impossible : il prend la place d’un autre condamné, offrant sa vie pour sauver un père de famille.​
Missionnaire, serviteur de Marie, martyr : le destin fulgurant d’un homme qui a choisi l’amour comme ultime résistance.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Maximilien Kolbe – Serviteur de Marie, missionnaire, martyr »

Pas encore lu.


Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Irina, Journal d’une bibliothécaire à Kiev pendant l’occupation allemande

Album publié en 2026 aux Editions Petit à Petit.


Adapté du livre d’Irina Khorochounova publié le 19 septembre 2018.

couverture bd Irina, Journal d'une bibliothécaire à Kiev pendant l'occupation allemande

1941-43 : jeune bibliothécaire issue de la bourgeoisie russe, Irina Khorochounova consigne dans son journal les événements survenant à Kiev, alors occupée par les Allemands.
La collaboration, les pillages, le marché noir, les arrestations, les expulsions et les exécutions créent un climat de terreur sans pareil dans la capitale ukrainienne.
Le récit du martyre spécifique des Juifs dans cet océan de violences peuple les écrits d’Irina.
Son journal, traduit en français par Boris Czerny et adapté en bande dessinée par Brrémaud et Bauer, livre un témoignage inédit sur la Seconde Guerre mondiale telle que vécue par les civils de Kiev.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Irina, Journal d’une bibliothécaire à Kiev pendant l’occupation allemande »

Adapté du journal authentique d’Irina Khorochounova, Irina, Journal d’une bibliothécaire à Kiev pendant l’occupation allemande donne une forme graphique à un témoignage longtemps resté inédit. Le scénario de Frédéric Brrémaud et le dessin de Jean-Claude Bauer s’appuient sur la traduction et le travail d’archives de l’historien Boris Czerny, qui exhuma ce manuscrit en enquêtant sur le massacre Babi Yar.

Le récit épouse le point de vue d’une femme singulière : issue d’une famille aristocratique russe brisée par le stalinisme, Irina Khorochounova n’est ni juive ni ukrainienne, mais se retrouve employée dans une bibliothèque dirigée par l’occupant qui en pille les collections. De ce poste ambigu, elle consigne au jour le jour la collaboration, le marché noir, les rafles pour le travail forcé et, en leitmotiv, le martyre des Juifs. La force du portrait tient à ce refus des oppositions simples : Irina Khorochounova observe les lâchetés, les accommodements, sa propre position inconfortable, tout en cachant un ami juif. Le massacre de Babi Yar, en septembre 1941, hante le récit sans jamais être mis en avant.

Le dessin réaliste de Jean-Claude Bauer, qui suivit jadis le procès de Klaus Barbie, sert cette exigence de vérité. Son trait documentaire restitue la Kiev occupée, ses files d’attentes, ses ruines et ses visages inquiets. Sa retenue épouse la sobriété reconnue du journal d’origine. La mise en images ancre l’abstraction du crime de masse dans le quotidien concret d’une survivante.

L’ensemble compose un témoignage graphique rigoureux et nécessaire. On le recommandera aux lecteurs attentifs à l’histoire de la Shoah par balles et du front de l’Est, encore trop peu représenté en bande dessinée.


Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Le flutiste de Arnhem – Opération Market Garden – Hollande Septembre 1944

Album publié en 2025 aux Editions Clair de Lune.


couverture bd Le flutiste de Arnhem - Opération market garden - Hollande Septembre 1944

Dans cette intrigue qui se déroule pendant la bataille de Market Garden, les personnages principaux sont fictifs, cependant ils pourraient bien avoir existé. Alors qu’on le croyait mort, le dernier membre du SOE sur le sol hollandais donne de ses nouvelles. Mais il est traqué par un agent de la Gestapo revanchard…
Les Alliés forment alors un commando à la hâte afin de récupérer les informations vitales qu’il détient, avec la particularité qu’un des membres du commando est le fils de cet espion.

La bataille est racontée au jour le jour : de la préparation, avec l’entretien entre Montgomery et Eisenhower, les bombardements, les sauts des divisions aéroportées jusqu’aux derniers jours, où des centaines de soldats Alliés sont faits prisonniers après la débâcle.

Illustré de cartes opérationnelles, décrivant les mouvements de l’aviation et de l’infanterie, avec les principaux personnages impliqués dans l’opération, tant alliés qu’allemands, les lecteurs accèdent à un compte rendu très précis de tous les événements qui se sont déroulés en ces jours de septembre 1944…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le flutiste de Arnhem – Opération market garden – Hollande Septembre 1944 »

Il faut un certain aplomb pour raconter Market Garden en refusant l’héroïsme facile. Antonio Gil, illustrateur espagnol spécialiste de l’histoire militaire qui signe ici scénario et dessin, plante son récit au cœur de l’opération aéroportée lancée en septembre 1944 aux Pays-Bas, celle-là même qui devait raccourcir la guerre et s’acheva en déroute. Les personnages sont fictifs, mais l’auteur les veut plausibles : un dernier agent du SOE que l’on croyait mort, traqué par un homme de la Gestapo qui règle un compte personnel, et un commando allié monté à la hâte pour récupérer ses informations.

Le ressort dramatique tient à un détail cruel : l’un des membres du commando est le fils de l’espion recherché. Antonio Gil greffe ainsi une trame intime sur la grande manœuvre militaire, et cette filiation donne au récit sa tension. La bataille est suivie presque au jour le jour, depuis l’entretien entre Montgomery et Eisenhower jusqu’aux derniers jours où des centaines de soldats alliés sont faits prisonniers. Ce parti pris chronologique ancre la fiction dans le déroulé réel des combats, au risque parfois de multiplier les points de vue.

extrait bd Le flutiste de Arnhem - Opération market garden - Hollande Septembre 1944

Le dessin réaliste d’Antonio Gil trouve ici son terrain. Sa connaissance des uniformes et du matériel, avions compris, nourrit des planches précises où l’exactitude documentaire sert l’immersion. La colorisation sombre, dominée par des tons éteints, accompagne le basculement du récit vers la défaite et refuse toute imagerie glorieuse. On sent le poids de la boue, de la fatigue et de l’échec annoncé.

Sous les tons sombres d’Antonio Gil, Market Garden n’est plus une épopée mais une débâcle suivie pas à pas jusqu’aux colonnes de prisonniers


Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

La bataille de la Neretva – Tito

Album publié en 1982 aux Editions Dargaud.


La série « Les Grands Capitaines » est une collection d’albums historiques retraçant des épisodes majeurs liés à des figures militaires importantes du XXe siècle. Le quatrième tome porte sur la Bataille de la Neretva et le rôle de Josip Broz Tito durant la Seconde Guerre mondiale.

Historiquement, la Bataille de la Neretva s’est déroulée entre janvier et mars 1943 en Bosnie-Herzégovine occupée, impliquant les partisans yougoslaves de Tito face aux forces de l’Axe (Allemands, Italiens, Oustachis croates) et les Tchetniks monarchistes.
Cet épisode est devenu légendaire car il a permis aux partisans de s’échapper d’un encerclement allemand en effectuant une manœuvre audacieuse.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La bataille de la Neretva – Tito »

Paru en 1982 chez Dargaud, ce quatrième album de la série « Les Grands Capitaines » offre une plongée dans l’un des moments décisifs de la Seconde Guerre mondiale. Le scénariste Jean Sanitas, ancien résistant, et le dessinateur Pierre Dupuis, prolifique créateur de plus de 40 000 planches, conjuguent ici leur expertise pour ressusciter l’épopée yougoslave de février-mars 1943.

L’album retranscrit la stratégie audacieuse de Tito face à l’étau de l’opération Weiss. Au-delà du simple récit militaire, Jean Sanitas explore la dimension humaine du conflit : les combattants affamés, l’hôpital de campagne menacé, les civils entraînés dans la tourmente. Le trait vigoureux de Pierre Dupuis renforce cette atmosphère dramatique, ses perspectives capturant la fureur des combats et la ténacité des partisans.

Cette bande dessinée historique se destine particulièrement à un public aux passionnés d’histoire militaire et à ceux appréciant les adaptations graphiques d’événements significatifs.


Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

J’ai arrêté Otto Abetz – L’Ambassadeur de Hitler en France

Album publié en 2026 aux éditions Presses de la Cité.


Résumé éditeur

couverture bd J'ai arrêté Otto Abetz - L'Ambassadeur de Hitler en France

L’histoire vraie d’un héros méconnu.
Seconde Guerre mondiale.
Joachim Eisack
, un Juif allemand réfugié dans la région lyonnaise, s’engage dans la Résistance.
Après avoir participé à la libération de la France en 1944, il retourne en Allemagne comme inspecteur de la Sûreté pour dénazifier la zone française occupée de Säckingen.
C’est là que, seul, il remonte la piste qui le conduira à découvrir où se cache, sous une fausse identité, Otto Abetz, ex-ambassadeur du Reich en France et général de la SS.
Il orchestrera son arrestation le 25 octobre 1945 et contribuera à retrouver le trésor du Werwolf (tableaux spoliés, documents secrets, argent et or…), destiné à fomenter une résistance nazie après guerre.
Abetz sera condamné à vingt ans de travaux forcés, mais gracié par le président Coty quelques semaines avant le décès de Joachim – qui, lui, ne sera jamais récompensé.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « J’ai arrêté Otto Abetz – L’Ambassadeur de Hitler en France »

Certains héros de la Résistance n’ont jamais eu droit à leur nom dans les livres d’histoire. C’est de cet oubli que part Didier Eisack, qui signe le scénario de cet album, mis en dessin et en couleur par Maxime Germain, adapté de l’enquête familiale qu’il avait publiée en 2022. Il y raconte son grand-père Joachim, Juif allemand réfugié dans la région lyonnaise, résistant, puis inspecteur de la Sûreté chargé de la dénazification en zone française occupée, qui remonta seul la piste d’Otto Abetz, ambassadeur de Hitler à Paris, jusqu’à son arrestation en 1945.

Didier Eisack construit son récit sur deux temporalités qui se répondent : la traque d’après-guerre et la recherche documentaire de l’auteur lui-même, parti fouiller les archives diplomatiques pour exhumer un dossier classé sous un faux nom. Ces allers-retours réclament de l’attention et peuvent parfois dérouter, mais ils disent l’essentiel du projet : une mémoire qu’il faut reconstituer pièce à pièce. Le livre s’ouvre et se referme à Yad Vashem, geste qui inscrit l’histoire personnelle dans une mémoire collective sans céder à la grandiloquence. Une valise rouge, remplie de documents qu’Abetz croyait avoir fait disparaître, devient le fil rouge concret de cette enquête sur les traces écrites.

extrait bd J'ai arrêté Otto Abetz - L'Ambassadeur de Hitler en France

Maxime Germain adopte un dessin réaliste et épuré, servi par une bichromie de bleus sombres et de gris qui installe une atmosphère pesante, que viennent trancher de rares éclats de rouge. Ce parti pris resserre l’attention sur les visages et les preuves. Les encarts documentaires et le cahier historique final prolongent le récit sans l’alourdir, en rappelant le sérieux des sources.

Sous la bichromie sombre de Maxime Germain, la traque d’un nazi devient surtout l’histoire d’un nom qu’on avait laissé tomber dans l’oubli.


Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

L’Escadron bleu, 1945

Album publié en 2026 aux éditions Dupuis.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Philippe Maynial Madeleine Pauliac, l’insoumise publié le 6 mars 2019.

couverture bd L'Escadron bleu, 1945

Madeleine Pauliac a seulement 31 ans quand, médecin pédiatre à l’Hôpital des enfants malades à Paris, elle s’engage dans la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale et participe à la libération de Paris.
Quelques mois plus tard, en avril 1945, alors que la fin du conflit sonne enfin, débute pour elle un autre combat.
Engagée dans l’armée en tant que médecin-lieutenant des Forces françaises de l’intérieur (FFI), elle est envoyée à Moscou puis à Varsovie par le général de Gaulle avec un groupe d’infirmières-ambulancières pour assurer le rapatriement sanitaire des Français retenus prisonniers par Staline.
Par un arrêté du ministère des Prisonniers, Déportés, Réfugiés (PDR), la Croix-Rouge française mobilise en effet des équipes d’urgence (conductrices, infirmières, secouristes et simples bénévoles) pour participer au retour des Français libérés. Dans le même temps, elle déploie des délégations à l’étranger, en Allemagne, en Autriche et en Pologne, principalement, pour appuyer les missions de rapatriement créées par ce même ministère.
Ainsi, infirmières, Infirmières pilotes secouristes de l’air (IPSA), assistantes sociales et conductrices-ambulancières de la Croix-Rouge française sont mises à disposition des armées. Madeleine Pauliac, quant à elle, est nommée médecin-chef de l’hôpital français de Varsovie et déléguée de la Croix-Rouge française en Pologne. 

Après les aventures de Madeleine Riffaud, grande résistante et engagée politique, femme de lettres et aventurière, véritable joyaux de la collection « Aire Libre », la prestigieuse collection des éditions Dupuis accueille l’odyssée d’une autre Madeleine, celle de l’officier médecin Pauliac et de son groupe d’infirmières-ambulancières de l’Escadron bleu.
Une œuvre de la scénariste-romancière Virginie Ollagnier (Ils ont tué OppenheimerNellie Bly) et du dessinateur Yan Le Pon qui adaptent le roman Madeleine Pauliac, l’insoumise du propre neveu de la scénariste, Philippe Maynial.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Escadron bleu, 1945 »

Oubliez les grands récits de libération triomphante. Avec L’Escadron bleu, Virginie Ollagnier et Yan Le Pon nous emmènent là où l’Histoire détourne souvent le regard : dans les ruines d’une Pologne de 1945, coincée entre les débris du Reich et l’étau soviétique.

Adapté du récit de Philippe Maynial sur sa tante Madeleine Pauliac, ce roman graphique rend justice à une « insoumise » monumentale. On y suit cette médecin-lieutenant et ses onze ambulancières de la Croix-Rouge, traversant des milliers de kilomètres de boue et de diplomatie de survie pour rapatrier nos prisonniers. Ici, l’héroïsme ne porte pas de fusil, mais des stéthoscopes et des boîtes de vitesses récalcitrantes.

Le scénario de Virginie Ollagnier privilégie l’âpreté du réel. La tension avec l’Armée rouge, qui voit dans chaque rapatrié une monnaie d’échange, est palpable. On y découvre aussi l’horreur indicible des viols de guerre, traitée avec une pudeur dévastatrice à travers le destin de ces religieuses enceintes pour lesquelles Madeleine créera un orphelinat. Mais le génie du récit réside dans ses moments de grâce : les rires, les accents russes à couper au couteau et cette solidarité féminine qui agit comme un dernier rempart contre la folie.

extrait bd L'Escadron bleu, 1945

Yan Le Pon livre une partition graphique d’une grande finesse. Son trait réaliste ne cherche pas le spectaculaire, mais l’immersion. Les visages sont habités, identifiables, et les décors d’une Europe exsangue nous collent à la rétine.

Cet album est un rappel cinglant que la paix est parfois une bataille plus rude que la guerre. Un hommage vibrant à ces femmes que la France a renvoyées à leurs foyers sans un merci.


Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

La Bombe – Edition Collector Commémorative

Album publié en 2025 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

80 ans après la tragédie, l’incroyable histoire vraie de la plus effroyable des armes.

À l’occasion de la commémoration des 80 ans des bombardements d’Hiroshima et Nagasaki, redécouvrez cet ouvrage qui s’est imposé comme une référence, dans une magnifique édition limitée, avec une couverture à toile bleue et un ex-libris inédit spécialement conçu par Denis Rodier.

couverture bd La Bombe - Edition Collector Commémorative

Le 6 août 1945, une bombe atomique ravage Hiroshima. Des dizaines de milliers de personnes sont instantanément pulvérisées. Et le monde entier découvre, horrifié, l’existence de la bombe atomique, première arme de destruction massive.

Mais dans quel contexte, comment et par qui cet instrument de mort a-t-il pu être développé ?

Véritable saga de 450 pages, ce roman graphique raconte les coulisses et les personnages-clés de cet événement historique qui, en 2020, commémore son 75e anniversaire.

Des mines d’uranium du Katanga jusqu’au Japon, en passant par l’Allemagne, la Norvège, l’URSS et le Nouveau-Mexique, c’est une succession de faits incroyables mais vrais qui se sont ainsi déroulés.

Tous ceux-ci sont ici racontés à hauteur d’hommes : qu’ils soient décideurs politiques (Roosevelt, Truman), scientifiques passés à la postérité (Einstein, Oppenheimer, Fermi…) ou acteurs majeurs demeurés méconnus, tels Leó Szilàrd (le personnage principal de cet album, un scientifique qui remua ciel et terre pour que les USA développent la bombe, puis fit l’impossible pour qu’ils ne l’utilisent jamais), Ebb Cade (un ouvrier afro-américain auquel on injecta à son insu du plutonium pour en étudier l’effet sur la santé) ou Leslie Groves (le général qui dirigea d’une main de fer le Projet Manhattan) – sans oublier, bien sûr, les habitants et la ville d’Hiroshima, reconstituée dans La Bombe de manière authentique.

Extrêmement documenté mais avant tout passionnant, comparable en cela à la série TV Chernobyl, cet ouvrage s’impose déjà comme le livre de référence sur l’histoire de la bombe atomique.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Bombe – Edition Collector Commémorative »

Retrouvez l’avis sur cette BD ici .


Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Les garçons de la rue Panisperna

Album publié en 2025 aux Editions Dunod.


Des physiciens dans la tourmente de la Seconde Guerre mondiale.

couverture bd Les garçons de la rue Panisperna

Dans les années 1930, les « garçons de la rue Panisperna », un groupe de jeunes physiciens dirigé par un certain Enrico Fermi à Rome, révolutionna la physique nucléaire.
Il y avait Emilio Segrè, Edoardo Amaldi, Ettore Majorana ou encore Franco Rasetti. Ensemble, ils découvrirent de nouveaux noyaux artificiels et les propriétés des neutrons lents, ouvrant la voie à la fission nucléaire.
Confronté à la montée du fascisme et de ses lois raciales anti-juives, le groupe se dispersa. Après un Nobel pas forcément mérité, Fermi émigra aux États-Unis, jouant un rôle clé dans le projet Manhattan.

Leur héritage scientifique marque aujourd’hui encore profondément la physique moderne. De l’Italie fasciste jusqu’aux laboratoires de Los Alamos aux États-Unis, en passant par l’Allemagne, la Suède, le Royaume-Uni, l’URSS, le Japon et la France, voici l’étonnante histoire de physiciens entraînés dans la tourmente de l’Histoire !

Scénariste de bande dessinée et professeur de physique-chimie en lycée, Jean-François Chanson est l’auteur d’une vingtaine de publications.

Lorenzo Chiavini est dessinateur de bande dessinée et illustrateur depuis plus de trente ans.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les garçons de la rue Panisperna »

Cette bande dessinée retrace l’aventure scientifique du groupe de jeunes physiciens réunis autour d’Enrico Fermi dans la Rome des années 1930. Ancrée dans un contexte historique précis, celui de l’Italie fasciste et des bouleversements scientifiques précédant l’ère nucléaire, la BD s’inspire fidèlement de faits réels, tout en restant accessible.

Concernant le scénario, l’album excelle à humaniser ces figures de la physique. Il met en lumière les tensions entre recherche fondamentale, ambitions personnelles et contraintes politiques. Les personnages, notamment Fermi et ses collaborateurs, sont dépeints avec une réelle profondeur psychologique : leurs doutes, leurs rivalités et leur enthousiasme face aux découvertes confèrent au récit une dimension presque romanesque. Le thème central, la responsabilité du scientifique face aux conséquences de ses travaux est abordé avec subtilité.

Graphiquement, le style adopte une ligne claire expressive, souvent soutenue par une palette sobre qui évoque l’époque. Les compositions privilégient la lisibilité et mettent en valeur les moments de réflexion autant que les échanges intellectuels. Certains choix visuels, schémas intégrés, jeux de cadrage permettent de rendre compréhensibles des notions complexes.

Les garçons de la rue Panisperna constitue une œuvre à la fois rigoureuse et sensible, qui séduira autant les amateurs d’histoire que ceux de sciences. Au-delà des équations, la science est avant tout une aventure humaine.

La seconde guerre mondiale – La guerre éclair 1940 – Les Ardennes 1944/45

Album publié en 1983 aux Editions Larousse.


couverture bd La seconde guerre mondiale - La guerre éclair 1940 - Les Ardennes 1944/45

Cette BD écrit » par Bruno Jean-Faure et dessiné par Brice Goepfert et Marc Dekeister, retrace deux moments clés de la Seconde Guerre mondiale. Il explique de manière pédagogique les enjeux et le déroulement de ces affrontements.

La guerre éclair de 1940 : Cette partie couvre l’invasion de la Pologne et les victoires rapides de l’armée allemande en Europe de l’Ouest (Pays-Bas, Belgique, France) en utilisant la tactique de la Blitzkrieg.

La bataille des Ardennes de 1944-1945 : La deuxième partie se concentre sur l’offensive surprise des Allemands dans les Ardennes en hiver 1944-1945, ainsi que sur la résistance des forces alliées, notamment à Bastogne.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La seconde guerre mondiale – La guerre éclair 1940 – Les Ardennes 1944/45 »

La BD n’a pas été lue.