L’Odyssée – Tome 1 – Ulysse
Album publié en 2026 aux éditions Bamboo.
Résumé éditeur
D’après l’œuvre d’Homère publié vers la fin du VIIIᵉ siècle av J-C.

Pour rentrer chez lui, il devra défier les dieux.
La guerre de Troie est terminée depuis longtemps.
Pourtant, Ulysse erre encore sur les mers, victime de la colère des dieux. Entre tempêtes, monstres redoutables et îles mystérieuses, chaque escale le rapproche autant du danger que de son destin.
Mais rien ne pourra lui faire oublier sa promesse : retrouver sa femme et son fils.
Une adaptation en bande dessinée épique et accessible du chef-d’œuvre d’Homère, entre aventure, magie et émotion.
La bd « L’Odyssée – Tome 1 – Ulysse » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Odyssée – Tome 1 – Ulysse »
Pour inaugurer une nouvelle collection dédiée aux grands classiques de la littérature, Maxe L’Hermenier au scénario et Thomas Labourot au dessin s’attaquent à un texte fondateur : L’Odyssée d’Homère, composée vers la fin du VIIIe siècle avant notre ère. Ce premier tome suit le retour d’Ulysse après la chute de Troie, quand le roi d’Ithaque erre de mer en mer, poursuivi par la rancune de Poséidon.
L’adaptation fait des choix nets. Plutôt que de dérouler platement les escales célèbres, le Cyclope, Éole, Circé, Calypso ou la descente aux Enfers, Maxe L’Hermenier place au cœur du récit la ruse d’Ulysse et son revers. L’intelligence qui invente le cheval de Troie et aveugle le Cyclope sauve le héros, mais chaque victoire a un prix, souvent payé par ses compagnons. Cette lecture donne au personnage une vraie densité morale, loin du demi-dieu invincible, et rappelle qu’Ulysse avance autant contre les dieux que contre lui-même.

Le trait de Thomas Labourot sert cette ambition. Sa mise en scène privilégie la lisibilité de l’action, tempêtes et créatures rendues dans des cadrages amples, tandis que la couleur module l’atmosphère, du bleu des flots au clair-obscur des Enfers. Le résultat reste accessible aux plus jeunes, équilibre rare dans une production jeunesse saturée de mythologie.
On pourra regretter que soixante-quatre pages compriment une œuvre immense, laissant à un second tome le soin de Charybde, Scylla et du retour à Ithaque. Cette BD reste une porte d’entrée soignée vers l’épopée, à recommander aux adolescents, aux enseignants et à tout lecteur curieux de redécouvrir Homère à l’heure où le mythe retrouve les écrans grâce à Christopher Nolan.














