Catégorie : La seconde Guerre Mondiale

Retrouvez une sélection de bandes dessinées sur le thème de la seconde Guerre Mondiale.

Les résistants et résistantes, les militaires, ceux qui ont subi les camps de concentration en bd.

Les grandes batailles de la seconde guerre mondiale en bd. De l’Europe à l’océan Pacifique, en passant par l’Afrique et la Scandinavie, une guerre Mondiale.

153 bd sur le thème de la seconde Guerre Mondiale.

Guerres secrètes – L’homme qui trahit Hitler

Album publié en 2026 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

Un héros ordinaire.

couverture bd Guerres secrètes - L'homme qui trahit Hitler

1931. Dans une Allemagne ruinée par la guerre, Hans-Thilo Schmidt, ancien chimiste accepte un poste modeste au ministère de la Défense sans savoir qu’il va bientôt travailler avec une machine révolutionnaire.
« Enigma » sert à chiffrer des messages secrets. Alors qu’Enigma devient l’outil stratégique numéro 1 pour le régime nazi, ce discret employé entame une double vie et n’hésite pas à transmettre des informations capitales à l’armée française sous le nom de code Asche !
Entre manipulations, trahisons et jeux d’influence, ce père de famille en apparence fidèle au régime, va devenir la pièce maîtresse d’un affrontement souterrain où le moindre faux pas peut se révéler fatal…
Philippe Richelle et Jorge Miguel nous entrainent dans une course contre la montre pleine de rebondissements. Tiré de faits réels, ce premier tome nous offre une plongée haletante dans les coulisses de l’espionnage durant la Seconde guerre mondiale.
Dans un récit mêlant trahison et tension historique, ce polar captivant retrace le destin de Hans-Thilo Schmidt, considéré aujourd’hui comme l’un des plus grands espions du XXe siècle.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Guerres secrètes – L’homme qui trahit Hitler »

Avec Guerres secrètes, L’Homme qui trahit Hitler, Philippe Richelle inaugure une série de récits consacrée à l’émergence des services secrets au XXe siècle, confiée pour ce volume au dessin de Jorge Miguel. Le scénariste, habitué des zones grises du pouvoir, y exhume un destin réel : celui de Hans-Thilo Schmidt, l’un des plus importants espions du siècle, aujourd’hui largement oublié.

Le récit s’ouvre sur les tranchées de Verdun, où Hans-Thilo Schmidt, gazé, sort transformé de la Grande Guerre. Devenu employé au ministère de la Défense allemand, il côtoie les travaux sur Enigma et se met à vendre à la France des renseignements sous le nom d’Asche. Philippe Richelle se garde de tout héroïsme : il compose un traître ordinaire, presque médiocre, mû moins par l’idéal que par le besoin d’exister et l’appât du gain.
Cette ambivalence morale fait la richesse du portrait, d’autant que son frère sert comme général dans la même armée. En creux, le scénario pointe l’aveuglement du haut-commandement français, incapable d’exploiter des informations pourtant décisives.

extrait bd Guerres secrètes - L'homme qui trahit Hitler

Le dessin réaliste de Jorge Miguel épouse cette gravité documentaire. Sa reconstitution de l’Allemagne des années 1930, pesante et grise, ancre le suspense dans une vérité d’époque, tandis que sa mise en couleurs sobre soutient le climat feutré de la trahison. Le découpage régulier en trois bandes privilégie la lisibilité et laisse le jeu des visages porter la tension psychologique, choix cohérent avec un sujet qui se joue dans les regards plus que dans l’action.

Sans bouleverser le récit d’espionnage, ce premier tome en livre une variation nuancée et rigoureuse. On le recommandera aux amateurs de polars historiques et de la Seconde Guerre mondiale vue par ses coulisses.

Lili, toujours debout, jusqu’au bout ! De Ravensbruck à Bergen-Belsen

Album publié en 2026 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

Le témoignage fort et émouvant de Lili, survivante des camps de la mort.

couverture bd Lili, toujours debout, jusqu'au bout ! De Ravensbruck à Bergen-Belsen

Bien que Français car nés en France, mais de parents juifs hongrois, Charlotte Keller et Joseph Rosenberg, Lili (11 ans), Robert (10 ans) et André (3 ans), devenus apatrides suite aux mesures antisémites décrétées par le gouvernement collaborationniste de Vichy, sont arrêtés en octobre 1943, à Roubaix.
La famille connaît la prison à Lille, à Bruxelles et une antichambre flamande des camps de concentration nazis, la caserne Dossin. Déportés en Allemagne en décembre 1943, ils sont séparés. Le père, Joseph, est envoyé au camp de Buchenwald, où il sera assassiné ; la mère, Charlotte, et les enfants à celui de Ravensbrück où ils passeront une année de travaux forcés pour la mère, de malnutrition, de maladies et de mauvais traitements pour tous.
En février 1944, les Keller-Rosenberg sont envoyés au camp de Bergen-Belsen, un mouroir à ciel ouvert où sévissent les pires violences SS, la famine et une épidémie incontrôlée de typhus.
Tous les quatre survivent pourtant. Rentrés seuls en France après la libération du camp par les Britanniques, les enfants passent par le Lutetia, séjournent quelque temps dans une famille d’accueil en région parisienne, puis chez une tante en province.
Parce qu’ils sont en très mauvaise santé, ils sont envoyés en préventorium. C’est là que leur mère les retrouve… Brisés, mutiques et absents, il leur faut cependant réapprendre à vivre, mais aussi à se taire, car l’innommable n’est pas compréhensible par ceux qui ne l’ont pas vécu.

Cet album très documenté apporte un éclairage historique puissant sur le combat insensé pour la survie, dans plusieurs camps de concentration, d’une mère et de ses trois enfants. Aujourd’hui à 93 ans, Lili Keller-Rosenberg continue de porter haut la parole en mémoire des disparus.
Boris Golzio s’empare de l’histoire vraie de cette enfant survivante de la Shoah pour livrer un album digne et bouleversant, d’un réalisme saisissant. Il est postfacé par deux historiens spécialisés : André Rosenberg (le petit frère de Lili) sur le sujet des enfants dans la Shoah, et Bernhard Strebel, le grand historien allemand du système concentrationnaire nazi. Une œuvre poignante et nécessaire, cosignée par une femme qui est, toujours, restée debout.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Lili, toujours debout, jusqu’au bout ! De Ravensbruck à Bergen-Belsen »

Coécrit par la rescapée elle-même et par l’auteur de bande dessinée Boris Golzio, cet album porte à l’image le témoignage de Lili Keller-Rosenberg, l’une des dernières survivantes de la Shoah, aujourd’hui âgée de plus de quatre-vingt-dix ans. Longtemps réticente à confier son histoire à ce support qu’elle jugeait inadapté, elle a fini par y voir un moyen de transmission adapté aux nouvelles générations, à l’heure où les derniers témoins disparaissent.

Le récit s’ouvre en octobre 1943, quand Lili Keller-Rosenberg, âgée de onze ans, est arrêtée à Roubaix avec sa mère et ses deux frères, tandis que son père sera assassiné à Buchenwald. Boris Golzio adopte résolument le point de vue de l’enfant, choix qui donne au parcours vers Ravensbrück puis Bergen-Belsen une force particulière, l’incompréhension du regard enfantin rendant l’horreur plus tangible encore.
L’album fait alterner ce récit intime avec un versant documentaire sur le fonctionnement des camps, notamment Bergen-Belsen, mouroir ravagé par la famine et le typhus. Cette double approche, l’expérience vécue et l’éclairage historique, sert un projet explicite, celui de raconter pour se souvenir et pour couper court à toute contestation négationniste.

extrait bd Lili, toujours debout, jusqu'au bout ! De Ravensbruck à Bergen-Belsen

Le dessin de Boris Golzio, sobre et lisible, refuse la surenchère graphique. Cette retenue laisse toute leur place aux faits et aux visages, et rend l’album accessible à un lectorat adolescent.

L’ouvrage s’adresse aux collégiens, aux lycéens et à tous les lecteurs soucieux de mémoire. Boris Golzio et Lili Keller-Rosenberg signent une œuvre de transmission nécessaire et digne.


Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Audie Murphy – Héros de Guerre

couverture bd Audie Murphy - Héros de Guerre

Album publié en 2026 aux éditions Bamboo.


Résumé éditeur

Audie Murphy avait deux étoiles, une sur sa médaille d’honneur, l’autre sur le Hollywood walk of Fame…

couverture bd Audie Murphy - Héros de Guerre

Rien ne destinait le jeune Audie Murphy à devenir un héros. Désireux de rejoindre le front durant la Seconde Guerre mondiale, mais recalé en raison de son âge et de sa frêle corpulence, il ruse pour intégrer l’armée américaine et participer au débarquement en Sicile en 1943.
C’est le début d’une suite d’exploits incroyables où il se couvrira de gloire en réussissant, bien souvent à lui seul, à mettre l’armée allemande en déroute.
De retour aux USA, atteint de troubles post-traumatiques, Murphy va pourtant entamer une seconde vie devant les caméras et devenir acteur à succès…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Audie Murphy – Héros de Guerre »

Troisième album de la collection « Héros de Guerre » chez Grand Angle, cet album de 64 pages réunit Philippe Pelaez au scénario, Olivier Frasier au dessin et Raphaël Bauduin aux couleurs. Audie Leon Murphy, né le 20 juin 1925 et mort le 28 mai 1971, est l’un des soldats américains les plus décorés de la Seconde Guerre mondiale, devenu par la suite acteur de cinéma. Il reçut quasiment toutes les décorations militaires existantes dans l’armée de terre américaine, en plus de distinctions françaises et belges.
Ce qui distingue cet album des biographies militaires ordinaires, c’est son refus de la glorification. Loin d’en réaliser une glorification du héros de guerre, Philippe Pelaez explore son côté humaniste, la fracture intime qui déchire Audie Murphy : entre le soldat reconnu pour sa bravoure et l’homme qui doit vivre avec ses traumatismes, on découvre un homme rongé par la culpabilité d’être revenu alors que tant de ses camarades y sont restés.
Si Audie Murphy est monté aussi vite dans la hiérarchie et fut le soldat le plus médaillé du conflit, c’est aussi et surtout parce qu’il était souvent l’un des derniers survivants de son groupe. Ce paradoxe traverse l’album de bout en bout.

Cette sensation d’opposition entre les actes de bravoure et la fragilité de l’après-guerre est clairement mise en évidence par le dessin d’Olivier Frasier : la violence des scènes de combat, notamment de la poche de Colmar, contraste avec l’intensité émotionnelle des scènes intimistes, sublimées par la palette de couleurs de Raphaël Bauduin.
On referme cet album comme on sort d’un film de guerre dont on n’attendait pas qu’il parle autant de paix intérieure. Philippe Pelaez et Olivier Frasier signent le portrait d’un homme que l’Amérique a célébré sans jamais vraiment le regarder.


Maximilien Kolbe – Serviteur de Marie, missionnaire, martyr

Album publié en 1984 aux Editions Univers Media.


couverture bd Maximilien Kolbe - Serviteur de Marie, missionnaire, martyr

Né en Pologne, Maximilien‑Marie Kolbe devient franciscain et fait de son amour de l’Immaculée le moteur d’une vie entière : prêcher, rassembler, partir.​
De couvents en imprimeries, son élan de missionnaire le mène jusqu’au Japon, convaincu qu’une foi vécue à hauteur d’homme peut encore déplacer les foules.​
Puis l’Histoire se referme : la guerre, l’arrestation, la déportation.​
À Auschwitz, au cœur de l’arbitraire et de la peur, Kolbe propose un geste impossible : il prend la place d’un autre condamné, offrant sa vie pour sauver un père de famille.​
Missionnaire, serviteur de Marie, martyr : le destin fulgurant d’un homme qui a choisi l’amour comme ultime résistance.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Maximilien Kolbe – Serviteur de Marie, missionnaire, martyr »

Pas encore lu.


Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Irina, Journal d’une bibliothécaire à Kiev pendant l’occupation allemande

Album publié en 2026 aux Editions Petit à Petit.


Adapté du livre d’Irina Khorochounova publié le 19 septembre 2018.

couverture bd Irina, Journal d'une bibliothécaire à Kiev pendant l'occupation allemande

1941-43 : jeune bibliothécaire issue de la bourgeoisie russe, Irina Khorochounova consigne dans son journal les événements survenant à Kiev, alors occupée par les Allemands.
La collaboration, les pillages, le marché noir, les arrestations, les expulsions et les exécutions créent un climat de terreur sans pareil dans la capitale ukrainienne.
Le récit du martyre spécifique des Juifs dans cet océan de violences peuple les écrits d’Irina.
Son journal, traduit en français par Boris Czerny et adapté en bande dessinée par Brrémaud et Bauer, livre un témoignage inédit sur la Seconde Guerre mondiale telle que vécue par les civils de Kiev.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Irina, Journal d’une bibliothécaire à Kiev pendant l’occupation allemande »

Adapté du journal authentique d’Irina Khorochounova, Irina, Journal d’une bibliothécaire à Kiev pendant l’occupation allemande donne une forme graphique à un témoignage longtemps resté inédit. Le scénario de Frédéric Brrémaud et le dessin de Jean-Claude Bauer s’appuient sur la traduction et le travail d’archives de l’historien Boris Czerny, qui exhuma ce manuscrit en enquêtant sur le massacre Babi Yar.

Le récit épouse le point de vue d’une femme singulière : issue d’une famille aristocratique russe brisée par le stalinisme, Irina Khorochounova n’est ni juive ni ukrainienne, mais se retrouve employée dans une bibliothèque dirigée par l’occupant qui en pille les collections. De ce poste ambigu, elle consigne au jour le jour la collaboration, le marché noir, les rafles pour le travail forcé et, en leitmotiv, le martyre des Juifs. La force du portrait tient à ce refus des oppositions simples : Irina Khorochounova observe les lâchetés, les accommodements, sa propre position inconfortable, tout en cachant un ami juif. Le massacre de Babi Yar, en septembre 1941, hante le récit sans jamais être mis en avant.

Le dessin réaliste de Jean-Claude Bauer, qui suivit jadis le procès de Klaus Barbie, sert cette exigence de vérité. Son trait documentaire restitue la Kiev occupée, ses files d’attentes, ses ruines et ses visages inquiets. Sa retenue épouse la sobriété reconnue du journal d’origine. La mise en images ancre l’abstraction du crime de masse dans le quotidien concret d’une survivante.

L’ensemble compose un témoignage graphique rigoureux et nécessaire. On le recommandera aux lecteurs attentifs à l’histoire de la Shoah par balles et du front de l’Est, encore trop peu représenté en bande dessinée.


Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Le flutiste de Arnhem – Opération Market Garden – Hollande Septembre 1944

Album publié en 2025 aux Editions Clair de Lune.


couverture bd Le flutiste de Arnhem - Opération market garden - Hollande Septembre 1944

Dans cette intrigue qui se déroule pendant la bataille de Market Garden, les personnages principaux sont fictifs, cependant ils pourraient bien avoir existé. Alors qu’on le croyait mort, le dernier membre du SOE sur le sol hollandais donne de ses nouvelles. Mais il est traqué par un agent de la Gestapo revanchard…
Les Alliés forment alors un commando à la hâte afin de récupérer les informations vitales qu’il détient, avec la particularité qu’un des membres du commando est le fils de cet espion.

La bataille est racontée au jour le jour : de la préparation, avec l’entretien entre Montgomery et Eisenhower, les bombardements, les sauts des divisions aéroportées jusqu’aux derniers jours, où des centaines de soldats Alliés sont faits prisonniers après la débâcle.

Illustré de cartes opérationnelles, décrivant les mouvements de l’aviation et de l’infanterie, avec les principaux personnages impliqués dans l’opération, tant alliés qu’allemands, les lecteurs accèdent à un compte rendu très précis de tous les événements qui se sont déroulés en ces jours de septembre 1944…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le flutiste de Arnhem – Opération market garden – Hollande Septembre 1944 »

Il faut un certain aplomb pour raconter Market Garden en refusant l’héroïsme facile. Antonio Gil, illustrateur espagnol spécialiste de l’histoire militaire qui signe ici scénario et dessin, plante son récit au cœur de l’opération aéroportée lancée en septembre 1944 aux Pays-Bas, celle-là même qui devait raccourcir la guerre et s’acheva en déroute. Les personnages sont fictifs, mais l’auteur les veut plausibles : un dernier agent du SOE que l’on croyait mort, traqué par un homme de la Gestapo qui règle un compte personnel, et un commando allié monté à la hâte pour récupérer ses informations.

Le ressort dramatique tient à un détail cruel : l’un des membres du commando est le fils de l’espion recherché. Antonio Gil greffe ainsi une trame intime sur la grande manœuvre militaire, et cette filiation donne au récit sa tension. La bataille est suivie presque au jour le jour, depuis l’entretien entre Montgomery et Eisenhower jusqu’aux derniers jours où des centaines de soldats alliés sont faits prisonniers. Ce parti pris chronologique ancre la fiction dans le déroulé réel des combats, au risque parfois de multiplier les points de vue.

extrait bd Le flutiste de Arnhem - Opération market garden - Hollande Septembre 1944

Le dessin réaliste d’Antonio Gil trouve ici son terrain. Sa connaissance des uniformes et du matériel, avions compris, nourrit des planches précises où l’exactitude documentaire sert l’immersion. La colorisation sombre, dominée par des tons éteints, accompagne le basculement du récit vers la défaite et refuse toute imagerie glorieuse. On sent le poids de la boue, de la fatigue et de l’échec annoncé.

Sous les tons sombres d’Antonio Gil, Market Garden n’est plus une épopée mais une débâcle suivie pas à pas jusqu’aux colonnes de prisonniers


Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

La bataille de la Neretva – Tito

couverture bd La bataille de la Neretva - Tito

Album publié en 1982 aux Editions Dargaud.


couverture bd La bataille de la Neretva - Tito

La série « Les Grands Capitaines » est une collection d’albums historiques retraçant des épisodes majeurs liés à des figures militaires importantes du XXe siècle. Le quatrième tome porte sur la Bataille de la Neretva et le rôle de Josip Broz Tito durant la Seconde Guerre mondiale.

Historiquement, la Bataille de la Neretva s’est déroulée entre janvier et mars 1943 en Bosnie-Herzégovine occupée, impliquant les partisans yougoslaves de Tito face aux forces de l’Axe (Allemands, Italiens, Oustachis croates) et les Tchetniks monarchistes.
Cet épisode est devenu légendaire car il a permis aux partisans de s’échapper d’un encerclement allemand en effectuant une manœuvre audacieuse.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La bataille de la Neretva – Tito »

Paru en 1982 chez Dargaud, ce quatrième album de la série « Les Grands Capitaines » offre une plongée dans l’un des moments décisifs de la Seconde Guerre mondiale. Le scénariste Jean Sanitas, ancien résistant, et le dessinateur Pierre Dupuis, prolifique créateur de plus de 40 000 planches, conjuguent ici leur expertise pour ressusciter l’épopée yougoslave de février-mars 1943.

L’album retranscrit la stratégie audacieuse de Tito face à l’étau de l’opération Weiss. Au-delà du simple récit militaire, Jean Sanitas explore la dimension humaine du conflit : les combattants affamés, l’hôpital de campagne menacé, les civils entraînés dans la tourmente. Le trait vigoureux de Pierre Dupuis renforce cette atmosphère dramatique, ses perspectives capturant la fureur des combats et la ténacité des partisans.

Cette bande dessinée historique se destine particulièrement à un public aux passionnés d’histoire militaire et à ceux appréciant les adaptations graphiques d’événements significatifs.


Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

J’ai arrêté Otto Abetz – L’Ambassadeur de Hitler en France

Album publié en 2026 aux éditions Presses de la Cité.


Résumé éditeur

couverture bd J'ai arrêté Otto Abetz - L'Ambassadeur de Hitler en France

L’histoire vraie d’un héros méconnu.
Seconde Guerre mondiale.
Joachim Eisack
, un Juif allemand réfugié dans la région lyonnaise, s’engage dans la Résistance.
Après avoir participé à la libération de la France en 1944, il retourne en Allemagne comme inspecteur de la Sûreté pour dénazifier la zone française occupée de Säckingen.
C’est là que, seul, il remonte la piste qui le conduira à découvrir où se cache, sous une fausse identité, Otto Abetz, ex-ambassadeur du Reich en France et général de la SS.
Il orchestrera son arrestation le 25 octobre 1945 et contribuera à retrouver le trésor du Werwolf (tableaux spoliés, documents secrets, argent et or…), destiné à fomenter une résistance nazie après guerre.
Abetz sera condamné à vingt ans de travaux forcés, mais gracié par le président Coty quelques semaines avant le décès de Joachim – qui, lui, ne sera jamais récompensé.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « J’ai arrêté Otto Abetz – L’Ambassadeur de Hitler en France »

Certains héros de la Résistance n’ont jamais eu droit à leur nom dans les livres d’histoire. C’est de cet oubli que part Didier Eisack, qui signe le scénario de cet album, mis en dessin et en couleur par Maxime Germain, adapté de l’enquête familiale qu’il avait publiée en 2022. Il y raconte son grand-père Joachim, Juif allemand réfugié dans la région lyonnaise, résistant, puis inspecteur de la Sûreté chargé de la dénazification en zone française occupée, qui remonta seul la piste d’Otto Abetz, ambassadeur de Hitler à Paris, jusqu’à son arrestation en 1945.

Didier Eisack construit son récit sur deux temporalités qui se répondent : la traque d’après-guerre et la recherche documentaire de l’auteur lui-même, parti fouiller les archives diplomatiques pour exhumer un dossier classé sous un faux nom. Ces allers-retours réclament de l’attention et peuvent parfois dérouter, mais ils disent l’essentiel du projet : une mémoire qu’il faut reconstituer pièce à pièce. Le livre s’ouvre et se referme à Yad Vashem, geste qui inscrit l’histoire personnelle dans une mémoire collective sans céder à la grandiloquence. Une valise rouge, remplie de documents qu’Abetz croyait avoir fait disparaître, devient le fil rouge concret de cette enquête sur les traces écrites.

extrait bd J'ai arrêté Otto Abetz - L'Ambassadeur de Hitler en France

Maxime Germain adopte un dessin réaliste et épuré, servi par une bichromie de bleus sombres et de gris qui installe une atmosphère pesante, que viennent trancher de rares éclats de rouge. Ce parti pris resserre l’attention sur les visages et les preuves. Les encarts documentaires et le cahier historique final prolongent le récit sans l’alourdir, en rappelant le sérieux des sources.

Sous la bichromie sombre de Maxime Germain, la traque d’un nazi devient surtout l’histoire d’un nom qu’on avait laissé tomber dans l’oubli.


Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

L’Escadron bleu, 1945

Album publié en 2026 aux éditions Dupuis.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Philippe Maynial Madeleine Pauliac, l’insoumise publié le 6 mars 2019.

couverture bd L'Escadron bleu, 1945

Madeleine Pauliac a seulement 31 ans quand, médecin pédiatre à l’Hôpital des enfants malades à Paris, elle s’engage dans la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale et participe à la libération de Paris.
Quelques mois plus tard, en avril 1945, alors que la fin du conflit sonne enfin, débute pour elle un autre combat.
Engagée dans l’armée en tant que médecin-lieutenant des Forces françaises de l’intérieur (FFI), elle est envoyée à Moscou puis à Varsovie par le général de Gaulle avec un groupe d’infirmières-ambulancières pour assurer le rapatriement sanitaire des Français retenus prisonniers par Staline.
Par un arrêté du ministère des Prisonniers, Déportés, Réfugiés (PDR), la Croix-Rouge française mobilise en effet des équipes d’urgence (conductrices, infirmières, secouristes et simples bénévoles) pour participer au retour des Français libérés. Dans le même temps, elle déploie des délégations à l’étranger, en Allemagne, en Autriche et en Pologne, principalement, pour appuyer les missions de rapatriement créées par ce même ministère.
Ainsi, infirmières, Infirmières pilotes secouristes de l’air (IPSA), assistantes sociales et conductrices-ambulancières de la Croix-Rouge française sont mises à disposition des armées. Madeleine Pauliac, quant à elle, est nommée médecin-chef de l’hôpital français de Varsovie et déléguée de la Croix-Rouge française en Pologne. 

Après les aventures de Madeleine Riffaud, grande résistante et engagée politique, femme de lettres et aventurière, véritable joyaux de la collection « Aire Libre », la prestigieuse collection des éditions Dupuis accueille l’odyssée d’une autre Madeleine, celle de l’officier médecin Pauliac et de son groupe d’infirmières-ambulancières de l’Escadron bleu.
Une œuvre de la scénariste-romancière Virginie Ollagnier (Ils ont tué Oppenheimer, Nellie Bly) et du dessinateur Yan Le Pon qui adaptent le roman Madeleine Pauliac, l’insoumise du propre neveu de la scénariste, Philippe Maynial.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Escadron bleu, 1945 »

Oubliez les grands récits de libération triomphante. Avec L’Escadron bleu, Virginie Ollagnier et Yan Le Pon nous emmènent là où l’Histoire détourne souvent le regard : dans les ruines d’une Pologne de 1945, coincée entre les débris du Reich et l’étau soviétique.

Adapté du récit de Philippe Maynial sur sa tante Madeleine Pauliac, ce roman graphique rend justice à une « insoumise » monumentale. On y suit cette médecin-lieutenant et ses onze ambulancières de la Croix-Rouge, traversant des milliers de kilomètres de boue et de diplomatie de survie pour rapatrier nos prisonniers. Ici, l’héroïsme ne porte pas de fusil, mais des stéthoscopes et des boîtes de vitesses récalcitrantes.

Le scénario de Virginie Ollagnier privilégie l’âpreté du réel. La tension avec l’Armée rouge, qui voit dans chaque rapatrié une monnaie d’échange, est palpable. On y découvre aussi l’horreur indicible des viols de guerre, traitée avec une pudeur dévastatrice à travers le destin de ces religieuses enceintes pour lesquelles Madeleine créera un orphelinat. Mais le génie du récit réside dans ses moments de grâce : les rires, les accents russes à couper au couteau et cette solidarité féminine qui agit comme un dernier rempart contre la folie.

extrait bd L'Escadron bleu, 1945

Yan Le Pon livre une partition graphique d’une grande finesse. Son trait réaliste ne cherche pas le spectaculaire, mais l’immersion. Les visages sont habités, identifiables, et les décors d’une Europe exsangue nous collent à la rétine.

Cet album est un rappel cinglant que la paix est parfois une bataille plus rude que la guerre. Un hommage vibrant à ces femmes que la France a renvoyées à leurs foyers sans un merci.


Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

La Bombe – Edition Collector Commémorative

Album publié en 2025 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

80 ans après la tragédie, l’incroyable histoire vraie de la plus effroyable des armes.

À l’occasion de la commémoration des 80 ans des bombardements d’Hiroshima et Nagasaki, redécouvrez cet ouvrage qui s’est imposé comme une référence, dans une magnifique édition limitée, avec une couverture à toile bleue et un ex-libris inédit spécialement conçu par Denis Rodier.

couverture bd La Bombe - Edition Collector Commémorative

Le 6 août 1945, une bombe atomique ravage Hiroshima. Des dizaines de milliers de personnes sont instantanément pulvérisées. Et le monde entier découvre, horrifié, l’existence de la bombe atomique, première arme de destruction massive.

Mais dans quel contexte, comment et par qui cet instrument de mort a-t-il pu être développé ?

Véritable saga de 450 pages, ce roman graphique raconte les coulisses et les personnages-clés de cet événement historique qui, en 2020, commémore son 75e anniversaire.

Des mines d’uranium du Katanga jusqu’au Japon, en passant par l’Allemagne, la Norvège, l’URSS et le Nouveau-Mexique, c’est une succession de faits incroyables mais vrais qui se sont ainsi déroulés.

Tous ceux-ci sont ici racontés à hauteur d’hommes : qu’ils soient décideurs politiques (Roosevelt, Truman), scientifiques passés à la postérité (Einstein, Oppenheimer, Fermi…) ou acteurs majeurs demeurés méconnus, tels Leó Szilàrd (le personnage principal de cet album, un scientifique qui remua ciel et terre pour que les USA développent la bombe, puis fit l’impossible pour qu’ils ne l’utilisent jamais), Ebb Cade (un ouvrier afro-américain auquel on injecta à son insu du plutonium pour en étudier l’effet sur la santé) ou Leslie Groves (le général qui dirigea d’une main de fer le Projet Manhattan) – sans oublier, bien sûr, les habitants et la ville d’Hiroshima, reconstituée dans La Bombe de manière authentique.

Extrêmement documenté mais avant tout passionnant, comparable en cela à la série TV Chernobyl, cet ouvrage s’impose déjà comme le livre de référence sur l’histoire de la bombe atomique.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Bombe – Edition Collector Commémorative »

Retrouvez l’avis sur cette BD ici .


Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale